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Full text of "Traité de documentation : le livre sur le livre, théorie et pratique"

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Editioncs Mundancum — Palais Mondial — Bruxelles 



* 



I 



TRAITÉ 



DE 



DOCUMENTATION 



LE LIVRE SUR LE LIVRE 



THÉORIE ET PRATIQUE 



PAI 









1 









1 002 (02) 







I 



TRAITÉ 



DE 



DOCUMENTATION 



LE LIVRE SUR LE LIVRE 



THEORIE ET PRATIQUE 

PAR 

PAUL OTLET 



Us Livres « les Documents. — La Lecture, la Consultation et la Documentation. — Rédaction, Multiplication, Description, 
Classement, Conservation, Unlis.ui.ni dei documents. — Edition et Librairie; Bibliographie, Bibliothèque, Encyclopédie, 
Arctuvei, Muséographie documentaire, Documentation a.Hministraciire. — Organismes, organisation, coopération. Office et 
institut Inu-riiniunal de Bibliographie et de Documentation. — Roseau Universel d'Information et de Documentation. 



1002 (02)1 




EDITIONS MUNDANI U.M 

PALAIS MONDIAL 

BRUXELLES 

m* 




PRÉSENTATION 



Ole travail dea ans. O le «avail des heuiea. 
Ce qui ne fut d'jii>ord que longe et que tumeur 

Dana telle âme profonde 
Devint bientôt le bruit et la clameur 
Du monde. 

E. VERHAEREN. 



Cet ouvrage est consacré à un exposé général des notions relatives 
au Livre et au Document, à l'emploi raisonné des éléments qui consti- 
tuent la Documentation. 

Notre temps, parmi tous les autres, se caractérise par ces tendances 
générales : organisation et rationalisation des méthodes et procédés, 
machinisme, coopération, internationalisation, développement considé- 
rable des sciences et des techniques, préoccupation d'en appliquer les 
données au progrès des sociétés, extension de l'instruction à tous les 
degrés, aspiration et volonté latente de donner à toute la civilisation 
de plus larges assises intellectuelles, de l'orienter par des plans. 

C'est dans un tel milieu qu'ont de nos jours à évoluer les Livres et 
les Documents. Expressions écrites des idées, instrument de leur fixa- 
tion, de leur conservation, de leur circulation, ils sont les intermédiaires 
obligés de tous les rapports entre les Hommes. Leur masse énorme, 
accumulée dans le passé, s'accroît chaque jour, chaque heure, d'unités 
nouvelles en nombre déconcertant, parfois affolant. D'eux comme de 
la Langue, on peut dire qu'ils peuvent être la pire et la meilleure des 
choses. D'eux comme de l'eau tombée du ciel, on peut dire qu'ils 
peuvent provoquer l'inondation et le délugt OU s'épandre en irrigation 
bienfaisante. 

Une rationalisation du Livre et du Document s'impose, partant d une 
unité initiale, s' étendant à des groupes d'unités de plus en plus 
étendus, embrassant finalement toutes les unités, existantes ou à réaliser, 
en une organisation envisageant, à la base, l'entité documentaire indivi- 
duelle que forme pour chaque personne la somme de se3 livres et de ses 
papiers; l'entité documentaire collective des institutions, des adminis- 
trations et des firmes; l'entité des organes spécialement consacrés au 
Livre et au Document, à l'ensemble ou à quelqu'une de ses fonctions 
Bureau, Institut, Rédaction des Publications, Bibliothèques, Offices de 
Documentation. 



Le présent ouvrage en donne une esquisse générale et en présente 
une méthode coordonnée 

Les exposés ne manquent pas qui ont dit comment faire, de simples 
notes, les feuilles d'un manuscrit; d'un amas de livres, une bibliothèque 
bien ordonnée; d'un amas de pièces de correspondance, de comptabilité, 
des archives en bon ordre; d'un ensemble divers de textes, une codifi- 
cation coordonnée. Mais ces publications en grand nombre, excellentes 
quant à leur but, n'ont envisagé chacune qu'un aspect des choses du 
livre, et par suite ont donné l'impression qu'il y avait comme autant 
de domaines spécifiques, distincts et séparés par des cloisons étanches, 
fjU il y avait, en abordant chacun d'eux, à s'initier à des notions toutes 
nouvelles, à se familiariser avec des pratiques sans connexion avec celles 
déjà acquises. 

Le présent Traité vise avant tout à dégager des faits, des principes, 
des règles générales et à montrer comment la coordination et l'unité 
peuvent être obtenues. 

Cette coordination, cette unité. l'Institut International de Bibliographie. 
l'Office International joint à lui, les Instituts qui coopèrent au Palais 
Mondial, le Mundaneum, s'efforcent depuis leur fondation en 1893, 
en 1895 et en 1920, de les étudier, de les définir, d'en faire une réalité 
vivante et tangible. Les Congrès internationaux de ces organismes, et 
d'autres, ont arrêté déjà un ensemble important de données régulatrices. 

C'est d'elles que, dans cet ouvrage, on s'est inspiré directement et 
c'est à les développer qu'il s'applique sous une forme libre et n'enga- 
geant aucune institution. L'objectif est de préparer ainsi de nouvelles 
ententes, de nouvelles standardisations, de nouvelles œuvres à établir 
et à sanctionner en commun. 

Pour des buts particuliers, d'autre part, on s'est efforcé de présenter 
distinctement les notions générales que l'analyse et la synthèse per- 
mettent actuellement de dégager. On les a aussi montré à l'œuvre dans 
des cas spéciaux, s'attachant à faire voir quels moyens la théorie et 
la pratique offrent maintenant aux organismes documentaires de tout 
ordre pour réaliser leurs opérations. Comme il ne saurait s'agir d une 
standardisation et d'une mécanisation totales du travail, il est laissé à 
chaque organisateur de son propre travail, ou de celui d' autrui, de 
fixer finalement lui-même ses propres principes, directives et règles. 
C'est à chacun à composer, pour son propre usage, ou celui de ses ser- 
vices, un ((Manuel de Documentation» retenant, adoptant et appliquant 
celles des données organisatrices générales dont il a pu faire choix dans 
le présent exposé; car celui-ci, s'il contient de nombreuses formules, 
n'a cependant en réalité rien d'un Formulaire. 





Fundamenta 



Pour rendre ncce»*ible la quantité d'information» et 
d'article» donné* chaque jour dans la presse quoti- 
dienne, dans le» revues, pour conserver îe* brochures, 
compte» rendu», prospectus, les documents officiel», 
pour retrouver le* matières éparae» dans les livre», 
pour faire un toul homogène de ce» masses incohé- 
rentes, il faut de» procédé» nouveaux, très distincts de 
ceux de l'ancienne bibliothéconomie, tel» qu'il» sont 
appliqués. 

En vue de» fin» nouvelle» proposée» : 
I" Le* Buis de '« Documentation ont étr dégagea, 
2° Le» diverse» Partie* de ta Documentation Ont été 
distinguée» les une» des auties, complétées et coordotu: 
3" Une Méfftode documentaire générale s été élaborée 
et appliquée à toutes ces parties. 4" De même le» diverses 
Opérafrona Je ia Documentation. 5" Les organisme* docu- 
mentaires ont été défini» comme les entités qui 
élaborent et administrent tous les élément'! «iiini tr .. 
6" La mise en relation de loua les organisme» a été propo- 
sée et entreprise pour constituer sur de» base» ration- 
nelles et efficiente», l'organisation interna* ion a It du I 
et de 1= Bibliographie et constituer par coopération un 
Kmcûu Unieerêel de Documentation. 7* La constitution 
d'une science et d'une technique générale» du Livre ri 
du Document n été poursuivie 

Voici le i|év<-1o|i r >i-nn-ni que prenm-nt > M «1 

I. Buts de la Documentation. 

Le» Buta de |a I ),« nn.n.intiuTi organisée consultent à 
POUVOÎI offrit rin '""> Bn3n de fait et de connu:. 
des tnfornwt.oai <!..<- umentée» : I" universelle» ejtta 
lear objet ; 2 mite» et vraies: 3'' complète»; 4" lapides; 
5» à jour; 6" rarftca à obtenir: 7" réunie» d'avance et 
prêtes à être communiqué--. "' mise» à la disposition 
du plu» grand nnmbre. 

II Parties de la Documentation. 

La Document ntinn comprend, en principe, le» sept 
partie» suivante» qui s'amalgament et s* combinent : 

A Las Document* particuliers : Chacun d'eux est 
conatitué d'un ensemble de fait» ou d'idée* présenté» 



forme de texte ou d'image et ordonné selon un 
eut ou un plan qui est déterminé par I objet 
u le but que ae proposent ceux qui les rédigent. 



sous 
classe n 



B. La Bibliothèque : C'e*t la collection des docu- 
ments eux-mêmes maintenus chacun dan* leur inté- 
grité individuelle (Livres et publications diverse* de 
toute» espèces). La collection est disposée en de» ré- 
ceptacles adéquat» et rendu» facilement accessible» 
frayons, livres, magasina); elle est classée et cata- 
loguée. 

C. La Bibliographie : C'est la description et le clai- 
sement des document» (Livre», périodiques et articles 
de revue», etc.) en distinguant la Bibliographie titre 
et la Bibliographie analytique. 1° Utîlîiatîon directe 
des bibliographie» spécisles existante». 2" Dépouille- 
ment, au point de vue des répertoire* à former, de» 
Bibliographie» générale», et dépouillement de" compte» 
rendua d'ouvrage» paraissant dana les revue», 3" Relevé 
systématique de* article* paraissant dan» le» revues de h 
spécialité et dans de» article» se rattachant à celle spécia- 
lité paraissant dan» le» revue* générales. 4» Anatyie 
interne de» publication* (Livre», rapports, articles, compte» 
rendus, etc.). calalographie, indexation de» élément* 
distincts contenus dan» ce» publication» en se plaçant Ml 
point de VtM rjM question» Bottant dons l'objet, de I nrgn- 
nismr de dot -iiiiir-iilnlion ejafj y procède. 

D. Archiva* documentaire* (Dossiers, matériaux de 
la dnnumeritation) : Le» Archives ou doaaier* com- 
prennent le* pièce» originales et les petits documents 
dans leur intégrité ou par fragmenta. Elle* «ont fil 
posée» en dossiers. Leur formation donne lieu au dé 
coupage de» publication» pour «n redistribuer les élé- 
ment» selon un ordre différent et former de* ensemble* 
de tout ce qui relève de» même» que»tion». Le» dos- 
sier» comprennent les extrait* ou découpure* de livre*. 
id périodiques, de journal]*, le» note» manuscrite* dacty- 
lographiée» ou ronêogrnphiéea. Ainsi constitué*, il» «ni 
deux grands avantage» : I" Ce* dossier» groupent le» 
pièce* réduisant ainsi au minimum l'effort de la consulta 
lion, 2" I!* i.rrmeltent pour ainsi dire d'une manière 
automatique de »ai*ir te» choses plu» objectivement et 



OUTILLAGE 



I 



duti* leur totalité, chaque document envisageant un point 
de vue. la réalité totale clam iaile de l'ensemble de -ce» 
point! de vue. 3" Ces dossiers grattant en eux la possi- 
bilité d'une critique immédiate. Qui le» consulte n'a [vas 
à subir ti' influence leiideiicirijae, mais e»t libéré de» 

■ jugé» m par la diversité même des sources réunies 
i>.-m pas le» critiques variera présentées en tous les 
MM -, 

L Le* Archive» administratives : Elles comprennent 
tous te* plis, lettres, rapport», statistiques, comptes relatif* 
n un organisme. Elles donnent lieu a la formation : 
I' de dos» et* consacres chacun à une personne ou entité, 
i une affaire Ou question; 2" de lépeiioire* ou fichiers 

lissant selon les cadres unifié» le» titHilMnt analytiques 
de l'administration (Répertoire administratif général): 3" 
de tableaux avec texte, colonne», scliémae, images, con- 
d< rtMnt ces mêmes données «ou» une forme synthétique. 

F. Le» Archives anciennes : Elles sont constituées 
par les documents anciens, ordinal renient manuscrits 
et originaux, relatif à l'administration d'autrefois et 
qui comprennent notamment les titres juridiques des 
organismes publics et les papiers privé» de familles 
et des établissement* commerciaux. 

G. Le* documents autres que bibliographiques et 
graphique» : c'est la musique, ce «ont le» inscriptions 
lapidaires, ce sont les procédés relativement récents 
par lesquels l'enregistre et se transmet limage de la 
réalité en mouvement (cinéma, film, filmothèque) et 
la pensée parlée (phonographe, disque, discothèque). 

1 1. Les Collection* Muséographiques : Ce sont les 
échantillons, spécimens, modèles, pièces diverses, tout 
ce qui est utile à ta documentation mai* qui se pré- 
sente comme objet* à trois dimensions, C'ett la docu- 
mentation objective à traiter comme celle de la Biblio- 
thèque et de» archives quant bu collectionnement, ou 
catalogue et au classement. 

1. L'Encyclopédie comprend l'oeuvre de codification 
et de coordination des données rllr*.-jiirme». Elle donne 
lieu à extraits et retranscriptions dan» le» cadres d'une sys- 
tématisation unique. Ce qu'on pourrait appeler le Livre 
Univejscl |ini opposition aux livres particuliers. 

Les don nées elles-mêmes sont bien distinctes des docu- 
m. ni» dan» lesquels: il* sont relaté» î 11 s'agit d'organiser 
•yitématiquement des ensembles de te» laits et données. 
Pour chacun de leur ordre est établie une notice systéma- 
tique type déterminant : a) les éléments qui sont à relevet 
pour chaque catégorie des faits; b) le mode selon lequel 
'I y a lieu de le* disposer sur la notice (Règles docu- 
mentaires). 

Pour l'êtohliiisement de ces notices, on met à contribu- 
' "" toute» les sources recueillie», Les document» de U 
bibliothèque, les dossiers sont dépouillé» et on utilise aussi 
HB» donnée» documentaires recueillie» par voie d'enquête. 
On a soin d'indiquer sut chaque tintée In «uurce des 
donDeM, 



L'Encyclopédie est formée ; des Répertoires de fait* sut 
Ce» répertoires se rapportent soit aux questions, 
chose», objets, produits, soit aux paya, soit n l'historique, 
■oit aux personnes et aux frrganleWVWti Ils sont disposé» 
d'après le» divers ordres fondamentaux de classiftenii.iu 
systématique (matière), liistorique (date), géographique 
Mm ni. 2 de -lissiers ou atlas dont chique feuille mobile 
est consacrée à fa mise en tableau (tahulalion) d'une 
donnée disposée selon le* formes bi biologiques les plus 
adéquates | schémas, illustration) en original ou provenant 
■ fouillcnienl systématique du contenu des publications 
d,- Il I, B. 

III. Opérations, 

Le Document est l'objet d'un Cycle d'opérations, 
réalisant la plus complète division du travail st l'utili- 
sation la plus dispersée de se» résultats. Un document 
est établi d'abord en original, ou prototype. Ensuite 
il est multiplié, puis il est distribué n ceux à qui il 
s'adresse. Puis en sont formés des collection» ou en- 
semble» où il ne perd rien de son individualité. En 
outre, il devient l'objet d'un travail complémentaire 
tendant à le juger et à l'apprécier, à en incorporer 
les données particulières aux donnée* déjà existantes 
de la connaissance; finalement il est utilisé. L'étape 
ultérieure, éventuelle, mai» non est la destruc- 

tion du document entourée de mesure» de précaution. 

IV Méthodes. 

I rnmpteniierit : 1° le eollectionnement systémat que 
de», documents eux-mêmes; 2" la dassiltcatton offrant un 
cadre commun à toutes les divisions de l'organisme et 
sou» les numéro* desquels figure tout sujet susceptible di' 

I iresseï I le système de réduction monographique et 

le système des fiches et feuilles à cltissemenl vertical ; 4" 
le système des dossiers déposés dans les classeurs vertî- 

Kpiriiniit de» ensemble» organisés; 5° rétablissement 
des fn lu , li.ilographiques. multiplier» el très détaillées 
de manière à mentionner les document* dans les diverses 
Umentales de la classification auxquelles il* se 
réfèrent ; 6" l'outillage mécanique et les processus chimi. 
ques pOUl rouvrir, établir, reproduire, multiplier, séjec- 

f. classer, transporter les documents. 

V. Organismes documentaires. 

Les Organismes de la documentations sont : a) les 
Bibliothèques publiques générales; b) les bibliothèques 
spéciales; e) les Offices ou services de documentation 
soit indépendants, soit rattachés à do» institutions 
scientifique*, des administration» publique», de» éta- 
blissement* ayant de* but* sociaux; d) le» office» ou 



FUNDAMENTA 



VII 



service: d'information et de documentation de* orga- 
nismes industriel», commerciaux ou financier»; e) les 
bibliothèque» privées, studios, cabine!» de travail de» 
travailleur» intellectuel» où l'on trouve aménagées le» 
collection* de livre», le» document» et répertoire» en 
vue de l'étude et de l'élaboration de» travaux intellec- 
tuels. 

VI. Organisation Universelle. 

De l'enquête sur les faits M de leur examen général 
nn peut dégager l'e»qui»»e suivante d'une Organisation 
universelle : 

1° L'organisation couvrira le champ entier des ma- 
tière» de connaissances cl d'activité, ainsi que l'en- 
semble de» forme» et de» fonctions de la documenta- 
tion. 

2" L'organisation implique la mile en œuvre de» 
principe* de coopération, coordination, concentration 
et »pécia>li»tttion du travail, répartition dea tache» entre 
organisme» existant* ou création d'organe» nouveaux 
aux fin» d'assurer de* tâche» ancienne». L'organisa- 
tion se réalisera par concentration verticale, horizon- 
tale, longitudinale. 

J r| Les Offices de documentation seront multiplié» de 
manière à répondre aux besoin» constant*. Us seront spé- 
cialisés el couvriront chacun la partie du domaine général 
qu'il sera déterminé de commun accord, 

4" La Répartition se fera selon les trois basts combiner* 
a) de la matière (répattition verticale! (»ujet ou scien- 
ce); b) du lieu (répattition horizontale); c) de (es- 
pèce de fonction ou opération documentaire (répartition 
longitudinale. ) [Publication, bibliothèque, bibliographie, 
archives, encyclopédie ou muséographie; locaux régio- 
naux, nationaux ou internationaux ; généraux ou spéciaux}, 
la solution complète du problème mondial comporte 
,.-i.i matières, (soixante pays, six formes de documentation, 
sou* les deux modalités, production ou utilisation, soit un 
bloc ou réseau de 72,000 alvéole». Au centre, au siège de 
l'Office mondial, seront rassemblées Les collections géné- 
rale* ainii que te* services centraux d'échange* et de 
prêts, placés sous un régime de propriété commune et 
de gestion coopérative. 

Afin de rationalise» leur» activité» et de le* rendre 
plia efficiente?, il sera procédé graduellement à une 
refonte de* organisme» documentaires ou de leur» activité» 
par voie de Fusion, séparation, concentration ou décen- 
tralisation. 

6" Le Ré»eau général sera organiquement et hiérarchi- 
quement constitué de telle manière qu en chaefue matière 
le» offices locaux seront relié» aux régionaux, ceux-ci aux 
nationaux, ces derniers otix internationaux et ceux-ci à 
l'Office mondial. 



7" L'organisation nationale sera cordée à de* organe» 
nationaux groupant le» force» officielles ou privées (Bibiln 
thèque», office» et services existant»), 

■-.in.. h internationait un «.fiée I ma organe» 

internationaux mous l'autorité et avec la coopération de* 
quels œuvreront les organe» spéciaux. Le» organisme* 
spéciaux seront lea uns privé» (Associations inieruatni 
nalc»), les suites officiel* (Société des Nations, Union 
Panaméricamc, Unions officielles des Gouvernement*), 

b" Les noyaux d'une telle organisation existent déjà 
largement mais épars, incomplets plus ou moins dévelop- 
pés, travaillant sans coordination ni souci d'éviter le» 
double» emploi» et de combler le» lacunes. Ce «ont 
a) Les offices de documentation, le* oeuvres d informa- 
lion, les bibliothèques spéciales en certains pays; b) Le» 
Union* nationales de Documentation ; c) Les Bibliothèque* 
nationales avec leur» «erviees de catalogue» collectif» et 
de prêts; d) Le Service international de» échange»; e) Le» 
organisation» productrice* de» catalogue» ei des bibliogra- 
phies ; I ) Le» Bureaux de» grande» publications périodi 
que* ou des publications à édition renouvelée; Revue», 
grand» traité», encyclopédies ; g) lea Office» publics, 
-.cientifique» ou sociaux, qui recueillent et distribuent des 
information» utile* aux administrations publique* de tous 
degré»; h) Le» organe» de documentation, information et 
publication fonctionnant au «eîn de* Association» privée*, 
mixtes nu officielles; le» services de cet ordre en liaison 
avec la Société des Nation»; Secrétariat, Bureau Interna 
lional du Travail, Commission de Coopération Intellec- 
tuelle, Organisation internationale de» Transports, Orga- 
nisation économique et financière, Comités nationaux de 
coopération intellectuelle ; i) L'Office et l'Institut Iniet 
national de Bibliographie, l'Institut International de Docu 
m en talion ainsi que l'Union de» Associations Internatio- 
nales. Celle-ci. d'accord avec l'I, I, B. s'eut attachée à 
«u«citer une meilleure organisation de la documentation 
au »ein de* Association» Internationale». 

9" Il sera organisé, par voie de libre convention inter- 
nationale groupant le» organismes publics et privé», et à 
l'intermédiaire d'un Office central mondial, un Réseau 
Universel mettant en rapport coopératif tous le* Offices 
particuliers de documentation. A la foi* pour la production 
et pour l'utilisation. 

VII. Sciences Bibliologiques 

La systématisation des connaiaiancea relative» ou 
Livre «t à la Documentation comporte le» donnée* con- 
cernant leur «yatérnatique, terminologie, notation et 
mesure; la position dea problème» de recherche», le» 
corrélations entre le-* aciencea bibliologique* et le» 
autre» dans le cadre général de la classification dea 
•ciencea, l'organisation de» recherche» et dea étude», 
l'Historique de ce* science*, 






L_L 



BIBLIOLOGIE 



9 I 



La Bibliologie ou Documentologie 

Sciences du Livre et de la Documentation 



11 NOTION. DÉFINITION. CARACTERISTIQUES 



111 Notion. 

1. Livre (Biblion ou Document ou Gramme) est le 

u-rm= ninventiannei employé ici puur exprimer tauti 
espèce 4c documents, 11 comprend non seulement le 

livre proprement Uii, maniwcrh du imprime, mais 

ri r/ue», le» journaux, les écrie* et reprodu< 
graphiques de toute espèce, dessins, gravures, cartes, 
schéma», diagrammes, photographies, et«, La Docu- 
mentation au sens large du tenue comprend : Livre, 
eut» servent à indiquer ou reproduit* une pensée 
ious n'importe quelle forme. 

2. Le Livre ainsi entendu présenté un double ■»;■- 

>i| il est au premier chef une œuvre de l'homme, le 
résultai de son travail intellectuel; b) mais, multiplie 
a de nombreux exemplaires, il se présente aussi COranac 
l'un des multiples objets créé* par la civilisation et 
susceptible d'agir sur elle; c'est le propre do tout 
objet ayant caractère corporel et agencé technique- 
ment, 

112 Nécessité d'une Bibliologie. 

Il y a une langue commune, une logique commune, 

"""* nulle, ll foui crée) une l.ililiu 

nuuu : Art décrire, de publier et de dillu-ci 
i de la science. 

Nous avons besoin maintenant non plus seulement 
de Bibliographie, description des livres, niais de Biblio- 
logie, c est-à-dire une science et une technique géné- 
rales du document. Le* connaissances relatives au Livre, 
à I Information, et à la Documentation sont demeurées 
Irop longtemps dans l'état où était la Biologie il y a 
un siècle; il y avait alors de nombreuses sciences sans 
lien entr'ejle» et qui avaient dépendant toutes pour 
objet les êtres vivants et la vie (an.i om* physiol 
botanique, zoologie). 

l~a Biologie a rapproche et coordonné toutes ces 
sciences particulière» en une science générale, l'uur 
.e, nous possédons dés maintenant des traités de 
rhétorique, de bibliothéconomie, de bibliographie, 
a imprimerie. Mai» nous n'avons pas encore bien for- 
mée, de Bibliologie, c'est-à-dire une scienco générale 
asaant l'ensemble systématique classé des don- 
nées relatives à la production, la conservation, la cir- 



culation al I utilisation des écrits et des documents 
de toute espèce. Cette science conduirait les esprits à 
réfléchir plus profondément sut les bases mêmes qui 
servent de fondement aux diverses disciplines parti- 
culières du livre; elle permettrait d'envisager de 
veaux progrès, grâce à des définition» plus générales 
et plus approfondie», grâce à l'expression dr. besoins 
plus larges et à la maîtrise d'une technique qui puisse 
résoudre les nouveaux problèmes. 

De» efforts doivent donc être faits pour constituer 
en science autonome toutes les connaissance th 
que» et pratiques relative* «u Livre, la Bibliologie. 
Cette science est appelée à faire sortir de l'empirisme 
les applications et les réalisations. 

Mot* formel d immenses bibliothèques, nou* 

devons élaborer des répertoires puissants. Mais, de 
même qu'après de jussieu et Linné décrivant des 
millier» d espèces sont arrivé», le» Darwin et les Claude 
Bernard qui ont créé la Biologie, science théorique 
explicative, évolutive de l'ensemble des êtres vivant», 
de même les temps sont venu» maintenant où il faut 
fonder la Bibliologie, la science théorique, comparative, 
génétique et abstraite, embrassant tous le» livres, 
toutes le» espèce» et toutes les formes de documents. 
Comme la sociologie, synthèse des science» de la so- 
ciété s'est constituée avec toute» les sciences sociales 
particulières. Comme il existe une mécanique géné- 
rale appliquée, indépendante de toute étude particu- 
lière du Livre, science de toutes le» formes particulières 
bibliologie ; »ynrhè»e bibliographique, science par 
lière du livre, science de toute» les formes particulière» 
de livres, 

113 But. 

I .il (ïibliologïe doit se proposer comme but : 

1, Analyser, généraliser, cla»ser, synthétiser le» 
données acquises dans les domaines du livre et en 
ni'-Hir- temps promouvoir des recherches nouvelles de», 
tinées surtout à approfondir le pourquoi théorique de 
certaine» pratiques de l'experte! 

2. Elaborer une série complète de « forme» docu- 
mentaires > où puissent venir »e déverser les donnée» 



10 



BIBIJOLOGIE 



115 



de la pensée scientifique ou pratique, depuis le simple 
document jusqu'aux complexe* des grandes collection* 
et aux forme» élevées que constituant la Traité et l'Eu 
cyclopédte. 

3. Faire progresser sinsi tout ce qui peut tendre à 
l'Exposé plu* méthodique et plu» rationnel de» don- 
nées de no» connaissance» et des informations prati- 
que», 

4. Provoquer certaines inventions qui sans doute 
pourront rester longtemps isolées et sans application, 
mai» qui un jour seront peut-être le point de départ 
de transformation* ai profonde» qu'elle» équivaudront 
en cette matière à de véritables révolutions, 

5. La Biblioiogie élabore les donnée» scientifiques cl 
ique» relative» à ce quadrupla objet : 1" l'enre- 
gistrement de la pensée Humaine et de la réalité exté- 
rieure en de» éléments de nature matérielle dite docu- 

. ; 2" la conservation, la circulation, l'utilisation, 
la cstalographjc, la description et l'analyse de ce* 
document* ; 3" rétablissement à l'aide de documents 
■impie*, de documenta plus complexes, et h l'aide de 
documents particuliers, d'ensemble de document»; 
4* au degré ultime, l'enregistrement de» données de 
plus en plus complet, exact, précis, simple, direct, ra- 
pide, synoptique, de mode à la foi» analytique <-i syn- 
thétique; suivant un plan de plut en plus intégral, en- 
cyclopédique, universel et mondial, 

6. Au point de vue scientifique, le principe biblio- 
logique fondamental, principe-tendance de la publica- 
tion optimum s'exprime en ces quatre desiderata : 
I" Dire le tout d'une chose, 2" Dire une fois tout. 

■ vérité sur le tout. 4" Sous la forme la plu» apte 
tfa comprise. Ce principe est tempéré de quatre 
manière» : l u Ce qui est encore ignoré. 2" La thèse 
de la vérité, le doute, la discussion, les thèse» diverses. 
3° La variété des intelligence» : langue, degré, âge. 
préparation» antérieure». 4'' La pluralité de» forme* 
possibles, d'exposé à raison du goût de chacun, et 
du progrès possible dan» la présentation, l'accessibilité. 
le prix. 

114 Conditions de la constitution de la 
Biblioiogie en science. 

La Biblioiogie doit répondre aux huit condition» 
suivante» qui sont né ces sa ire» pour qu'il y ait »■ 
complète ; 

1. Un uojcl général ou spécial (êtres, entités, faits). 

2. Un point <fe uue. spécifique ou objet inle ll'-c.liirl din 
tin t pour envisager ce» fait» et les coordonner. 

3. GrJnéVa/iiatiori, faiti généraux, concept» /iimdamert- 
Uiux, lot», 

4. Sysl(mati*otion, téiirllats coordonné», classification 

5. Méthode: avec ce qu'elle comporte; al méthode» de 
recherche», procédé» logiques ou de raisonnement. 



b) classification, terminologie; cj'uyruèmc de» mesures 
d) instrument»; e) cnregittieturnl et conservation de- 
données acquise- Ographie), 

6. Orgoniialron du Iruvu, du travail, cospé 
ration, organisme» nationaux et ■inicniaiionaux, associa 
tion». commisiiens, congre», instituts couviant le» fonction; 
de recherche», discussion, déci-unn de» méthodes, ensei 
3neme.n1 et diffusion). 

7, Histoire, 

S. Application de* diver» ordre» d'étude* et d'à 

115 Objet propre de la Biblioiogie. 

1. Qu'est-ce qui dans le Livre lui est propre, qu'est ce 
qui est proprement blblia iiaphlquer On a déjà dit It 

untie: a) lu Rénlité ubjoetive, b) la Pcnsét 
■ubjactlve ou l'état de conscience provoqué ou le rno 
pur la réalité, c) la Pensée objective qui est l'effort de lr 

Elan combinée et collective sur ces données premicre: 
jusqu'à la science impersonnelle et totale, d) la Langue 
instrument collectif de L'expression de la Pensée, Cullec 
tion totale, tout livre contient <«» qjtuitte élément» asso 
ciés concrètement en lui-même et que, par abstracttor 
seulement, il est posiible de dissocier et d'étudier à part 

qui est propre au livre, c'est te cinquième élément 
la pensée désormais fixée par l'écriture des mots ou l'image 
de choses, signes visibles, fixés sur un support matériel 

2, D où ces trois conséquences: a) La Réalité, In Pensé. 
LibjccUve nu subjective, la Langue ont chacune une agit 

1- Antérieure et indépendante du livre. Elle» s'étudien 
r-l.'iri:, leurs connaissances respective» (Psyçhologie-Scierirr- 
Linguistique), b) Au contraire, signe» et support» son 
bien le propre du livre et il «'agit dans les science: 
L'Iiliolagiquc* de les étudier sou» tou» les aspect», c) Mail 
d ttiur le complexe concret des idée», des mots, de: 
image* tel qu'il est incorporé dans le livre et le docu 
notifié» ou tfdocument,tli-<é, ) sont, a L'égard lei 
unes des autres, dan» la position de contenu et contenant 
Leur» [apports, interinflucnce*. répercussion*, sont à exa 
miner, â leur tour et c'est la un domaine commun au; 
scienec-j du a et à Celles du b, 

y a lieu de poursuivre étude* et réalisations de b 
Documentation dans Le cadre généra] de l'ensemble de: 
connaissances et de» activités eu établissant de» carrela 
: a) avec les diverse» science»; b) avec les diverse: 
techniques et leur objet (Science Universelle. Tcchniqui 
.•■mie, • c) avec les divers plans d'organisation (PIat 
Mondial). 

4. Définir La Biblioiogie, c'est caractériser le domain, 
soi lequel cette science étend son empire et en mênx 
temps Indique» les limites qui séparent ce domaine de 
■ 

î II y a lieu de distinguer l'objet d'une science de li 
science de cet objet. La science e'est l'organisation de: 
connaissances d'un objet. L'objet existe en dehors de 11 



V* 



12 



PARTIES DE LA BIBLI0L0G1E 



// 



qu on en a. La science géologique, par 
pis, est de création récente, alors que la teire pré- 
existait. Il y a eu dee livrer longtemps avant qu'il y ait 

;UC6. 

6. La Biblioïogie a un caractère encyclopédique univer- 
sel, a raison du (ail que les documents (son objet] M 
il a I ensemble de toutes Ic3 Choses, 
La UiMi'iJ"w rr participe de la même généralité qw 
Logi q niguistique : tout est susceptible, à la lois, 

i ration, de documentation. La Logique, ont dit le» 
ni:., ■- t une science générale en ce sens qu'ell« 
le contenu de toutes les autres et que toute: doivent 
■e crin rituel d'après ses lois. Son objet d'une itmpliclli 
el d'une- extension illimitée est l'être de raison. 
Biblioïogie, en tant qu'elle considère les condition» 
do meilleur livre fait ou à faire, ne règle pas la pensée 
même. Toutefois son influence est grande sur 
chaque pensée, car» de plus en plu-, chacun tend a 
Mimer, a »e communiquer aux autres, à les interroger, 
a leor répondre sous une forme documentaire. Or 
telle forme peut ou altérer ou exalter la pensée elle- 
e. Par conséquent on doit tenir U Biblioïogie comme 
une science générale, auxiliaire de toute* lea autres el qui 
leur impose ses normes dès qu'elles ont à couler leurs 
lésultat» en forme de * document ». L'objet de la Bîl 

comme celui de la Logique, est d'une simplicité 
extrême cl d'une extension illimitée G'esl ici I 

rame l'objet de la Logique eut l'têlre de 
raisons, 

7. l.r point de vue propre à la Biblioïogie générale est 
dans son ensemble, de la tota- 
B»eroe*Çtt6 la Sociologie s'occupe, non 
qui se passent dans la société, moi» de* 
phénomènes qui réagissent socialement, de même lu 
Biblioïogie s'occupe des fait» qui ont une action géné- 
rale sur le Livre. 



A, Le domaine propre de la Biblioïogie doit être 
déterminé et exploré. Au »cn» large, il comprend 
l'Histoire de la Littérature et ta Ctitiquc. Mais à côté 
de l'histoire des Livres et celle des autrui», il y a paral- 
lèlement l'Histoire de la pensée. 

116 Fondement. 

11 y a une réalisé faite du total et qui cal ce qu'elle est. 
Au sein de cette réalité, nous voyons n l'oeuvre l'Homme. 
: îommes et leur Société au sein de In Nature. Eu 
l'homme, constatation air.ou de'M tplicalion, noue 

■ .mimes amenés h distinguer deux éléments! I" le moi 
profond, personnel, vécu, libre mobilité qualitative dans 
la durée étrangère a lui; mémoire pure plongeant daui 
le mouvement indivisible de l'élan vital ; 2° le moi intel- 
ligent, aux fonctions pratiques, au nieciiiiiame détertni- 
Les deux éléments coexistent, produisant toutes les 
œuvres avec leurs deux méthodes, intuition et eoriuai;.- 
lances directes pour l'un ; logique et connaissance discui 
aive pour l'autre. On retrouve ces deux éléments dans 
l'individu, dans la vie de la société (peri'ée, sentiment, 
té) et on les retrouve dans les livre* qui en sont la 
ieslation ou l'expression. 

I intelligence, en le disputant à 1 instinct, en procédant 
du conscient à l'inconscient, «est faite claire, communi 
calive, démonstrative, coopérative dans deux grandes créa- 
tion» qui lui sont largement propres, qui sont sociales : la 
Science systématique ri la Civilisation coordonnée. Le 
livre est par excellence l'œuvre de l'intelligence, maie 
non pas exclusivement, car l'Intuition (Instinct, senti- 
ment) y a aussi sa grande part. Une bifurcation a été dé- 
terminée parmi les espèces de livres selon deux grandes 
ligne* divergentes: le livre d>- science et de pratique 
raisonné* ; le Livre de litléralute qui va de la simple no- 
tation spontanée aux fixations écrites et graphiques du 
mysticisme le plus élevé. 



12 DIVISION ET MODES D'EXPRESSION 



121 Parties des sciences bibliologique» 

I La Documentation doit se constituer en coip* sys- 
tématique de i <<itit.ii*Hances comme science el doctrine 
d'un.- | ,, ...unique, d'autre part; en corps ey»- 

témntique d'organisation de troisième part. 

Al Comme Science : l'étude de tou* les aspects 

sous lesquels sou objet peut être examine, c'est à dire eu 

■Us-meme, en ses parties, dans ses espèces, dan* ses forte - 

dan» ses relations, envisagé dans l'espace et dans 

le temps. Comme toute science In Biblioïogie a donc pour 

a) la description des faits dans le temps, on 
toïre. el des faits dans l'espace, ou élude comparée (Gra- 
phie, «oit Bib/ioflropfiiV) ; b) | a compréhension et l'expli- 
cation théorique des faits jusqu'aux relation* nécetsajres 
les plus générale* (Nomle, soit BiMionomieL 



B) Comme Technique : les règles d'application des faits 
aux besoins de la vie pratique et de la production. Ces 
règles embrassent tout le cycle des opérations auxquelles 
donne lieu la production des documents, leur circulation, 

ibutton, conservation et utilisation (lechnte, soit 
fliblio-iechniej, 

C) Comme Organisation : l'aménagcini-ni rationnel des 
force» individuelles et du travail et) collectivité en vue 
d'obtenu îles résultats maximum par corrélation. Tout ce 
qui pu entante et par coopération peut y amenci 
d'ampleur et d'unité, par suite faciliter le Travail intel 
lectuel et le développement de la Pensée (Economie ou 
Organisation, soit Bibfio économie^, 

2. La science est spéculative ou pratique. A eût. 
la science il y a l'art. 







Lu science spéculative s'arrête n In connaissance de son 
objet: la science pratique fait Mivîl Ja connai»sance de 
•on objet à une action ou à une œuvre ultérieure. L'ail 
■ ensemble de règles pratiques, directives de l'ac- 
tion La tendante moderne est de donner a tout ensemble 
de cou naissances le* trois caractères spéculatif, pratique, 
normatif. La Bibliologie tendra donc à être a la fois 
science spéculative, pratique et art. Les connaissances re- 
latives à ia Langue ont déjà ce» mêmes caractères. De 
même la Logique flfû ert l'élude réfléchie de l'ordre à 
mettra dans les pennées dmiH le but, non seulement de 
connaître leur coordination, mua pont la dneclion ulté- 
iieiire de la pensée. 

La Bibliologie comprend deux sciences distinctes: U 
Bibliologie générale, globale et synthétique, qui contient 
l'observation du livre en son ensemble, avec les compa- 
ni et le? indic.nl ions qui en découlent, el les sciences 
bibliologiques partielle* el analytique» contenant l'obser- 
vnticm suecc-aive rt séparée de chacun des aspects divers 
du livre: bibliologie économique, technologique, sociolo- 
gique, esthétique, etc. (I), 

î. Le phénomène du livre relève de la Logique et de 

U Psychologie, de la Sociologie et de la Technologie. 

l'Intelligence qui crée le livre et qui s'en assimile le 

contenu. C'est hi I n (inique qui le confectionne. C'est sur 

lu Société qu'il réagit puisqu'il sert à mettre en relation 

iioiTis dt-un. individualités ci à les modih 

La Bibliologie doit donc comprendre quatre grandes 
branches qui la relient à l'ensemble des sciences : a) La 
Bibliologie toxique, ou les rapport* du Livre avec l'ex- 
posé de la scienre ; b) La Bibliologie psychologique, ou 
lu Livre avec l'auteur; c) La Bibliologie 
technologique ou les rapports du livre avec les moyens 
nels de k produire et de le multiplier; d> La Bihlio- 
logte sociologique ou les rapports du Livre avec la So 
ciélé qui le fait nnitre dans son ambiance et l'y accueille, 

122 Terminologie. Nomenclature. 

I. Comme toutes les sciences, la Bibliologie doit 
ivnr el possède effectivement une nomenclature, 
c'est-à-dire une collection de terme» techniques, Mal- 
heureusement, comme pmjr l'Economie politique et 
la Sociologie en général, la plupart des termes de la 
Bibliologie sont empruntés au langage usuel. Il manque 
drs termes spécialises ou des définition» fixant le sens 
conventionnel des termes usuels. Ce n'est pas défini i 



( I ) D'après 7ivny, la Bibliologie qui traite du livre 
le sens le plu» général est divisée en théorique et pra- 
tique. Ces divisions comprennent; I" la Bibliologie phy- 
sique qui traita ni la matière, écriture ou typogra- 
phia, reliure et formes du livre comme unité (tech- 
nologie des nris graphiques. Bibliographie graphique et 
descriptive) ; h) la livre comme un agrégat (catalogue bi- 
nphique). 2<- La Bibliothéconomie. production et 
distribution du livre. 



un mot que d'expliquer <i valeur philosophique ou 
métaphysique en lui laissant toutes les signification» 
vagues du langage habituel, Définir un mot au point 
de vue d'une ici : délimiter exactement et avec 

précision la sens au point de vue de la science i 
sagee. 

2. La définition des mots doit reposer sur la dé! 
tion des choses, des faits et de» notions elles-mêmes 
qu'ils doivent servir à exprimer. Une définition doit 
être un exposé précis de* qualités nécessaires et m 
•Alités pour créer une classe afin d'indiquer les cho»e» 
qui appartiennent et n'appartiennent pas à cette classe 
(Stanley Jevons, Traité de Logique). 

3, Afin d'éviter des doubles emplois, il est préférable 
d exposer la Bibliologie dans toutes «e* parties et d'en 
présenter les termes et les définitions au moment où 
sont analysées et exposée» les choses, les faits et les 
notions Les définitions conduisent aux lois. Celles-ci 
■ ont 1 expression de rapports entre les choses. Il n'y 
aura d'expression doit*- que si le» choses mises en 
rapport oui e.lé elk-i-uiêmea clairement bien définies. 
Réciproquement, toute Jéiinition implique déjà 

) lois, rapports constants), ne fut ce que les lois 
des éléments constitutif* de* choses définies. 

4. En attendant que l'accord soit (ait sur l'unité de 
la terminologie, nous cmployeron» indifféremment le» 
termes formés des quatre radicaux suivant», deux 
grecs, deux latins, en leur donnant par convention une 
signification équivalente : l v biblion, 2 M grapbo (grain - 
mata gramme), 3" liber, •)' document uni. 

5, Ce demeure un problème de disposer d'un voca- 
bulaire de termes généraux et d'adjectifs suffisamment 
étendus réguliers et adéquat» pour exprimer ici le* 
idées générales, les ensembles et le» propriétés com- 
munes. On y tend, Le grec a donné le mot biblion, le 
latin le mol fiber. Ou .i fait, de l'un Bibliographie. Bi- 
bliologie, Bibliophilie, Bibliothèque; de l'autre Livre, 
Livresque, Librairie. 

< Schriftum > disent le» Allemand» et, d'autre part, 
partant du radical s Buch >, ils forment c Buctvweien * 
et « Bûcherai ». Les Allemands aussi se servent du 
radical I mais ils onV introduit à côté de* 

mots <t Bibliothek >. Bibliographie > de» expressions 
nouvelles « InKaltverxeichnis, 2!citschriftenschau • 
(Bibliographie du contenu des périodiques), € Réfé- 
râtes (l oiiiptc rendu analytique et critique), * Li- 
reraturubeioif Lrrn m Kuikriform • (fichier}, » I il' ■■■ 
ratur-Ausîtunftdinnst. Beratungstelle », etc. 
6. L'historique des termes est intéressant : 
a) Le mot e Bibliographie .- est né dans les temps 
grecs post classiques, U signifiait alor* l'écriture ou la 
copie, c'est-à-dire la production de* livre*. Au 
XV11I* siècle encore, on entendait par Bibliographie 
l'étude de» ancien» livre* manuscrit*. La technique et 



124 



BIBLIOMETRIE 



I 



13 



l'histoire de la production du livre sont encore une 
le de 1» science de» livre*. Pour le spécialiste de 
quelque partie de Ja science, la Bibliographie désigne 
toutes sortes de listes de livres; pour le bibliothécaire 
elle comprend le ooUectionnemeist, le min pi l'admi 
iiittration des livres dans les bibliothèques (Hoosen), 

b) Le rndicnl Rramma a donné lieu autrefois à ( ) 

ligne; c'est un terme de géométrie. Grammcr, arum f. pi. 
(nu lieu de grammato), lettre, caractères. Gramofrea I ) 

( Jgranilnaire, la science grammati- 

■ tim la yiainirunTc compTAru] l'interpréta - 
< ' trammaLïcu&, Homme rie lettres, lir 
savant, érudit, critique, philologue; Grammaloplio- 
ni». Messager (porteur d'un écrit) ; Grammatophylaciuiti. 
(trpfihice, art du dessin, Grnphion, dessin, 
plan, esquisse et l'art de lever des phnis, grapfiium style, 
,nn (pour écrire sur la cire), 
Dsns les. temps modernes, le radical Gramme a formé 
télégramme, diagramme, çinègramme, barogramme et 
pourrait format photogrn.ni me. Des documents 
exposent le sujet selon l'ordre des choses, du lieu ou 
du temps, pourraient se dire r ontogramme >, < topo- 
gramme >, « chronogramme >. 

7. 11 y a lieu de construire ta terminologie à partir 
du mot Document, plus général que Livre ou Biblîon ; ce 
changement de radical est justifié: I" par les motifs 
->nt fait admettre le mot Document, Documenta- 
tion. 2° par le relard des pratiques du monde du livre 
i|ui n'ayant pas évolué assez rapidement, a laissé se 
t tout» une nomenclature à part pour des objets 
• i notions dont il s'est désintéressé au début, 

■ branches nouvelle* que le mot livre n'a pas 
ites sont ; a) les documents même* : estampes, 
pièce-, d archives, documents d'administration, disque», 
photographie*, filma. clinhés à projection; b) les col- 
uées de documents ; earlothèque, héroé- 
intl.eque, périodicothèque, discothèque, filmothèque; 
c) le matériel spécial : dches, rayons, casiers, clas- 
seurs, dossiers, fichier», répertoire*. 

1 "-'"<■ "'■' I ..licid : Document «erait donc ; 

Document (substantif) L'nbjet (signe + support). — 
f-Wumen tetfon (aub-iinnlil) Action de documenter et 
e documents — Documentaliste (substantif) ou 
''•icumentfur (substantif, mérne désinence que docteur) : 
l.i personne, I, ■ technieienj de la Documentation, — 
Dttottmenta I 'action de Paire usage du document, — 
DucumeriMirc («diertif) qui est relatif à la documentation 
- Docnrni ntatoéra , qui remplît la qualité d'être une suffi- 
wriic documentation. — Docnrnenloriiir.i ou Documente- 
"■■■'Que. Instttat de Documentation. — Documenlo-lecn- 
I '■■ Iniique de la documentation. 
B. Le problême de la Terminologie de la Docu- 
mentation a été discuté a ta XI* Conférence Interna- 



tionalc de l'|. 1. B. (I, 1. D.), s Francfort. Rapport» 
Gérard, Dupuy. Ledoux, Ottet (Voir les Actes), 

En ce qui concerne la Terminologie Technique, les 
dix dernières années ont vu des avancements révolu 
tionnaire». Ce qui exigeait autrefois de longues péri- 
phrase» (trois ou quatre mata), a fini par pouvoir 
■'exprimât en un tout Le Pitman's Technicnl Dic- 
tionary », traite maintenant de 60.000 a 70.000 choses 
distincte*. 

124 Le Livre et la Mesure. Biblîométrie. 
124,1 Notion*. 

1 . En tout ordre de connaissance, la mesure est 
une forma supérieur!- que prend la connaiasanee. 
11 y a lieu de constituer en un ensemble coordonné 
les mesures relatives au livre et au document, la Riblio- 
métn'e. 

2. Le* mesures sont celles relatives aux objets, aux 
phénomènes ou faits, aux relations ou lois. Elle con- 
cerne le particulier (rnétrie proprement dite) ou les 
ensembles (statistique) ; elle concerne ce qui esl ou ce 
qui devrait être (unité et standardisation). 

Le* mesures de* rapports principaux considérées 
par une *cience prennent la forme d'indices. (Par 
exemple les géographes considérant les rapports de 
l'eau pluviale et de» territoires ont créé l'indice 
d'aridi 

3 Les données acquises de la mélrie en général, 
de la Socîométrîe en particulier sont à prendre en 
considération pour réaliser la Bibliométrie. 

L'adage t omnïa în mensura », tout dans ta mesure, 
est d'avenu l'idée directive de toute* les sciences qui 
tendent à passer du alade qualitatif au stade quanti- 
tatif. Le passage est désormais accompli pour les 
scie-rtce* .î.ttmnnmiques et physiologiques. 

Le* sciences biologiques ou bîo-psychologiques s'el 
forcent de joindre à la description minutieuse 9a me- 
sure aussi exacte que possible. La fréquence de la 
répétition d'un type permet une mesure indirecte de 
la vitalité de l'espèce végétale ou animale; la longueur, 
la portée des organes, leur diamètre, leur poids, la 
variabilité des caractères essentiels permettent de nou- 
velle* précisions. L'anthropologie bénéficie de l'éta- 
blissement de corrélations et de coefficients; l'anthro- 
pométrie a aidé la criminologie. La psychologie est 
entrée è son tour dans la voie des mesures multiples. 
indirecte*, grâce aux corrélations psychologiques la- 
borieu»- tuent établies, La sociologie tend aussi à deve- 
nir <\ ttnntitative. Elle opère sur des groupes et les 
groupes sont susceptibles de dénombrements, dont la 
statistique établit les méthodes et enregistre les résul- 
tats Les choses du livre ne sont guère mesurées, ni 
dans leur réalité objective et matérielle, ni dans leur 



14 



B1BLIOLOGIE 



124.2 



réalité subjective et intellectuelle. Des effort» den:. ce 
«en* sont donc désirables. 

Le* sciences du livre, elle» aussi doivent tendre 
maintenant « introduire la mesure dan* leur» investiga- 
lion*. En tant que le livre est objet de psychologie, 
de sociologie et de technologie, ses phénomène* sont 
susceptibles d'être mesurés. 

La l'ililin.iir'trie » sera la partie définie de la Biblio 
logil qui n'occupe An la mesure ou quantité appliquée 
oux livre*. ( Arithmétique nu mathématique biblioln 
gique). 

Tous les éléments envisagés par la Bibliologie sont 
en principe susceptibles de mesure et il Faut tendre 
de plus en plu» à revêtir leurs données de la forme 
précise du nombre, à passer de l'état qualitatif ou des- 
criptif ,'i l'état quantitatif. 

4. La mesure du livre consiste à rapporter toutes les 
Mtirlïes et élément» d'un livre quelconque à ceui d'un 
litire type, standard, unité. Ce type devrait êtte le meillleur 
des livre*. 

124.2 La mesure des livres. 

1 . Unités de mesure biblioloçique. — Etant donné 
que tout livre contient une portion de la matière 
bibliologique générale, on pourrait établir convention- 
nullement de* unités de mesure de cette quantité et 
les comparer directement sui unités de mesures 
psychologique» et sociologiques en général, et, à l'aide 
de ces dernières les comparer aux unités physiques. 
La Physique a établi un système d'unités mesurant ses 

a* élémentaires e! nt comparables le» 

unes avec le* autres. Elle a établi que ce» forces sont 
d'ailleurs convertible» et transformables les unes en 
les autres, selon un rapport constant (loi de la conser- 
vation des force»). Les unités hîblîologiques. elles, au- 
.1 à évaluer la quantité de matière ou d'énergie 
bibliologique emmagasinée dans chaque organisme 
bibliologique (ou livre) Cette évaluation serait faite 
en décomposant le livre en ses éléments composant 
ultimes, lesquels, d'autre part, auraient été mesurés 
par les mêmes unités, 

2. La Stylistique. — La stylistique ou stylométrie 
a été créée récemment pour l'étude de la manière de 
s'exprimer des auteurs. On a introduit ta statistique 
dans l'analyse de» phraw», flans celles des expressions 
employées pour traduire le» émotion» dan* le langage 
(Zx B. Bourdon). 

J La ilîchométrie, — Les anciens ont imaginé des 
moyens pour mesurer l'étendue des livres. On convint 
de prendre pour unité de mesure l'hexamètre grec 
renfermant en moyenne de 15 è 16 syllabes et 35 à 
36 lettre». Cette unité «'appela «tique ou épo» (vers 
épique, en latin versu»). On obtenait le nombre de 
stiquei d'un ouvrage *oit en écrivant un exemplaire 



type en ligne» normales, soit par une évaluarioi 
approximative, Les Muée» d'Hérodote avaient de. 2 001 
h 3.000 sliques. 

I* Bianar* qu'observère»! plus tard le» pro 
sateurs. hiitnrirn», philosophes, géographes, auteuT 
de traité rBdaotiqUsi Quelques auteur* ne donaen 

'"" M.-iin-nl ., Lu,» livres que 1,500 Ol 

même 1.200 «tiques, d'autre! atteignent nu dépassen 

1 nombre tout ■ luit anormal de 4.000 nu mêm 
5.000 sliques, mai» In très grande majorité oscill 
entre 1.800 et ? Dllil stique*. La slichométrie ains 
entendue affirme un triple avantage : renvoyer ai 
stique comme on renvoie maintenant au chapitre e 
au verset-, fermer !n porte aux suppressions et au: 
interpolation» plus ou mein» considérables: déteimine 
une foi» pour toute» le prix de l'ouvrage et la rétrîbu 
lion due au copiste, fi ) 

4. On a entrepria des recherches statistiques, d'aprè 
lea dictionnaires biographiques, sur la ratio plus oi 
moin» élevée dès savants né» dans tel pays ou parti 
de pays. Recherche» de la supériorité de tel écriva;; 
sur tel écrivain (par exemple Sophocle sur Euripide 
d'après la longueur de» article» qui leur sent conaa 
créa, d'aprè* le nombre d'adjectifs éïogieux ou nor 
fpro et contra) qui leur sont attribués dans ces arti 

travaux basés sur la longueur des exposée et 1 
degré d'éloge dans le» expressions. (2) 

5. Mesures de» tncunafch - procédés d'iden 
tirication des incunables ont donné lieu a des menai] 
rotions d'une extrême précision, 

6. .Bases de bibliométrie. — • Combien 1.000 mol 
représentent-ils : a) de lettres dans les diverses langue 

(françaii*, anglais, allemand) : b) d'espnceB en ciifff 
rent» textes réduits en centimètres carrés sur pan 
(exemple perceptible : combien dans une pièce d 
théâtre, un roman, un journal, une séance): c) d 
ii-mp.1 dV lecture r» haute voix ou de lecture atlencieus» 

Didnr n fixé 1- point h la sixième partie de la lign 
de pied de roi. Le mèi- -luivaut à 443 lîgns 

et 296 millièmes. En aegrftgeanl rinfïnitéaîmale fractto 
d'un tiers de point, nous avons 2.660 point» dan» u 
mil ■ 

Le centimètre vaut donc 26 points 6 et le millimètr 

2 points 66. 

Par suite, si l'on veul connaître le nombre de point 
contenus dans une mesure métrique, il suffit, suivat 
qu'il s'agit de centimètre» ou de millimètres, de mul 
liplier par l'un de ce» nombre». Une feuille de papie 
format 4°, mesure 0.45 X 0.56. Elle aura donc 



(1) Voir Vigoureux, Dictionnaire de la Bible V 
n" 2. 

(2) Frédéric Adam» Woods. - Historiometry as t 
exact icienre. Rrprinted from Science; N, S. Vc 
XXXfll. b" H5i|, p. 56B 574. April 14. 1911. 



| 124.2 



BIBLIOMETRIE 



/5 






bi 



m. 45X26,6 — 1 . 1 *» 7 pointe) sur m. 56X26,6 — 
1.490 point». Mai» le point a un multiple qui sert à 
Ce multiple, certains l'appellent le cicéro. 
nîf des Offices do Cicéron, qui furent impri- 
mas dans un caractère dont le corps y correspondait 
à peu près. Il «» préférable de dire un douze, des 
■s, c'est à la fois plu» précis, plus commode et 
■ P r8te pes à confusion. 
Quand on n une justification ô prendre, on parle 
en douze» et quand on connaît le nombre de pointu. 
nc jaM t «temple i i d-siiu», il faut diviser par 
douze. Il est donc plu» simple de chercher immédiate- 
ment le nombre de douze*, et cela est assez facile si 
l'on veut se donner la peine de retenir que, dans un 
ou 2.660 points, il y a 222 douze* moins 4 points 
1221 d. B : faut souligner « moins 4 pointa »; 

c'est ce qui permet une approximation aussi exacte 
que possible. Quand la mesure métrique approche du 
quart de mètre, on aura à déduire un point et on fera 
imc pour chaque quart de mètre. 
Dès lors, en douze*, le centimètre équivaut à 2.22. 
le millimètre à 0,222. En multipliant par ces nouveaux 
nombres, on a une approximation suffisante. 

7. Les coefficients. Les coefficients portent 

notamment sur ; 

I les fnrmatv 2" 1rs points typographiques ; 3" le 
s du papici, -i' 'i.l.h su !>■■» ici», épaisseur des livre* 
l les prix unitaires. 

La bihlii stria résume les statistique» et donne les 

indices de comparaison, 

8. Fréquence de lecture d'un auteur ou d'un 
livre. — 1! aoroit intéressant de savoir combien un au- 

teui a été l.i Vi.in Voltaire De 1748 « 1778 d se fit 
I e * i, oeuvras, sans compter les éditions sépa- 

rées, très nombreuses pour le» principaux écrits (1). De 
1778 h IBI5, QuérajdMndique »ïx édition» des œuvres corn 
mpter deux éditions incomplètes et déjà 
--uses. Enfin pour la période de IHI5 ». 1835. en vingt 
Bengesco rencontre 28 éditioni de» Œuvre» com- 
plète* (2). PuJ IB35 à 1852. De 1852 à 1870. 
5 éditions, dont l'éii- ,:ide du journal • Le 
te ». 
Depuis 1870, une édition, celle de Moland, de caractère 
ineri! littéra et tout à fait sans rapport 
la conservation ou la diffusion du voltairisme. 
Au total, grande consommation jusqu'à la Révolution ; 
puia ralentissement jusqu'en 1815: prodigieuse recru* 
- -nce de la demande sous tti Re-tnuration ; puis de 
nouveau ralriitissrrnciu ; reprise sensible tous le second 
Eniï i ie»pond assez s celle des mouve- 
ments libéraux ; on imprime et on réimprime Vollaire, 
- où ces mouvement rencontrent le 

■co, Q. IV, N" 2 122-2 141. 
(2} Ibid. N« 2145-2174. 



plu» de résistance et prennent le plu» de violence. Ce- 
pendrmt. il Faut aussi tenir compte du fait que. sous la 
Révolution, après l'étL. diéfl de 1775 et les deux 

éditions de Kehl ; et, sous Louis-Philippe, «près les 
28 édit -n rédaient depuis vingt nus, le marché 

put être encombré; il fallut donner nu public le temps 
ci'ahanrb. r la production de la librairie. Toujours est il 
que l'abondance même de l'offre, de la part de» éditeurs, 
indique une demande considérable rie l'opinion libérale. 
Il faudrait connaître le tirage de ee» éditions. La gouver- 
nement de la Restauration a essayé de se rendre compte 
de la diffusion «des mauvais livres*. D'un rapport otfi 
ciel qui fut alors analysé par le» journaux, il résulte que. 
de 1817 à 1824. douze éditions de Voltaire se sont impri 
rnées, formant un total de 31,600 exemplaires et de I mil- 
lion 598.000 volumes. En même temps. 13 éditions cle 
Rousseau donnaient 245.000 exemplaire» et 480.500 vo- 
lumes. Le» éditions séparée» d'écrit» de l'un et de l'autre 
jetaient »ur le marché 35,000 exemplaires et 81,000 vo 
lûmes. Au total, c'étaient 2,159.500 volumes philosophiques 
qui étaient lancé» en sept ans contre la réaction légitimité 
et religieuse et de ce nomlite effrayant de projectile». 
Voltaire fournissait plus de trois quart», (t) 

9. Bibliosociométrie. — Comment mesurer l'action 
du Livre et du Document sur l'homme et la société ï 

a) Voici par exemple un Traité de Physi<|U,-, il est tiré 
i 2 000 exemplaires; chacun constitue comme une si : 
d'influence ayant la potentialité d'agir sur tout lecteur 
qui s'en approchera. En ses 500 pages, supposons que le 
traité comprenne 15 chapitre» avec en tout 50 sections 
et 600 alinéas, constituant chacun l'exposé d'une idée 
ayant un sens complet, Le s volume documentologique > 
global offert en lecture dans la roriétfi par ce traité est 
600 alinéas X 2.000 exemplaires - 120,000 idées docunn-.-i 
talisées. Mois les 2,000 .-■ Ont ' -ort» bien 

différents: exemplaires destina» aux livres de texte des 
étudiants du cour» de professeur, circonstance qui a de 
terminé l'édition: exemplaire» dans les Bibliothèques: 
exemplaires chez les particuliers: exemplaires dans te» 
librairie,; exemplaire» de presse : exemplaire* donné» en 
hommage; exemplaire» re»té» en stock chez l'éditeur ou 
l'auteur. Après un certain lemp» ont agi sur le corps 
matériel Je* exemplaires du livre, le» cause» d'usur 
de destruction et sur le» idées «primées par le» livres. 
de» causes du vieillissement (par ex. les livre» de science» 
dépassé»). La chance pour le» exemplaire» de rencontrer 
leurs lecteurs est donc inégale et avec, le temps, elle 
diminue ou s'accroît, proportionnellement h la notoriété 
de l'auteur et de l'ouvrage. D'autre part, le* lecteurs sont 
de complexité et format!.' ta*. En présence d'un 

ensemble de données bibliographiques détermine, ils pro- 
céderaient chacun à la lecture suivant leur spécialité, leur 
curiosité et leur réceptivité. Intervient aussi le degré de 



(I) Voifaire, par G. Lnnson. 






| 16 



BIBLIOLOCIE 



I 



124.3 



saturation, en fonction des connaissances ou de» imprea 
sions antérieures acquises ou éprouvée» et qui. pour un 
lecteur déterminé, diminue l'appétit et profit de la lecture 
lj i.r problème sénéral de <• I < ■ C on- 

a détermine! lea lierai et lea temps et, eu égard aux 
lectr-ur». la chance qui existe pour les ouvrages d'être 
lus, parlant d'eicn-rr li'vir action sur In «ociété. Qu'il (toit 
possible de poser théoriquement un tel problème, alors 
même que sa solution «était retardée ou empêchée par 
manque de donnée* concrètes, c'est déjà une étape ron 

l-i niim, i,-i seule miie au relance ta terme» Endtqiu 

déjà avec précision comment se présente la question et 
problème bien posé est à rnnitié réwlu. D'autre part, une 
comparaison est h faire ici avec la nourriture. Quand il 
s'agil iii: nourriture rapnble d'alimenter les forces coriio 
telles, on se préoccupe aussi d'établir l'unité générale 
de mesure alimentaire. Les livres h leur manière et pour 
l'esprit, sont une nourriture dont on doit pouvoir mesurer 
les * calories ■ intellectuelles. Les calories ce sont les 
idées susceptibles d'être transmises et comprises (1). Si 
nous supposons que dans les écrits l'unité correspondante 
a l'idée susceptible d'être comprise, soit non pas le mot. 
qui n'implique aucun jugement, ni la phase qui est trop 
peu explicite à elle seule, mais bien l'alinéa (verset ou 
articuletl qui exprime une idée complète, en conséquence, 
on pourrait poser les définitions conventionnelles des 
termes suivants avec les unités de base qui en résulte- 
raient : 

Jdée : la plus petite partie d'un exposé présentant en 
sot un tout complet. 

Idéogramme : la partie d'un document qui contient 
l'idée ainsi définie et qui par convention est l'alinéa. 

Idéogrommitc : l'unité d'idée (énergie intellectuelle! 
incorporée dans l'idéogramme et assimilable au moyen 
de la lecture. L'idéogrammitc est ainsi, à In rntorie. ce 
qu'est la réception d'une idée par le livre à l'alimentation 
par la nourriture, 

Lecture : le fait de lire 

f-ecfun'fé .* le rapport entre le» livres existants et le» 
occasions fournies d'être lua (de lecturu*. gérondif de 
légère, lectus! • (2) 



(11 Le mot • Education ». qui est très récent, a 

placé, le mot f nourriture Tt dont usaient les Brands ficti 
vains du XVII' siècle et du XVI! r" siècle. 1 -'éducation 
nourriture pbvsique et intellectuelle dans le cadre naturel 
es| l'idée maîtresse de la phi!o«ophie de f,-J Rousseau 
L'Anlinuité disait » Nuh-imentum Spirihi» — Educif 
nrifrix ». 

(2) l.a théorie de la lecturité e«-t mise en lumière par 
r^ea analogies avec d'eux théories d'ordre éennomioue ejui 
toutes deux ont été traitée» par les méthodes luatncmn 
lînirps (calcul différentiel! 

1° La loi du débit donnant lieu h la théorie des truaâfM 
et de* mini ma traitée par Cournot. La quantité cîe mar- 
chandise débitée annuellement dans l'étendue du na> 
du marché considéré en fonction des prix (Aug. Coumot, 
Recherches, pp. 55-56) ; 



Légibiliié : Possibilité physique de lecture, quant au» 
livres. 

Leetxirabtliié : Possibilités psychique» de lecture, quant 
aux lecteurs. 

r) Si donc l'on généralise le cas du Traité de physique, 
pris antérieurement comme exemple, et qu'on en exprime 
les rapports eu terme de formule, on a 

I.ecturîté «= (Livres différents X Exemplaires x Idéo- 

grammites X Lecturabilités) : Légitibilité 

, , , , L X F, X I X Lb 

ou en abrège j Lu = -■ 

Lg 

d) Pour toute communauté désireuse d'assurer par ta 

lecture In culture de ses habitants et d'accroître l'usage 

social du livre, un doit conclure & la nécesaîté de pourvoir 

se* habitants d'un certain nombre de livres placé» dans de 

bonnes conditions de lecture. 

1 24.3 La statistique. 

I. La statistique du livre se confond avec la Biblio- 
n.étrie. bien que jusqu'ici elle se soit appliquée prin- 
cipalement à dénombrer la quantité produite des livres 
(éditions!. Mais la statistique commence à s'étendre 
maintenant aux tirages, à la circulation du livre, aux 
Bibliothèque», à ta Librairie, aux prix, etc.. Déjà des 
travaux considérables ont été entrepris sur la statisti- 
que du livre. Ils ont porté sur les chiffres absolus et 
aussi sur le» coefficients. Sans doute, il ne faut pas 
exagérer la valeur de ces chiffres car les dénombre- 
ments sont loin encore d'être complets, exacts, com 
parables, D'autre part, les coefficients que nous pou- 
vons obtenir ne sont que de» moyennes, qui compor- 
tant toutes sortes de variations, en fonction d'innom- 
brable» variables. Mais en tenant les nombres que 
déjà nous possédons comme provisoires, ils doivent 
être pour nous un acheminement ver» des nom- 
bres plus exacts et plus complets. (1) 

2. Statistiques. — Voici quelques données i 
frées à titre d'évaluation avant que des études systé- 
matiques poursuivies aient permis de dégager des i nef. 

Reîcrrts, 

Nombre dea œutJre». — îl nous reste plu» de 1 .600 
ouvrages de l'antiquité grecque ou latine, 

La production actuelle. — Elle varie de paya a pay*. 

de brftnche a branche, d'année a annép. La production 



2" La propriété de l'ophéllmité, étudiée par Pareto et 
Qui se définit : s L'ophélimité pour un individu, d'une 
certaine quantité d'une chose, ajoutée à une autre rtuan 
tîté déterminée (qui peut être égale k réro) de cette chose 
déjà possédée par lui, est le plaisir mie lui procure cette 
chose i, (Vilefredo Pareto, Manuel d'Economie Polirï't"-' 
Traduction Bonnet. Paria, 1909, pp. 158-159!, 

Voir au-st le résumé et le commentaire des deus théo 
rie» dans L. Leseîne et !.. Suret. Introduction mathfma- 
liquc A l'Economie Pofifioue, pp. 75 et 122. 

(I) Voir par analoaie Alfredo Niceforo ; La misltra delta 
Vila. Extrait de la Rivista d'Anthropologie, Rom*, 1912. 



124.3 



STATISTIQUE DU LIVRE 



17 



lira allemande en 1932 a été de 27 % inférieure 
à celle de l'année précédente. 

D'après Holden, !a statistique du nombre des ou- 
vrages sur l'astronomie jusqu'en 1600 a été, siècle 
-iècle : 2* siècle (2). 3" siècle (2), 4' siècle (3>, 
5* siècle (5), 6* siècle <2), V siècle (2), 8' siècle 
liède (5), 10' riicU (4), M* «iècle (8). 

12* siècle (13), 13" siècle (14). I4« tMcJa (19). 
riècls fl 1 »)), 16* (*») «iècle (1933). 

Pour la zoologie, la statistique a relevé les travaux 
iuivnnts : 
Périodes Accroissement de la période Total 



1845 
IS4n-l860 
1861-1879 
(690 1895 
1896-1908 

1700 1908 



13.560 

40.750 

125.000 

115.000 

104.415 

Total 398.725 



13.560 

54.310 
179.310 
294. 310 
398.725 

398.725 

m émoi res 



De 1911 1913 le nombre d<:s ouvrages et 
scientifiques publiés sur les poissons atteint 1.178. 

Quelques chiffres disent l'extension qu'a prise la 
liihlitigrnphie médicale. L'Index Catalogue, dont la pu- 
blication se poursuit, comprend 342.895 titres de livres 
^27 038 titre» d'articles de périodique. La Bihiin- 
ihèque du General Surgeon Office de Washington, 
consacrée exclusivement à la médecine, comprenait 
•il 1929. 842.395 volumes et brochures et 7.618 por- 
traits. 

On a établi que, sans compter les breveta, il paraît 
armuolJe-mcm de un à un million et demi d'articles 
scientifiques et techniques (Dr. BradJord, The neces- 
*ily for the standardisation of Bibliographical Mnthods, 
l"2«). 

LU. R, S. S. déclare les chiffres suivant» i 500 rnîl- 
lions d'exemplaires en 1930, comparés à 120 million» 
avant la guerre. Maintenant 50 % d'ouvrages sur 1rs 
• rst économiques et socinlc» rt 30 r 'r sur le» ma- 
'niqaes au lieu de 5 et 14. On a publié 16 
millions d'exemplaires d'eruvres de Lénine et 50.000 
■n du 'Capital* de Mari, 30 millions d'exem- 
plaire» classique». L'an dernier i) y aurait eu 52.000 
titres d'ouvrages de» 58 nationalités au lieu de 24 en 
1913. 

André Suarés écrit : s 1] y avait cent manuscrits 
a un poème pour cent prince» amis de la poésie. Avec 
la Renaissance et l'incunable i! y a eu cinq ou six 

■irillt; exemplaires du même ouvrage pour vingt mille 

l ) 1440 Le siècle de l'invention de l'imprimerie. 
(**) Grand ouvrage de Copernic, qui fut publié en 
1543. 



lecteurs. II y a maintenant un million de volumes pour 
dix millions de gens qui lisent ». 

Un humoriste a dit i puisque beaucoup d'imprimés, 
à raison des subtilités de leurs rédacteurs, doivent £tr.- 
lus entre les lignes, il y n dr nuui doubler bon nombre 
de chiffres. 

On estime à 12 millions le nombre de livre» publiés 
depuis l'invention de l'imprimerie: n près de 200.000 
la production annuelle dr l'ensemble des pays; à plus 
de 75.000 le nombre des périodiques et journaux, a 
1 millier celui des mandes bibliothèques générale» et 
spéciales. 

Il y a environ 30.000 revues scientifique» et techni 
que» On estime à plus de 3 millions le nombr. 
Brtîcuaa qui y sont publiés. 

I,n Textil Chemisette Geaellschaft a publié plus de 
un million rl'annlya^s bibliographiques classées par ma- 
tièrea et par auteur. 

Quelque» chiffres donnent une irlér du nombre des 

documents. 

Les chansons populaires letloncs «ont au nombre de 
218.000. 

A son 85* anniversaire (oct, 1932), le Président 
I liiiilenburg a reçu 22 000 lettre», eartes-postales, 
dépêche» et cadeaux; 1.700 télégrammes. Ces envois 
ont été enregistré* et il y a ri é lépnudu. 

Durée à" élaboration des osoures. — Le temps d'éial.o 
ration de» oeuvres varie d'une extrême rapidité à une ex- 
trême lenteur. 

L'œuvre de Forcellini (Totîus latînitatis Lexicon) 
fut commencée en 1718. Interrompue à plusieurs re- 
prises, elle ne fut terminée qu'en 1753. soit après 
35 an». Près de deux ans furent ensuite employés à 
le révision; le manuscrit fut transcrit par Louis Vîo- 
lato. qui consacra huit ans à ce travail et l'acheva 
seulement on 1761. Le Lexique ne parut qu'en 1771 
«oit après 51 an». Fnrci-llini était mort avant la publi 
cation de son oeuvre. 

Etendue des cetiiVes. — L'Odyssée se compose de 
12.II8 vers. L'Illiade se compose de 12. 210 vers et 
chaque vers d'environ 33 lettres, ce» qui dbnne un 
total de 501,930 lettre» Les poèmes épiques, lyriques 
ou didactiques des latins ne dépassaient guère mille 
vers dans un chant. Le roman de François Coppée. 
Henriette, soit un volume de 193 pages comporte 
19.029 mot». 

Le Mahabbharata, est un poème de 200,000 vers 
dont chaque chant (il y a en a 18) égale presque 
l'Illinde m étendue, fil y 0, en outre, le Rigveda et 
le Ramaynnft) ■ 

Les chanson» de geste ont une étendue très impo- 
sante. Ils renferment, en général, vingt, trente, cin- 
quante mille vers qui se suivent par tirades de vingt à 



deux cents. M quelquefois davantage, sur une même 
assonBnr*. 

Le Roman Je la Rote, teuvre capitale de Sa littérature 
françaisr- et même européenne, est un monument de 
22.000 vers. 

I.« National Education Association, landée il j g 
65 an», accusait en 1923 pour le seul volume de «es 
comptes rendus (formant 1/tO" du total de ses pu- 
blication») . une distribution d<- 111.000.000 pagM, 
Son journal, de grand format, est envoyé à se» 
130.000 membre. 

En 190 7 l'Armée du Salut possédait 69 journaux 
et périodiques et avait publié 1.0 13.292 exemplaire». 
(Dépt. des publications, Fortes* Road, 79, London). 

Los < Calendara > des Universités de l'Empire Bri- 
tannique comprarraent, pour une seule année, près de 
50.000 pages. 

Un milliard en billet» de 1,000 francs formerait 
2.000 volumci de 500 feuilles. 

Tirage, — Au début de l'imprimerie, le chiffre du tirage 
habituel était de 275 à (.000 exemplaires. 

Le sermon de Spurgeon a été publié et répandu n 
un million tous les ans. 

Le tirage du * Rotsehilds Taschenbuch fur Kauf- 
leute », 60' édition, a atteint 1/2 million d'exemplaires 
L'Abécédaire Géorgien a été distribué à raison dr 
500.000 exemplaires sous \t*. régime tjaariwte. 

Edition. — De tous les livres, c'est la Bible qui a eu It 
plu» grand nombre d'éditions. On lui connaît snviroi 
70 il I réductions complètes ou partielles. 

Poids. — « La plupart des livres anglais dépassent le 
poids de 400 gramme*, s 

Un livre de 3 centimètres sur papier India peut con- 
tenir 1.000 page*. (Exemple: l'Encyclopédie Britnn- 

PHx. — On estime A 200 million» ce que coûte ta pro- 
duction et l'organisation de la documentation chimique. 
De I S85 a 1 693 de r Meyers Conversation Lexikon > 
il a été vendu pour plus Je 24 T /2 million» de marks, 
soit plus de 143.000 exemplair! s Pour un livre scien- 
tifique de 3 50 pages tiré à 1.000, IVtl.r.-ur Atcan. 
avant la guerre, payait à l'auteur 500 francs al lui 
remettait gratuitement 50 exemplaires. 

Typographie, lignes, lettres, mol*. — Il y a 400 
Tiiliions de lettres dans le grand Dictionnaire Larousse 

mison dr 4.000 mot» à In page (2 7.50!) 1.000) 
90 millions de mots, Un volume de la < Bibliothèque 
scientifique Flammarion contie ■ 

a) pages : 300. 

Kl ligaM i la page: 29. total i fl 700 : 
lettres h la ligne : 50, total : 435.000; 

d) mot» à la ligne : 8 » 9; 

'■ 1 mots n la page, environ 2 15; 

f) mots au volume, environ 65000. 



Il y a le type de volume île 320 page* (20 feuille») 

igné* par papre (' — 10.560 ligne») à 10 mots par 
ligne (= 106.600 mot») l ri tmi livres de type cou 
rant ont 60 lignes en moyenne h la page. On estime 
qu un ouvrage compte en moyenne deux volumes. 
Lecture — Un roman de IIM.0O0 mots se lit en 4 heures. 
I heure — 2^ 000 : 
I minute = 400 mot» 
1 sec-onde — (i mot* I .", 
■i une ligne en 2 secondes et une page à In minute. 
Destruction. — On a évalué qu'en Russie, pendant l.i 
révolution, on a publié 60.000.000 de volume», tandis 
qu'on en a brûlé I 5 million». 

Espace cubique occupé par les Livres dans le» Rffelio- 
taatoTte» : 

à hlannovre : 220, 
à Stuttgart : 225. 
à Boston : 225 
au Brïtiih Muséum : 224; 
la division type des rayons sera 

I rayon in-folio = 45 centimètres 
I rayon in-4" = i r i 
5 rayons in-8" = 125 
espace li 1 (■ 2 1 » 



7 rayon* 224 

ou 8 rayons in-8" 200 24 — 114 centimètres 

La largeur des livres a été calculée ; 
a Goettingen : 8". 20 cent à Halle : B", 35- 

4", 30 cent. 4", 25-35 

fol., 40 ceni fol.. 35-45 

grand in-folio 
On peut comp-er 80 livres par martre carré de sur- 
face latérale. C'est la moyenne, des calculs ont donné 
respectivement 100, 66 et 63, Il y tendance à diminu- 
tion de la grandeur des fi- 

OutifluRe. — La puissance de l'outillage technique du 
livre peut être mesurée par les chiffre* suivants : ma- 
chine à fondre les .i (Wiclsa), 60,000 carne- 
à l'heure; met hine à composer Langston Mono 
type. 12.000 lettres â l'heure; machine .a imprimer ou 
presser, 50.000 feuilles à l'heure, quadruple ou Pall 
Mali, 200.000; machine à relier, à ronder, fi. 000 vo- 
lumes par jour; machine a couvrir de toile ou de pa- 
pier, 22.000 volume» par jour. 

Dès 1910, les machines géantes débitèrent n l'heure 
t)0 exemplaires d'un journal de 24 page*, plies, 
ficelés en ballots, prêts à partir par la poste. Il suffirait 
île 10 compositeurs et 5 presaiera dan» un grand jour- 
nal pour faire le travail de 300.000 copiste» 

Dès le commencement du XX* aiècle, en Allemagne. 

itOO personnes étaient occupée» dans les industrie» 

du livr-- 't produisaient 100 millions en valeur pour 

l'exportation. Au même moment 125.000 personnes 



124.3 



STATISTIQUE DU LIVRE 



19 






cnt à Pari», de la presse, la pensée imprimée. Aux 

Unit, les capitaux investis dan» les industrie» du 

livre étaient de 2 HO million* de dollar» avec une valeur 

roduits annuels de Î75 million» de dollar». 

I En lace dp celte statistique du livre et du docu- 

devrait se dresser celle de l'état actuel de notre 

talion dont il* sont l'expression et où il» doivent 

ceuvrer. Rappelant celle-ci : nous somme* 

millinrds d'être» burtusio*, reparti» en tToi» con- 

•i. cinq parti"» du monde, 60 Etat». Nou» avon» 

:ruil un million de kilomètre» de chemin» de fer: 

non* possédons quelque 60,000 navires; non» pouvons 

1 .11 faire le tour du monde en 21 jours "t 

par radio en quelque» secondes. Annuellement le coin 

extérieur universel dépasse un milliard et demi 

.!■ livre». De» industrie» invite» récentes, celle de l'auto 

h cinéma investissent respectivement des milliards 

ipital. Et quand nous nous mettons à nous battre 

Otl il tout détruire, sans que nous <ii «paraissions, nou» 

on», comme dan» la guerre mondiale, aligner au 

tableau 10 million» de mort*, autant de blessés el 

1 DO0 milliards de dépense», francs-or. 

Mais quand noun édifions ce sont d'immenses or v 
»»tion». 400 association» internationale», 200 tru»t» 
internationaux, 5 religion» internationales, une Société 

Nation* comprenant déjà 54 Etats. 
Véritablement notre temps est celui du colossal 
4. Il y a lieu de travailler ensemble à l'établùwement 
d'une Statistique Générale du Livre en envisageant à In 
les matière», le» pays, les date», le» forme» et le» 
langue» de» publications. Divers essai» rie synthèse sta- 
■ repris*, dottl h pnniier en date est 
oelui de l'Institut international de Bibliographie. La 
culte de réunir des données exactes est considé- 
rable, mai» un doit y tendre constamment. D'ailleurs, 
donnés» Approximative» val» ni mieux que 1 absence 
de toute donnée. 

Le travail de préparation doit être réparti entre le» 
ra pay» et le» diverses grande» spécialité», La sta- 
tistique présentée ou Congrès International de Biblio- 
graphie en 1910, publiée dans ses actes et aussi dan» 
uîletin de l'Institut International de Bibliographie 
M '1 I I ) , fasc. 1-3. page I, constitue une premièrr 
base. De» formules unifiées et coordonnée» (Tableaux) 
indiquent le but vers lequel il faut tendre. Le résultat 
final du travail et cL ses conclusion», n été présente 
■le diagrammes. 
La préparation d = la statistique générale du livre 
repose »ur le dépouillement des bibli exi» 

lantea, H se combine aussi avec un travail d'inventaire 
de» source» principales à centraliser et coordonner 
dan» le Répertoire Bibliographique Universel. Il s'agit 
aussi de produire une sorte de Bibliographie de» 
Bibliographies choisie, limitée aux grand» Recueils 



fondamentaux de la bibliographie, ta notice de cha- 

■: il n il e U x, étiint accompagnée d'indication» relatives à 
l'état actuel d'achèvement ou avancement, ainsi qu au 
noni'ire des unités enregistrées, Ces recueil» consti- 
tuent les source», toujours contrôlable» de la statisti- 
que elle-même, Llnsiitui International de Hibliographif 
a établi sous cette forme des états statistique» et des 
listes bibliographique» préparatoires. 

î. La méthodologie de la statistique des imprimé» a 
progressé. La Chambre centrale du Livre à Moscou 
a donné se» soins particuliers à l'élaboration de la sta- 
tistique des imprimés ru*»es envisagés «ou» les points 
de vue le» plu* divers : nombre total de» unités impri- 
mée*, nombre des feuilles imprimées, tirage, réédition 
et reproduction, littérature originale et traduction, 
prix de vente, réparation territoriale de la production, 
groupe* d'éditeur» (éditeurs privés, éditeurs scientifi- 
ques, éditeur» d'Etat), sujet traité, répartition de la 
production par groupe* de lecteurs. Chacun de ce» 
point» est examiné sou» quatre aspects différents : 
I" nombre de spécimens imprimés; 2* nombre de» 
feuille* imprimées contenues dans un spécimen impri- 
mé; V tirage; 4* nombre de feuilles imprimée* con- 
tenue» dan* le tirage total de toute* le* publications. 
(N J.nilzky). 

La i-i l'.r des imprimés de R. 5, F. S. R. (Rus- 
sie) en 1926 (N2 page»), dont tes chiffre* de la pro- 
duction des imprimés russe* sont présenté» dan» une 
se ri. dt tableaux analytiques et synthétiques. Les 
questions posées et le» réponse» numériques qui leur 
sont donnée* constituent une remarquable méthode. 
La classification décimal- al ' de cadre aux 

tableaux fondamentaux. (Travaux de M. Yanaitski.) 

6. Les premiers travaux d'ensemble »ur la Statisti- 
que , 1 si livre ont été établis il y a quelque vingt ans 
par le Bureau International du droit d'auteur à Berne 
(M Rôthli*berger) et ensuite par l'Institut Interna- 
tional de Bibliographie, Récemment, la Commisiïon 
nationale de Coopération intellectuelle n demandé 
à |"|. 'de Statistique d'inclure plus 

de données intellectuelles dan» le» cadre» recomman- 
dé» aut administrations, et par conséquent aussi qunnt 
;,,, l;.. r<-. Il rat projet* que l'Institut International de 
Coopération Intellectuelle publie un Annuaire de la 
Statistique Intellectuelle qui réunira notamment le* 
*tat : «tiqut>s scolaire* et bibliographique* de* différents 
pays. Parmi le» récents travaux particulier», citons 
celui fort suggestif de E. Wyndham Hulme t cSlatiali- 
cnl Bibliography ïn relation le the Growth of Mo- 
dem Civilizùti..n. l<?2 » Il ¥ est mi» en ceuvTe 
notamment les données non publiée* /tilleur», rela- 
n l'International Catalogue ,if 5ci<-utilic Litn 
L'ouvrage statistique île Enrique Sparn r Las Biblio- 
rheca» con 50.000 y ma* volumenea. (Cordoba, Ar- 





































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Kentine, 1924)*, demeure une source générale pour 
la statistique des bibliothèques, — Dam le Jahrbuch 
der Deutschen Bîbliotheken 1929 a i:i donnée la carte 
de» bibliothèques si instituts allemand». 

124.4 La Mathé-Bibliologie. 

I. Une place nux mathématiques doit êtro faite dam 
la Bibliologic. Toutes lea science» tendent sinon à 
prendre la forme nvatK Asiatique, tout au moins à re- 
» ■ >ur i r à l'aide des mathématiques comme à une 
méthode dé recherche* complémentaire (physique, 
chimie, biologie, mathématique, sociologie, économie 
■matiques) . L'absr-nce presque complète de tra- 
vaux théorique» de cet ordre n'est pas un motif suf- 
fisant pour ne pas introduire I.? sujet dans le cadre 
rai de la systématique de la Bibliographie. La 



-•-bibliologie se rattache à tout ce qui eot de In 
mesure dit livre (statistique du livre, bibliométric), 

La mathématique constitue un langage. Elle oxii 
In» rapport» logiques entre les fait* objectifs. Dana le 
domaine social, elle est le moyen de mettre en oeuvre 
El d'utiliser la statistique et de la relier, par un sys- 
de relation* exactes, aux lois définies par la 
sociologie. On a montré, par exemple, qu'il est pos- 
sible d'Introduire, l'économie dans le domaine des 
sciences précises, comme une théorie mathématique 
analogue à le théorie statistique des gaz par tsi 
ou même à la thermodynamique en générai. 

On a montré, en un autre exemple, que dans chaque 
nation il existe un rapport mathématique entre les 
prix de détail, le salaire et le nombre de chômeurs. (1) 

II) F. Arnoolil Theuntical ■ tudy of unemplo. 
l tJ 32. 



13 METHODE DE LA BIBLI0L0G1E 



131 Généralités. 






I En général les méthodes valables dans les autre» 
sciences le seront en Bibliologîe. Mais il fout réfléchir s 
ce* applications, en examiner la légitimité, voir comment 
on peut en étendre L'usage et les assouplir, sans en dimi- 
nuer la rigueur, pour les conformer aux exigences des re 
cherche* dans les domaine* nouveaux. 

V. -i.ani «près (nul de sciences, la Bibliolcgie doit 
poser sa méthode de In comparaison de toutes les më- 
iri. B. Expérimentale : le» nouveaux 
livre» C. Historique. D. Déductive. E. lnductive. F. Ma 
■ que (emploi de* symboles). C, Statistique, 
mathématique» ont été primitivement empiriques et 
■ nduclivea; les sciences de la nature bandent à Gei 
comme le* rnaihérnAtkflie* conceptuoliQ» et dcducûves, IL 
y aurait lieu de faire un effort pour traiter la documenta- 
lion à la manière abstraite et de constituer par raisonne- 
ment des système* documentaires qui setont simplement 
l>os*ible*. 

J Le* régie* rli U méthodr consistent et 

■ i llenienl à dénombrer hts divers facteur* intervenant 
dans tf probl&ra* posé et à élucider successivement lin 
fluence de chacun d'eux pris isolément, tous les autres 
étant maintenant invariables. 

Conformément donc à la méthode dan» toutes les autres 
IMcA: il s'agit: al de déterminer le» faits particuliers; 
b) après avoir établi ces faits, de les grouper en une cona 
41 méthodique nu système pour découvrir les rap- 
ports ciitr'cux. On doit isoler les faits pour les constater, 
les rapprocher pour le* comprendre. 

l-a première question esl donc d'établir la manière de 
déterminer le* fait». Elle consiste dan* l'observation di- 



des faits. Mai* le procédé est insuffisant. Beai»"ii|> 
de faits sont passés et ce n'est que pat 1rs traces qu'il» 
laissé dan» les documenta que nous pouvons an tyoh 
connaissance. D'autre part, les faits sont épars avec le» 
objets même de la bîbliologie : le» livres. Il est impo- 
li un homme seul de procéder à l'observation personnelle 
de tous ces faits. Force esl donc d'ajouter ô 
observation c^lle des autres rihaervateurs et de com 
biner les observntinns propres avec des documents rédi 
nés par le* autres observateurs. Observation directe et mé- 
thode indirecte par les documeii' l donc les deux 
moyens d'arriver a déterminer les (ails de la Bibiiologie. 

3. Le* sciences, les techniques et les organisations les 
plus avancées constituent aussi des modèle» dont il y I 

de s'inspirer et de tenir compte pour sa constitution. En *e 
iiivant en toute autonomie, elle peut par ses deside- 
rata, ses initiatives et ipj invention», offrit elle-même de» 
modèles aux autres sciences, technique* et organisations, 

4. Une science complète des fait» et théorie; l'esprit 
d'observation et la spéculation. Ainsi la science lin^m* 
tique par ex. est lormée de l'histoire linguistique (fait) 
■ i de la psychologie lingoj orie). La science do 
cumentaire sera donc constituée : a) de l'Histoire du ! 

et du Document (fait* oli-er-iè») ; b) de leur interprétation 
idéologique : Psychologie, Technologie. Sociologie. 

5. Le Livre est un objet d'observation bibliologique. De 
même qu'un mathématicien, un chimiste, un biologiste 

• tout, dans le» objets qu'ils observent, ne considérer 

fljtie les caractères qui fondent leur science propre, de 
même le bibliologue sait dans un livre ne voir que le» 
caractères bibliologiques en laissant de coté le contenu 
même du livre, le sujet tiaité. Ainsi a Un chimiste 
porte peu s'il analyse les matières organiques du corps 
d'un lapin ou d'un poulet. On a donc introduit la me 



thode de 1 Histoire naturelle un Bibliographie, Qn lui „ 
uS le nom de bibliographie systématique. ( I ) 
Dans 1« 'le 'a nature l'objectif est double. 

description des inius et leur explication ou théorie. Les 
faits ici échappant n l' homme:, il faut leur reconstituer un 
camracntaire satisfaisant Kn Bibliologie l'objet d'étude est 
humains, U n'offre rien de caché, de mysté- 
rieux, mais ici l'invention, l'imagination préfigurant le» 
formel futures est appelée à remplir un rôle analogue à 

nc«flj de la nature; il a agit 
dans les deux cas d'une construction rcientifique. 

6. Ayant décrit et comparé les livres (de loua temps, 

matière, lorine, langue) et les ayant classés d 
diverse* c.iiricfrrjsriques (Sibliologie descriptive. 
Biblioloaie tnéofKJUi I , u dégager ; I" leu possibilités rc 
lativcn diverses pour l'expression des idées (produ, 
conservation, compréhension, diffusion) (Théorie tech- 
lois ïuivânt lesquelles s'est opérée la 
transformation ijr- i ivres au cours des âge* (Evolution du 
| , 3" les applications principales n en déduire (Ap- 
plication*), 

7. Pcrtnrajl -nu, en Bibliologie, s'inspirer de la méthode 

en oeuvre par la Rhétorique et la Poétique. Toutes 

deux cherchent à résoudre en formules et en précepte* ce 

Uns les œuvre» littéraires s paru le plus beau. Le» 

d'eeuvre leur ont servi de base, mais elles ont su se 

rei d'elle* ! n --■ j «l 'n s'élever, pour partir au moins au 

lanK de science rationnelle. C'est que le* chefs-d'œuvre 

étude dcwjuelle* elles se déduisent sont eux-mêmes 

Issus d'opérations logique* et naturelles de l'eaptit humain 

La Rhétorique -t la Poétique, l'art de la composition 

iïre rci_1i(-ichcnl cette suite d'opérations, l'analysent. 

ndent compte de leui valeur et le* traduisent en 

nies lj inudrail étudier similaircment les livres en 

(•ni que formes documentaires. 

8. La dernière opération de 1a construction bibliogra- 
|Ue, c'est de grouper le» phénomènes successifs pour 

arriver à dresser le tableau de l'évolution. L'évolution est 
mie série de changements qui va dans une direction qui 
nom paraît constante. L'évolution est un phénomène fon- 
dameiUal dan;; toute* le» science» qui étudient des êtres 
vivant*. 

Il faut préciser le sens de l'évolution bibiiologîque 

se rattache à révolution de la société et de* usages, faits 

liJférenla de l'évolution d'une espèce animale. [I n'y 

• de commun entre elle» que le fait d'une transformation 

dam un sens continu, maïs le processus de la transforma- 

'ffere. 

Hérédité et Sélection sont les deux facteur» de l'évo- 
lotion des espèce». L'évolution y étant purement biolo- 

(Il (Cole, George Walaon — BibliographieaJ pto 
In BUT Soc of Amer. Paper,. 19, 1914. p. 119- 
— In Bihlïoa. Soc. Transactions, 1912 13, p. 40-53). 
t.leg, _ Whot is bibliography. 



gique, ces facteur* sont purement biologiques. En 
bibliologii-, COmmi en sociologie en général, Je* fait* 
«ont mixte» : partie physiologique, développement de 
l'Homme qui modifie le milieu et partie psychologi 
que (intellectuel). Deux facteur* dominent: a) l'héré- 
dité = tous le* matériaux accumulé* par le passé; 
b) sélection choix fait pour beaucoup de raisons 

entre ces matériaux pour continuer à transmettre les 
uns, à rejeter les autre*. 

9. Le livre sera successivement comparable U un 
mécanisme, à un organisme, il un psychisme, à un 
»ociologï»me. 

132 L'analyse et la synthèse des élé- 
ments. 

On distitiHue l'analyse et la «ynthèse, l'induction 
et la déduction, par suite le* sciences rationnelles 
reposant sur ta déduction et les sciences d'observation 
reposant lui la déduction. Lo documentation est une 
nce d'observation qui, uni ;,.i, .u rivée à l'expres- 
sion de certain» rapporta généraux, se aert de la iul 
ihode déduclive pour en généraliser les donnée», et des 
méthodes d>: combinaison et d'invention pour imaginer 
de* donnée» nouvelles. Les recherche* ont pour objet 
de déterminer les propriété* du livre et du document, 
et moyennant celles-ci, leur nature spécifique cou» 

iinent le* lois de leur action, L'objet de reclu 
est ou la découverte de* causes ou celle de* lois et la 
définition de* types. 

Après avitir décrit et comparé les livres de tous 
temps, pays, matières, forme*, langues et le* ayant 
classé!) d'aptes leurs diic-rsc- itjquea (BiUluv 

logie descriptive, Bibliologie théorique), il y a lieu 
d'en dégager: I" les possibilité» relatives diverse» 
pour l'expression des idées (production, conservation, 
compréhension, J. ((union des idée*) (ce sont les ques- 
tions technique»); 2" le* lois suivant lesquelles s'est 
opérée la transformation dea livres au cour* de* âge* 
(Evolution du livre); i" les application* principales à 
ru déduire. 

L'analyse et la synthèse sont constamment à l'o i 
dans le livra cotrurne dans la science et dan* les langues 
elles-mêmes. Il y a un système, le *y*tème bibtiologi 
que dont le* éléments sont incessamment en action 
le» uns sur les autre* et subissent tous, â chaque mo- 
,. le» influences du total du aystrmr. 
W-jciation des éléments, dissociation, redisitil,- 
dan* dira associations nouvelles, ces trois opérât 
sont continues* Toute forme bibiiologîque partlcul" t 
ou analytique (par ex. l'exposé chronologique ou 
géographique, la disposition des terme* dans la dé- 
monstration, U humiliation de* conclusion» réc • 
latives), en le perfectionnant, agit pour désintégrer 
les autre* formes moins parfaites fixée) dan* ce il 



24 



BIBLIOLOGIE 



133 1 



.synthèses. Toute forme hibliologique, générale ou 
synthétique (par ex. un Trotté, un Périodique) en se 
perfectionnant de son côté, entraîna la transformation, 
non seulement de ses propres formes particulières, 
mais de proche en proche, par imitation et par néces 
UAé de coordination, entraîne les autres formes inté- 
grées dans d'autre» ensemble*. A l'ensemble Je ces 
mouvements, la Bibliologie doit apporter une attention 
spéciale : son étude constitue un point important de 
son objet. 

133 Pluralité des systèmes bibliolo- 
giques. 

1. Les peuplée, au cours de« âges, ont constitué leur 
système bibliologique, suit m- parement, soit par imita- 
tion, soit par interinfluençe, 11 en est ici comme en 
Histoire naturelle. La cellule est au fond de toutes le* 

liions, mais cependant chaque être a pu, à partir 
de l'existence purement cellulaire, prendre une direc- 
tion divergente. 11 en est ainsi comme en linguistique, 
le point de départ n'a pas été le même pour toutes 
les langues, elles se sont séparées dès l'origine avant 
dr suivre leur route particulière et si leur évolution 
ultérieure est parallèle, elle ne coïncide pas entre elles 
dons leur système général. Le* systèmes bibliologiques, 
Assyriens, Egyptiens, Crées, Occidentaux, Orientaux, 
1 imitifs, chaque peuple a donné naissance au 
Ultérieurement, les évolutions ont fini par ae confon- 
dre ou tout aux moins un «yatème, le plus avancé, 
s'est substitué aux autres. 

2. 11 y a donc un « phénomène bibliologiquF :>, 
« effet bibliologique x (le mot effet est entendu ici 
dans le sens de phénomène bibliologique comme on 
dit par exemple l'effet photoélectrique), lt consiste 
essentiellement dons l'application de signes sur des 
supports (en surface ou en volume), 

3. On doit se demander dans quelles mesures le* 
propriétés bihliologiquc* reconnues ici affectent-elles 
vraiment la pensée coulée en forme documentaire ? 
Poux y répondre, il faudrait pouvoir dremer en paral- 
lèle le tableau d'un même ordre de pensée dans les 
divers cas considérés : a) parole improvisée, enregis- 
trée par la sténographie; discours écrit; discours pré- 
médité, mais non écrit; b) récit spontané et conte ou 
roman écrit; c) poésie orale et poésie écrite; d) théâtre 
improvisé et théâtre écrit; e) méditation interne sur 
un sujet scientifique, et exposé documenté du môme 
sujet; f) tradition orale de «ouvenirs historiques et 



annale» écrites; g) recettes et pratiques d'un métier et 
doctrine professionnelle écrite. 

4. Il y a lied ; 1" d'observer directement le» faits; 
2" de les noter, de les décrire succinctement, de les 
rtorier: î* de les analyser sous tous leur» aspects, 
de le» disséquer; 4' de découvrir un rapport commun 
et constant liant tous les faits, prélude indispensable 
à l'élaboration de toute loi, à l'explication et à la dé- 
termination de la causabilité, 

3. Il y a deux manières différentes de pratiquer la 
comparaison : I" pour en tirer des loi* universelles; 
2" pour en tirer des indications historiques, 

6. Une science avancée est faite d un ensemble de 
principe» fondamentaux qui ne sont plu» discuté» par 
les savants; d'un système de vérités établies, de lois 
démontrables et vérifiablea experimtEiinlr.-m.-ut. Mais 
le premier aspect d'une science, disait K.n.l, est un 
louillis de phénomènes {Gewiihl der Erscheinungen), 
une rapsodie de perceptions (Rhapsodie der Wohr- 
nehmungen). Ainsi à la base de toute connaissance, 
il y de» descriptions ; i" bien exactes; 2" faites en 
termes compréhensible»; 3" mesurée*:; 4" classées. 
D'où l'on s'élève à la considération des rapports géné- 
raux existant* entre les éléments de la science envi- 
sagée el qui ont eux-mêmes été déjà décrits, dénom- 
mé* et mesurés. 

7, Toute méthode {meta-ados, chemin vcis) s'exprime 
complètement dans un système el elle repose sur des prin- 
cipes. 11 peut y avoir des systèmes divers et même iimn 
breux, comme autant de chemins conduisant au même but 
et coordonnant les mêmes données que dégagent la pra- 
tique ou les discussion*. Plusieurs systèmes aussi peuvent 
ne pus rire opposés de principes, ni même de méthode», 
mais exprimer seulement les différence* d'étape* et de 
phases quant à leur élaboration. 

134 Méthode d'exposé de la Biblio- 
logie. 

Deux méthodes d^ns l'exposé sont possible». Ou bien 
traiter séparément en trois parties el même en trois ou 
vrage.» disluict» : I" la Bibliologie; 2" la BiblioU-chtiii- ; > 
les Règle*, recommandations arrêtées ou préconisées par 
l'organisation m le de la Documentation. — Ou 

bien traiter simultanément de ces question», dans Le* ca- 
dres d'une classification unique dont les divers points 
seraient envisagés chacun à ces divers pointa de vue. 

Dan» le présent exposé, on a combiné le* deux 
méthodes. 






14 



PROBLEMES GENERAUX 



25 



14 PROBLÈMES GÉNÉRAUX DE LA BIBLIOLOGIE 



Coran» tout* science la bSiulioloeie a un pioulèint (on 
. :cnt cousu imnmi Ujuh les 
eiiurts. l'uinquc le document cous.;, iicuictil en 

un mécanisme de transmission de la penaec pur i 
turc il i.i lecture, ce problème peut être ex punie en. ces 
nrrmc» aj Lire lu plus granoe quantité, bj dan» le muni 
die temps, c) avec le minimum de peine cl de fatigue, 
a) le maximum il assimilation, e) le maximum de mémo 

iuiii tie lêùcticii ui'.ehetlucjlc (travail 

\iuium à agrément, 
L I Ee**ex la. bsbliologic ii importa di 

«y*témati*er et d'étendre le» recherche, 

I I II' eut sguveiil gui ■ 

complète», vague*, livrées par le Imsord plutôt an CBOÎ 

lies, 

ion» toujours plus précise*. La 

ivcr ce sont les Je» documents. 

Mais ri ne sullit pa* qu ils soient déposes dans les Ui 
hliothèques, il (sut encore qu ils y paient examiné» du 
point de vue Libliologique (la fo,m,e| qui est tout d 
rein du point dr vue scientifique (le contenu). Il faudrait 

rai» laboratoires ou ptti 
travailla d des ■ bibhologues » exercé: 

' 'iitétinux cl les instrumenta d'étude. Les probl- 

il commun et résolus pal la coopérn- 
' ne. 

141 Problèmes pratiques. 

«•«M directement pratique le problème 
merrtatura a deux aspects, l'un 
de fond, l'autre de forme, 
al Quant au /ond. 

La documentation n'est que le troisième terme d un 
,sance. Document. En consé- 
quence, lu De* , pDUI j }m blème fondamental 
*" '" tfeode* piopres. à dégager de l'amen 
tellement des document, le* vérités or.ginnlcs, impor- 
tâmes, non | placfai dans le cadre système 
es «ciences. Ce problème n'est pa a sana analogie 
celui de La tatoJluioie. qu, B pour objet une méthode 
!""" •epaxet d< |„ gangue te* minerais dont le titrage 
est olus ou moins élevé. 
b) Quant à ta /arme 

Le document n'c.l que le moyen de transmettre des 
donnée, informait, a la connaissance des intéresse,. 
<?"'. éloigné, dan. le temps et dans l'espace, ou dont 
tojpnl diw UM l( , baaofa „„.„, | uI mOBttt ^ , 

Si "" ron «^ u ™«- I» document,,^, 

<■ à «ealiscr au maximum pou, l'homme des coiiditirm» 
°™ la limite à atteindre. so it l'unique. 
«onnai»» at)ce intuitive. Ces condition» sont idéale,, ét,„t 



bibles à atteindre puisqu'elles sont celles-là où est 
le pur esprit, Mais on peut le tenir comme . 
tioiis-tendance* 

Le problème est donc de chercher le perfectionnement 
du livre en lui-même (rapidité, richesse, extension, prix. 
rie ). le perfectionnement de chacun des éléments 
analysés, et le perfectionnement des substitut, du livre, 
c esl-à-dire de* aubes moyen) d'atteindre ie bul, des au- 
tres organes capables dVxenrr la tirènie fonction. La 
Documentation es) pari d'abord Hu livre tel qu'il eta.il 
auteurs n le* éditeur* et elle a cherché à 

l'organiser. On doit m pr> rpei maintenant d'étudier 

al du livre et sa ré 
généra] cl ne, Ce mouvement soulève 

une suite de problèmes qui s'écheicrancet ainsi; 

a) La Bibliographie et In Bihliothéconomïe : Traitemeul 
des livres reçus tout lait», bl La Publication, Les types 

ncls de publication* et In règle pour les établir 
c) La structure d'une science : La manière d'ordonner et 
de systématiser l'ensemble de* donnée* relatives à 

ce. d I La classification générale des connaissances : 
la manière d'organiser le, rapport» entre te* diverses 
sciences, e) La synthèse scientifique: principes, loi 
méthode* devant détermine! al dominer le* données d. 
chaque science particulière. 

La Bîbltûlogle doit envisager successivement ce* d 
questions : 

11 '•' i!-.'- '"■... produit nu cours des ftget 

qui continuent h être puUU queUel caractéristique. 
nelfe», graphique» et intellectuelles présentfin-ils. et 
comment ces divers élément, «ont-il» capables d'exprimer 
des data intellectuels? 

b) Réciproquement, étant donné le* data intellectuels, 
quels éléments matériel» srnphiques et intellectuels sonl 
les mieu, appropriés pour htir expression bibliologique et 

reatabe ? 

4. En résumé, le problème pratique fondamental de 

la documentation peut a n,- Formulé en ce» 

terme* : 

â) Coraïuf-ii toute pensée qu'alla «oit intellectuelle 
pure, sentiment et émotion, ou tendance» et volontés; 
qu'elle se réfère au moi ou au non-moi. comment 
toute pensée peut-elle s'exprimer au moyen de docu- 
ments, c'cal-à-dire de réalité* corporelle* et physiques, 
incorporant ou supportant le* dites données de la 
pensée a l'aide de signes ou de formes ou d'éléments 
'-nciés perceptibles par les sens et reliées k l'esprit 
par une correspondance. 

hl Comment le* ■ ta de toute e*pèee, pris 

individuellement, ou clans leurs parties, ou dans le» 
ensembles et collections qu'ils constituent, peuvent-ils 
réaliser au maximum cette expression en au confor- 



26 



B1BUOLOGIE 



142 



niant à certains principes, certaine* dispositions rai- 
lonnéei et coordonnera. 

c) Conimenl comprendre la pensée de l'auteur 
exprimée graphiquement, en le moins de temps pos- 
sible (vitesse), avec le moins d'effort possible, c'est à- 
dire avec le maximum d'efficience (quantité, qualité). 

d) Comment dans l'élaboration du livre opérer 
l'union de tous ceux que la division, conventionnelle 
au historique, du travail, semble avoir séparés (coopé- 
ration, rapprochement ). 

e) Commenl obtenir un accroissement de 1 
eience Lotnle du livre d'une part en | niwnt 
chacun des éléments composants du livra; rTsUrtr» part, 
en dégageant, de mieux en -mieux, le but total et final 
à niteindte de» buts particuliers et de cita» 
cune de» partie». Et pour ce faire, comment se fonder 
sur les moyens traditionnels, ou invrntei de* méthodes 
et de» moyens nouveaux. 

142 Problèmes théoriques : La Biblio- 
logie pure. 

I . La question se pose d'une bibliulogio pure, con- 
çue à la manière de toute science pure, reposant sur 
quelques concepts fondamentaux, dont dan» toutes les 
directions seraient déduites toute» les conséquences 
logique» el les possibilités imaginables. Sur de telle» 
bases on a créé par exemple une muTlH-iiiLilique pure, 
une physique pure, une économie pure, us droit pur. 
On pourrait appeler du nom de Mêla-Documenta- 
tion ou Documentation pure les forme* les plu» hautes 
de la documentation. On affirmerait aussi ce fait : 
qu'il ne faut se laisser arrêter dan* le raisonnement et 
l'invention par le désir seul d'abouti] ■ des résultats 
immédiatement pratiques et généralement applicables, 
mais pousser sans cesse plus loin. L'algorithme mathé- 
matique n'est pas à l'usage de tous; la mesure des 
• omettes physiques s'opère par une instrumenta- 
tion compliquée (pi'.r exemple celle de la lumière, celle 
du pendule). On connaît de même des conflits extrème- 
! confus pour lesquels le juge ou l'arbitre n'ont 
ijur faire de» dispositions toutes populaires du mur 
mitoyr.i 

La documentation pure doit revendiquer la possibilité 
élever aussi haut que le peuvent le» facultés, non 
de tous, mai» de quelques-uns, d'aboutir à de» trans- 
criptions documentaires rares ou unique», des cumbi- 
naison» de documents compliquée» et inusuelles. De- 

asj fort probable, saura simplifier, généi 
et tirer de l'utile de ce qui aujourd'hui serait simple- 
ment vrai r! rationnel. 

2, Le précédent des mathématiques est remarquable. 
Jusqu'au XIX* siècle toute investigation mathématique 
avait son inspiration et son importance seulement en 



fonction des problèmes pratiques posés depuis les dé- 
buis de la p-n«ée .humaine ou en (onction d<*« nou- 
velles découvertes et invention» de la Physique. En ce 
sens la mathématique était la servante îles autres 
science». Mais à partir <hi XX" siècle, sur la base du I 
patrimoine de résultais accumulés par le» génies syn- I 
:u*s de Newton, Euier, Lagtange, Causs el lant I 
'«#, le» ma'hcruatiques «afferment un édifice I 
logique el indépendant- La critique le» libère de toute 1 
dépendance de l'intuition et elle-même, sur la baie de 1 
ses propre» concepts et poslulats indépendant», éta 1 
htit un système de théorie logique toute enfermée en 
soi et n'ayant aucun b''**iin dr? reposer sur ce qui n'es) 
(MU «dit ml 

3. Une Bibliulngir pure pourrait êttr édifiée sur la I 
base d'un DODCepI composé des quatre éléments sut 
vants i a) la représentation du monde; b) par un iyi | 
terne de »igne»; c) sur des supports pratiques el nui 
niable»; d) donnant lieu à des en registre menti qui 
puissent être conservés, communiqués et diffusés. 

On pourrait établir par le raisonnement logique 
toutes le* possibilités inhérentes aux quatre terme», et 
à leur combinaison deux à deux, trois à trois, quatre 
à quatre. La représentation du monde serait étendue 
Ile du monde réel et du monde idéal. Quant aux 
signes, on envisagerait les signe» visibles et les signes 
audible», le» lignes abstraits et concrets, le» sign 
fixes el le» signes en mouvement. Le support «erail 
envisagé sou» le rapport de» diverses dimensions 
deux (surface), trois (volume) el du mouvement 
(dynamisme) La communication serait envisagée 
place ou â distance, et comme s'adresaant aux divers 
type» d'intelligence destinés à la recevoir. 

4, Dans le cadre de la Bibiiologie pure — cadre 
abstrait, sans cesse élargi par la critique, la déduction 

, i l'iiiiiiu tiini — trouveraient donc place toutes le» | 
liions existantes ou ayant existé, c'est-à-dire (OU* 
pas de livre» et de documents. Ceux-ci ont vu le 
jour dans un certain lieu, à une certaine époque et 
ont traité dune certaine chose individualisée. La Biblio 
logie pure aurait pour caractéristique d'être dégagée ] 
de ce» trois mode» de contingence pour ne retenir, de» j 
donnée» concrète» el réalisées, que ce qu'il y B en elles . 
de généralisabte. 

■i PouTra-til arriver un jour à La Bibliologie ce qui est 
advenu de la Mathématique? Une transformation radicale 
de celle-ci s'est opérée au XX" siècle. Elle était d'abord 
La moyen auxiliaire pour la seule description quan- 
lilntivi- îles phénomènes el non essentiellement pour l» 
conception quantitative des phénomène». Elle a été promue 
malmenant à In dignité d'élaborer le» nouvelle* catégo- 
rie» de p*n»ées nécessaires pour la sy«iématUation logique 
el pour ta t conctpttbililé • même de nouveaux phéno- 



sui 



I « 



RAPPORTS AVEC LES AUTRES CONNAISSAIS ES| 



27 



(nouvelles conceptions du temps et de l'espace; 
million de» phénomènes de gravitation, expression 
de la catégorie causale). Une transformation iui.iW,ti>: en 
Bibliologie pourrait se concevoir, mai» en sens inverse. Le 
document jusqu'à ce jour est e*Beatieûe*n«U descriptif de 
qualités. Un peilectionncment de» catégorie» bibliol t;i 
que* pourrait tendre ver» tel» détail», ver» une précision 
et une telle corrélation des parties avec le* ensembles 
qu'on approcherait de la description quantitative par une 
autre que la mathématique elle-même, Ce serait le 
eus notamment avec une classification «cientifique expri- 
mée eu indice» ordinaux dan» le» cadres de laquelle au- 
raient piï* place les donnée» scientifiques et grâce à la> 

quelli i traient être opéras mécaniquement de» rappto 

chemecït.i. des décompo litions cl des compositions d'idées. 
D'au 1 " parti dam» l'évolution humaine, on constate les 
quatre phases : sensations, intelligence, langage, écritiire- 
documenteliun. Sans le langage, l'intelligence n'aurait pu 
se perfectionne! . sans récriture-documentation le langage 
serait demeuré dan» un état inférieur Or. de même que 
par le langage] le» catégories de la pensée se «ont consti- 
tuées plu» fortement et plus pleinement, de même en 
pointait il être avec une documentation a un stade plus 
nuancé. Pnt m n moyeu, on entrevoit la possibilité de 
doter un jmir lu Pensée de nouvelles catégories élabotées 
proeewu» indirect du document à U manière dont 
In mathématique contemporaine a elle-même élaboré de 
les catégories de pensée. 
fa Lursqn'ArisloTr iziêa sa logique. Athènes était en 
à un mal Intellectuel redoutable. Les Rhéteur» y 
prétendaient pouvoir indifféremment prouver le faux et le 
vrai, l'utile et le nuisible. Plu» tard, après le» abus et les 
déviations de la scolastique vint un temps où la Logique 
I procédés furent profondément méprisés, La faute 
est pas à l'œuvre d'Atistote qui est demeurée im- 
mortelle, mais à celle de ses successeurs qui en mecon- 

1. -|.,n Le chaos du livre et des document» ap- 

pelle rie nus ioura une science qui obvierait au mal de la 
documentât ion devenue désordonnée, répétitive, contra- 



dictoire, un mal comparable sou» certain» aspect» à 
de» Rhéteurs dont Aristolr finit par triompher, Cette 
science aérait puni l'ordre il mettre dans Ira documenta 
le prolongement de la Logique, qui est la science de Tordre 
à mettre dans le* idée:,. Quel» que soient le» abus auxquels 
donnera lieu Infailliblement la nouvelc 'cience. »on utilité 
et sa nécessité «ont incontestables. 

7 Lej transformations (ututea des livre». — Par une 
ascension extrême, ou arrive à concevoir presque une 
aoctjmenratii.ri sanj documents. Y pourrait conduire une 
généralisation extrême qui rappellerait dans ce domaine 
la marche qui a conduit les mathématiciens a ce cjl 
pourrait appelai une mathématique sans nombre ni Aap 
Les géomètres, ru transportant des élément» géométriques 
vulgaire» dans des e'pacea de plus en plus complexes, 
onl conduit a des géométrie* généralisées dont cellt- vul- 
gaire, la géométrie d Euciide, ne serait qu'un cas parti- 
culier. Le» elgébristes ont construit des arithmétiques gé- 
néralisée». (I) 

Le document élémentaire correspond à la pensée dis- 
cursive. Il »rt d'appui A cette pensée en lui permettant 
un développement explicite de plus en plu* étendu et 
abondant. Le document du degré supérieur qu'on entre- 
voit correspondrait n la pensée intuitive. Il dépouillerait lr- 
document élémentaire de ses propriétés fondamentales, 
physiques et psychologiques .pour le sublimiser et réduire 
à peu de chose et son aulvîlretum et la série enchaînée 
de ses signes. Quoi t Comment? C'est difficile a formuler 
dès maintenant. Disons que la musique réduite à de 
purs ton», n'ayant peut être jamais été noté* en peut 
donner quelque pressentiment : qu'aussi la radio agissant 
• ubiquiqucinem - audible ô volonté, venant subitement 
emplir de se» ondes ou l'en vider, un espace donné, 
celui à notre portée et par la seule pression d'un bouton. 
Dînons que la musique et la radio nous permettent ici de» 
anticipations bien que difficiles à pousser au delà de leur 
simple énoncé. 



(I| Harns Hancock. — Toundation of (he theory of alge- 
bric number», 1931. 



15 RAPPORTS DE LA BIBLIOLOGIE AVEC LES AUTRES CONNAISSANCES 



La Bibliologie, comme toute science, a de* rapport* 
avec le» autre» connaissances. Ce» rapport» sont dan» 
deux dtreclion» : elle leur emprunte et elle leur donne. 
Le» principales connaissances avec qui de tel» rapport» 
existent sont lu Linguistique, la Techniilfiii' . la Logi- 
que, la Psychologie et la Sociologie. 

Mai» i) v a aussi J cs rapports tout à fait généraux 
avec I ensemble des connaissances et de la science 
■ ie telles et c'est sux qu'il y a lieu d'examiner tout 
d'abord. 



151 Corrélations Générales. 

Le* rapporta entre les choses, ceux entre les sciences 
qui y correspondent sont en principe des rapports 
mutuel». On a donc * Logique ; Livre > et < Livre : 
Logique ->, Psychologie : Livre» et «Livre : Psycho- 
logie», < Technologie : Livre» et «Livre : Technolo- 
gie», «Sociologie; Livre» et «Livre: Sociologie*. 
La mutualité de ce» rapport» s'exerce cependant, en 
chaque cas, suivant deux direction» différentes. Ainsi, 
il y a lieu d'envisager les influences de la Logique sur 





BIBLIOLOGIE 



I 



152 



le Livre, mai» inversement celle» du Livre sur la Logi- 
que à laquelle il est venu apporter un instrument 
propre à des démonstiatïom rigoureuses ei enchaînée* 
en vaste système, (Par exemple qu'aurait été la Lo- 
gique en œuvre dans la géométrie si elle n avait pu 
s'exprimer dans 1rs Vlll livre» d'Luclide). De même le» 
influence» currclalives du Livre >ur la Psychologie 
(formation de l'Esprit) sur la Technique (signification 
claire donnée aux choses produites) sur la Société 
(extension cl précision du lien »ocial), manière dont 
le livre réagit sur les phénomène» sociaux, en parti 
culier, action du livre sur un public ou une loule dis- 
persée et réciproquement. 

Une formation systématique des termes pourrait 
exprimer clairement ces corrélations dan» les deux 
«eus. On dirait Logique, Paaeiio/ogie, 7*ecnnofogic et So- 
ciologie bifWi'uloRiquei. On dirait corrélativement flibfio- 
Jogie, logique, psychologique. Iccnnofogique et sociofo- 

152 La Linguistique ou Philologie 

Bibliologique. 

I Le» rapports de la Bibliologie et la Linguiatique 
constituent ce qu'on pourrait dénommer la Philologie 
bibliologique. Celle-ci a pour objet de montrer com- 
ment, à l'origine, s'est opéré le prolongement du lan- 
gage dan» le signe, après que la pensée elle-même 

- Latent, idée) I fui frayée un chemin 

Battéfii m pal ce même langage, comment la longue a 
trouvé dan» le livre le moyen de se fixer et progresser 
jusqu'aux (ormes complexe» de la littérature, comment 
elle continue sans cesse de se développer par plu» de 
livre», par la nécessité d'incorporer plus de pensée» 
dans plu» de document», comment à cette fin elle pro- 
cède sans discontinuer à l'amplification du vocabulaire, 
de la iii.m-nclature, de la terminologie. 

2. Le» systèmes phonétique», les systèmes morpholo- 
giques, le» systèmes psychologiques du langage sont aussi 
complétés par un système bibliologique. Les travaux pool 
suivis depuis plusieurs siècles «ur le» langue». Les 
de grammaire comparée sont une indication de ce qui 
peut Être attendu dea études sur le» livres. On a envi»» p 
d'abord de classifier les langue» envisagées successive- 
ment c divan point» de vues, pui» envisagée» dan» leur ru 
semble. On a examiné ensuite l'évolution de chaque 
groupe s\ 3e langage» à travers le lemp- 

la marche qu'il a suivie et dû suivre. D'où de» étude» du 
point de m»- étymologique .-t ginéalogicroe, des études 
dans le» troi» parties bien distinctes du langage-, la phoué 
tique, la morphologie, la syntaxe ou partie psychologique. 
Les Formes lubliologiques étudiée» d'après des méthodes 
analogues fourniront de» résulta!» non moins remarqua- 
bles. 



I testes pour l'étude des langues offrent de» élé- 
ments précieux. Pour les langue» anciennes les fait» »e 
lussent observer seulement avec leur aide. C'est sur des 
document» écrits qu'on observe par exemple l'altuiue, le 
gothique ou le vieux slave. On peut aussi déteu 
l'étal d'uni i un ceitain moment, dans certaine» 

condition» cl l'examen dea textes est alors le substitut de 
l'observation directe devenue impossible. Mais la langue 
écrite est bien loin d'enregistrer exactement tous le» chan- 
gements de la langue parlée, il y a de» différr -n«> *» 
riables suivant les individus et leur degré de culture. Oi. 
les langue» romanes n'ont pas continué le latin littéraire, 
maïs surtout le latin vulgaire. Le» textes d'époques diver- 
ses fourniment des états de langue successif». Les 
changement» essentiel» auxquels est dû le passage du 
[yp e |,i,: , , .en au type roman, du III" «lècle 
au X' siècle après J.-C. trouve ta trace dans les matiunn lots 
écrils. Mai» la transformation de» langues s'est faile aussi 
hors des texte*. La Linguistique fait »es mpprocliements 
e.i posant une I langue nommant i initiale (Uraprar I..-I 
Chaque fait linguistique (ail partie d'un ensemble où tout 
se tient (système linguistique). On rapproche donc OOT 
pas un Fait de détail d'un autre fait de détail, mai» un 
système linguistique d'un suite système. 

4 Dan» chaque région il y a un groupe de parle- 
eaux de même famille et une langue écrite, lan fe; i 
civilisation qui sert à tous les usages généraux, aux rela- 
tions avec l'ensemble du pays et qui est la langue du 
Gouvernement, de l'école, des administrations, de la pres- 
se, etc. En pareil cas. la langue écrite a sur le» perler» 
locaux une forte influence (II. Ainsi en France. Au 
V* siècle avant J.-C. en Grèce, presque chaque localité 
grecque avait son parler propre alors qu'à partir de celte 
époque l'action de la langue uénciale de plus en plus 
forte élimine lej unes après les autres les partlclll 
locale» et un.- langue commune fondée sur l'usage «ttiqui 
se répond sur toute la Grèce. Cette observation éclaire la 
notion de « langue classique ». 

5. Il advient qu'une population toute enlièle sans voit 
renouveler sa population change de langue. C'est le «a» de 
l'Egypte oii api."- avoh persiste" durant encore 4.000 an» 
de» périodes historique», l'égyptien est sorti de l'usage a] 
a été remplacé par l'arabe. Sur le territoire actuel <i. la 
France, le aauiois a dû arriver avec la conquête tell 
durant la première moitié du millénaire qui a précédé l'ère 
chrétienne ; pui» il a cédé la place au latin aptes la con- 
quête romaine On ne peut donc pas identifier un payi 
avec la langue qu'on y parle, ni inversement une langui 
avec un pays. Cette observation a son importance dans 1' 
classification île» document». 



(I) A. A. ME1LLET: La méthode comparative et lin 
guislique hijtoriqae. p. 73. 



153 



I 



Si h [OU »GIE B1BIJOU iGIQUE 



29 



6. La Parole. — Antérieurement à tool livre il y a 

■,to\c et celle-ci coexiste parallèlement au Livre- 
La vie en commun, la civilisation a besoin de la 
parole : entretien, communication, accord, ordre, aver- 
enacigneinent; ta Paroi* 1 dans les maisons. 
lîorte, les bureaux, les ateliers, les administrations, 
1rs assemblées, le» conférences. 

I.r' ir-le.phone c'est la parole portée nu loin. Il y a 

( Journal Téléphoné », Le radiophone est aussi 

iode de transmission de la parole. 

Le langage offre Un cinq degrés suivants dans 

]'■*•* belle de l'ordre mîs dans les pensera exprimées : 

nier; b) Conversation; c) Débat; d) Cours et 

i -i.iili'-rence» d'après de» notes; e) Théâtre d'après un 

librotl a 

retrouve dans te» [ormes bibliologique» les équi- 
valents des formes parlées. Ainsi, la conversation, l'in- 
gatoire (interview), dialogue, le récit, le débat. 
1 La Conversation ressemble au chant Le chant 
ul à un besoin organique tout autant qu'intellec- 
tuel. On chnnte pour chanter, et cela sans un but 
même, on peut converser par le besoin 
physiologique et psychologique de parler, et non point 
informer, décrire, prouver ou persuader. Il est 
vrai que le chant ordinairement exprime les sentiments 
pltia élevés et que ses paroles traduisent des idées 
forme poétique. Au contraire, la ronver-n. 
: ■ ui se trouver terre à terre et formuler les lieux 
OOmmuns les plus ordinaires. 

■ us furent très importants au XVtlI" siècle. 
Piua mondains et littéraires avant 1750 fie» bureaux 
d'esprit), ils servent dans la dernière moitié du mècle 
surtout k ta propagation de» nouvelles idée*. La Cour 
■ eaux de la duchesse du Maine, les salons de Mme 
1 kmbert, Mme de Teneur, Mme Genffrin (rendez- 
vous des encyclopédistes), Mm- •!.■■ ' ■■ 'f.mil i I Mil-- il 
Mme Neeker. 
H I improvisation est restée l'essentiel de 1 art oïl- 
L'improvisation lui à l'origine de la poésie. Il y 
I alors uniformité des tournures, simplicité des 
mes, licences nombreuses du langage, le» aimées 
savantes de l'Egypte, les rapsodes des Grecs, le» 
barda* d'Ecowe, ici smlrles du Nord, les trouvères et 
le» troubadours, on) eu, h des degrés divers, le dan de 
l'ion. Chez les peuplades sauvages qui exis- 
teut encore aujourd'hui, on peut entendre de» impro- 
visation». Les tnbus nègres elles-mêmes se réjouissent 
aux chants improvisé» de leurs griots, 

lu progrès du temps et des langues qui s'en- 
"Snteaanl ,-l se compliquent, l'improvisation, devenue 
da la place aux ceuvres plus travaillées et 
I par disparaiire [>v, moins elle cesse d'être le 
mode même de la poésie et n'-n fut plu» qu'une parti- 
cularité, en genre inférieur. 



En musique, l'improvisation n*o»1 généralement 

qu'un jeu d'esprit. La distraction d'un grand artiste 

dont 1 imagination féconde est aidée par de longues 

tl nue insommé». Beethoven. Mozart, 

nul até de grands improvisateurs. Toutefois, une im- 

iaation si brillante, ni etOZuiainte q-ti elle toit, n'at- 

I .\ jamais à la huuleur d'une œuvre mûrement 

réfléchie, élaborée avec amour et dans te silence qui 

convient à l'enfantement d'une véritable création. 

L'orgue, sa raison et »e» conditions matérielle» exigent 

l'improvisation. 

9. Lb tradition, scientifique ou autre, continue à 
.■m 05 un grand rôle, L"e»l la transmission des con- 
naissances, elle s'opère non seulement h l'intermédiaire 
des documents, mats (ans documents, par la parole, 
le» objet» ou les acte» de l'habileté professionnelle 
(apprentissage, éducation). 

153 La Sociologie Bibliologique. 

1. Les rapports de In lîililiologie et de la Sociologie cons- 
tituent ce qu'on pourrait dénommer la Sociologie hiblio 

togl'l 

2. La sociologie est la science des phénomènes sociaux. 
IJr où deux ou plusieurs hommes sont en présence il y a 
phénomène social, De nos jours une science générale 
s'est constituée embrassant toutes les disciplines qui éln- 
. Ii. ni le» phénomènes sociaux, c'est la sociologie, 

. I ii. n- unît dans la société; ce sont les circonstances 
■ le tempe <-i de lieu de la Société qui lui donnent s» phy- 
sionomie propre. Tel Livre eût été impossible « concevoir 
et a publier avant tel moment ou en dehors de tel pays. 
Le* circonstance» sociales sont celles qui déterminent les 
forme» de la coopération Intellectuelle ou matérïrllr et les 
1 dites commerciales ou autres selon lesquelles s'opère 
In diffusion des écrits dans le corps social. Pour les étu- 
dier dons leur véritable cadre, la Bibliologie emprunte à ta 
Sociologie ses données fnudarnenLalefl, Invetsement elle lui 
apportera les conclusions cl ordre social de ses propre? 
■ligations. 
4. 1 ,a Sociologie d'aujourd'hui a mis en lumière ces 
Irais principes: I" Ln Snriélé humaine: est une totalité et 
rhiu|iie phénomène partiel s'y répercute sur tous le» au- 
tres ; 2" Toute chose particulière dans la vie sociale est à 
considérer en fonction des autres: la notion des fonctions se 
substitue à celle des cause*; 3" Le point de vue prévalant 
dos lors doit être celui ci de la relativité Ces principes sont 
troi» corollaires quant a ln documentai ion, considérée 
comme expression de ln pensée sociale: I" Ln Documen- 
Uiin.il est une totalité; 2" Les facteurs agissant dans 
chaque dormaine de la documentation sont a considérer 
comme des fonctions dépendant le» unes des autres: 
3 S La valeur intrinsèque et extrinsèque (fond et forme) 
de la documentation est elle-même soumise a la relativité. 



30 



BIBLIOLOGIE 



154 






5. Lu conception nouvelle se fait jour d'une justice ef- 
feciivc, d'une Baillé contrôlée, d'une économie dirigée, 
d'une politique scientifique, d'une Intelleciunlité largement 
coopérative. C'est la mine ô contribution de tout l'en- 
semble de» résultat» déjà ncqui» par 1rs sciences el de» lé- 
sultal» qu'elles obtiendront demain. Il y a eon»équem 
ment un rôle immense enlicvu pour la Documentation 
puisque la collectivité humaine, étendue jusqu'au degré 
mondial, ne saurait pratiquent, m étante son action, In 
poursuivre régulièrement, la prolonger dan» toute la sphère 
internationale qu'en usant des documnets. 

Dans cette conception nouvelle de la société qui lent! 
a prévaloir, toute réalité si petite soil-elle, apparaît fonc- 
tion de toute» le» autte* réalités existantes. C'est des loi» 
une harmonie et un équilibre permanent qui e*t a re- 
chercher entre elles toutes, et ceci n'est possible que uni 
une documentation de plus en plus perfectionnée (l). 

11 faut attendre de» événements mêmes certains effeti 
psychologiques. Us doivent conduire a une claire « 
chel tous des exigences de notre époque, C'est à I infoi 
maticm documentée mise sous les yeux du public à accé- 
lérer ces effets psychologique», 

L'Intelligence de la Nation doit être mise en couvre en 
même temps que celle de ses mandataire* et de leurs or 
d'exécution Tout citoyen a sn responsabilité; il doil 
être entraîné à agir. Parmi 1rs idéci nombreuses et con- 
fuse*. Il doit être rendu liabili- n clarifier et à choisir entre 
Il doit s'exercer n l'acte et sortir du chaos ou il se 
débat. 

n Examine! » à quoi correspondent les problèmes, dans 
l'espiit des peuples et des hommes d'Etat, les pensées, les 
projets, les raisonnement» auxquels sont suspendus le des- 
tin, la prospérité ou la mine, la vie ou la mort de» Hu. 
main». 

Point ne suffit que des hommes, des groupes, des arga- 
niantiona travaillent à dégager et dire ce qu'il faut faire. 
C'est la masse de» citoyens qu'il faut loucher. Leur infor- 
itton est nécessaire, afin qu'averti», ils fassent vouloir la 
coopération et contraignent à passer à la réalisation Tout 
cela m«t en lumière le rôle de la Docnmenloiiofi dons la 
Société. 

6. Dans l'Evolution. le rôle du livre à un cer- 
i -nu moment est devenu capital. Améliorer le livre c'est 
améliorer la civilisation, terme global sous lequel vien 
nent te rnnger tous lea élément» qui composent In société 
On constate que révolution du corps de l'homme est de- 
venue à peu près «tntionnaîre depuis les temps historiques. 
Il n'y a guère eu de changements dons se* organes, ses 
membres, ses scn». Mais il s'esl constitué comme un pre- 
nnent externe de sa personne. L'un, l'outil prolon 



(I) Paul OTI.F.T: ni Consrrfuiion moniiiale. ! Q I7: lil 
Programme mondial. 1932: c\ La Banque mondiale et le 
Plan Economique mondial, 1932. 



gemenl de sa main (main-outil), t'nutr..-. l« hve. prolon 
gemenl de son cerveau (cerveau livre). Il y n là une sorte 
de développement exodermique opposé au dévetopprmen- 
cndodeimique (hors |et limites de l'enveloppe cutanée du 
corps). Ce qui fait penesr à ce que le» métapsychicien* 
appellent ectoderrne. Perfectionner le livre, c'est perfec 
linnnel l'Humain" 

154 Science ou Logique Bïbliologique. 

1! y a lieu de remonter h la conception synthétique n «e 
faire <le toutes choses (Universnlisme). A cet ellel le» 
lion» fondamentale* sont à rappeler. I" La Réalité 
objective (l'homme et la sociétêl. 2? Lo Pensée qui cher 
I ne représenter celte léalilé et qui l'associe Ji la 
ieelive du moi, î» L'Expression el la formula- 
tion de cette pensée, soit par le langage qui est fugitif, 
«oit par «s signes, l'écriture ou le dessin, en des docu 
menl*. Le Livre à caractère scientifique peut donc 
tenu comme déformation» auxquelles ceux-ei sont soumis 
D'autre patt la classification des sciences distingue : 
Les connaissance», d'abord toutes confondue», sans ordre 
et d'ailleurs lort élémentaire», se «ont ensuite successive 
ment spécialisées a l'extrême. Nous sommes entrés dans 
une période de synthèse où la corrélation de toute» les 
sciences eat revenu* ■« pn-mier plan des préoccupations 
Il y a donc lieu d'envisager te» sciences bibliobgicrues 
au rafale poinl de vue. Les corrélations seront de dextx 
ordres: I") M qu'elles empruntent aux autre» science*. 
2") ce qu'elles leur apportent. 

La Bibliologie n'est pas encore constituée en science 
et devrait l'être en corrélation et en coopération. 

il y a utilité à rappeler les notions fondamentales sur 
la Science en général et sa formation, 

I. Notion de la Science. — - Une science est un an- 
semble de propositions qui constituent un système, un (Oui 
qruj tient debout. 

Laplace (O. C. VII. p. VI) a donné cette formule de 
la Science : iUne intelligence qui a pour un instant donné, 
connaîtrait Imites les forces dont la nature est animée et 
la situation respective de ces choses, si d'ailleurs 
intelligence élnil aasn vaste pour soumettre ces données 
a l'analyse >, [.a documentation peut fonder ta néo 
ili- aon universalité sur celte définition de la science 
dont elle doit êlre l'auxiliaire. 

Toute réalité concrète n'offre que de l'individuel. l 
l'intelligence qui par abstraction peut en dégagei M 
qu'il y a de général. La science d'un objet, d'un ensem- 
ble d'ohjets est précisément constituée par ce qu'ils of- 
frent de général. Dans le» conditions d'existence a rem- 
plir pnr les réalité* concrètes il y a quelque chose de 
nécessaire. On peut donc intellectuellement détermin- 
types, des espèce», et déterminer les conditions aux- 
iin-lles doit satisfaire tout objet, tout phénomène imagi- 
nable de l'ordre étudié. 



t 



154 



LOGIQUE B1BLIOLOGIQUE 



31 



Les conceptions philosophiques, que ce «oient Cella 

|, , , mplorisme ou du mécanisme, conduisent nu prit! 
cjpe que dans l'intelligence résident non [Mis le-* c'- 
mai* des portiails des choses, des image.» intellectuelles 
le système, l.i re*»enth!«nee es! ou n'est pus «u«- 

..' Facteurs de la Systématisation. — - Il y a trois 

la systématisation scientifique : 
ni fa définition qui dit ce qu'une chose est: b) la dé- 
monstration, qui passe des principes aux conclusions; cl 
I i division ou différenciation. 

On peul définit ainsi l'idéal d'une science parfaite: un 
ensemble de propositions évidente» et certaines, néces- 
et universelle», systématiquement organisées, tirées 
lédiatement on médiatement de la nature du sujet et 
donne la raison intrinsèque de les propriétés ainsi 
- lni» de son action. 
Traaaax anaîytiqaet, Ttoeeux tyrxthêilquci, 1rs deux 
sortes de travaux, avec les documents et les publications 
■i" il comportant, sont à envisager distinctement et en 
Analyse, synthèse «ont les deux mouvements 
essentiels de la pensée, qui alternativement ou successive- 
ment décomposent un ensemble d'éléments et tes élé 
forni-m un ensemble. Une économie dans In pen- 
ni gain dans le travail consistent à procéder h l'ana- 
t à la synthèse en liaison si étroite que sans peior 
onduise ri l'antre et réciproquement. 

> But, — Le but de la 5 I de former et ds 

■ ■•ue.T l'image intellectuelle du Monde mouvant 

(science statique, dynamique) et la détermination des 

'• d'action sur lesquels est possible une action en 

de la transformât ion du monde selon le» besoin» 

M (desiderata matériels et intellectuels). 

«3 ri Savoir pour prévoir afin de pouvoir ». Or. cela 

n est possible pour l'esprit ni spontanément, n] t inm& ÏHi 

ni. ni directement, ni isolément. II lui faut ; I" .lu 

temps: 2 r de la coopération: 3° une méthode: 4° un 

nutillage (langue, classification, logique, documentation) 

Espèces de sciences, — Les sciences sont de 
I" Sciences d'objets (sciencea de réalités 
concrètes,. Elles envisagent des choses éventuellement 
inique» comme la Terre, objet de la Géographie en- 
visagé dans la synthèse totale qu'elle forme). 2° Sciences 
•mènes, d'aspects. Science abstraite, analytique. 
'Wiiit 1-s choses ou quelques-uns de leurs éléments 
donnant Heu à des Type» ou clnssîficatiort et à des lois), 
a les Sciences exactes et les mitres. Pour être une 
•rience exacte, suivant la terminologie admise, il faut 
ienee l'exerce sur des objets mesurable» : 
«1 les science» de la Nature rt le* Tiencr. de l'Homme 
* de la Société , institutions, objets artificiels et idées créés 
P»l l'Homme; b) les scier | lences de lois, et 

1 science» d'application ou disciplines pratique». 



Le passé a connu la division des science» en deux. 

I, l'une occulte, réservée aux initiés en savoir, sages 

et prêtre» en même temps, et l'autre publique, ésotérique. 

pour lu vulgaire et révéler- put le moyen de symboles 

Kgypticns constructeurs de pyramides, Zoroastrc, le» 

Pythagoricien», tous les tenant» de la Gnose), Le livre 

l 'iiLst i unienl rlr- Tune ri de l'autre de ce» formes de 

science. 

D'autre parti I» pensée réfléchie exprimée dans les do- 
cument» (écrits, image») relève de quatre ordre» de pro 
• diction l'élevant dot une» aux autres selon une progres- 
sion croissante de précision et de généralisation abslmitr : 
a) Folklore; b) Littérature; c) Science: d) Philosophie. 

5. Mouvements internes dan» la constitution de la 

Science. — La constitution générale de la acience 
rst affectée en ce moment par de grands mouvements 
interne» qui tendent n embrasser toutes les connaissances 
et dont la Bîbliologie devra tenir compte. Ces mouvement» 
«ont ■ 

a) L'Interdépendance pin» étroite de toutes les parties 
(à l'intérieur rt à l'extérieur). 

b) l'Lxplicrttïon génétique, évolution historique. Ac- 
tuellement dans les deux directions ; approfondissement de 
-on propre domaine; utilisation du domaine des autres 
sciences en offrant ô celles-ci ses propre» résultats. 

ri la Mathématique écs sciences, formulation o> 
leurs lois, en langage mathématique (concentration, 
déduction) . 

d} l'EIirjii nat ion cîe In distinction entre sciences 
pures »l sciences appliquées. (I) 

e) !;• Substitution de la notion de fonction h celle de 
cause 

f) la Substitution de la notion de loi statistique don- 
nant lieu aux probabilités, à celle de détermination des 

a Restauration de l'individuel et de son libre aibitre 
relatif. Une révolution s'est accomplie dans cette concep- 
tion a la suite des grande» découvertes de la Physique. La 
mnc> > rministe a été attaquée, on veut recon 

:i ufTSj UBe sorte de libre arbitre dans le monde des corpus- 
cules (Heisenberg, Bohr). Impossible de connaître a la 
I ■■ ' ; Qsîtiozi et tr mouvement précis d'un corpuscule 
et son état immédiatement postérieur. Seule» des consi- 
rlératinris statistique» définiront un état le plus probable 
mi le* divers états possibles. La notion de loi, fonda- 
mental, jusqu'il ir suite singulièrement modifiée 

g) l'importance grandissante du finaltsme volontaire, 
humain, social, sou» le nom de Plan (Téïéologïe) . 

*i Constatation, Prévision, Action, — Il faut «n- 

■ développée insnu'fi ces Iroi» degrés: 
I 11 Enregistrement des faits quand ils se produisent; 
2" Prévision des faits et établissement des conséquence* 



' Comment «e font les inventions. (A. Boutaric, Les 
Grande» Inventions françaises, p, 9). 



32 



BIP! IOLOGIE 



155 



I plein épanoui Action en vue 

rodvire nu de modifia] le* fait». 
7. Science général* comparer. — San» qu'on nom 

ih-nirir: ai rnerne 1 1 1 .. organisation distincte l't ' 

il »c constitue «niix n com- 

clinque science ] y H ti' rulil I '- SOS COntettU, K>tl 

«on organisation. I • 11 ci te «nus l'empire 

fl-> son (!•■ ni propre peut 

lo besoin de telle méthode on de telle furtne d'organi-. 

ni .unir été amener A poser tels ordres de problème». 

ces besoin» cependant naissent dès r|iio le» sciences »e 
rapprochent et se comparent. I ;i Blbllologte bénéficiera 
de i.nii m .|n',-i|ii.nii«-r« cette ■> i immune a, Ayant 

qu'elle ail ttt I ni: elle •:■ m m confroni 

in.ni elle m- ni- ivre le» plus importantes et le» i lu 
earactétitdqaM <li- ,: sciences, 

H. Science et objet êv 1h Science. — I 
r , fmnlin n fnire entre la chose el 

sa science. Ici entre le Livre-Document lui marne 

science du Lîvrr-Dorumrnt. I -n Zoalnule, tel * 

,,,,11, m. est bil ■"'■'■ elle n une histoire 
fgvoh . animaux 1 
<lis!mrtr de l'Hi-lmir '1.- Anima 11 !■ Il Sïol 

quelh donne lien. .H.- même » une «nence < ■ 
Pales 

Caractère complet ou choisi de» science». Impor- 
tance de» sujet» traité». — Décrire le Monde, décrire 
!.. Penser dru Hommes, décrire re cjue celle V 
conçoit de la Nature, de l'Homme, de» Société»; quelle 
lâche immense A priori, il e»l impossible de lo réaliser 
100 "',,. Pour écrire une histoire intétirnle. pnr exemple, 
il faudrait écrire, seconde nnr seconde, ce qui 
passé au cour» du temps: pour décrire une ernerraphir 
raie, il faudrait décrire non seulement la Terre, mni" 
loul l'espace, mètre par mfrire. au moins Kilomètre par 
Kilomètre (U Impossible 'il inutile de 

construire et de communiquer un savoir complet. On ■ 
don !e deux manières: en créant de» types né 

lierait* auxquels sont supposées correspondre les . 
particulières el en choisissant le» sujets ri traiter. Il y a 
Lien des su|"ets qui sont «ans intérêt, les per 
d'esprit médiocre et sans portée, souvent qualifiées de 
us, «'attaquent volonlieis a des question» insiani 
fiantes la liste de» titres bibliographiques en fait fni 
. Toute science doit tenir compte des condition» prn- 
de In vie. au moins dons la mesure oft on la destine .'. 
nll une science reell l«nce qu'on peut arri- 

.,r Toute rnnr. .iKoitlit a empêcher de 

«avoir, empêche la «rirno- de se constituer — l-n 

obtenue pnr un 
procédé qui rend le» faits rapidement connaissables el 

(Il Arulr.'- George. <lr Louis Je Rroglie el 

la Physique d'uuinurci'iiin. 



ligibles ; elle consiste A recueillir lentement une quantité 

détails et à les condenser en formules porta. 

tives et incontestables, Les sciences ont le choix entre 

tlt-ui snluiion»; être complètes et inconnaissables; ou être 

eonnaiaiaUee n incomplètes EUea ont choisi la seconde 

eut, préférant le risque de rnuti 

lier arbitrairement les faits à la certi- 

ni [es comprendre ni tes commuai. 

, ■ (CIi v. I nrtslnïs et Cli. Seifrnnbna — InhoJuç- 

(fon .ir.v Etudes /tjsroriouca, p. 22H | 

I il La Science et le Livre. — Notre temps a créé 
In rerhrrrrie scientifique. C'est un nccrois«ement illimité 
1 connaissance» provoquées à lo fois par le désir intense 
I les conquérir et par une orfranisntiou pour le réaliser 
(personnel, plan, méthodes, outfflase). Si de tout temps 
il y eut uninur et >-ffort de savoir, le point essentiel r-L 
la grande nouveauté est maintenant dans la recherche 
ainsi définie, Or. les conditions site qurr non sont que les 
résultats se puissent comparer exactement et qu'ils puis 
sent s'njnular les tins aux autres. Il s'agit par des pro- 
t,;- paissant», par une action continue, de cens 
toi — cnpîtnl intellectuel — de lois et de 
"dés puissants. Continuité, addition, comparabiW 
rîen elles ne sont pleinement possibles que pa 
| a I -ion. Réciproquement, il n'y a Documenta- 

tion satisfaisant »UX de.-ideiîila de la science que «1 ell. 
correspond n eea mêmes quatre hut-desîdernl.i 



155 La Psychologie et les Activités de 
l'esprit ou Psychologie Biblio- 

loeîque. 

I, En Biblioloirie s'est ouvert un chapitre nouveau 
La Psychologie Biblùilogique: l'étude des rapports m en- 
DUS entre auteur» et lecteurs n l'intermédiaire du livre, 
étude du livre considéré comme une cristallisation 
idées, des sentiments des volontés de qui le produit, une 
cristallisation qui a son tour va influencer cette autre 
cristallisation, plus souple et susceptible de modification 
qu'est l'utilisateur du livre. Nicolas Roubokine a pour 
suivi cette étude depuis plus de trente ans; pendant la 
guerre, il a et* contraint par ses amis à sortir du milieu 
exclusivement ru«e »" il présentait des faits et des 
idées de portée universelle. Par une action jointe, l'Institu» 
Rousseau (Ecole des Sciences de l'Education à Cenèvel 
et l'Institut Internationa! de Bibliographie ont amené la 
création en 1916 d'une Section de Psychologie P 
logique, transformée en 1928 en Jnstïlur /ntemorionar de 
/'«[/cncJoeie feiirjofoffi'que. Celui-ci installé d'aboTrl à 
ne, maintenant à Lausanne, a produit un très actif 
travail sous la direction et l'impulsion de N. Roubalcine 
lui même, assisté de sa collaboratrice Marie Bethmann. 
le. Principes de la nouvelle branche de science ont été 
exposés dan» deux volume» écrit» en français, forts de 



155 



PSYCHOLOGH BIBUOLOGIQUE 



Ï3 



tiOO pages {Introduction de la Ptycholoftic Biblialogiquc. 
Paris. Pouolosky, 1922) el en deux volume* tuise* de 
900 pages parus en 1923 1924 el contenant les dernier* 
développement-*. Une Enquête internationale de Psycho- 
logie Biblialoftiqac a été entreprise en 1932. Elle o, fou rit 
d'excellents matériaux pour l'étude de celle science et 
pour la précîainrv dea types de lecteur*, étudié* longue- 
;. détail d'après leur» propre* réactions blblio- 
psycbologiques. Nul qui s'intéresse aux sciences du I 
ou .tus sciences de l'esprit ne pourra plu* désormais Ignorât 
le* nouveau* problèmes poeé* et les ptstanJefei solution» y 
rér-s. Car il s'agit d'une sriente mixte : elle entre 
à la Fois dans la Psychologie et dan* la Bibliologie ; elle 
est une résultante de l'une et de l'autre, un apport de 
l'une à l'autre. , 

2. Les scolastîques, après Aristote, avaient po<é trois 
: l'objet, l'esprit, la vérité ; ou en leur langage : 
l'objet connu, l« sujet connaissant, le rapport de l'un a 
l'autre qui devait être une «équation pour mériter 
le nom de vérité Toute leur logique, en grande partir 
encore celle d'aujourd'hui, est basée sur ce Fondement 
Mois leur psychologie était sommaire et derrière la 
I . . i , ■ i . i . - eomra* derrière elle. In métaphysique léguait Ml 
ulfiimation de principes absolu». 1) a fallu In révolu 

ii< >n <rientifique et les patiente* analyses de laj*i • hd 

physiologique pour se pénétrer du point rjc vue phano- 
ménaliste, relorlvïste et reconnaître limi a que le « snjel 
■ lissant " offre de modalités et d'individualité* diver- 
ses. S'il n'y a pas deux hommes plysiquemenl Identique*, 
comment croire à la structure uniforme de l'esprit. Et 
comment ne pas refaire sur dr nouvelles bases 
l'enivre individuelle et sociale de la Raison, conçue 
comme trop raisonnante t. 

3. La lui. lit. psychologie e*t une branche «pédale de 

la ptychologic scientifique; elle s'appuie avant tout sur 

le* méthodes de» science» naturelles et de* science» 

exactes en général. Son objet eut l'étude de UttU M 

'imènes psychiqur* lien à 

a s tUi**tion et s son Influence, Dans la 

biblio-psychologie. le mot « Livre I prend «on «en» le 
plu large: il indique à la fois: livre, journal, gs» 
discours, conférence, etr 

Comme on le sait, l'attention de» savant» i rie iitlrrér 
jusqu'à no* iuurs principalement sur l'étude de l'origine 
des phénomènes Littéraires, la biblio psychologie, psr 
contre, étudie la perception de ces phénomène» (parole*, 
livres, discour*, etc.) el leur influence sur le lecteur ou 
l'auditeur. Elle passe de l'étude préliminaire du lecteur 
•m du processus de la lecture a. l'étude de l'auteur ri de 
son travail créateur. Elle démontre que le lecteur ne 
connaît l'âme de l'auteur ei le contenu de son a 
nue dan* la mesure de leur action sur lui. dans de* 
condition* donnée» intérieure* el extérieure* (race. 



soda] et -on hi.loire. etc.). L'effet produit par un 
même livre sur un même lecteur dépend non seulement 
de l'individualité, mais aussi de toutes ces conditions, qui 
changent continuellement. C'est pour cela que In bihlio- 
paychologie a formulé sa thèse fondamentale dr la 
manière suivante : « Le livre n'existe qu'en fonction du 
lecteur. » C'est-à-dire : tout ce qui n'a pas été perçu par 
leur, n'existe pas pour lui. Dans la mesure où 
deiu lecteurs se ressemblent, le contenu d'un même livre 
leur parait identique, et vice-versa. De ce point de vue: 
le livre n'existe, (nui le lecteur, que dans la mesura 
où 11 en a aperçu le contenu, et ce contenu lui-même, 
pour autant qu'il est aperçu, n'est que l'expression de 
les facultés du lecteur, de son âme. complexus des 
phénomène* psychiques excités par la lecture du livre 
Le contenu da livre, et) dehors du lecteur, n'existe pas, 
p .h, . que pour chaque lecteur pris séparément il se 
l.n | t:i projection des excitations produites par le 
livre lui l'âme du lecteur. Il s'en suit que pour étudier 
on livre, il est indispensable d'étudier ses lecteurs et leurs 
qttattil '" •'*. anthropologiques, 

ethniques, sociales, 

4. L'influence d'un livre est déterminée par l'indivi- 

ilualilé du lecteur, par la ■ mnème » de celui-ci. Le mot 

I mri <'-tii- ■ I, 'l'un aMgc si commode pour tous les tra- 

urs du livre, n été introduit dans la science par le 

professeur R. Semon. Il indique la mémoire organique 

de l'espèce, et la mémoire individuelle qui 

permet d'acquérir et de conserver les engrammes. e est- 

i le* changements produit» dans la matière organique 

pal des excitations quelconques. Dans ce sens, la tnru'-mi- 

ir.tal des engrammes.(U La mnème ne se compose 

pas seulement des connaissances et de* idées, mais aussi 

'motions, de» sentiments, des désirs et des réserves 

. .ni., irriee el de subconscience- Le livre représente 

pour le lettr-ui un ensemble d'aperceptions, c'est-à-dire 

d'excitations de ces centre» psychique* tel» qu'ils ont été 

constitués en lui pat 1» mnème, par la totalité ,1 

lîence» rnciales et individuelles. Or. chaque mot 
salement un. mai* presque toujours un 
ensemble de phénomènes psychiques. Le lecteur peut 
isttel ces phénomènes suivant ses aptitudes person- 
nelles, et l'état de sa conscience dans des circonstances 
et dans un moment donnés. Si nous écrivons sur 1 axe de» 
aheiase* le texte et sur l'axe des ordonnées n'importe 
quelle classification des phénomènes psychiques, l'indi- 
vidu peut indiquer les impressions produites par chaque 
mot du livre au cours de la lecture et les classer resDec- 
tivement. Chaque individualité *e caractérise par le nom- 
l»r<- et par la distribution de ces indications. En faisant 
In statistique de ces annotations, rorrespotidtinl aux dîver- 
atégorie» de phénomène» psychique», on obtient la 



(I) R. Semon. Die Mneme. 3, Auf. S. 15. — A. Fore!. 
Gchim une Sceïc S R, Q4. 



34 



BIBLIOLOGIE 



,t»ge des rswâtatiorrs pioduilcs *ur un 
lrctcui put mi, livrn r-t ,1,1ns un maman! donne. 

5 De cette manière on peut obtenir de» eoeflictenfj 
hibHo-fitschologiqat* numériques qui earaciériicnl I' 
irur fi un moment donné- La théorie de la -tatisiique 
j.erme.l de passer de ces coefficients indioidtn '-- 
roeff iris: rit» moyens (peut vin même lecteur, pour des lec- 
teurs différent», etc.t Cette méthode npécialr conduit la 
hihlio-psychologie à l'analyse cnls lecteurs. A 

type» psychique.! cl ri B»« 

■ érie ou mis échelle d'étalons d'un lecteur moyen (en 
,.il|. d'un lecteur spértali-t.- (d'une branche détet 
minée d'une science), d'an peuple, d'une classe sociale. 
d'un moment d B, etc. on peut compurci avec 

talon les boel U individuels. Un* telle eompB- 

.„ permet de caractéri^-r non «e.ulemrrii qualitative 
ment, mai* nusti quantitativement n'importe quel lecteui 
On remplace de celle manière l'étude subjective des 
ouvrage* littéraires par l'étude objective: In même mé 
thode nous permet d'introduire dans les opinions de« 
critiques et des commentateurs leurs - correctifs comme 
l-cleur - (équat.on per«onnelle| soit le correctif du crin 
due On arrîvf ainsi I expliquer la rSie de» Urne témoi- 
gnage» d»». le domaine de la littérature .1 r|. 'n . -ritiq.i- 

Cette méthode spéciale de la bibtio-psychologie (la 
:ique de- excitations produites pur chaque mot du 
| donne la possibilité d'appliquer la théorie de, 
■- et les courbes mathématique» à l'étude d< 
le» phénomène, psychiques de la lecture. De cette 
étude du lecteur, on p»K 4. l'étude de» fieras eu» 
mêmes, puisque le» eoeffr'riema moyen* biblhvpsychoio 
gieiues, caractérisant le /eefeur moyen d'un livre n= ton! 
autre chose que la camctériitiqur. de ce livre (conformé- 
ment à la loi de» stands nombre» de Quetelet). L 
par le» mêmes procédé» de toute» le» œuvre» d'un écrivain 
;„i, n la constatation objective des qualité» de ses 
travaux et à leur action dans tel ou te! sens sur tel 
lecteur». La comparaison de coefficients biblio-psyeholo 
gïque» se rapportant 4 toute» le» ceuvre» d'un écrivain 
donné avec le» étalon* de oïl V d* lecteur, 

permet de caractériser chaque milcur aussi ohje.-livemeni 
et n des, point» de vue différent». 

6. En développant de plu» en plu» l'application de celle 
méthode et en basant toujours l'étude de» livre, tu 
l'étude préliminaire des lecteur» et celle» des auteur, 
de leur» oeuvres, la bihlio-psy i'--nd ft 

transformer l'histoire et la théorie de ta littérature en 
une de» blanche» de la p^vehotogie scientifique, en une 
science étudiant la quai.: pimiStê de* excitation, 

psychiques produite» par le» livre». La mi BV méthode 
permet de déterminer avec exactitude le* notions I 
mentale» du type, des livrée, de, lecteur», des auteun 
el de leurs relations réciproque». 



Loi If.,, fondamentale, de la hiblio -psychologie sont 
les suivantes : 

a) Loi dé W\ J/u.nnoWtPofL'hrtta : - Le mot est un 
excitateur cl non pa» un transmetteur de la pen»ée ». 

b) Loi Je E. Hcnncqnm : « Un livre produit un effet 

mn «tu le lecteut dont l'organisation psychique 
ait le | il us analogue à telle de l'auteur ». 

C) Loi de II Tainc : • La race, le milieu et le moment 
de l'histoire déterminent la mentalité des lecteur» ►. 

d) Loi de H- Semon : » La compréhension du livre 
est un.- fonction de la mentalité du lecteur, c'est-à-dire 
de la totalité des engrammes formés en lui par la 
mnème » 

e) Loi de Ernest Mach ; « L'économie du temp» el de» 

du lecteur s'accroît à mesure, que le type du 
livre se rapproche de celui du lecteur ». 

Les recherches biblio-psychologiques permettent donc 
de constate» la dépendance Fonctionnelle des trois fac 
teurs ; I. le lecteur; 2. k livre: I. l'auteur, el de l'expri- 
mer par de* coefficients numériques. !i s'ensuit qu'on 
peut utiliser un livre comme réactif sur le lecteur et 
réciproquement. 

7, La Psychologie btbliologiquc récente est allée plus 
l.n Elle s'appuie maintenant sur de» lois cosmiques, 
écrit M, Roubakine, clic n'étudie plus uniquement les 
phénomène» du livre et de la litlctalure d'après le point 
de vue »œinl et des science» naturelles. Elle tend a 
formuler I» tri de la conversation et des critères. Elle a déjà 
Formulé, ci expérimentalement prouvé, la loi très Impor- 
tante de» consonance» et des disononces de» émotions. 
Cette ir.i en la vraie hase du travail pratique dans le 
domaine du livre et de la parole. Elle détermine la biblio- 
psyehoiOBie comme science du comportement verbal rt 
étudie la dépendance fonctionnelle entre le percipenl. 
l'agent et le milieu (temps et espace). 

8. Le» application» possibles de la Biblio psychologie 
ont été résumé* en ces termes par N. Roubakine : 

|o la possibilité de rédiger les livres scientifiques de 
vulgarisation et tes manuels scolaire» de telle façon qu'il- 
soient plu. lu» que le» betïtes-tetlres : 2" au Heu d'étudier 
dans le» buts de l'instruction et de l'auto-instructinn une 
quantité de livres, poursuivre ce travail avec un nombre 
de livres relativement petit. tant porter préjudice au* 
connaissances reçue, et au développement mental: 
V transformer le» bih'inthèqucs en des laboratoire» où 
l'on étudie la eirculnlinn des idée» el de l'opinion publi- 
que ; 4" mRoniaer l'activité des maisons d'édition, de" 
rédaction, de livres et letlt distribution de façon que cette 
activité ne re-semble plu» » un tir désordonné sur un but 
Invisible; 5" et c'est ta peut-ctre le plu, important, foire 
comprendre à tous ceux qui, sous le régime social 
actuel, sont opprimé», humiliés, offensés et appauvris et 
qui maintenant n'ont ni le» connaissance» ni les possi- 
bilité» pour travailler pout !» création de meilleures con- 



BIBLIOLOGIE PEDAGOGIQUE 



35 



■ titions, qu il* peuvent, eui aussi, lutter et travailler 
avec suceè», sans verser ni larmes, ni »»ng: tous u* 
ni apprendre A crénr une vie nouvelle, ri la créer 
toujours et partout avec insistance et ferveur, cl cela 
.._• fnirr remarquer par ceux qui, maintenant, cons- 
truisent l-nr bonheur ei leur aisance sur les malheurs 
des autre*. 

. La force du livre et de la parole n'est pas encore 

— pleinement, du N Koubakine. Nous n'avons pas 

i- trouvé les meilleurs moyens de nous en serviT 

Nom« tir lavons pas encore les mettre en pratique. De nos 

temps, le livre n'est pai encore un instrument de la lutte 

pour la vérité et la Justice. Mai> nous pouvons et nous 

le tendre lai. » (I) 

156 Les rapports du Livre avec la 
Technique ou Bibliologie tech- 
nologique. 

I La Bihliologîe Technologique envisage les rap- 
ports du livre avec les moyens matériels de le» repro- 
duire et de le» multiplier. 

II y a rie nos jours une Technique Générale qu! em- 
brasse dan» «es cadre» tous les moyens raisonné* d ac- 
tion de l'homme nur la matière; tous le» proceesua 
chimiques, mécanique», électriques de l'indu»! rie. Plus 
'Ile progresse et plu» «ont appelée* à progresser «es appli 

tl au Livre et au* Documents 
L'invention dans un domaine retentit sur tous le» 
tut»»; il y n emprunt» et apport* réciproque» entre 
le* domaine». Par exemple : les principe* de* presses. 
■ lu davier de la machine n écrire, întpiré lui-même du 
clavier du piano, la redistribution automatique dans 
la machine à composer ont suggéré maints dispositifs 
dans d'autres domaine» que I imprimerie. 

2. Il n'y a pas ou uns ethnique complète du livre, 
a encore bien des recettes. Le traditionalisme do- 
mine tout* eettt matière où il semble que 1 on ne soit 
pas plus avancé qu» rlnn» les pMmiew Bï«»i «or» que 
le» progre* étaient la plupart încon*cîent» et «élabo- 
raient «ver une lenteur que nous avons peine à noua 
reprêscl-- 



(Il A. Ferrière » I • lubliopsychologie d'apte» es 
Iravam de N. Rouli.iltiiie » don» les • Archive» des 
Py*choloB-ies«. 1916. M" 12, — Du même auteur: «Tran». 
formons l'école «, 1920, p. 93-98. — T. Kellen « Die 
Biblîologl'che Psychologie. Eïne neue Wissensehrvfl von 
BQchern ttnrf Léser n « (i DetttacKs Verletjrt;. -ilm 
leinjrig, 1921. N> 221. - S. Salvoni « N Roul>akine ■ 
(s Culture Populaire. N° 6. 192Î). — Carel Stharten 
« De Mensch on ri.- Ge'eerde Nicolas Rouhakine » 
(« Telegraaf ». 17 VIII 1922. Amsterdam). — V. Bauer 
I BiMlo-psycholoaie, nrivà werla o Vnire », dans le 
« Ce^kn 0»vet., N" 6. — Thomson. J. » De 

rnacbt van het boek n (n Alçemeen Handelsblod ». 4 en 
5 Maart, 1921), — Rocinik Padagoglcmv, Serja II Tom H 
1924 ( par pr„f. H. Radlinska), 



157 Enseignement ou Bibliologie péda- 
gogique 

1. Dan» une mesure considérable, le* livre* et le* 
document* constituent un enseignement. Le» livre*, 
dès lor*. jouent un srand tôle dans l'enseignement et 
réciproquement les court enseigné» donnent naissance 
& un grand nombre de livres. 

2. L'importance de l'Enseignement oral relativement 
au* autres moyen» d'étude n'a pn» cessé de dominer 
Avant la découverte dr- l'imprimerie, c'était te moyen 
principal rie l ransmettr» les idée». Le» manuscrits ne 
pouvaient pas rivaliser alors avec la parole, mai* peu 
à peu le» imprimés ont pris la place principale dans 
les affaire» intellectuelle», Ils ont porté la lumière hors 
des écoles, hors des ville», hors rie» pays civilises. Les 
paroles fugitives ont été remplacée» par quelque chose 
de durable et de préci*. qui permet à chacun de réflé- 
rhir sur 1rs raisonnement* et de comparer exactement 
1rs opinions. Pourvu qu'un livre soit bien fait, il a 
plus dt- lecteurs qu'on ne voit d'auditeur» dan» le» 
cours le» plu» fréquenté», (de Candolle), 

ï. L'art d'eaposer s'inspirera de l'art d'enseigner. 
Or, celui-ci a subi une transformation profonde. Les 
nouvelles méthade» de pédagogie n'ont rien de com- 
mun avec le» ancienne». Celles-ci étaient basées but le 
principe faux que toute connaissance doit se fixer 
dans l'esprit au moyen de la mémoire. Il n'en est rien. 
On pouvait le croire à une époque où l'art d'enseigner 
consistait pour te professeur à transmettre ce qu'il 
'ui même appris et l'art d'apprendre à recevoir 
la parole de maître comme parole sacrée. Maintenant 
on s'est mi* à étudier les phase» de l'esprit humain, 
le* manière» dont le» connaissances «'acquièrent dans 
l'enfance et dans le restant de la vie. Or. le cerveau 
humain à raison de la plasticité de «on organisation 
cellul,., lin*! 1 .1:1 qu'ii peut approvisionner les 

connaissance* et le» rappeler au moment voulu. 11 est 
des circonstance» qui peuvent aider ou contrarier le 
fonctionnement des centre» nerveux. Tout ce qui est 
acquis ne doit pas être rappelé en même temp* à la 
mémoire. 

L acquisition de la connaissance dépend de la 
force de l'impression. Acquérir la possession de la con- 
naissance, sans imposer au cetveau un travail sui- 
. hauffé el énervant. Toute forme d'activité moderne 
e»t agréïibl'*. tout travail fait avec plaisir, concentre 
sur lui toute* le* forces mentale» et, en conséquence 
tend à produire une impression profonde. Plu* «rande. 
pour un individu, e*l la facilité d'apprécier des ressem- 
blance* et de» différences, plus »ûr* et plu* rapides 
«cront son jugement et son raisonnement. Le princi- 
pal de l'association fondé sur les ressemblances et les 
différence» e«< un élément de grande valeur pour la 



36 



BIB1.IOLOC1E 



159 



transmission du am dUque; il apporte lltw 

écoti" np» et de force 11 suilit de reippeler tes 

rsinombUncea qui sont connues et do tic plu» insister 
que «ni [es différences, I -■' de """ 

veaux cléments pour l'esprit. Il faut connaître le mode 
naturel de travail de l'esprit. C'est l'ignorer que de 
i.I.k . r subitement l'esprit en présence de choses 
■bat miles, difficile», indéfinie», complexe», de poser 
devant lui un corps de doctrine déjà établi et de prin- 
cipe qui «ont le produit d'un long travail. L'enfant est 
capricieux, crédule, i-mieux et a besoin rande 

auhiiiii d'esprit. (I) 

4. Pourquoi donc faut-il que l'esprit nariive à la 

iiése des choses, à la sagesse de In vie qu'à une 

. à un moment où le» forces positive* 

sont diniii, mrquoi. de* l'éducation, les fonde- 

,- et la sjwri > uï livret, 

ëire posés dans le. prit» î Le problème con- 

siste, d'une part, à simplifier l'exposé des notions par- 
ticulière», d'autre part, à mettre à même de com- 
prendre le vaste ensemble, l'Univers. 

158 Le livre et ta vie, la Réalité. 

I Le Livre tend toujours h chasser les rénliiéi viv-mtes ! 
Ainsi les étudiants lisent leur» livres d'anstotnie sans assez 
firter à liuWtation vivante qu'ils emportent uéeex- 
i.enl avec eux. leur propre corps. Ainsi l'administra- 
tion envisage le» faits de la vie sociale a travers les rap- 
ports écrit»; elle a une vue rrttifkielle des situation 
.raient des dérisions rapide». 
Les problèmes «r po'ent donc d'une part, lutter cm, ne 
ce qui est trop « livresque ». contre In lettre qui tue l'es- 
prit; d'autre p.iri i n, errer la i •'■i.lité dans les textes de plus 
en plu* préi-ia, déni des documents de plu» en plus re 
présentâtes et complets. 

2. Si le livre -ort de la vie, l'inverse est vrai aussi I R 

-.,.,, i , l,i vie: vie extérieure, vie ilnté- 

rl, ,,,, ,1 produit la vie extérieure en ce qu'il introduit ,- 

tient c'ann le corps social un nombre immense a idée» 

.,ui «ont comme les prototype* d'actions entreprises. Il 

Intérieure en ce- fine, dans la pensée de 

, [,. ,- lecieui ,1 i.ùt naître un morid- et l'eu fait imtir 

f'.n le livre rhneun est conduit dans tous les pays, intro- 
duit dans tou* It. '"itié a toute* les expéi | 
de la vie. Par lui. la représentation mentale s'élève, 
•_.il. -'.ipiuofondit: elle peu! prendre une précision el 
,1,. acuité extraordinaire, nvnnce de l'auteur, avance du 
lecteur et tout se passe Mental mmme «i les chose* vrai- 
ment étaient -..ésentes n'étant rependant représentées que 
leur double, le livre II est des roman» qu'on ne I 



( I ) OUI .nul fVeu> /Mefhoris o/ Teacninij, bv E x 
Annuel Reporta of the Commissioner of Eoucallon 

(U S. A.) IW4. II. p. 2427. 



et. s'il* sont vraiment des chef s-d'ecuvre. 

. ctsé. 
I Et li- livre doit exprimer toute la vie, t)i. bien ou 
i.al, le , aractere entiei de In vie ■ cl.nngé avec ce!. Invn 
tion» de l'ordre intellectuel qu'on appelle le journal quo- 
tidien, la * téhéseff -, le cinéma et. en perspective, la 
télévision ; avec la machine et la viter.se; avec la dureté des 

conditions économiques, et l'ébranlement social, profond. 
Une grande difficulté do l'esprit n notre époque c'est de 
prendre la mesure des changements qui modifient sans 
cesse 1rs habitudes de la société, les rapport-, de* hommes 
et de» peuples enu'riix al l'sppaience du monde. {L, Ro- 
mîer), 

159 L'Evolution simultanée des Ins- 
truments intellectuels. 

Le» instrument* que l'homme a forgés pour traiter 
intellectuellement le* choses sont ; I" la Logique; 2 Is 
Classification; 3" le Langage. A" le Livre; 5" 1* Science 
coordonnée et écrite. Il y a un système et une théorie 
de chacun de ces cinq instruments. 

■ cesse il faut distinguer la réalité de la pensée 
rite). Or. la réalité. les forts, dé- 
ucoup les besoins d'ordre de l'homme, 
son esprit de système et ses conceptions Indiques. I.n 
il y a, d'une part, le» faits nouveaux, d'auti- 
part, le* points de vues nouveaux sous lesquels se per- 
çoivent les fait» anciens. Ainsi les groupements de la 
Classification ne sauraient êtrr stables, et il faut sans 
un effort pour faire ci 'Ire. epts nou- 

veaux avec la classification établie et avec l'état des 
connaissances déjà systématisées en science. La dis 
tinction entre ce qui était ce. ,fnr,.l..i pisque-ln. et le 
chevrinrlicment d'un sujet «ur un aulrr sujet sont 
consUn's. A cette difficulté s'r joute celle du langage, 
de la Terminologie. Les mol» ont des significations 
consacrées par les dictionnaires ou par les Idées domi- 
nantes. Ils n'éveillent pas dan» l'esprit de qui les en- 
tend, ou ! images Identiques ii celles qui «ont 
dans l'esprit de celui qui h' 'es écrit. 
Il reste î.lors à inventer de nouveaux mots. Mais 
l'éeoeil alors esl qu'ils seraient moins compris encore 

tient d'une terntinolosris inadéquate, on en n, 
à accoupler plusieurs terme», n superposer significa- 
tion» el apré» avoir énoncé les mots à y ajouter d au- 
tres pour marquer des nuonces Ainsi, un travail con- 
tinu se pont -un' iHiultarsémcnt parallèlement ou con- 

neM-iiieiH. dans les cinq L*S- ■ 

Classification, Terminologie. Livre». I ,1 est 

largement fragmentaire et occasionnel; il ne prend one 
rarement des formes assez imposantes pour retenir 

l'attention «1 s'est i la I"" i"' ■" en perçoit li 

résultat. 



I 11 



ORGANISATION DES RECHERCHES 



37 | 



16 ORGANISATION DES RECHERCHES ET DES ETUDES 



La acionei ri tw choie, l'organisation de la science en 
atfi , l'une et l'autre «ont intimement liées. La 
Bibiioiogje e'orgaiiige Ri Uni que science de la Documen- 
tation et du Livre, tandis que ceux-ci considérés du point 
de vue de ta science particulière dont ils traitent (Méde- 
cine, Droit, Technique, etc.) sont cils-mêmes des facteurs 
i'otgatti'-.iiKin dans L : -il domaine respectif. Il s'agit donc 
<le • l'organisation d'une partie de l'organisa- 
iintL i, et il s'agit de recherches, d'enseignement et diffu- 
sion. 

I organisation des recherches ri des études s'opère 
. ml domaine d'une manière de plu» en pic» systéma- 
ii*-iue. Dans ses congrès suivis de* travaux de réalisation 
n ont été La suite, l'Union des Associations Interna- 
tionales s'est spécialement occupée de ces question», (Voir 
I et Introduction aux volumes 
de l'Annuaire de la Vie Internationale.) Dans son Manuel 
de Bibliographie historique (t. Il), M, Langloi* a montré 
de l'Histoire tout l'intérêt qui s'attache à l'orga- 
nisation il. l'.'.uidai 'Lin* une branche spéciale. 

161 Recherches. 

Divers organismes s'occupent dr recherches tendant à 

Faire avancer soit la IMilioiogie en général, eoit certaines 

- Ces organismes «ont ou bien des centres 

spécialises « cet effet, ou des département» d'organismes 

généraux. 

162 Enseignement. 

La Bibliclogic, comme science ou comme technique n'est 

guère enseignée dans les Université». Les choses du livre 

et du document ont donné lieu assez tôt à un enseigne- 

dont le caa ri surtout professionnel; préparer 

îles Bibliothécaires cl de« Archiviste», 

L Enseignement de l'Ecole des Chartes. Patis. a en très 
tôt un caractère ccientiuciue. H y a tendance maintenant à 
Incorporel I ensei^m-uu nt du Livre dans les Universités. 

Ce devicnl une nécessité d'organiser dans toutes les 
branches de l'enseignement supérieur un cours de biblio- 
graphie et de documentation apprenant à connaître les 
sources de la science et la manière de se documenter, 
d utiliser len document». Savoir chercher est tout un art. 

L A. .S L. I. D. (Londres) dans «a Conférence de 

1930. a par une résolution demandé que le» autorités de» 

fassent donner aux Etudiants un enseignement 

usage efficient ries Bibliothèque», que pour le moins 

les Bibliothécaires soUml chargés de donner une fois l'an 

"ne lecture sur ce sujet. 

Lue Ecole des Bibliothécaires avait été organisée à 
Pans pat l'Atnerican Library Association. Elle avait un 
certain caractère international, Celte Ecole a été fermée. 



L'Enseignement des matière* du livre doit lutter contre 

L difficultés énormes parce que la Bibliologic n'est pas 

présentée comme science centrale ou unique et que ses 

différentes branches « présentent en ordre indépendant et 

163 Associations. 

il y a autant d'espèces d'association* qu'il y a de bran- 
ches du livre. Ainsi celles des éditeur», des libraires, des 
bfbllothéceii archiviste*, des bibliographes, celle» 

.ibinipbile*. Celles des auteurs et des i mprim eurs. Il 

y a des associations tout à fait spécialisées comme . 
des amateur- d'ex-libri», de» limbrophilea, etc. 

164 Encouragement au livre. 

erse» questions intéressant les Livres et le Document, 
me tels ont déjà fait l'objet de concours, par exemple 
poua I hygie.ni . il y a tous les prix littéraires ou loientifi- 
inr s qui décernent périodiquement les Académies et lea 
Sociétés littéraire», il y a le» bourses d'études qui, en favo- 
risant le» étudiants, facilitent rétablissement de leurs 
thèse*, dissertations, rappoit. Il y a le» prix Nobel de litté- 
rature, médecine, physique el chimie dont chacun e»t d'en- 
viron 172,000 rnuronnes, soit environ 780.000 franc» fran- 
çais. 

165 Sources 

I 1 - ii lîihliolngie possède un recueil important de rït- 

ajihie dans l'Inletnationale Bibliographie des Rnch 

und HifWiot/iefcswuen : ti j;.uaîi tégulièirinent depuis I92fc, 

a&ftét sépara du « Zentralhlrui - et de se» sup- 

I 'I' intrnts. (I) 

2. La Bibliologîe possède aussi de» recueil» de maté- 
riaux, récents ouvrages ou périodiques qui sont à la base 
de toutes les considérations sur le livre. M. F, C. Lon- 
cliamp a publié un Mnnuef du Bibliophile fronçait en 4 
volumes, 1680 p. avec 385 illustration», C'est un ouvrage 
d ensemble, historique el oibliagrapiiiQtlc) sur tout le livre 
et ses arts, depuis les origines jusqu'à nos jours. 1 1470' 
"rie, illustration, reliure, ex-libris, etc.). 

; Le» lioten bibliographique placée» in fine de cet 

ouvrage, ainsi que les notes iniramarginale» au cours de 

l'exposé, indiquent les principale» contribution*. Tout 

mille consti jour la source de* science* biblio- 

'ntiiques et documentaire». 



(I) HOECKER, R et VORSTIUS. J. Internationale 

Bibliographie des Bueh und Bîbliothekswesen, mit beson- 

derer Beriicksichtigung der Bibliographie. — In Krilischei 

raid Zusammcngeatellt von R. Hoeeker und J. Vors- 

tiu» (Leipiig Harrassowitz ) . 



! 38 



BIBLIOLOGIE 



17 



17 HISTOIRE ET EVOLUTION. PHASES DES SCIENCES BIBLIOLOGIQUES 



1 . Trois point* de vue tendent à prévaloir dans 
toute science ; te italique, le dynamique, le génétique 
ou évolulil. D. s ic. Très longtemps 

nie, elle même doit ..unienant largement 

évolutive et génétique. 

La loi d évolution et' générale. On la retrouve dan» 
les phénomèines biologique», sociaux et ceux qui por- 
tent l'objet de» autre» science». Influence du milieu, 
piocédés orgauiquen divet» et réitérés d'agrégation 
des parties en un tout ; trftTisiiir.ni incessante d'un 
ordre moins homogène, moin» organique, moins effi- 
cace et moins parfait à un autre plus homogène, plu» 
organique, plu» efficace et plus parlait. 

Sou» le nom d* Histoire du Livre >, des matériaux 
considérable» ont été rassemblés, mais ils visent le» 
détails plus que le» ensemble». L'Histoire du Livre, 
distincte dî l'histoire des science» bibliologiquea, sera 
traitée au chapitre qui envisage le» livre» aux diverse» 
époques. 

Une histoire du livre détaillée est une source incom- 
parable pour la compréhension réelle du livre tel qu'il 
se présente aujourd'hui, Le livro est l'aboutMseiii.-nl 
duce longue, très longue évolution et bien peu de se» 
détails qui soient li rè*uUat d'un hasard et d'un lac 
ttui arbitraire On e»t stimulé ainsi à créer de 
veaux type», en connaissance plus complète des pos- 
sibilité». Les note» historique» éclairent tout exposé et 
lui donnent une signification plu» vive. 

Il «amble que pour no» objet» familiers comme pour 
nos connaissance», le plus difficile est d'en prendre 
conscience, de les détacher pour ainsi dire en nous- 
ménie», pour leur faite prendre existence et consis- 
tance propre. C'est le « dÔMxement » facilité par l'his- 
toire, qui rend po«»iblc celte autonomisation >. 

2. La Documentation, vieille comme l'homme au mo 
ment où il m- nv.ul Ml premier» signes, a offert trois 
phase» dans non développement récent : 

!' Au scitlir des leiiip» modernes, les Bion'olhèques 
constituent de grand* centres d'érudition. Elles comman- 
dent l'activité intellectuelle et entreprennent l'œuvre de 
leur catalogue concurremment avec celle du collectionne- 
tnent. C'est d'autre i ile* et c est avec leur» réa- 

ssurées en matériaui tir toute nature que s'entreprenne ni 
alors les grandes compilation», recueils, dictionnaire», ency 
clopédies. 

Lnsuile la Bibliographie »e dégage peu à peu de I I 
Bibliothèque Elle tiaît des besoins, non d'une collection 
déterminée, qui rat ttBtiaftltf t>«r le catalogue, mai» de la 
Science, désireuse de »e servir des livre» où qu'il» «oient 
entreposé». Pour se constituer uns méthode, — celle de 
la description des livre* et de» études sur le* ensembles 



{le livre», — elle arrive bientôt à élargir la conception 

qu'elle »e fait du livre lui-même jtnqu'à lui substituer U 

n du document, A partir de ce moment, i ['étroit dans 

les anciens cadres, la Bibliog.iip! ,i. l'fjfnRtte .intonome. 

le même de In Bihliolhéconomic. et critique son par 

En travaillant dans la catégorii de l'universel, 

elle influe» ment la science, l* production Inre 

'mil,' elle-même, h laquelle elle apports le moyeu d* ■•■ 

•enter plu» clairement sa propre universalité. 

I* là iiiujuti-n.inl voici qu'une nouvelle phase est coin- 

roencéc. Ce n'est plu* ni celle H<- La Itililiolhéconomie, ni 

de la Bibliographie, c'est celle de l'ensemble du 

rt du Document, la Documentation, L'une et l'autre 

en «ont de» parties, mai» des partie» rattachée*, à un corps 

plu* vaste, dont l'existence les âarçjt, les élève, les tran»- 

Oit peut rapprocher tout ce développement de celui 
de le Chinait h tasveJf* le* indus- 

trie pratique, on ne trouve d'abord que le» officine» du 
moyeu âge avec chez quelques esprits le préoccupation du 
problème de lu matière, de se* espèces et de se» créations, 
i i chirnii n-iii lentement de l'Alchimie et de la Philoso- 
phi* naturelle, et un moment vient, le nôtre, nù toute la 
,.icie est absorbée et réordonnée par la Chimie. 

I. Il ne faudrait trop s'étonner que la Bibliologie ne 
••c conititue que de nos jours. Il fallait d abord que les 
livre» existassent avant de pouvoir le* dédire, le* ana- 
lyser et dégager de leur existence même de* fait* géné- 
raux. De même la Critique littéraire est apparue tardive 
■ le dernier produit d'une longue expérience 
disi.it Langui, avec ta tâche de constater l'état-civil de* 
vivants et de relever les morts u. 

PVottdhon (sur VEconamie politique! , a dit : 
» L'Histoire de la Bibliologie eut nécessairement prémo 
i tiiiéi- « on la juge au point de vue d'une Science faite. 
•. Mais elle e»t lumineusement utile «ou» ce rapport qu'elle 

• est le dernier degré que nous ayons & monter pour arri- 

* ver au sanctuaire ». 

11 y a de» science» qui se s<int formera au acin des 
universités. D'autre» hors le» université» ■ ainsi la Sta 
tisrique. Il est compréhensible que la Bibliologie »e 
«oit constituée hors le* universités et qu'elle s'impose 
aujourd'hui à elle*. 

4. L'hiitoire de» moyens de communications montre 
le» phase» suivante* : 

Première époque, — D'abord le langage est le seul 
moyen de communication. Plu» tard, le» nouvelle» ae 
transmettent par des signaux (feux de nuit, signaux 
par le langage des tambours en Afrique), Plus tard, le 
•y»téme de* messager». 



17 



HISTOIRE ET EVOLUTION 



I 



39 



Deuxième époque. — Communication par l'Ecriture, 
Le livre, l'écriture sont si important» qu'on dé- 
ntimiiie période préhistorique celle qui va de» prr 
mière* manifestation» humaine* aux premier» docu- 
ment* écrits 

Troisième époque. — Communication pat de* appareil* 
tnftaniquri Imprimerie (journal). Télégraphie, Télé- 
phone, Poste, Radiophonie, 

XX' Siècle — Nous nous sommes trouvéa subitement 
lu livre en large collaboration de la pu- 
blication pérrudium' et continuelle, de la commerciali- 
sation, des formes matérielle» nouvelles, notamment 
de* répertoire» »ut Fiches, de l'invasion du texte par 
je, de* procédés de notation, de chiffrage *4 de 
diagramme, de la culture simultanée de toilta* le* 
•cience* de leur application. 

Peut-être lominn-iioui à un moment aussi impor- 
tant dans (Histoire du Livre qu'a été la découverte 
rt la généralisation de l'imprimerie au XV" siècle. En 
matière le» grands changements d'orientation 
néces» lient de longues et patiente» préparations. Apre» 
le» effort» particulier* des dernières décode*, nou» 
assistons maintenant à ce qu'on pourrait appeler I i 
îtion de la pensée bibliotogiqiu- 
5. Le» phase* du livre correspondent aux phases de 
le Pensée : ]« Les pensées primitive», 2" L' expression 
litternire de la pensée morale, philologique, scieiilii ; 



que. 3" La ». ience conitituée. 4" L'étape nouvelle : la 
science synthétisée, documenter, vi.ualisée, mathéma 
tiaée, se condensant, se rnmassant pour mieux bondir 
plus loin e! plu* haut. 

C'est la parole extérieure, ia vérité, ia phonation, 
qui a fini par modeler la parole intérieure, et a donné 
au travail de notre n verbale, une 

réalité presque tangible De même, c'est l'écriture qui 
a donné une forme, une réalité à la science l'écri- 
ture a peu à peu constitué les livres. D'une manière 
générale, on peut auivre cette histoire de la pensée 
irée (cogitée) et ar constituant peu h peu en un 
vaste organisme intellectuel, la science. 

6. La science bit>] lima sa première phase 

a été purement descriptive : la Bibliographie propre 
ment dite. Dan» uni ne elle a tendu à devenir 

théorique : Bibliologie, Voici qu'elle tend à devenir 
technique, c'est-à-dire à influencer la confection du 
livre par des règle» déduite* de la théorie (Bibliotech 
nie). Cessant d'elle la servante de livres tout fait», et 
insuffisamment bien faits, elle revendique une action »ut 
les livres à laite. Elle prescrit a. la fois les meilleures 
(ormes (abstraction faîte du contenu) et l'opportunité 
d'écrire cettain» ouvrages selon les besoins scientifique» 
leconnus, ce qui e» aujourd'hui livré entièrement à l'ar 
bitraire de» éditeur* et souvent des auteurs. Cette fonc- 
tion, les science* du livrr ont à la partager avec l'organi- 
sation scientifique de chaque science. 



Livres 



lits Livres m HVadtsia 





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IVtTK-M-tp ÉfODUBJ! 



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Indsv, i r i<n 




WûtlBTlï T 



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LeJivre et la représentation, du monde 



Moyens divers de communication 
avec le monda 



ïo in Brida extRnfiur 







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Le !vi''( m ;,';j fcvra fiul naîtra 




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(ObjBls réels) 



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H fiston ■ 

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I) l.a piotoca . i j ■ ■' r ru 

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aulamaua 

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L' univers, l'intelligence, la science, le livre 



Les choses 



L Univers . J.i Réalité, le Cosmos 



Les jriteHi g ciu.e.;; 

oui pansent i&y choses £ranmtmtairetnxi:t 



La aeien.ce 

Remfît et coordonne en ses caârns Itte&iESes 
de imitas l e s mt.fjliqcnces particulières 

Les Livres 



A 



^©^ 



Transcrivent et photographient, la sciew-r 

selon l'ordre divise des connaissances 

La Caltaotim de | ( *re* forment U 8'bliûthcqur. 

La Biblio graphi e 

Inventorie et cataloùue les livres 

La réunion de notices BihlictiranbiquGS fiiwie. 
le répertoire- Biblioqraphique univers*,! 



L'J''nc j clopèdie 

„ (Texte et Image) 

Dossier Atlas a Mici-ofitm 

Concentre, classe er :ie Je 

contenu des livras 



La Classification 

i Con/brois ii'orifc* çptelvitelhQt 

■ sert .i JiiJiJii' j. 
J ordonnance cfe 7a science dtslivrns de 
hur BiWiographip. et de. T Encyclopédie 



O «SSk ^^s a «Î5 <© c 








L'Univers, l'Intelligence, la Science, le Livre 




la nor.nrnentat.ion ei. rxi: parties 



» JBni TuncUon. Travaux el opération! 

A if la. . D ocuip^iLt au on. 



Les Etudes un général. 

ductinn a»te les port r^ de ' 

du travail ntelIectueT. aotres qur 
Icalivrcs et la Documentation 



fléa-.î " uteur 

Muitipi iMttun 



CatlnOionnsment dse PubaCAtions 
Bdfiotfrequfc 



Cauluquf: oc desa npitan . 
Bibliographie 



.Analyse f" .lis traits,) 



Contenu Jugement. Critiques 



Enryàlnpe'dïc J}ocamenlawc 



Redistribution ces Unîtes Matérielles 



Codificutiim. et s ynthèse 

Gemtiinaïu-n tL fW'on'dcs Unîtes 
lr Lcll&ttuel I es 



JiàVocimientaiJiin. Adminislxalivc 



Ai !,.., iv. 




X &5JLMJ graphe J i) eroii em.auv 



00 LftiJisatiflJi rfj.'i/ei gn powlW.ué : 

Conclu fJfirijRn n.lajr'K 

5,1011 

iBCLures. Luii.'.iiltaDons 



| J m f li-Hr^'"' 








• .. . . 



La Documentation et Ml piTOa 






211 



NOTION CT DEFINITION DU LIVRE 



43 



Le Livre et le Document 

Il y a lieu d'examiner successivement : I La notion générale du Livre et du 
Document. 2, Leurs éléments constitutifs: matériels, graphiques, linguistiques, in- 
tellectuels, 3. Leurs parties. 4. Leurs espèces ou types. 5. L s documents graphi- 
ques autres que les publications imprimées- manuscrits, cartes, estampes, archives, 
musiques, inscriptions, 6, Les autres espèces de documents, livres ou documents 
graphiques qu'on peut considérer comme leurs substituts: objets e; appareils de 
démonstration, disque, film, etc. 7. Les opérations, fonctions, activités auxquelles 
donnent lieu le Livre et le Document : facture, description, critique, distribution 
et circulation, conservation, utilisation, destruction. 



21 LE LIVRE EN GENERAL 



211 Notion et Définition du Livre et 
du Document 

I. Définition générale. 

Les livret — étant entendu par ce terme génétiinjr- 
les manuscrits et imprimé» de toute espèce qui, au 
nombre de plusieurs million», ont été composé* ou pu- 
bliés «oui forme de volumes, de périodiques, de publi- 
cations il un - constituent dtni Leur ensemble la 
Mémoire matérialisée de l'Humanité, en laquelle jour 
par jour sont venus s'enregistrer les foile, tes idées, les 
autmns, les sentiments, les rêves, quels qu'ils soient, 
qui ont impressionné l'esprit de l'homme. 

Les livres sont devenus les organes par excellence 
de la conservation, de la concentration et de la diffu- 
*lon de la Pensée, et il faut Us considérer comme des 
instruments de recherche, de culture, d'enseignement, 
d information et de récréation, lia sont o la toi* le 
réceptacle et le moyen de transport des idées. 

Le développement de la production, le bon marché 
et l excellente de» éditions. In variété de» matières 
traitée*, la refonte à intervalles rapproché* de» ou- 
vrages fondamentaux selon de» ensembles de plus en 
psus complets, de mieux en mieux ordonné*, ce sont 
a de» circonstance» qui concourent à accroître l'im- 
portance du rôle social de» livres. 

A côté des livres proprement dits, il y a la multi- 
tude des documenta de toute eipèce qui n'ont pa» été 
publié, ou ne «ont pas destinés h l'être. 

La définition la plu* générale qu'on puisse donner du 
-■vie et du Document est celle-ci : un support d'une 
certaine matière et dimension, éventuellement d'un 



certain pliage ou enroulement sur lequel sont portés 
des signes représentatifs de certaines données intellec- 
tuelle». 

2. Le* plu» petits documents. 

Le plus petit document c'est une inscription, la borne 
millaire qui porte le nom d'une localité et un kilomé- 
trage. Le poteau qui porte « stop * ou ralentissement, 
un.' simple figure conventionnelle de la signalisation 
(rond, triangle, barrière fermée). Ceet même moins, 
c'est le signe que le boyscout trace a la craie sur les 
arbre» ou lea rochers; sur papier c'est la carte ri" vi 
site un nom suivi éventuellement de* titres et de 
l'adresse; c'est le timbre -poste tout petit, plus petit 
encore le timbre réclame et toutes les petites ëtiqui- ll>-ii. 

3. Le Biblion, 

Il y a désormais un terme générique (Biblion ou 
liibliogramrne ou Document) qui couvre ù la fois toutes 
le» espèces : volumes, brochures, revue», article*, 
carte», diagrammes, photographies, estampes, brevets, 
statistique», voire même disques phonographiques. 
verre» ou films cinématographiques. 

Le « Biblion 'fi sera pour nous l'unité intellectuelle 
et abstraite mais que Ton peut retrouver concrètement et 
réellement mais revêtue de modalité; diverses. Le biblion 
■ iiçu  lu manière de l'atome (ion) en physique, de 
lu r ri Iule en Biologie, de l'esprit en psychologie, de l'oiré. 
«M ion humaine (le socion) en sociologie. L'atome a donné 
i une représentation de plus en plus précise et *ur 
la base de laquelle se sont engagées toutes les recherches 
et discussions. (C'est Bohr qui en a donné la première 
figure.) 



44 



BIBLIOLOGIE 



211 



a) Dan» le eo»mo« (ensemble des choses) le livre ou 
Document p.end plM» parmi le» .-lit.™ corporelle, (non 
incorporelle») . arli/icielîe. (non naturelles.) . et ayant 
une utilité inirll..' i. Il (non matérielle). 

La création» matérielles «rot ou dw !***«**» ou 

des moyen, de p»éoiW. Il y a: cj les ™°y e " s de produire 
les choses ut.tr, et consommables (les machine») ; i>) le» 
moyen» pour produire de. phénomènes naturel*, abstrac- 
t ,„ n de toi ..pation d'utilité (les appareil»); c) le. 

moyen» de mesurer le» phénomènes (les instruit.- 
Le Livre est un movrn de produire des utilités intellec 
nielles, 

Il Us chose." "lit ,iv.. lM documents des rapports de 
diverse, espèces : 

t« Rappn.l •!. ckoM» signifiâmes h choses insisrriafiées, 
ce qui constitue le fondeBWal tn-me de la documentait, 
2» Les cho.es elle.-rriêmes traitée, comme obfet de docu 
mentation quand « titre de spécimen et échantillon elle 
hgurent dan» de» collections documentaires (musée., ex- 
position. ) - 

f> Le» choses créée., modèle, et mécanisme» pour dé- 
monstration scientifique, éducative ou publicitaire. 

+> Les marques de toute nature portées sur les objet. 
,l qui sciveiit à leur identification et signalisation. 

5" L'application par analogie rie. méthodes de la docu- 
mentation à l'administration de. choses elles-mêmes (Do- 
cumentation administrative ) . 

c) Les écrit» ool !.. propriété dite par l'adage «script» 
manent verha volant», I B| écrit* .estent si les paroles s'en- 
volent. Mai. au point de vue de la rigueur de la pensée 
,„, peut proposer en terme» lalins cet autre adage, les 
termes s 'échelonnant BU OesJT» ; 
verha dtvagontur 
-i .ïpta concentrant 
eonstruclione» coordinant 
mechanica logicant 
I" La parole peut divaguer. Autant dit, autant en 
emporte le vent. La parole étant successive peut se Ira 
duire «ai» qu'elle son antre chose qu'une série de point», 
dont le lien matériel simplement sonore, est si léger qvi elle 
peut flotter en tous «en». 

2" Le. écrit. SOnCsntrerrf la pensée de qui (et établi! 
Ils «ont en surface. On le» lit. pouvant revenir dans le 
texte d'avant en arrière. Les lien, logiques de la vérité 
s'ils ne .ont pas réels peuvent facilement être décèles, 

3" Les construction», »téréo«rammes à trois dimensions, 
coordonnent lUlctemsnl les niées. Par les vides et le» 
surcharge», par le» trois direction, de l'idée qui doivent 
être concordante», qui permettent un contrôle facile, il 
«I déjà plus difficile de s'aventurer dans des développe- 
ments superficiels et mal étudie». 

4" Le. machine, enfin sont les logiciennes par excellence, 
Elle, ne .auraient entier en mouvement et s'y mainie.m 



.,,,. ,..,, ,, ,,i ;m.a!reuaement exact, concordant et limul- 
, toutes leurs partie 
Il ! .,■ Document offre de la Réalité une image à la si 
même dérivation. On a en effet le. termes intermédiaire» 
luttants: I" Le Monde (ou la Réalité elle-même) ; 1" Le» 
.Sen» de l'homme qui perçoivent le monde exactement et 
complètement: i" L'/nteiiigenee, qui élabore le» donnée. 
sensorielles- ■»■ La Longue, instrument social de cornmu. 
n. cation : 5" La Science, ou connaissances collectives; 
B Document composé par l'intelligence et pour expii- 
in--i !.. .Visnce. 

,, m, île ses intermédiaire» est une cause de défor- 
mation» et de frictions absorbant l'énergie intellectuelle, 
|,„,t effort doit don* Stre fait : a) pour supprimer ou 
,„„.„,„, |es ■ li'- formations et les frictions intermédiaj 
|,| pm,, ,,,-,-i ,U'n moyens de percevoir ou »e représente 
la réalité. 
5. Définitions littéraire» du Livre. 

L'homme passe, le livre reste. — Le livre porte 
génération, future* la lumière. I« consolation, I e.pi 
rance et la force (Milton). — L'imprimerie c'e.t l'a 
tillerie de la pensée (Bivarol). — Le livre forme t 
cercle distingue, nullement bruyant, mai» loujour» 
vivant, dan» l'intimité duquel on se repose a loi- 
(Montaigne) — Les livre* réalisent la conversait 
imprimée (Rusk.n). — Les livre, sont de. ami. mue 
qui parlent aux sourds (Proverbe flamand). — Lo 
gani.ation humaine la plu» puissante, l'avantage 
plu. grand pour une société, c'est la mi" à In port 
,[, „„,, de» l.ésors du monde emmagasiné, dans 1 
livra. (Carnegie). — La littérature e.t le «roffl. - 
de U cîvîli.ation. le sel du corp» social (Wcll-I 

l„ livre, c'est la passion de répondre ses idées su. 
monde et de les faire partager à tou. le» hommes (Suareî 
livra. BUUf qu'est-ce donc pour qu'il attire à c 
M qu'on l'aime avec passion quand on l'a corin 
. Un livre est une voix qu'on entend, une vu.» qui ir 
. parle, qui gagne notre confiance, d'autant mieux qu' 
. a'insmue plus doucement, plus intimement: c'est 

rivante dune personne séparée de «ou» 
. l'espace et le temps. C'est une ame. une ame dont 
nir le destin, la durée et qui va «u|, 
„„ loin .ouvent. on ne sait où, dan. l'univer. corn 
nn „miqu»r avec d'autres âmes, leur apporter 
, beauté» et ses laideurs aussi, la vérité et l'erreur, he 

venl ; une âme prenante, à peu près toujours, a c 

-1,. «on contact' intime, seule à seule, avec l'autre ara 

lie touche, capable par conséquent de la faire nu 

,, gnifique et sublime, perverse ou dégradée, Et di 

qlll , - soins délicats, àmc qui exibe des atuj 

,pécïale. de ton» ceux qui l'entourent et lui lac» 

. tent .on élan. . {CArttal Beauchr»„c 1 

Le plus grand personnage qui. depuis 3OO0 an» peut eu 

■ arler de lui dans le monde, tour a tour B '»"« e 



212 



ANALYSE DES CARACTERISTIQUES 



45 



aée, orgueilleux < tudcste, entreprenant ou tinii'lr-, 

,1,1 [ir-'Milir- imites les formes et tous tes rôles, capable 
[OUI a lOOI d'éclairer ou de pervertir les esprits, d'éinnu 
voit lr* pauioni ou de les apaiser, artisan de Faction» ou 
conciliateur de partis, véritable Pratée qu'aucune définition 
ne peut saisir, c'est le Livre. (Egyrr 1 

L'Humanité est l»o liommt qui vît toujours et qui 
apprend «an* cesse (Pascal.) 

In Bibliothrcis loqtiuntur deiunctorum immortales 
animas. 

(Plinius senior.) 
Nnllii-- est» Ulirurn Iflm malum ut non aliqua pnrtr- 

1 il, ri mutl magUtfl sunt. 



(Plinius senior.) 
(Au lus GetUits.) 



212 Analyse des caractéristiques du 
Livre et du Document. 

Du nombre immense des livres particuliers existants. 
On dégage par analogie ta notion du livre en généra!. 

Il en est du livre comme des machines. Dans les 
premiers temps, chaque machine était considérée comme 
un tout, composé de partie» qui lui étaient propres. A 
de rares exceptions près, le» yeux de l'esprit us distin- 
suaient pas encore dans les machines, le groupe de 
précision qrja nous désignons aujourd'hui sdus le nom 
de mécanisme. Une machine était un moulin, un brnrnrd 
■ et pas outre chose, C'est qu'en réalité, 
'I faut que ls pensée *ur un sujet donné ait déjà fait hier. 
des progrès pour ctri . 4 même de distinguer ce qu'il v 
a de général dans ce qui est propre à ce sujet: c'est la 
première distinction entre la pensée scientifique et In 
*6t ordinaire. (Reuleaujr. Cinématique, p. 11.1 

Il Faut envisager les c&rsctérisques du livre à la ma- 
donl te naturaliste considère les espèces animales, 
végétale» rt minérale». La conception d'un type géné- 
ral el abstrait. U livre, s'en dégage à la manière dont 
■'iogic, U Botanique, la Minéralogie, conçoivent 
■'ai parallèlement aux animaux, la plante parallèle. 
Menl aujt plante., le minéral parallèlement aux toint 
ux. Il y a lieu d'examiner successivement : 

Le» élément» constitutifs du livre ou document; 
- Ses diverses parties et leur structure; 

In r , 

t-e* espèces ou Familles d'ouvrages. 
examen de ces données a sa raison d'être en soi 
■' tonte fin. Il ,ert aussi de base aux opération» rie 

'■'"-m, de bioliograplûe, de catalogue e, ,|, 

-ment et leur donna un fondement acientifique et 
ratwnnel. 

L» dri,. i„,i „ a |i on j,.. caractéristiques d'un livre est 
'nrh.pen.able pou, le reconnaître et l'identifier. Cette 
détermination individuelle ne saurait se faire qu'en 
fonction de. caractéristique, B énérale S . 



212.1 Caractéristiques générâtes. 

I livre peut être envisagé nu point de vu. des 
caractéristiques suivantes : 

I' Ls Venté th: vrai); 2" La Beauté (le beau): 3" La 
Moralité (le bien); 4" L'Originalité; 5" La Clarté (com- 
ptéhensïbilité) : 6" La Valeur économique (cummercialité) ; 
7" La Nouveauté. 

Les documents ont en commun avec la parole de pou- 
voir ne pas exprimer la vérité- I!» ont en plu» d'elle la 
possibilité de se présenter sous des dehors fallacieux. 
fnuases attributions aux auteurs erroné» ou pseudonymes, 
-, dotes, fausses indications rT éditeur, d'imprimeur, 
d'éditîen, etc. L'erreur volontaire, le mensonge volontaire 
peut être le fait de t' autour, La propagation des documents 
apocryphes, trouvés ou défigurés, la diffusion intention- 
nelle d informations mensongère* peut Hr«- lr fuit de tiers. 
L'une et l'autre sont de nature n r,iu«i-r un dommage 
à la Vérité en soi, et aux personnes, physiques ou mo- 
rales dont elles viendraient à diminuer la situation. 

La nouveauté entraîne toute la documentation comme 
elle entraine toute la vie contemporaine Le journal, la 
T. S. F., le 61m. luttent de vitesse peut procurer au 
public insatiable le maximum d'informations dans le 
minimum de temps, 

2 1 2.2 Qualités et défauts des livres. 

I f-K qualités d'un livre-document répondent aux trois 
critère» supérieurs: vrai. beau. bon. On dira par exem- 
pte un vrai et un faux bilan, 1rs fausses Décrétâtes; la 
bonne presse, les beaux livres. 

Dans un ensemble de livres, les Valiltioni individuelles 
oscillent autour d'une moyenne f fliti-lniuuui*) . Un grand 
nombre ont une valeur moyenne; sont peu nombreux les 
réels mauvais livres, très rares les livres supérieurs. Dans 
un diagramme ou statistique on retrouve la courbe dite 
en cloche ou de Fréquence (Po'ygone de Quetelel) 

Le» défauts d'un livre sont : Erreur ; lourdeur, désordre 
dans l'exposé ; confusion de L'essentiel et de l'accessoire : 
lacunes, arriéré. 

212.3 Le livre, capital et outil. 

Le livre est un capital d'idées qui s'amasse ei *r lient 
en réserve. I-'homme accumule les idées et les rsitf 
comme ïl accumule les produits. 

Lr livre est une arme, un outil. 

» Martin Luther, qu'on juge mal |>,m >■ ■ 1 • 1 ' ' ■ ri s'iilistim- 

., le considérer comme un théologien, fut surtout un 

patriote allemand, le plus grand idéologue contesté de 

Il manie le pamphlet au lieu du cimeterre, mais 

il sait l'art d'armer les nobles contre les clercs. » 

(Péladan.) 

212.4 Unité, multiples et sous-multiples. 
L'unité physique, matière du document, est marquer 

soit par la continuité matérielle de sa surface (ex. : la 
surface d'une lettre, d'un journal), soit par un lien maté- 



ITî 



46 



BIBLIOLOGIE 



220 | 



riel entre plusieurs surfaces (ex, ; le» feuilles reliées d'un 
livre), toit |Jir un l' e n immatériel (ex.: les divers tomes 
d'un même ouvrage). 

L'unité intellectuelle est la pensée 

Comme en toutes choses, on peut distinguer aussi 
dans le document; 1" l'unité: 2" les parties: 3° leur 
totalité; 4" uns pluralité d'unités; S» la totalité de» 

unjté*. 

On a vu précédemment ce qu'on peut considérer com- 
me unité intellectuelle. 11 y a des multiples et sous multi- 
ples des unités matérielles et intellectuelle». 

Toute chose considérée dans «on ordre propre est pincer 
au degré d'une échelle dont le» deux extrémités sont te 
néant d'une part et la totalité d'autre paît. Dans l'échelle 
de la série ainsi établie, on choisit plus ou moins arbitrai- 
rement une unité d'où l'on puisse procéder dans les deux 
direction» montante et descendante. En ce qui concerne 
In Documentation, l'unité sera te livre, ses multiple» 
seront les ensembles formés par le livre tels que les col- 
lections (bibliothèques) et «es «ou«-multiplc9 seront des 
divisions telles que ses partie» (chapitres, etc.). 

212.5 Equation du Livre. 

Sous une forme condensée et en se reportant aux 
tableaux ci-après de» élément» et de I» «tructure du livre. 

22 ÉLÉMENTS COMPOSANTS 
220 Vue d'ensemble. 



I" Eléments rrnrtérief». 

Substance, matière (support, surface). 
Forme matérielle (ligure), dimensions 
(format). 
2" Elément» graphiques (Sjgncti 
Texte. 

Ecriture phonétique (Alphabet) 
Notations conventionnelle* 
/lluslrationi. 

Image* (Reproductions concrète»}. 
Dessinées (Images à la main). 
Photographiérn (Image mécanique}. 
I Schéma (Diagrammes) (Reproduction» 
abstraites). 
Etablis à la main. 

Résultat d'un enregistrement mécanique 
Décoration do Bore. 

Figurines, culs de lampe, rinceaux. 
Eléments linguistiques, 

I <ingue du livre, 
E timenU intellectuels. 

Les forme» intel'ertuelle* clu livre (Exposé 
didactique ; rhétorique, genres litté- 
raire», formes hibliologiques). 
Le» donnée» du livre. (Matière scientifique 
ou littéraire, re* Kripta), 



la définition générale peut prendre la forme suivante eî'lUM 
éi|ii,ilinn énuméranl les facteur» : 

E (M r- C + I. + l> 

L = __ — 

S (t I I + p r c 4- t + a) 
Ce qui se lit; Livre - élément» (éléments matière 
,,-nts graphiques t élément» linguistique* •' élément» 
intellectuels) ; Structure (reliure + frontispice 4- prélimi- 
unires + corps de l'ouvrage + tables + appendice»}. 

En exprimant ainsi la détermination d'un espace (lien) 
et d'un temps (datt-| et le» donnée» relatives à l'auteur. 
T'-'luatiori se complète ainsi : 

E 
L » — je « xi 

S 

Francisco Lumachi (Ne 1 ' es del Lir.ro. Firenxe 

Lumachi, 1907, p, l°Q) donne du livre la formule suivante 
non complète : 

A ( t + e + 1) 

L =- 

P 

A = auteur ; i = typographie ; e = éditeur ; 1 llbrni 
re; P - public: L - livre. 

DU LIVRE ET DU DOCUMENT 

Un livre est la réunion de feuilles de papier Imprime 
Sur ces feuilles, l'impression, divisée par pog«» e«l dispo 
»ée. recto et verso, de façon n ce que le» pages se suc- 
cèdent en ordre, après In pliure: car ces feuilles seront 
p/icej plus ou moine de foi» sur elles-mêmes selon In- 
formât extérieur prévu pour le livre. Puis elles «ont esacm- 
bUes suivant un numérotage, indépendant de la pagina- 
lion. On nomme ce numéro de feuille la signature de }a 
feuille. Une foi» réunie» dan» leur ordre, on y ajoute, en 

le titre qui généralement n'est que la réi" 
de la couverture (le Faux titre qui précède ne donne 
que l'indication du ttvro), les feuilleta contenant la 
préface, avant-propos, avertissement. On place «o 
toit en Fin dr volume la table des matière 
• joute tes hors-texte, cartes, planches, tableaux, etc. On 
coud le» feuilles, puis on broche, on cartonne ou on relie : 
C'est le livre. (Bourrelier 1 

Un livre est composé de plusieurs élément- t élément 
mfelfertuels (idées, notion, et fait» exprimés}, élément» 
matériels (substance ou matière disposée en feuille» 
d'un cerlain format, pliée» en page») et élément» jfropfii- 
qaes (signes inscrits sur la substance). Les élément» gra 
phiquea sont le texte et l'illustration Le texte se cor 
pote d'écriture alphabétique et de notations convn 
tionnelles. L'illuil ration comporte les image», ion de 
«inée» (images à la main), «oit photographiée» d apf* 
nature (image» mécaniques). Le* illustration* ion 
placées dans le texte ou publiée» sou» forme de plan 



221 



ELEMENTS MATERIELS 



47 



■■ au racla seulement, jointe» au texte 
Kl hor* texte, ou réunira en album ou atlas sé- 
paré fin texte, mais faisan! partie intégrante de l'nu 
vrage. 

Le livrr peut être envisagé : 

onterrn; le* idée* qui -.e rapportent à un 
cerlu iU matière, considéré» dans un certain 

Heu el dans un certain temps. 

! contenant: une certaine forme de livre 
■ ini. certaine langue en laquelle lea idées sont expri 
mée». 

■ formes, à leur tour, sont de deux espèces : 
• ) la forme de l'exposé objectif, didactique, scientifi- 
que, forme susceptible de propre» constant et qui «ont 
comme les moules préparés pour recevoir la pe- 
b) le» formes littéraires proprement dites correspon- 
dant aux genres et espèces qu'étudie U Rhétorique. 
Ce» Éléments servent de base à la classification. 

221 Eléments matériel». 

Les éléments matériels du Livre-Document sont consti- 
par son aupport, dont le» substances peuvent être 
variée», diverses les formes et dimensions, et distinct 
le corps même de son enveloppe ou couverture. 

221,1 Substance ou support. 

2211! Notion», 

I • principale substance »ur laquelle sont portée 
s'ïne» n qui en constitue le aupport est le papier. 

Bl papier a, c'est même une de» épithètes qui 
earactériie le mieux notre époque, mai» le papier n'est 
qu une de. espèces de • matière inscrivante ». 

e papier est un moyen de créer et multiplier la 

ti t- 

' papiat soulevé nombre de questions: La qualité. 

■ n de différentes sorte» aux usage» variés auxquels 

la -tandardisation proposée des formats, 

■ le certaine fabrication, le» prix en fonction 

» posaibilité» de In consommation, ta applications 

mattenduee et réminiacento» des papier» et cations. Le 

,i, ' *' Cftr *on sont dans tous les pays devenus de» 

«menu sssysnsfU. de l'organisation actuelle. 

22 < 12 Hiatorique. 

°" ■ écrit sur pierre, nu métal. M» poterie, sut 
F *i >î1 " chemin et finalement sur papier, 

. Le Livre de pierre, si solide et si durable, a fait 
p ■« livrr- d c p ap i er> pm „ , oliclr rt plu . J qr ,y e 
encore , Coei tuera cela. , 

(Victor Hugo. Notre-Dame de Paris.) 
■ Le Popyru, remonte ,,-., hau , h 3(W0 inJ Bvsnl J c 
»'« de plu» 5000 an., 



4, Le» livres aiii pnjivni. mit du être interdit» parce 
qu on a écrit de» livres en prose exigeant beaucoup 
d'étendue-. 

5- Le Parchemin (membrana pergamtna). Il doit <»n 
srigina à une querelle de Bibliothécaire»." Pergamc el 
Alexandrie étaient le» deux «ronde» bibliothèque» du 
I einpB. Elle* rivalisaient pour le nombre des livre». Un 
. .Tain d Egypte, pour enleva aux copistes de Pergn- 
ii. leur matière première, interdit l'exportation du papy- 
ru», A Perttame. on y répondit en perfectionnant un 
procédé déjà ancien; l'éelitava ^ur peau: parchemin. 

Le Papier a été inventé cent ans après l'ère chré- 
tienne par un Chinois. Taaî-Loune surnommé Tenons? Il 
imaginé non plu* d'utiliser un tissu tout formé 
comme le papyrus, mais de produire l'espèce de feutrage 
qui est le papier, avec de» fibres qu'il demandait aux 
vieux chiffons, aux débri» de filet» de pêche et même à 
I écorce des arbres, Taaï Lourse trouva, en somme, ta 
lu, M i,. 1,1,- i/enérala 'jni oWaJj SE psjgpétUfll jutqtt'-Jl FiOU*, 
don» le procédé de fabrication comme dans la mntière 
première employée. 

Le papier était inconnu en Europe jusqu'au XII* siècle, 
époque où il fut importé de l'Orient par la voie de ta 
Grèce. Sa préparation fut d'abord concentrée en Italie. 
en France et en Allemagne au XrV* siècle, et ce n'est 
que ver» le milieu du XIV" siècle, alors qu'il était devenu 
d'uHSRe presque général, qu'il commença à devenir le 
rival du velin comme matière du livre. 

Le Papier pénétra dan» l'Europe chrétienne avant la fin 
■ In NUI" siècle et alors c'était l'ita'ie qui conduisait le 
monde. La manufacture de papier ne gagna l'Allemagne 
. XIV* siècle et ce n'est qu'à la fin de ce siècle 
qu elfe devint assez abondante et assez bon mnrché pour 
que 1 impression de» livres soit une affaire pratique. 

221.13 La fabrication du papier. 

1. Le papier a d'abord été fabriqué à ta main, dntln de» 
appareils dit s forme ». La première machine a papier 
date de tfi28. La fabrication maintenant est continue et 
aboutit à de» rouleaux de papier. 

2. Depuis plus d'un demi-siècle, c'est au bois que l'on 
demande de fournir la matière première servant à In 
fabrication du papier. Le bois y sert sous forme, »oit de 
pite dite s mécanique » entrant dan» te» papier» les plus, 
ordinaires, soit de pâte ■ partie chimique ». Ce dernier 
produit provient de tn désagrégation du bois par de» 
agent» chimiques. I] B beaucoup plu» de valeur que le» 
précédent» et s'emploie pour fabriquer des sorte» de 
papier» supérieur». 

î. L'industrie de la cellulo*e et du papier en Suède et 
Norvège est actuellement en voie de transformation. En 
raison d'une moindre longévité du papier préparé aver 
la cellulose du bois par le procédé au bisulfite de choux, 
comparée avec celle du papier de chiffon», on tend h 



48 



BIBLIOLOGIE 



I 



221 



remplacer, pour la digestion de la pulpe de bats, le bisul- 
fite par la soude caustique. Celle-ci «rail préparée su» 
!» lieu* mimes d' utilisation en prenant du sulfate de 
soude de fabrication anglaise : ce sel est traité pour «onde 
par un procède analogue à celui de Leblanc. Ce mode 
de préparation de la cellulose eâl donc appelé loi! In 

...•ni procédé au sulfate II donnerait un papier de trè. 
bolinc conservation 

4, En principe:, le papier est composé de cellulose, e est- 
à dire une combinaison dans laquelle entrent 36 grammes 
de ehnrncin et 41 grammes d'eau. 

Le beau papier autrefois se faisait de vieux chiffons de 
lin et de chanvre, mais les fibre* de ces végétaux ont 
été remplacés par trm* lés végétaux plus ou moins fibreux 
ou par ceux dont la tige creuse est désignée sous le nom 
de paille: riz, nu, ortie, houblon, genêt commun, bruyè- 
re, roseaux de marais, joncs, aloès, agave, bambou», alfa, 
phormium. tet.ax. hubuscu», mûrier à papier (broussone- 
t.n), arable papvfera, etc. On a été jusqu'à utilise» les tiges 
de réglisse, de guimauve, de pois, de pommes de terre. 
le, feuilles de châtaignes, voire même les algues matines, 
En li.duehi.ie. an imprime sur du papier fabriqué avec 
du bamtou, avec de la paille Je ri. et du tranh ou herbes 
h paillettes don! il existe, là-bas,- de, quantités inépuisa- 
bles. Le tranh donne un papier très étoffé, trè. «olùfei I» 
paille de riz, au contraire, un papier très blanc 
fragile. On va utiliser les plus qui couvrent sa tnA 
des milliers de kilomètres, et le . papyrus cype.u. ». qui 
su Gabon, produit un papier magnifique. On va utîii*et 
également le • ravinata ,, le « votoro t, le - hetans », vé- 
gétaux très abondants à Madagascar. 

On a proposé d'utiliser les feuilles des arb.r ? EU. 
composent d'un tissu ven, le parenchyme soutenu par de. 
nervures. Un broyage suivi d'un lavage permet d'isoler 
les nervures seules utilisables ; le parenchyme tombe en 
pouseière et peut servir à la fois de combustible. La France 
importe annuellement 500.000 tonnes de pale a P«P'er. 
qu'elle paye cent millions de francs. Or «s arbres lais- 
sent choir annuellement de 35 a 40 millions de tonne, de 
feuilles. 11 suffirait de 4 millions de tonne, pour fabriquer 
tout le papier consommé en France et en outre 2 millions 
de tonnes de sons-produit» utiles (I) 

5 La fabrication du papier a fait des projrè. con.idé 
râbles en ces dernières décades. Le progrès a porté eur le. 
machines: il porte ma. menant sur les matière, employées. 
On fabrique du papier ay latex de caoutchouc qui. par 
l'imperméabilité qu'il confère aux feuilles, le* met à 
l'abri de tout rétrécissement N'étant pas absorba... il 
demande moins d'encre ; sa souples.e Facilite la pliure du 
papier. 

6 Le film en celluloïd est devenu Ci, support dan. In 
photo et dans le cinéma. Il est en voie d'étte remplacé 

^e monde vivant ». f-c Temps, 



pat le film sonore en papier, incombustible, complété 
par le film photographique en papier. 

Le papier a été longtemps le support-roi. Le celluloïd 
par le film, a tendu à le détrôner. Mats on entrevoit qui 
son lour le papier pourra bien I évincer. 

7. Ainsi, de compositions en composition», de substitut! 
en substituts, le papier tend à ne plus être ce qu'il était 
à son origine, mais sa fonction dominant sa composition 
importe «a substance, pourvu riu'.l puisse le mieux 
servit soït de support aux signes, «'il s'agit de livres et 
de documents, soit de support ou de couleurs et de motifs 
s'il s'agit d'u'age décoratif, soit encore de simple pro- 
l.ru.u. .in résiliante s'il s'agit d'emballauc de couverture 
ou de confection d objets. 

On -.1 M'i'l immense problème d'ordre économique 
pose aujourd'hui le papier, a raison du fait que les forêts 
,'épui.ent, qu'on va I". .h'.rhrr rie plus loin. On étudie 
usuellement, dans le» laboratoires, le moyen de substituer 
au bois et à la paie de bote, des graminées que l'on 
pourrait faucher tous les ans. qui seraient, en quelque 
sorte, comme le papyrus ancien, ce qui permettrait de 
mettre fin a ces hécatombes de forêt», lesquelles pourraient 
«voir d'autre» destinations. 

Nous serions à la veille d'une révolution dans l'industrie 
du papier. Les perfecfonnemenls techniques ont, depuis 
In guerre, fait passer 1s production journalière par ma- 
chine de 30 a 100 tonne.. Mai. on considère maintenant 
pouvoir demander à la paille un substitut du papier. Le 
nouveau papier pourra mieux être conservé que l'actuel, 
auquel une longétivité de quiriie ans seulement est assu- 
rée. Du nouvel état de chose résultera un déplacement 
des centre, de production du papier, qui sont aujourd'hui 
au Canada et en Norvège, le pin et le «pin étant par 
excellence des arbres a papier. 

On est arrivé a une »rle de substance unie mais cons- 
tamment renouveler, U papier blanc dea usine, se couvre 
de caractères. On le lit. Apre» usage on le renvoie aux 
usine, d'où, refondu, il ressort en blanc pour servir d« 
MiUlialum à de nouvelle, et éphémères inscriptions. 

21i 1 14 Espèce* de papier. 

I Les papier, «ont d'espèce* multiple». (1) 
Papier vergé Papier de Hollande. Papier WKatman 
Vrlm- .1 a In transparence et l'aspect de l'ancien vélir 
véritable Papier de Chine (fabriqué avec l'écorce A 
bambou). Papier de Japon. Simili Japon. Papier de ramie 
P.pir. d'Alfa. Papier indien. Papier léger. Papier pat 
non Papier Joseph Papier végétal. Papier bulle. 
2. l.n durée d'un livre est en rapport étroit avec I 
qualité du papier dont il est fait: on pourrait classer le 
livre, de bibliothèque etl cinq catégories suivant la quallt 
du papier employé à leur confection. 



(I) E. PER1ER; 
10 juin 1918. 



(I) Ci'rn. Petit amateur de livres. 1. Papier. 



221 



ELEMENTS MATERIELS 



49 






a) Les livres imprimés su/ du papier léncr, ordinaire. 
il sous le nom d antique ou « poids plume ». 

b) Ceux imprimés, sur du papier fortement charge et 
bien calandre. 

ci Ceux imprimé* sur différent* genres de papiers d'art 
ou papiers coticftés. 

a) Les livres faits e n papier d'épaisseur moyenne, anus 
charge excessive de matières minérales et composés en 
grande partie de cellulose de bois et de paille 

e) Le papier renfermant plus rie 23 de bois n 

ruqutv 

Il existe maintenant des papier* en imitation -couc/ic 
(mipercalandré), si parfaits qu'on peut 1rs utili-cr à la 
place de papier couché. Pour [es Minages qui réclament 
beaucoup de teste sous un petit volume, il v ■ Ut «papier- 
bible », appelé en anglais » india-pai 

3. Les papiers bouffants, mis n la mode pu l'Angleterre 
et I Amérique, ont l'avantage d'être légers et par ei 

• |U('nt uvniLlaKPUx tant DOU» U-ur prix intrinsèque en poids 

que pour le prix des livres. Le» papiers bouffants d"alfn ' 
sont souple? et s'impriment bien, mais ils encrassent lés 
caractères parce qu'il» sont fort pelucheux et ralenti 
le tirage. 

4 Le- pup;.', fo<&en, rapporta de l'Extrtme-Orlent en 
1841, est fabriqué couramment depuis 1874 par 1» Oxford 
Univcrsity Pies», Ce papier est opaque, ! iir s 

mince. Les ouvrage- ce papier «teignent 

ii pein ipajsaaut hahiti 

Le papier s biblio prime llidin - r ,m, ,-, 

en étant résistant I .'épalneut de* volumes tiré* sur 
ipier n'alf tier« de celle rie» volume 

sur papier ordinaire 11 peut n'nlteindre que 28 pal 
au mètre carré, tout en étant parfaitement oparpii 
tirage sur ce papier eat destiné aux appartements et aux 
hibliolhèques encombrée» 

Le papier legs en poids miis non transparent a de 
I importance pout les ouvrages dr p« r 

exemple, le papier de 1 '.rlnnuni .. S. D N 

1928-1939. 5" année, a permis d'augmenter la matière en 
diminuant le volume de la publication. 

Papier mince, tria solide pour le Ba-dekri de Suisse 
Dotihlë en matière >ou» le même volume. 568 pages plus 
le» carie* ne forment qu'un volume de 25 millimètres. 

5. Le papier Hydtoloid « ViDrx . ne craint ni les 
manipulations multiples, ni la moiteur des doigts; il peut 
impunément é< chiffonné et sali: aptes lavage 

et séchage, il res»ort Intact et uiili-ablr. L'encre ordinain 
ne tubll même pas les atteintes de J 

221 15 Qualité du papier. 

1 Le 1^,-ipier a pour caractéristiques : 

«) Le /crm,.l m, la longueur et In largeur des feuilles 
ou rouleaux. 



b) La Aoree. Ex. 1 10 gr. le ni2. 

Papiers extra minces, minces, forts, extra forts, carton. 

I a mesure du papier s'établit en m2. Ex. : 
M2 43 gi. avec 10 '.. de charge, 

2. Les papiers sont collés ou non collés, couchés ou 
en fnctions. Ils se vendent par rames de 500 feuilles, par 
mains de 25 feuilles ou au poids par de grandes quantités 
en fabrication. Pour les ouvrages de luxe, on se sert aussi 
de papier extra-léger, à la cuve, vergé ou velin, 

II est impossible de fabriquer le papier d'une épaisseur 
régulière mathématiquement exacte: toutefois la tolérance 
des variations entre feuilles d'une même fourniture n'est 
pas prévue par les conditions générales du Code des usages 
pour la vente de» Papiers. Une large tolérance s'impose 
dans la comparaison de deux feuilles isolée*. 

3. La couleur du papier sert a des differentialions néces 
snire». La force du papier joue son rôle pour la conser- 
vation des documents. Du papier fort est indiqué chaque 

que le livre ou le document est soumis & un dur 
régime ou qu'il doit durer longtemps. Le papier ilmi 
être opaque, c est-à dire ne pas laisser apparaître le texte 
nisparence. 

Une légère teinte du papier lui enlève sa crudité de 
blanc mat et repose les yeux du lecteur, 

4, Le papier d après sa destination exige des qualités 
îles: le papier à écrire: celui destiné à l 'édition en 

général, notamment pour l'impression. l'Kéliogrnvin r - 
I offset: les tirages en couleur requièrent des qualités, la 
finesse du grain, l'élasticité, l'absorption, l'opacité 

1 • couché rend l'impression plus délicate, le vergé lui 
donne l'aspect p'us lourd, le papier lisse donne l'aspect 
le plui normal aux traits, La couleur du papier et celle 
de I encre, parfois les deux peuvent améliorer ou détruire 
la lisibilité. 

5, On a fait des recherches pour créer le papier ignii. 
invention utile pour les documents importants, les testa- 
ments, les billets de banque. 

6 Dans les laboratoires de Bell-Télêphone, on a poui- 
-nivi des recherches en vue de produire un papier de 
I épaisseur de quelques millièmes de pouces pour servir 
d'isolateur dans les installations téléphoniques. 

7. Le papier porte des marques dites filigranes, dont 
l'existence sert à l'identification, 

M Briquet a publié une minutieuse description de» 
ftligtanes des œuvres xylagraphiéea de la Bibliothèque 
Rriyale de Munich et a révélé l'existence de 1363 vati.i- 
(ions rie filigranes, 

(De, Papier Fabrikant. Berlin, 1910.) 

8. Il existe en Allemagne une réglementation pour le* 
papiers destinés à un emploi administratif de l'Etal. Le 

,i" pnur la reproduction des manuscrits (1905) a 
*-mi* le vceu de voir adopter une réglementation sem- 
blable pour les papiers destinés à supporter La reproduc- 
tion de manuscrits. 






50 



BIB1JOLOGIR 



221 



1886 » été Établi a Gros» Lichlerfelde près de 
Berlin, un institut pour Testai du papier. A l'orisrinr. 
■on objet était exclusivement de contrôler tout le papier 
fourni au* service» «lu Gouvernement prussien. Bientôt. 
il fui utilisé au«ai pur les commerçants résidant en Aile 
u- et même à l'étranger, qui désiraient voir vérifier 
»i leur* papiers étaient conforme» au* règles Formulé» 
par l'Institut Celui-ci contrôle lu romnnsilion. le format, 
l'épaisseur, le poids, la cons ; »tnnee. le loucher, la résis- 
. à l'humidité .-1 le pouvoir d'absorption, la perméa- 
liilil.'- à l'égard de la lumière. Au début, le» produc leurs 
allemands « montrèrent hostiles à rétablissement de 
l'institut. Bientôt celte opposition disparut et l'on reeon 
riait la* niniilniiiTi des essais officiels du papier. Aujour- 
•v< attribue i cet institut une partie du succès du 
développement de la fabrication du papier en Allema- 
gne (I) 

Ut» laboratoire officiel d'analyse* et d'essais de papier 
fonctionne nu Bureau des Standards, à Washington. 

Le*, question* relatives o la conservation du papier 

001 été examinées par la Commission de Coopération 

Intellectuelle. La New-York Tirnea. pour répondre au» 

desiderata dp la conservation du papier, imprime main. 

I t une édition spéciale sur "All-Rog Paper s. 

I n 1 ihrnry Association fl ruidnn) a formé un Comité 

l'étude de« questions relatives n la durabîlilé du 

papier. (2) 



221.16 Consommation ut prix. 

221.161 CONSOMMATION. 

Pour tonte la France, la consommation du papier des- 
,u livre serait de 180 a 200 mille kst, par jour, celle 
du papier k journal de 60 mille Vg. 

le tiers de la consommation totale du papier pourrait 
lu papier d'impression ordinaire, tandis que le parafai 
d'emballage oomprend environ les deuy tiers. 

Ces df -rni.'-r.-.. années. In consommation du bois a enn 
idéVtrUcmenl magammSÉ. La superficie du sol en forêt 
rsl de 61 en Russie et de 4 % en Angleterre. Lot 

forât* du Canada et de l'Amérique ont été décimées 
l.rs Etats-Unis consomment annuellement 90 millions de 
les. On prévoit une fnmine de bois oui Etats-Unis 
et nu Canada dans quinze ou vingt ans. 

I . . Etats-Unis en I8P0. consommaient trois livres de 

ptpter à jm'rnaux par tète d'habitant chaque année. En 

10 ■■(). il en consomme 35. Cette anricc-ln. le papier aurait 

né un rouleau de 73 pouces de larRr d'une longueur 

|J million, de milles. Les quotidiens ont une circu- 



latînn irmrnalière de 28 millions de numéros et de l'Atlau- 
tiqur nu Pacifique. Il y a plus de ICO quotidien* tirant 
k plus de 100,000. 

Il faut signaler le» méfaits de l'industrie du papisr 
nu point de nie di- la iléforestotion. Ce sont dr véritables 
forêts qu'il faut, en effet, pour aastiret le tirage quotidien 
de 30.000 journaux, dont quelques-uns s'impriment n plu- 
millions, et relui des 200 volumes. rP chiffre repré- 
sentant la moyenne de tous ceux nui se publient rhnque 
jour dons le monde Ces 30,000 journaux, tirant o dix 
milliard» 800 millions d'exemplaires, consomment jour- 
nel'ernent mille tonne» environ de pfite de bol» ; exacte- 
ment 350.000 chaque année. C'est, avec Ses livres et les 
revues, la cWge de 37,500 wagons de dix tonnes, tramés 
par l.fiflO bcomotives, c'est-à-dire à peu de chose près, 
l'effectif du matériel d'une grande compagnie, ou encore 
le plein de 180 paquebots Et encore, il n'est pas tenu 
compte des papiers d'i-nihallnge. cartons, prospectus, pa- 
piers à écrire, etc. Aussi bien, c'est 350 millions de m3 
que doit fournir chaque apnée en Europe la coupa de 
bois. Iji France en donne 6.5 millions. l'Angleterre neuf 
millions, et la Russie, la Norvège, le Canada, les El ata 
Uni* fournissent le re>lc. Mais le* Etats-Unis consomment 
h eui Mil* 9(10 million» de m3 On coupe donc les 
arbres, on détruit les forêts pour alimenter tous les jours 
cette fabrication fantastique. Mai» un arbre ne repott*** 
ni en un an ni en dix. 

Une semaine dr publication d'un des journaux actuels 
fi ftirt lirons, c'est une forêt qui sombre quelque part. 



(M Essais de fournitures de bureau pour l'administration 

nr. fX't'mon Portai* Bwne » 

I 11 PAQUET T. Le Papier et sa Conservation. Bulletin 
L* MuBte du Liore, 1925. 61. 



221.162 PRIX 

L'Immense consommation de papier de notre temps en 
a fait une matière à spéculation économique considérable. 
Pendant la guerre mondiale, après la guerre, le papier a 
subi des hausses vertigineuses «ans rapport avec les con- 
ditions normales du marché. La spéculation et l'apreté 
au gain ont été remarquables. La tendance «énérale nus 
trusts a trouvé ici de» réalisation» 

Le papier est tombé de 24 centime^ en I 862 a 2 cen- 
times en 1900. 

Le papier ioumnl qui avant I» guerTe se vendait 28 fr. 
le» 101» kg., était en février 1918 à ISO fr 

Lr prix du papier est devenu .»ce«sif dans les pays 
où la monnaie a été d'prfciée su cours de la guerre. 
On peut dire, par exemple, qu'en Belgique, alora que 
I, coi 'ii, tant de dépréciation de la monnaie e*t de 7, on 
paie jusqu'à 12. 14 et 15 le papier. C'est immédiatement 
une entrave- à la production. 

I.e papier qu'on payait en 1914. 30 f, le, 100 1<, 
en France, y monte Jusqu'à 415 fr. 

Pendant la guerre, le papier et l'argent manquent. 
Quand le papier a manqué en France, et. avril 1916, 'a 
Presse a sollicité que le Gouvernement obtienne de l'An- 



221 



ELEMENTS MATERIELS 



5/ 



uîeterre tin bateau pour «lier chercher ta pâte nécessaire 
au Canada. 

La disette de papier amena la suppression de l'étendue 
iournarui. On parla même de supprimer un grand 
nombre de journaux. 

Arrêté Français du 2 février 1918 portant restriction à 
:»wur des papier» 4 imprimer, au nombre et a In 
dimension de» affiche», aux dimension» des programme» 
des théâtre», a l'emploi dr« gros caractères dan» la cnm- 
an des livre». 
(Bibliographie de la France, 8 février 1918,} 
la cherté du papier conduit à la concision. 
Antérieurement, on connut une crise de papier »ou* la 
Révolution fiançai»*, (1) 

Le vieux piipiei n »a valeur. On s payé (octobre 1932) 
le» rognures blanche» 125 fr., le bouquin n" 1 33 [»., 
-mal hlonc 65. le journal froissé, 25 fr. Par comparai- 
son le journal appelé 1rs bobines se payent 125 lr 
couché blanc «upérieur 400, l'îropression supérieure 22" 

221.17 Utage* du papier, 

Le Papier a des usages multiple». Son usage pour la 
documentation (écrire et imprimer), moi» see autres usa- 
ge» multiples aussi: embal'age. tenture», matière d'objet» 
usuels (serviette*, nappes, assiettes, plats, gobelets, este.}. 

On a tiré du papier des effet» mat* ou brillant», de» 
loque», de» velouté», des plissés, de» [trains nouveaux 
imitant te» matières les plus riches, d'une variété insmiri- 
■ on née. r|ui ont fait d'un habillage bana! un nouvel 
.;|rniRnt dreornfif. II a m r61e décoratif. Le papier sert 
à l'emballage, à la tenture, à la construction de maints 
objet* C'est une surface, souple, simple, pas coûteuse, 
à toutes fin». Le mode de présentation (emballage) 
rtrrce une influence prépondérante »ur les résulta'- 
recherchés par le producteur, le papier assurant aux pro- 
duit» des chances de diffusion sérieuse. 

L'usage de» hottes se multiplie avec nnr variété infinie, 
A mesure qur leur exécution est servie par -un matérirl 
mieux adapté. D'autre pari, l'emploi du c^ctonnaae pu- 
blicitaire et même simplement démonstratif et didactique 
■est étendu: pancartes, étiquetage, tableaux, des vitrine-., 
loi mes découpées et autre» formules attractives h hase 
Oe carton, Celui-ci intervient maintenant dnns l'enseigne. 
nii-nt pour les constructions du maître et d<-s élevés. 11 
intervient dan* le» démonstrations scientifique» et didac- 
- Par lui est rendu po»sihle rétablissement de mo- 
dèle» à destination mu»éogrnphîque. 

On a opéré dea tiawige» de fil de papier. L'art irli- 
duit est la tnilr pour l'emballage e» la fabrication dr 
•**», 4 chaîne de jute ou alternée avec fils de papier 
••l a trame entièrement en papier, fl est question de 
imbriquer également de» tapis, carpette», nnttes et store* 
•n Hl de papier ou combiné avec de» textiles 

1 1 | Fch„, J e p arf , 26 mar. 1916. 



221.18 Matières support* autre» que le papier. 

Il n'y a pas que le papier. On écrit partout, on écrit 
de tout, on écrit sur tout. Sur tout, cela «ignifie sur 
toute matière, et quelle est vraiment de no» jours la ma 
tirre qui n'ait pa* été revêtue de signes ou d'image* 
invention» tendent à pouvoir écrire sur toute matière et 
h pouvoir fixer une maroue. fût-ce une simple lettre, un 
numéro sur toute» choses. 

1. On écrit et on imprim- iur toile. Ex. album* indéchi- 
rable» -m toile pour enfants de moins de 5 an», publié» 
par la maison Hachette de Pari». Toile* dessinées et 
peinte» avec teurs indicatifs pour la confection de pou- 
pée*. Le» tissus ont été aussi de» moyens d'écrire, peindre 
et dessiner. (Voir notamment le Musée des tissus de 
Lyon). On imprime en 3 ou 4 couleur» sur les sacs rlr- 
jute a laide de rotatives sur lesquelles sont fixé» de» 
caractères en simili caoutchouc («vstème Tytrer). Impres- 
sion directe sur toile pégamoïdrs de cartes géographique* 
(système Cremers). 

2, Edison avait annoncé un jour l'avènement de livre* 

en feuilleta de nickel. (Cosmopolitan Msgnrinc, 1911 1 
Le nickel absorbera l'encre ' d'imprimerie aussi bien 

qu'une feuille de papier. Une feuille de nickel d' 

épaisseur d'un dix-millième de centimètre est meil'eur 
marché, plus résistante et auasi plus flexible qu'une 
feuille de papier ordinaire, de celui qui sert couramment 
dan» la librairie. Un livre de nickel épaia de 5 centimètres 
contiendrait 40.000 pnjjes et ne pèserait que 460 grammes. 
Or. Edison alors se faisait fort de fournir 460 gramme» 
de ces feuilles de nickel pour un dollar et quart. 

La ciselure repousaée peut être, au même titre que l'eau - 
forte et la lithographie, considérée comme un moyen de 
reproduction artistique, La dlmnderie, qui <-xiste depuis 
le XII sîèc'e, est de la ciselure repoussée sur cuivre. On 
a plus récemment appliqué le même procédé de repous- 
sage à d'autres métaux, même a l'or. (1) 

1. I /écriture ,111 tableau noir dérivée de t' tfc ï ïhl f c sur 
l'ardoise, joue un rôle réel. La démonstration s'y poursuit 
en des image*, de* textes, des équations effacées dès qur 
produite». Un coup d'épongé et le document produit 
disparaît sans nutrr trace que dans l'esprit des audîteiirs- 
»pectateur». Les salle» des cour» s'entourent maintenant 
d'une ceinture de tableaux noirs, ou concentrés derrière 
la chaire, ils y étaient leurs plans superposés et mobile* 

4. On écrit non sur de la lumière mais en lumière. On 
a créé des lettres lumineuses permettant d'écrire de véri- 
table» phrases, quand elles sont placées dan* leur cadre 
électrique. On écrit aussi en lettre» au N fcn . 

5. Pendant la campagne électorale, les btjttoll 

rue» -ont devenus le «upport des appels aux électeurs. 

6. La firme Savane a créé un projecteur d'un million 



( I ) I 'altiste portraitiste A, GuaUnet. 






ri demi de bougies, avec Lequel eElc e»t parvenue à 
projeter de in publicité -ut des nuage» g 2.000 mètre» de 
di»tence. Le» lettres ainsi projetée» ont 400 mètre» de haut. 
L'appareil cil monté tut wagon et un seul opérateur 
manœuvre toute la machine. 

7. On arrive à imprimer les affichette» »ur plaque de 
une résistantes. (Ex. , Compagnie de» Ménageries mari- 
time».). 

8. On écril aussi soi la peau. Le tatouage est bien con- 
nu Mai» voici que l'hôpital de Delaware, à la suite de 
confusion» regrettable-! dan» l'identité de» bébé» qui lui 
sont confié», fait écriie un numéro sur le dos de chacun 
d'eux à l'aide d'un schlabone et d'une forte lampe 
solaire. 

I a Bibliothèque royale de Dresde possède un calendrier 
mexicain sut peau humaine. 

221.2 Formes, Formats et dimensions du 
Livre et du Document. 

II y a lieu de distinguer : 

1° le» formes ou disposition* : 
2" le» formats ou dimensions. 

221.21 Forme». 

|, Le livre a connu de» formes très diverse». Il ■ été 
*uccessiY«nriit en lamelles rattachée* les unes aux autre» 
(livre» orientaux); enroulé (volumen, d'où volume); en 
feuillet» distincts relié» ou ligatura» (codex, codices d où 
code), la forme qu'il a aujourd'hui. 

2. L'histoire du livre montre comment insenȔblemenl 
d'ime forme l'on est passé à une autre Forme et «ou» 
l'empri»e de quelles circonstance» la ttnnsfntmation n 
eu lieu Ainsi, c'est ver» 1263 que le greffier du Parle- 
ment. Jean de Montluçon, commença la rédaction du 
premier Olim. Son travail constata à copier sur des 
enhiere ou h résumer le» décisions anciennes remontant 
à Tannée 1255. qui étaient écrite» sur de* rouleaux, sur 
des rBles- Car avant Jean de Montluçon, les greffiers d" 
Parlement, qui semblent n'avoir pa» eu de regislie». »e 
servaient de rouleaux de parchemins appelés rôle», 

i De nos jour», le livre, le document se présentent sdu» 
cinq forme» fondamentales. 

n) En h<iJr In-folio {placard, affiche, journal, tableau 
mural. 

b| En volume (codex) relié. 
cl En fiche. Morcelé. 

d) En pliant (carte dan» étui). 

e) En rouleau placé dan» un étui (plan). 

\ chacune de se» formes correspondent certains avan 
tages (coup d'ceil d'ensemble, document en bibliothèque 
accroissement indéfini dan» le* répertoires). 

Les formes nouvelles possible» restent nombreuse». 
car rien n'indique que l'évolution les ait épuisées toutes, 

4. Voici quelques forme» caractéristiques donnée» aux 
documents. 



a) L'édition imprimée d'un seul côté (sur une face) 
permet, soit de découper les différents résumés pour les 
coller sur de» fiches, soit de découper les résumés pour 
le» introduire dans de» dossiers sans détériorer ceux placé» 
.tu do-, soit de prendre de» notes au do» de résumé», -i 
rm cobietve les fac -aimilee intacts. 

Ex.: Bibliographie de 1*1. I, B. 

b) On a ausni de» tirages toterfoliéa de feuilles blan- 
ches. F.x, Enquête ethnographique et sociologique »ur le- 

1 • ■ de civilisation inférieure par la Société belge de 
Sociologie. 

c) On a publié des livre» formant listes d'adresse* 
nommées à détacher et à donner. Ex. Direclory of Libra 
rie» United State» and Canada; Wil»ort Cy Minneapolis. 

J) Livre» à onglet» ou h signets. Ex.: Le» livre» litur 
nique» et le» livre» à lire fréquemment. 

e) Albums, allas à trantformation». combinaisons «imi- 
»snte« pour les livres d'enfants, combinaisons didactique» 
dans les livres de science, tel» que les allas anatomtque* 
iliums de machines, 

f) La forme livre a été employée pour former diverse» 
collections. Ainsi le» albums de timbre», de carte» po»- 
talcs, d'échantillons (broderie, étoffe», crochet, etc.). 

g) l.ivrt- dont une deuxième partie est reliée de manière 
à permettre, après l'avoir sortie de la reliule et 1 avoir 
déployée, consultation simultanée avec la première partir 
C'est en réalité comme si l'on avait deux livres en un. 

L/(ililé. - a) Livres dont l'index doit être con-.iit' 1 
fréquemment, h) Atlas et index géographique» a consultai 
en cours de lecture, c) Livre avec recueil de planche» h 
emporter, â) Modèle» à l'appui de» règles décrites. 

h) Forme harmonica ou paravent pour Ulj exposé 

faisant suite. 

i) Livre» à parties détachables. Ex. Le Guide allemand 
des chemins de fer 

Le* «Guides BeedekeiT ne se rendent qu'en volume» 
complets et reliés. Mais 11» sont divisés en partie» bm 
chée» séparément et qui peuvent «e détacher. Dan» ce 
but. on casse le livre au commencement et a la fin de 
la partie à séparer et l'on aperçoit de la gaze qu'il suffît 
de couper. Pour mettre ces partie, brochée», on vend 
des couverture» reliées en toile. 

j) Les publication» sur fiche» sont venue» créer un 
nouveau type de documents basé sur une forme maté- 
rielle caractéristique, 

61 Le innovation» de forme» et matières des livres et 
leur protection juridique ont fait l'objet d'études du 
Bureau Permanent du Congre» international de» Editeur 
(Milan 1906). 

221.22 Formats. 

1 Le format de papier est la grandeur obtenue par le 
pliage de Feuille. 

Le pliage du papier conduit à «on découpage. 



221 



ELEMENTS MATERIELS 



53 



4 pliage* donnent à découpage 16 parties. 

2. Le pliage de» feuilles de papier donne des pages, 

.!, tient ylicccfcsivpmrrl par 

1 pliage — 4 pages 

2 pliages B pages 

3 plianes 16 pages 

4 pHagea - 32 page» 

Le papier *e prête à (au» le» pliages. Un livre représente 
du papier plié. Mais la fantaisie des auteurs et des impri- 
meurs, surtout en matière de publicité, arrive à de» 
dispositifs de pliage variés et parfois surprenants : le» 
pliant*, ies dépliants. Les «lande» cattes pliéea indépen- 
dante» ou dans 1rs volume* montrent aussi le parti tiré 
in pliage. 
I c pliage des cartes permettra d'obienii devant soi, 

t. un-!* la partie de La carte que l'on désire consulter. 

3. Dans le» ouvrage» imprimés les feuilles pliéea don- 
nant lini nus pages; elle» forment cahiers qui «ont 
numérotez pour la facilité de l'assemblage et de la 
are Ce numéro s'établit en petit» caractère» en bas 
de page et porte le nom de signature. 
4 La désignation : in-folio, quarto, octavo, etc. prêtent 
--ut à confusion; elles n'indiquent pas les dimen- 
sions du livre, mai» bien le nombre de pages à la feuille 
pier. 

Un in folio 4 page* 

1 'n i«-4" S page* 

Un in-fl" 16 page» 

Un in- 16" 32 pages 

4, 6 ou 96 pages sur chaque face de papier. 
En Belgique, (d'après de Ruysscher n" 10714) le format 
de papier commercial appelé coquille en matière de 
papeterie, varie entre 43.5 K 56. 5 et 44 t. 56. 

En France, il est généra lement 44 X 56 et s'appelle 
également coquille. 

Lu ,-t ngfeterre. sous le nom de médium, l'on emploie 
le formai 4S 57 et large poil 42 X 53. 

En A <ïomUfrnc. le format varie entre 44 X 56, 45 X 59 

« x 59, 

formats anglais sont déterminés par les dimen- 
■ s" i vantes en inckss (pouce»). 

Pou Bvo 6 1/6x3 7/8 

Fcap 8vo 6 i/4 k 4 t/4 

Crown 8vo 7 1/2x5 

Demy 8vo 8 3/4 x 5 5/8 

\l.--d. tvo 9 1/2x6 

Royal Hvo . ,. 1x61/4 

Imp. 8vo 11x7 1/2 

Pott Mo .. 7 3/4x6 1/8 

ip 4i„ ... 8 1/2 x 6 3/4 

Crown 4to 10 X 7 1/2 

4to i 1 I 1/4 x 8 3/4 
I 12 x 9 1/2 

Royal 4..-, . 12 1/2 < 10 

l">p. tto 15 x 11 



''un Foiia 12 1/4 x 7 3/4 

Fcap Folio 13 1/2 x 8 1/2 

Crown Folio |5 x 10 

Folio t l7 " 2 * H 1/4 

j 19 x 12 

Koyal Folio 20 x 12 1/2 

Imp Folio 22 X 15 

Aiusic iizej .- 

Royal 4to 12 1/2 x 9 1/2 

Muîîc 8vo 10 x 7 

IvWe 4to ... 13 |/2 x 10 1/2 

6. Le format des livres anciennement s'indiquait sou* I* 
lia in, in 4", in 16", etc. Pour avoir plu» de précision, on 
le mesure maintenant en centimètres sous la forme de 
deçà facteurs, le premier celui de 1a hauteur, le second 
celui de la largeur Ex. : 28 X 12. 

niions approximatives de» dînèrent» format» : 

l'.-lolio 45 x 32 

l*-4« 33 x 25 

Petit in-4 26.5 x 19 

Grand in-b' 25 X 17 

ln-8" 22.5 X 14 

Ii.-IH 19 x 12 

ln-12 17.5 x 10.5 

ln-32 16 x 10 

Les formats sont quelquefois indiqués conventionnelle 
iiirnl AiriMi, à la Bibliothèque Centrale de Florence et 
dans beaucoup d'autres, on les a indiqué» de la manière 
suivante : 

In folio le volume de plus dr 38 cm, de haut. 
In 4 | r volume de 28 à 38 cm. de haut. 

In ÎV' - Jr volume de 21) à 28 cm. de haut. 
In-I6 -= le volume de 15 à 20 cm, de haut 
lu 24 = le veittMe de 11) à 15 cm. de haut. 
In 32 le volume nr dépassant pas 10 cm. de haut. 

Pour la standardisation des format», voir n" 412 2 (I) 
7. Table des formait de popici en fonction du poids. — 
Le tableau de concordance des format» de papier e»l 
basé aur la coquille qui mesure 44 X 56 cm. L'emploi 
du papier en bobines a introduit l'usage d'une hase, 
différente de poids au mètre carré, 

M semble, à premiéif vue, qu'il suffit de savoir ce que 
le papier pèse au mètre carré : cependant, les commandes 
d'imprimés se font bu nombre, et par suite, on a besoin 
de savoir ce que pèse une rame d un format donné dans 
le poids indiqué. 

Il y a un certain nombre de formules connues, servant 
dans les deux sen» et dont la table permet, soit de 
contrôler le résultat, soit de connaître immédiatement ce 
dont on a besoin. 



(I) Cim- Petit manuel de l'amateur de livres. Pari», 

Flammarion. (IL Le Format, p, 57-90). 



■ 



54 



BIBUOLOG1E 



I 



221 




Voici les Ioimule* lu plus usuelle* ; 

t-oquilfe 44 X 56 formule 8 

Ksisin 5U a t>5 formule 6,1 

Jésus ii X 70 , formule 5,2 

Grand- Jésus su x 76 formule 4,7 

Colombier 60 x BU formule 4,15 

ci Colombier ai X VU formule 3,52 

Ex.: La coquille de 6 kilos la rame pète 8 X S = 64, 
«oit 65 grammes au mèlre carié, ii.ii divisant ce poids de 
65 gr, par la Ioimule 6.1, on auni IU kg, 655 pour ta 
de raisin et l'on commandera du II) kg, 5U0. On 
voit combien il est facile de se servir de cette concor- 
dance, de ce barème. Le technicien habitué à manier 
du papier, juge que celui qu'on lui présente est de la 
loice de ia coquille 6 kg. la rame. Un coup à œil lui 
udta qyt ce papier pèse 65 gr. au mèlre carré, que 
la rame raisin correspond à 10 kg. 550. Il commandera 
du raisin de IU kg. 500. Un sait que le poids, de la rame, 
ou kilo, multiplié pai >, donne, en grammes, le poids de 
la feuille ; le poids de la feuille, en grammes, divisé pal 2, 
donne le poids de la rame en kilos. Une rame de o kg. 
donne 16 . ra Unille. La feuille de 20 grammes 

piovicnt d'une rame de IU kg. 
8. Il y a des formais usuels : 
Ainsi, le format ticket. 
formai timbre poste. 

On a recherche de meilleurs formats el justification» 
] m < i, ■ les romans et autres ouvrages portatifs, plutôt desti- 
nés à une lecture rapide qu à une cou nervation indéfinie. 
Par le format du livre, on a cherché le moyen de le 
d'une main. n-u-mié (nie Ml hl, en fauteuil, en 
li. min de fer), plié en deux bah* l'abîmer; on a cherché 
aussi le moyen de meure le livre en poche (ex, : les cata- 
logues d'expositions et de mutée»). 

Les formats de» photographie-* a uni aucun rapport avec 
le format de» publications et répertoires. 
Le format cahier •<"' 

La format a une grande influence but le coût d'impres- 
sion (;,, „ calcule 1 qui la formai coquille imprimé sur 
deux colonnes donne lieu à un prix d'impression inférieur 
,1, piua de I» moitié de celui du format roman ordinaire. 
Le passé » connu les grands format*, les in-folio. Pro- 
grès- ■■ ■ 00 eut venu aux format» réduit* il au- 
fourd'nui, 

1 .»l Aide Manuca i}ui, pour faciliter la diffusion de 
l.i lilicrnluie latine, adopte le format petit ln-B D , qu'on 
n'avait employé avant lui <|ne pour des livres de messe. 
Grand on pelit Livra. — Us ont l'un et l'autre des 
avantagea suivant le es». (Ex. : grand ou petit diction- 
naire de langue) Amiii touj réuni en un volume est 
.lue pour la consultation, mais le volume cet lourd. 
•c déplace diftteilamaol et wn maniement est plu» lent 
lui» de U consultation. 
On n'a pas renoncé aux ouvrages minuscules. L'éditeur 
r«rapot«vaU de Bombay» publie le Koran, le Bhogavad- 



l.ua. le Khordeh Avesta en petites éditions d'un pouce 
MO 5/4 de pouce, reliées en métal avec verres grossissants. 

U existe une sorte de compétition entre typographes en 
vue d'établir le livre le plus petit. Les frères Salmin, 
éditeurs à Padoue, conservent le record avec un volume 
lilliputien de 10 X lO X 7 mm. de 208 pages. 11 reproduit 
1 oeuvre de Gaedeo à Mme Christine di Lorena (16-16). 

L'éditeur Pavot publie la Bibliothèque miniature 
(7 X 10 cm.). 

221.3 L'enveloppe du Livre : brochage, ro- 
gnage et reliure. 

Le livre une iota confectionné a trois besoins : 

I" que les feuilles n'en poissent être dispersées; c'est la 
fonction du brochage ou ligature ; 

:ae les pages puissent être lues sans que le lecteur 
ait à les découper; c'est la fonction du rognage; 

que l'ensemble soit protégé contre le» dangers de 
détérioration ; c'est la fonction de la reliure. 

Pour maintenir ensemble les feuilles de documents de 
n'importe quel format et formez ainsi des* unités compo- 
sées de rang etreeeeaveroent supérieur (documents dis- 
tincts), il y a tt>L:te une série graduée de moyens : 

libre en chemise de papici ou carton corres- 
pondant a limité supérieure (dossier); 

2" Reliure mobile sous couverture commune et qu on 
pourra facilement défaire, soit par perforation et liens 
itÀea ou classeurs, anneaux, agrafes), 
soit par pression latérale (reliure dite électrique). 

ï Kr i:i n- fixe iini trois degrés: brochage, cartonnage, 
reliure proprement dite. 

Les trois d'spos.tifs décrit» ci- dessus (libre, fixe 
mobile, fixe) ont dej avantages el des inconvénients res- 
pectifs : a) rapidité d'emploi; b) coût de l'outillage; 
c) sûreté contre l' tparpiiltment ; d) protection contre le 
frottement et l'usure des feuille»; a) intercalation conti- 
iint-, I) espace OGeUJrO! y) nspecl extérieur, 

3" Broché ou relié, (I) 

221.31 Reliure. 

1. Fonction. — La reliure peut avoir plusieurs fonctions 
ou utilités, 

n) Garantir, préserver; 

b) Orner, embellir; 

c) Evoquer le contenu. Symboles; 

d) Significative : aider à signifier, comme par ex. : 
reliure de couleurs conventionnelles; 

, i K, ml., plus compacte. Un exemple d'extrême con- 



(!) Il paraît maintenant un Annuaire International de 
la Reliure ancienne et moderne (Jahrbueh der Einband- 
kunlt) von Halls Londbier und Erhnrd rvlettc : Zweiter 
Jahrgang 1929. Le Dr. Schreiber a proposé un répertoire 
d'illustrations concernant les reliures. 



| 221 



ELEMENTS MATERIELS 



«J 



-uoa obtenue par une Lonnc reliure est le «Wobclers 
International Miclionury », Ce dictionnaire comprend 
1 mois en 27tXJ page» ne lormniit qu'un volume, 
2. Lspèeet. — La tellure de 1 époque moderne peut être 
divisée ca trois parue* ; 
I» La reliure d Mtj 

2 La reliure cf amateur ou de bibliothèque et celle 
i-c luxe; 

l.a reliure commerciale et la iciiurc usuelle {reliure 
d'éditeur), La relit.:, ..raie ne date que d'une 

...laine d années . elle a pus un développement con- 
tante; elle relève de l'industrie ainsi que la reliure 
usuelle qui s exécute dans un grand nombre d'ateliers et 
i protéger les volume» des bibliothèques de prêt ou 
a de peu ne valeur . les volume» de prix, éiren- 
les tatak),:' 

' o re/iure d'art — La reliure ds- ttotr pré- 

sente certaines carociérisliqui-i;. Lu iid.rase, la beauté 
dune matière de choix unie, polie, au grain fan et serré. 
La gaieté, I éclat de* coloris des cuirs employés. On les 
découpe en mosaïque, plus ou moins cubistes, où l'or, 
I argent et I ivoire viennent ajoute* une note scintillante 
ri qui chatoie. 

On emploie le» lettres du titre et celles du nom d'au- 
teur comme unique éiéintni décoratif. On perfote les 
plai» du livre et on laisse apparaître de» gardes généra- 
. travers ces orifices. 
Dan» 1" oralive ainsi crjncue, on se souvien- 

dra qu un livre est fait sur le* rayons 

que, doit porter au dos sa signalisation el 
De p.-iivciit être ornés d'éléments faisant 
tion dans les séries ou a' abîmant ;, ta 
manipulation. On tiendra unj qu'une dccornlioti 

=t ayant exigé beaucoup de travail s'accom- 
mode mol de vellii, quand le 
RWWtjUfa existe. La femme excelle dans la reliure tomme 
dans In toilette. 

4 Reliure d'édition. — Jusqu'au mUieu du siècle demi. I 

is de livres reliés en Allemagne; la reliure 

était l'affaire personnelle de l'acheteur, En 1882. un 

lil 'raire de Leipzig eut l'idée d'offrir à ses clients des livres 

relié» et prêts d'être lus. 

5. Procédés, de refetre : ;.) p» 1,1 : b) par perforage; 
c) par pression. 

machines sont venues révolutionner l'art autrefois 
tout manuel du relieur. [1 y » de» machines pour plier, 
brocher, ronder, recouvrir. Une machine pour ronder a 
fait passer de 500 on 1000 à 4000 ou 6000 livres par jour. 
Machine pom- recouvrir des livres et des revues, 22,000 ,-ri 
un jour. 

6. MaMères. — Lee matières mites en œuvre don 
i.-lmr t ont éié U, bois, le cuir (parchemin, velin chagrin, 
basane), le» étoffes [soie, velours, loile), le papier. 

On a, fait des couvertures de revue» en aluminium 
!«■: Revue de l'Aluminium), 



■i> (lj ont inventé un nouveau type 
de reliure pour le» périodiques (Nom liara). Il consiste 
en celluloïd non inJbrnaubU avec cuu aux angles. La 
couveiurc de revue qui est caractéristique el souvent en 
coulcui «i vi.ible grâce à la tianspaiei.ee. C'est sans 
bruit, clair, propre et durable. 

7. Artifice* de reliure. — Voici quelques artifices ml 
Oeuvre dans la reliure. 

Les coin* prolecteurs et la base du livre protégée» par 
des lamelles de cuivre. 

Iiiicrtalutiun de pages de coulcui puni n.urqucr les 
cii visions, 

tranches coloriées (dans les collections dé 
codes). 

Les signets de couleur» diUérertic». (Id. dans lea coUoc 
lions de codes.) 

On a l'AnicrJcan Library Association d'arrêter 

pour ks reliures ce livret des couleur» conventionnelle» 
ut MU matière» traitées (selon la Classification 
décimale), 

fl. Conteruuiùm de reliures. La u liun-, poui 

conserver, a besoin de soins, surtout quand elle est faite 
air. Le cuir, en effet, se détériore de pat sa matière 
Il faut enduit» el onguents pour Lubrifiât les libre», 
les rendre souple» el résistante» et parce que rendue» 
moins poreuses, les foire résister aux gaz délétères suspen- 
dus dans l'atmosphère. 

221.32 Conseils pratiquas pour lu reliure. 

a) Ne pas Ion.- relie) les llvrrn récemment imprimé». 
' ' l'epoqui propid pou l'envoi d'un train. 
et au relieur un bips de temps raisonnable, 
'as de recueil factice. 
>,..,., au rognogel Keapecter les marges. 
S) Conserver h-, couverture» imprimées, 
g> Tita . ii pou»***, 
li) Mod !■ .i donnât mu taUeur, 

fj t otlationnei les volumes; délet». 

j) Il est utile de porte) l'auteur et le titre abrégé sur le 
dos, tu» 1, plat et sur l'envers de la reliure de manière k 

"' riBÎtri iT.iiik-iiiuiL'm.iiii l'ouvrage quel que soit sa 

I ion. 

k) On trouve dans certains livres un avis au relieur, 
'' 'I' 1 ' •■■*'■ '"'I n n.iiiuiandable. (Ex.: Atlas des Enfant», 
Amsterdam Schneider 1773.) 

') Au point de vue matériel, pour être bien propor- 
tionne, un volume ne dun être ni trop épais ni trop mince. 

I e» butcS il debout «'«ffaisserit nécessaire- 

ment ju.qu'i c-- que le milieu de la tranche du bo» louche 
lii pUmehotta supportant le volume. Le» minces plaquettes 
ont au dos de» titre» difficilement lisibles. On a été ainsi 
amené »oit A I volumes d'un seul livre trop 



( I ) Bellevie Bindery Folkirlc, Scotland, 



56 



BIBL10LOGIE 



222 






gros, soit & remettre en un même volume trois ou quatre 
trop mince» plaquettes. En principe, il importe que 
i i i.i nie crime distincte conserve son indivisibilité, même 
. s'est la- condition d un classement 
rationnel, 

m) Le* mil litres mal appliqués par l'imprimeur: peu- 
vent cire icclifiés par le relieur, de telle sorte que 
l' identification ne •oit pas troublée. 

n) On peut recommande! un solide cartonnage sur 
Lequel est colié le titre même du livre broché, qui con- 
serve ainsi l'n«pect donné par l'auteur et l'édifiu. (1) 

221.33 Rognage dei livres. 

Il eut désirable que les livres noient remis au» acheteurs 
rogné* (pages préalablement ouvertes). C'est un unit! de 
terne* pour tous; rat aussi une mesure de protection 
de» livre», On peut lairc des tirages spéciaux pour biblio- 
philes; pour ceux-ci un volume n'a de valeur que s'il a 
conservé l'intégrale* (te ses marges; alors seulement il 
POUR* le faite relier comme il l'entend. 

Une revue de 96 pages ne peut être coupée par le 
lecleur en moi n» de <l minutes, dont la moitié du temps 
ne se confond pas avec la lecture; c'est donc pour 1 en- 
semble de 10.000 abonné* une perte sur le temps de la 
coupe ,S « machine (qui exigerait environ 10 heure. > 
près d'un mois de travail à dix heures par jour. 

222 Eléments graphiques : les signes. 

222.0 Graphie en général. 

222.01 Les signes en général. 

Il y n les idées ou choses signifiées et les signe» des 
idées ou chose» signifiantes. 

1. Le livre est l'expression de la pensée par les signes. 
Ttttlte pensée qui s'exprime u besoin de signes extérieurs. 
A 1b suite de l'évolution, le» deux plu» importants parmi 
tas sitine» Mini devenus I» poroie d'une part, /'image de 
l'autre. La parole a été notée par l'écriture, sorte d'image. 
dont le» principaux types sont aujourd'hui h base pho 
nétique. L'image à «on tour, concrète au début, a donné 
lieu à l'image ahstraile dont sont sortis d'abord le» irJéo- 
unes et le» alphabet» et de nos jours les graphiques. 
les diagrammes, le» schémas, les notations dérivant des «1 
plutbel-i ou formés de signes conventionnels. 

Dan* le Document, dans le Livre, l'écriture, l'image, la 
notation viennent prendre place et, au stade de l'évolulii.ii 
qui «i I. notre, lies se combinent et s'amalgament en 
des dispositions et des proportions variées pour, comme à 
l'origine, mai» plus adéquatement, exprimer la Pensée le 
plus intégralement possible, 

Dans L'écriture n/p/mbéïiifue, dit Condoreet, un peut 
nombre de signe* «uffit pour tout écrire, comme un petit 
nombre de sons suffit pour tout dire. La langue écrite 



(I) Cim: Petit manuel de l'amateur de livre, III. 



fut la même que La langue parlée. Ou n'eut besoin que 
de savoir reconnaître et former ces signes peu nombreux 
et ce dernier pas assura pour jamais les progrès de 

I espèce humaine. 

2, En dernière analyse tout système de signes repose 
sur les propriétés physiques des corps qui se manifestent 
en viination et sont perceptibles pur te» sens. Le» vibra- 
tions sont visible», audible» ou tactiles. Les dispositifs 
permettent la transformation des unes dan* Je* autres 

II y a par suite des documents visibles, audibles et tan 
gibles. 

Tous le» sens ont été utilisés pour les signes. On a 
Bgné le papier de certain parfum, par exemple pour 
écartei les mites; on pourrait donc imaginer ries livres 
ilfiiiiiés n donner des impressions oiiornnlea diverses. On 
s donné au papier un relief, par exemple un gaufrage, 
un r-tampage, un perforage ou encore le pointillagc de 
Brailie pour les aveugles; le livre s'adresse ainsi au srriM 
,i.i toucher. Le rouleau phoriographique un le rouleau du 
piano mécanique sont destinés à 1 audition. Et on a le 
livre par l'écriture et L'image, c'est-a-diie pour la vue. 
Ainsi pat la vue. l'ouïe, le toucher, le livre est devenu un 
instrument pour éveiller les sens, à tout moment, dans 
un ordre suivi, et pour susciter ainsi dan* l'esprit un 
enchaînement d'idées et de sentiment». 

3, Les écritures sont de deux EtirUlcal alphabétique 

graphique. 
I" Un alphabet est une série de signes ou caractères 
ijui pinUibleiiifiii ont commencé à être de» dessins, mais 
qu'un long usage a abrégés et simplifiés et qui sont 
utilisés maintenant comme symboles des son» élémentaires 
de la voix humaine. Les combinaisons de. ces signes, que 
nuu> nommons lettres, forment des mots. Ce* mot» nous 
nous en servons comme signe de» idées et nous Les 
combinons pour former un tangage. Comme ces combi- 
rinisnn» sont purement arbitraires et formées par chaque 
langage par lui-même, elles sont inintelligibles du peuple 
qui parle un langage différent. 

* Le» idéogrammes comme le» lettre», ont été de» 
dessins d'abord mais ils sont devenu» par long usage de 
simple» marques faîtes aisément à l'aide de la plume ou 
du crayon. Ils ne sont plus des dessin» mais de pures 
symboles arbitraires des idée», intelligibles pour le» per- 
Miinir» qui les ont apprises et non pour les autres. Les 
i.rainmes qui n'ont probablement pas commencé a être 
des dessins, mais qui sont connus du monde enlier sont 
le. chiffre» I. 2, 3, 4. 5. 6, 7, 8, 9 et 0. 

Les signes mnémoniques existent a côté de L écriture 
pictographique. Ex.: Le bâton du messager; le» quippo» 
comme le nceud du mouchoir, tes grains du rosaire, les 
encoche* du boulanger, 

4 Nou* avons besoin d'une théorie générale du «igné, 
chiffre, notation, alphabet, image, Nou» avons besoin d'un 
système graphique universel embrassant lou» le» «ignés 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



57 



A une part, adapté à tuus les besoin* de l'expo*.,»,!,. 
d'autre part. 

cour» des âges un nombre cous i dé table de ligna 
graphique* ont été créé» ; de leur ensemble se sont dégagé i 
proRre*aivrmer,t le» alphabets. Des divers alphabet» ae 

dégagé* quelque» alphabets principal!* et la ten 
se poursuit ver» l'unification sur la baae de l'alphabet 
latin. On entrevoit pour l'avenir un grand système coor- 
donné de signe* graphique* s'étendant à tou» les langage», 
à tou» les mode» d'cxpresaion susceptibles rT exprimer <a 
lité eniière perçue cl réfléchie par la pensée, 

222.02 Symboles. Allégories. 

1 oute c)io«e aeutnble qui devient la représentation d'une 

■ morale, d'un .'lie abstrait, est un symbole. E,, 

notogie et en numismatique, les symbole» sont certain» 

emblème» ou attributs propre* à quelque divinité ou a 

nttge. Les symboles tiennent une grande 

■l.in. I luetoite de» religions. Le sens cal l'âme du 

•igné, ce»| l'idée ulu „ cachl . „,,,„ | e mo( j Bn . [a 

phrase cm derrière le symbole. Si le sens est double eu 
douteux, le mot et l e symbole sont de» équivoques. Mai» 
«I arrive souvent que le* deux ou plusieurs sens caché. 
sou, le signe sont subordonnés entre eux, c'est à dire que 
le. premier en réveille un «econd, qui peut même ta 
réveiller. un troisième: de là cette distinction en sens 
'' l "'""- (allégorique, spirituel, analogique, niv» 

tique). 

y a toute une mystique des nombres et de» fort 



Il 
«kl 



aoorêe rt transmise au sein des mystères de l'Occultisme, 
1* Magie et de la Religion. Elle trouve «on application 
*u* objet», monuments et aux objets rituels. Elle colisti- 
er manière tout* une écriture, un langage. 
I. Il arrive qu'une idée s'associe à un signe particulier 
« qu'un langage emblématique a établisse. (Ex. jes objets 
■>eu q ue |„ Malais de Sumatra s'envoient et qui. selon 
la quantité et la disposition de» objet, dans le paquet, moi- 
ceau» ,l r , r \, de pomme, de bétel, etc. expriment tel ou 
J «miment: I amour, la haine, la jalousie). Mais il n'y 
1 encore là un «y*tème d'expression, un moyen 
d cxpiimer indifféremment toute» les idée», 

- i t sym&oJagM cWtienne, — C'est une tango.) 
«Mionnelte. Quand ml „, sis ,,. B ut , st . rvic{ . du cll ] te 

' olj i c1 ' choque geste correspond à une idée, quelle 

^"e soit l'opinion professée. Quant à la réalité d, 

Ge» et les relations qu'elle, expriment, il faut admettre 
'"" I" procédé est véridique. C'est une langue par objet». 
M «"e est artistique par le goût des objets. 

"on. le langage de (£ go cn Théosophie. — Il ne 

"*R" pa» d'un langage au sens ordinaire du mot, mais 

P.utôt d ""e communication d'idées, et d'une relation 

ner.ee* ou moyen d'images. Ainsi pour l'Ego, un 

P«ul être représenté par une couleur ou une figure 



événement hi.lnri.que a p pa , a! , ta notl „ eu | etllen| commc 
une image, ôtal. aussi ,ott* f otme d'ombre et de lumière 
ou encre dune odeur écœurante ou d'un parfum suave; 
le vaste monde minéral ne révéw» pa M-ulement ses 
-. «e* angle» et «, couleur», mai» auni ses vibra- 
lion* et se» clartés. 

<Eu.ebio Urban (J u dge) II,.- I',,,!,, , uin 1890.) 
222.03 Sigrudisation. 

I. La signalisation a ,:,V U , raison* d'.I,,- 

I l-mme «.'adresse à l'homme p OI de* (restes, des c,k 
de* appel,, de B s.gnaux, en drhor. de tout langage parlé 
ou écrit. 

1 homme peut dire qui ,1 eatj toutes le. choses, les 
plante*, les animaux, à notre ceuuiwmc*, M peuvent 
le dire. L homme e»! donc amené à étiqueter le. f l lu se. 
■ *up ,er sur elle* un nom, un »,gle, un numéro. 

2 De grands systèmes de signaux ont été établi». Ainsi 
le, ,,gnaux en mer. dan, l'armée, sur le» route». Il y a 
l.i signalisation automatique des train» 

Il )■ a le* signaux horaire*. La Conférence Internationale 
de I Heure de Pari» en 19(2 « admis en principe que 
tout point du globe devait recevoir au moto, un signal 
horaire de nuit et. un signal horaire de jour, avec un 
maximum de 4 par 24 heures. 

3. II est de nombreux instrument, à bouche d'appel et 

de signalisation qui ne „„„, „„, ,, „,„„,,.„„ ( |,. 

" ''"' I 1 "'!) renient dit, mais sont uéanmnin* bluté» ,,„ 

le même principe. Ainsi les sifflets, cornes et cornets 
d'appel, appeau* poU r | B chasse, etc.. en tome, bon. ou 
métal. Il y a de, instruments d'appel et de signalisation 
à fonctionnement mécanique, électrique ou | U n,,,„, rr , 

4 Le» signes sonores (l'ouïe) se perdent a distance et 
ch«que foi. qu'on s'en sert, il faut le» renouveler. Le. 
«igné» optique», la vue. au contraire perdurent. 

l>onc dans l'ensemble ils ont un développement be,,,,- 
I» pl"* paifoit que la forme parlée. 

222.04 Importance de la graphie dan» le livre. 

I ■ livre tout entier est formé d'éléments graphiques ; 

U», notation. ihWation, Tout ce qui lot* •!„• à la 

langua, ) rsJpWwt, a l'orthographe, à la forme de 

1 ,: "■ ■ l « disposition des texte», largeur de I,. 

maige», blancs, facilite ou retarde la lecture, dbft par 
conséquent être retenu comme facteur du progrè, bfbrke 
graphique. Et à côté du texte, il y a l'image. 

222.1 Ecriture, Alphabet, Caractères lypogra- 
p biques. 

De nombreuse, question, « posent an sujet th I 

-lion, «m histoire, ses espèce* (alphal-et»), „» 
■ie,,t». ,e. matières, «,„ pe,«,rmd; l'écriture chez 
le, divan peuple,. l'alphaLe, phonétique international 



5fi 



B1BLIOLOGIE 



222 









Lm méthodes poui apprendre à écrire. I.. art de (écriture 
ou calligraphie. 

222.11 Notion. 

1. L'écriture est l'art de hxcr la pat'Oie par de» signes 
conventionnels, tracés à la main, qu on appelle carac- 
tère*. 

L'écriture est lu plu» merveilleusa des notations ; avec 
20 lignes de l'alphabet latin, ou peui reproduire l'infini 
de* idées, comme avec les 7 note» de U musique, on 
peut noter la variété illimitée de la muaiquc universelle. 

2. Toute écriture s'appliquant sur un support consiste 
en réalité à y déterminer une coloration, Il n'agit de 
différencier selon la loimc de certain» caractère» on dea- 
iiiw. la couleur de 1 écriture de celle du support physique 
□tu sert aussi de fond. Cette diflérence «opère, soit par 
incision menant en jeu l'ombre ei la lumière, soit par 
apparition dune substance sur une substance (encre, 
couleur). 

Quant à l'impression, loua les procédé» eux-mêmes 
(typographique ou lithographique, caraetrrrs ou clichés) 
reviennent à réaliser un ouvrage soit en ereux (gravure sui 
bain, clichés en mêlai, à la main ou par des acide*), soit 
en relief (le* lettres typographique» rêaliiée» en relief). 

3. I. écriture est ioéograjjhique ou phonétique. Dans le 
premier cas. e.ie représenta la pensée, dan» le second, 
elle ne représente que le langage. 

L'écriture idéographique est la plus ancienne; elle peint 
les idées ou plutôt les chose»; c'est comme une peinture 
uhrégée et plus ou moins conventionnelle, car elle tend 
i se simplifier avec l'usage Ainsi l'écriture des Chinois; 
nos rébus; certain» caractères hiéroglyphique». L'éciiture 
phonétique exprime I» parole par le» syllabe» (écriture 
taponaisc) ou par le» annulations et autres son» élémen- 
Mires qui la comptent (écriture alphabétique); celle-ci 
pu l'analyse de» son» arrive à les exprimer tou» et avec 
un petit nombre de lettre». 

4 La disposition donnée à l'écriture sur le papier a 
■ju.-U.iue chose de fondamental. En principe on peut écrire 
normalement de souche à droite et d'en dessus en dessous, 
mai* l'inverse esl po.ible. De droite à gauche, de bas 
en haut, on peut écrire et commencer par la première 
page n partir de l'extérieur nu pal la page du milieu. 

L'éciiture de nnucl,,. n droite a pour raison d'être 
l'uaage de la main droite. On a observé que le soleil aussi 
Il sa courbe apparenta, de gauche à droite, dans le 
«en» opposé à la rotation de la terre. 

En principe, l'écriture eil linéaire, car elle »uil Tenon 
lan des sons qui se succèdent dan» le temps La ligne 
■ doue pris trois direclion» fondamenlok- horizontale. 
verticale eL retour. (Bomlrapheron). 

L'écriture pourrait -elle être transformée rie simplement 
linéaire en surface et y aurait-il quelque parti à tirer d'une 
,,-iiture plurilïnéaire a la manière des partition» musicales 
ou de» notations chimique»? Sur des lignes superposée. 



ayant même direction, nu sur de» lignes prenant d'un 
point central des directions diverses seraient écril* les 
(h v,-lopperncntB d'un exposé qui se succèdent aujourd'hui 
litiénirt-mrrit, La musique est passée de l'hornophonia 

(ainsi la plam-chnnt, la mélodie) à la polyphonie (plu 
<i.-iii« voix) enrichissant extraordinairement l'unité mini- 
cale de temps. 11 n'est pu» interdit de recherch. 
enrichissement analogue de la forme écrite en laq 
'exprimerait une peniéc complexe, de corapl' 

tanée Le tableau Synoptique, le schéma, la n< ' 

moderne & la chimie se rattachent à une telle rechrr. la- 
5. L'art de l'écriture et celui du dessin ont den rapport! 

étroits. Par «rempli : la miniature et l'omementalio 

médiévale, 

222.12 Hirtotre. 

I. I ,r» rudiments primitif» et anciens du dessin, de 
sculpture, de la gravure et même de la peinture, q»J 
l'on tTOUV* chez les hommes des caverne», nul 
premier jalon vers l'écriture, vers le langage peUI 
,n loua cas vers la civiïinatN.i, 

I. écriture est passée par Irrus stades : 
a) Représentation figurée des objets et des idées. 
b| Représentation altérée et conventionnelle des objc 
cj Représentation phonétique pure des articulation 
de la voix humaine (écriture alphabétique) . . 

La plupart de» peuples se sont attribués l'invention 
l'écriture. Les Chinois II rapportaient à leur em 
fou Hi Les Hébreux à Enoch, à Abraham ou h Moïse 
Grecs tantôt à Mercure, tantôt nu Phénicien Cndum. Li 
Scandinaves à Odin. Les E H yptien» à Thot. leur Herrnè 
On a vu successivemi-ni : IrM inscriptions sur pie 
égyptiennes, grecques «^ romaines; les tablettes lu 
e! plomb de» Romain» (plume et stylet); le» parchemin 
persans et turcs; l'écriture sur feuille de pal) 
Ceylari et du Siam; l'écriture des Japonais et des Chino 
(pinceaux) : les manuscrits sur parchemin du mu 
avec pltimr d'oie, l'éciiiure avec la plume d'acier (Sen 
felder), 

!i ,-n e«t pour l'écriture comme pour le langage. 
début, un signe signifie une phrase ou, plu» .-rirn 
l'image d'une situation ou d'un incident pris dans 
totalité. Puis elle se développe en expression idéograph 
que de chaque (ligne pris isolément ; vient ensuite 1 >' 
lure alphabétique. Des unité» de plu» en plus nombre"' 
sont représentées par des signes. (JesperEen.) 

2, Hiéroglyphe». — Les ancien» Egyptiens employaie 
pour écrire leur langue dr» hiéroglyphes. Ce syMème 
caractéristique met en œuvre, pêle-mêle, de» figu 
d'hommes, d'animaux, de plante», d'astres, en 
mot de tout ce qui peut être reproduit. Son nom 
.. hiéroglyphe " signifié » sculptures sacrées *, car de 

,i l'époque tardive où tel voyageurs qui nommer, a 

Écriture, visitèrent l'Egypte, elle était réiervér 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



mi des temples. Elle était si intimement liée au 
paganisme dans la va'lée du Nil qu'elle disparut avec 
lui ri que l'an pui croire que le secret était à jamais 
perdu. Champollion, eu 1822, en découvrit la cti-l 

I 'écriture hiéroglyphe, était proprement monumentale, 
(mil «lait l'usage public que dans l'usage privé. Sa cur 
employée dès le» temps le» plus anciens pour 1rs 
.11» rourant* de la vie. reçut le nom d'écriture hiéra- 
tique nu .«cerdofafe. à une époque tardive où elle était 
réservée ,im livres saint» de* temples. Une simplification 
Bi l'écriture hiératique elle-même, adoptée à partir du 
VII' ilecie avant notre ère et devenue l'écriture normaje 
•m t- rnp» des voyageurs erec». reçut d'eux l'appellation 
./émutiifue ou populaire. 

Ecriture cunéiforme. — le. Sumérien» inventèrent un 

uc d'écriture au début de l'âge du cuivre. I .es 

élément» de rette écriture, purement pietogra- 

' ,h ■ "l'Mscnlaient de» objets matériel., schématisé». 

4 F«c« ou de profil. Bientôt, on constate l'insuffisance 

de ce» signe, ct on invente l'idéographismc ou peinture 

de» idées: l'objet figuré sert de symbole, soit pour d'autre 

- matériel», soit pour de» idée» abstraites, la partie 

itfliiée pour le tout, la cause pour l'effet et du 

groupement de plusieur» idée, sortent des idéogramme» 

composé»: J B .igné de l'eau place dan» le signe de | a 

bouche, p., exemple, donne l'idée de boite. Ceci est 

Insuffisant pour exprimer complètement la pennée; 

' outre, marque, le. rapport» grammaticaux qui 

•il le» diverse, partie, du discours, cWà-dtre 1er. 

idéogrammes éveillent dan» l'esprit du lecteur 

' nom, mimea de» objet» représentés : pour plusieurs 

de.,,, a« ,,„ Fc|icnt seuUmen , u Hyl|abc . n . liale e( ^ 

•bilue ., |j fe indépendamment de la valeur id.\ 
ïr»ph,q„. Un tnême signe d'écriture sumérien peut donc 
' I' 1 " l«UH valeur, distinctes, le» une» idéographi.,,,,,. 
« """•-' purement syllabiquc» ou phonétiques. 

' Ha» la lecture, nn prend l'habitude de. plarer 

fj" inattf, certain, idéogrammes devant ou 

• le» noms appartenant à certaine» classes d'obiet». 

»^| esernple |' ulage du poistm aïMt ]e njjm Jm po .^ 

!» parfois on ajoute a un idéogramme son eomplé 
«U phonteflue, c'est-à-dire U dernière de ses svl> 
ZtT 1 n " onf «np'oy* Plu- àc 600 signe.. Il est 
toUI à fait impossible de reconnaître l'objet pri- 

JW le plupart écrit» sur l'argile et il en est résulté 
^« def om , tt , ion compihc j m . ma8M u roMau don( 

pou, tracer le» »ig n „ 1„ décompo.ail en 

dÏT r ' Ui 7" m W^»« * de» coin, ou à de. clou,. 

rm» V'"' m " itlire »**f°nWI P« lequel nui» dé.i- 

'e sumérienne, nom d'autant mieux ju.lifié 

*«• ';-,- 1 habitude de copier naturellement le, ... 

* * **« formé, sur l'argile et l'on finit par 



59 f 



abandonne, complètement le tracé primitif, d'épaisseur 
égale, tectilinéaire ou curviligne. L'écriture cunéiforme 
est formée d'éléments disposé» de 7 façons différente». 
Le* plu» u*Hé. sont le clou horizontal, le clou oblique 
de gauche a dro.te ou coin, et le clou vertical de haut 
en bas. Elle . été adoptée par le» Etamite». habitant» 
du plateau iranien, par les peuple, akkadiens, par le» 
Assyrien., 

Au début du f> millénaire, elle est connue en Caucase 
et »ur le plateau d'Anatolie; plus tard, elle se répand 
dan» les montagnes d'Arménie; le» Perses Achcménides 
enfin lu simplifient et inventent un .yllabilaire qui corn 
porte seulement 41 signes. C'eat grîce aux texte, de» 
Perse» que le déchiffrement des cunéiformes a pu être 
effectué. (I) 

Le développement de l'écriture hiéroglyphique, résumée 
brièvement e »t ■ image», mot», utilisation de ces mots pottt 
la constitution de rébus, en Iran.formant le» signe» ou 
mots en .igné* phonétiques à trois articulations ou à deu, 
articulation», dont ut, petit nombre ont une tendance h 
s'atrophier, pour donner naissance a de» .yllabique» pro 
prenant dit», ayant une seule articulation consonanh 
mai» toujours avec l'impossibilité de noter les voyelle» 
qui sont là. cependant, a l'état latent. 

II n'e.t pas invraisemblable que l'on constatera un ,„„, 
que la découverte de l'alphabet n'a pas été le résultat 
d'un développement lent et continu, d'une évolution, mais 
au contraire le fait d'une indication qui provoqua la 
brusque » mutation », (2) 

3. L'emploi de l'alphabet a donné a la pen -éV humaine 
un essor fflleaUfc Les Phéniciens (autochtone., non terni 
le» et égéen») agglomérés sous le nom de Phéniciens, ont 
transformé l'écriture cunéiforme syllabique en une écriture 
alphabétique de 2fl signes. (XII 1» siècle avant J. C.) 

1. alphabet qui est devenu commun a tous les peuples 
indo-européens, est d'origine sémitique et dérive de 
l'écriture égyptienne par l'intermédiaire de l'alphabet 
phénicien, Il a subi des modification» nombreuses. 

Bien qu'on attribue aux Phéniciens l'invention de 
l'alphabet, il e»l établi que les premier, .igné, devenus 
ensuite de, caractères, remontent à la préhistoire. Cadmu» 
aurait importé l'alphabet phénicien chei le» Grecs rsol 
le transmirent aux Etrusques et par eux aux Romains 
L'alphabet romain est devenu le nôtre, l'alphabet latin. 
Comme le phénicien, l'alphabet grec n'eut d'abord que 
16 lettres. 7 y furent ajoutées ensuite : g, h, k. q. ,, y, t . 
L'alphabet français n'est que de 23 lettres, jusqu'à ce que 
la distinction de l'i et du j. de lu et du v fut bien 
établie (XVfll' .iècle). L'alphabet de l'Inde, le plu» 

Jt) M. Petit. — Histoire générale de» peuples l a 
Mésopotamie, p. 22. 

(2) Jean Capart : Quelques décounerfe. récente* relative, 
t rhntah, de I alphabet. Bull. Cla».e de, l-ttre» de 
l Académie de Belgique. 1920. n° 7-8. p, 408, 




60 



BIBLIOLOCIE 



222 



parfait, compta SO caractère. di»po«é« non pa» au hasard 
comme le nôtre, mai» d'un-- manie» rjjéthoeuqna. 

| Dan! \r »y.tème d'écriture grec, le* inscription» 

i. ,.!„„ Kwvent gravées sur marbre, sur airain, plu» 

„rnt fur plomb. Véohmp e»l »u rétrograde, on bou, 

,!,: ,.„ -toiehedon, (Chaque lettre était placée «ou. 

[« lettre confondante | la ligne ïlipfeieaW: inscription, 

,,„,., du V' -ièele ou en colonne, {ku.n.rtl.uO ; e'eit 

le » v *tème ehtno» e> proto-assyrien ) Le plu» «uvent elle 
tUposée comme dan. nos livre», ma» la ponctuation 
etf absente ou capricieuse, le» signe, manquant, toujours 
„, | M mot, „.- vont pa, «parés. Le, fautes d'orthographe 
.i de gravure ne sont pas rare». 

I « Runes «ont le» caractère» dont se servaient le- 
Scandinave, et le, autre. Gemeta* L*aJpUb« runique 
comporte 16 lettres et chacune e»l l'initiale du nom 
qu'elle porte * «produit ordinairement la forme de 
., Magné par ce nom. Ulphilas. évêque Goth du 
IV" siècle, a complété l'elphab-M [uuiqoe p« quelejnes 
lettre, et composé l'alphabet gothique, don. il s'est servi | 
pour traduire I. Bible, Utatao» éthique moderne date 
du XIII" siècle : c est l'ancienne gothique aaMljeKU à de, I 
règle, fixe* et compose de traits régulier». U tend a W. 
pince devant l'alphabet latin, bien que la guerre a,t 
ralenti ce mouvement. 

6. Le. anciens Turc (Ton.Kione, tribu de. Hioung 
Nou) avaient des contrais sous Forme d'entaille su. une 
planchette qu'il, «reliaient en y marquant l'empreinte 
d'un fer de lance, Ce* de leurs planchette, entaillée* 
qu'il, *e ,ervenl quand II. fout le levée de sert» de guerre 

et de. cheveux et quand leur, roi. font acquitter I I 

qui se compte de bétail, il» délivrent l'acquit par 1 
,5110». d'un scel marqué au fer de lance. (Cahun ) 

L'alphabet est indépendant de la longue Les dialecte, 
des groupe, turc» n'emploient pa» moins de six caractère. 
d'écriture différent» (sans compter le. transcriptions 
„»« l'alphabet russe), l'arabe-, le syriaque transforme par 
le» OlgOtt», l'arménien, le grec, l'hébreu et le chinois. 
aWtqtM». il Faut ajouter Vandenne écriture dite trW 
jique cru .uniforme, aujourd'hui reconnue pour turque. (I) 
I 'farituM nestorienne fut apportée jadi. ju»qu au Pe-l.ou 

h monda ékttAW. Elle «impo» au monde turc et 

mongol et résista même au bouéblMW * & I écr.ture 
chinois Ce ne lut qu'aprè. 1450 que l'Eglï* musulmane 
„ vi, MM Forte pou, se passe de ce. alphabet et irnpme. 
l'écriture nrabo-peene. E»«M te mongol et le inud- 
chou l'ont-il, Gèremcnt et bravement conservée. L«ert- 
tU re chinoise a dévore et englobé les écriture, de 1 Inde, 
de l' Indochine, de U Corée et du Japon. 

Le. ancien, peuple» du Pé.ou ne connaissent pa. 
précisent l'ée.i.u.e. du moin, suiv.tr, notre système 
phonétique. Mai. il» possédaient un nombre .«.peelnble 



de procédés symboliques, comparable» n ceux de. biéro 
glyphe». et grâce auxquels il* pouvaient exprimer sur la 
trame de. étoffe, une Joule de notions, lia disposaient 
également de » Quipu. », sorte de cordes à no-uds de 
plusieurs coulerai, auaqweile, on attachait de i 
objet, et qui servaient aux fonctionnaires de l'Eut à éts- 
Mir leui comptabilité. En un mot. l'écriture était en voie 
de formation nu moment de la conquête espagnole et 
.„.„.„. Cjulchua pouvait se glorifier d'une littéral.,,. 

orale. 

L'écriture que Saint Clément appelle KtfrioJogJqr" 
expressive, mai» qui était imitative, offrait In charpenie 
de. mots, sauf le. voyelle» qui étaient facultative 
méthode kahbal «tique ..'employait que des Initiale* 
qui le» rendait des énigme» analogue, au* signe». 

7, Ultérieuiement, on a pu assister à la nais.ance d'un. 
rue. Ce fut celle inventée d'une pièce par un iroquoi. 
ver. 1818. Le. Indien» avaient trouvé sur une personne 
une lettre dont le porteur fit une lecture inexacte. En 
délibérant sur cet incident, il. agitèrent la question de 
,avoir si les pouvoirs mystérieux de la • Feuille par 
Unie » étaient un don que le Grand Esprit avait accorde 
à l'homme . blanc . ou bien une invention de l'homm' 
blanc Ittt-JOtae. Preaque tous H prononcèrent pour la 
première opinion. Mai, 5ee-Tn.h-joh. dan» une solitude 

.. qui suivit le débat, ,e mit à réfléchir. Il • 
par le. cri» de. bête, féroces, par l'art de l'oiseau mo- 
queur, par le. voix de ses enfant, et de »e. compagnon. 
I q Ue le. «on, (ont p«.er le» sensation, et le. passion 
dune âme dan, l'autre. Cela lui donna l'idée de se mc.tr. 
| h étudier tous les son» de la langue iroquoi.e et brentôt 
auapoMt un alphabet de 200 caractère, pour le» r. 

ptéKnter. (I) 

8 De» inconnue, c, de. incertitude, existent encore 
,ujet des origines et de l'histoire de l'écriture. Le. travaux 
Bc pourauivent. et bien de. hypothèse» continuent h et. 

discutées 

De. étude, récente, ont porté .u, le cl..»emen. .y* 
matique de tou, le, élément, d'éctiture de, population 
«totth», du globe. M. H. Wi.tl, en le. confronta,. 
. trouvé que tous ces signe. « ramènent a un seul sy 
tème datant de l'époque paléolitique. (2) «P^- 
.1.. U division de l'année solaire, le. signes de 1 alpha» 
dîneraient les point, bl-meu.uct. An lever et du 
cher du soleil en commençant par le «.''«ce d hW 
, ■ rltméf ft«, divisée en 10 moi. aux époque, le. P» 
ancienne, et en 12 moi. plu, tard, on obtient a.n». 20 

plu, tard 2+ signe». 
Si le, prétendue» découverte, de Glowl av 

vraie,, il eu. fallu conclure qu'une écriture évolue,- e« 

tall dan. le. Gaule, oi seraient venue» pui.e, les rtv 



,,, Léon Cahnn. 'nlradurtion .1 VHlMcire â* P^afe, 



11) Catholiques de. Pavs Bas. lu V^t\ IB30. 
(2) Hrrmann Witth. De, fitlfgang du Hfen.cn 
Eugen Diederich. Jena. 



222 



ELEMENTS GKAPHK 



61 



lirm- méditerranéenne» Les Phéniciens n'auraient rfi 

1- du tout L'écriture des Français serait née nui 
leut sol Gloze! aurait repré*i-mé une grande civilisation 

■ 'lui s'étendie sut un vaste territ - 

Les objets de Gîoiel, disaient les inventeurs, apparte- 
naient an néolithique le plu» ancien; ils comporteraient 
des galn-> avec incision d'animaux et de signes d'écriture, 
lignes qui ont été dès 1e début de l'histoire des pi ■■ 
d'argile gravées de signes — au nombre de 120 — nnalo 
ignés chinois et phéniciens. 
Le Clément de St Marcq ( Histoire générale des Reli- 
gions) explique le mécanisme de l'histoire des cinq der- 
nitl !.'•,, niies pur In lutte entre l'alphabet et l'écriture 
rhinoitr Pour lui, l'Au delà h préparc cl appuyé la 
dévolution alphabétique ou < hrétienne, 

222.13 Espèces d'écriture, 

I. Il J a lieu d'envisager : I" les diverses espèces 
d écriture sut la hase de l'alphabet latin; 2" les diverses 
ut la base d'autres alphabets. 
- \ mesure qu'on a écrit davantage s'est affirmé la 
les écritures cursives, celles où les casrr 
>l un même mol sont tracés liés les un» aux autres et 
sans levée de la main. 

De» l»'.^iÈ5 irameasea ont été réalisés avec l'écriture 
eursive. Ecrire plu» vite, plus vite- La vitesse a engendré 
l.i curslve, Puis | r papier lisse, la plume, le stylo, la 
dactylo ont poussé plus loin la vitesse. 

L écriture anglaise — écriture coulée — et toute la cal- 
Ugraphie ont été minée» par le atjdfti lu machine à écrire 
'<' détruit \„ raison d'être. 

3 Le plus petit changement de détail tinti-foriiic entiè- 
rement une lettre et ce n'e/>l pas par des courbes bizarres 
m par des jambage, cassés qu'on peut espérer (r. 

i, 'I y ■ trois propres dans la lettre 

' WMM li rorna : n, l'itnlicjue ri le gothique. Il ne faut pas 
1 à dénaturer le romain. Ces lettres sont dan* l'oeil 
peuples depuis 2000 ans et plus et leur lisibilité 
dépe,„| <|„ ] enr putcté j c r nvmr 

Le dé,!, ublemenr de certaines lettres latines est arbi- 
Seinder. par exemple. l'I latin en un • i . el un 
• IV btïn en un «un et un <r vé n, c'est modifier 
■''' '■' 'l'une lingue motte. Cela nffeçte la téritntion 
,l|,, '- l! -l- répelletion et le classement alphabétique. 
. Lettres. _ N os minuscule*, efl général, sont imitées 
écriture caroline. Noi majuscules copient en principe 
'« Mpitele ,}„ t,. I1|])B d'Auguste. 
La capitale est toujours imposante. Elle a sa place dans 
liltet |! f au| rnv j sag( . r |„ f a< .jj[ [P eîe lecture et la 
bcaiil,: ,f, IM ilI1|irim - 

Cholx des signes et de» caractères est influe». 

es imprimeries et sur les ma- 



in., I. 



cliï 



r « a écrire. F.u Allemagne, le choix des earacte* 
l°n« un r«le ïmpnrtnnt. onfiqu,, (alp'nbet latin), Frofelur 
"lue) Une complication spéciale y surgit du fait 



que le ridait/t, qui h rapprocha A l'atlemamel, est 

hé en caractère hébraïque. 

222.14 L'alphabet. 

Il y t lien ,lr considérer: 1" la lettres, 2" les accents, 

1 la poDCtuation, 4° les signatures et les sîglcs. 

I Lca tVifr*». — Ce sont, dans l'alphnbet bancal i 
B0 cdL-f B hîjklmnop>|i 
- t u v w t y z 

- lettres ont leuts capitales correspondantes : 
ABCDEFCHIJKLMNOP 
QRSTUVWXYZ 

2. Les accents. — Cr sont des signes qui se met 
une voyelle pnui en faire connaître ta prononciation 
ou pour distinguer un mot d'un autre. En Irançnis il v .. 
dois accenls: l'aigu, le «rave, le circonflexe. 

Certaines langues (par ex. le Tchèque et le Poli, 
ont leurs lettres largement accompagnées d'accents dia- 

I i lin ]UCS. 

3. Lo ponefuoriGn. — Elle est faite de lignes tels que 
: : ' - r t 

I a pommai ion n'existe pas dans les textes anciens. A 
l'origine il n'y avait ni ponctuation ni séparation dej 
mots. Introduite tard dans l'écriture, la ponctuation seil 
à marquer les divisions des phrases, la numérotation I". 
2", 3", etc., ou la littérnlisation A. B, C. a. h. c. etc. est 
util- sotte de ponctuation des idées elles-mêmes qui se 
prolonge ensuite dans les autres domaines du livre-docu- 
ment: paragraphes, chapitres, etc. 

Le ton, dit le proverbe, fait la chanson On pourrait 
ajouter « comme l'habit fait le moine ». Ln seule écriture 
ne suffit pas. Le point d'interrogation fait changer la 
ton Des langues écrites connaissent le point d'ironie 
Les [roejaoli terminaient chenue discours par hi'O (j'ai 
•lu) suivi de l'exclamation Ajotié îi Inquelle l'orateur don 
nait l'intonation voulue, douleur ou enthousiasme guerrier 

Pourquoi ayant imaginé le poini d'interrogation, ne 
pourrait-on développer le système, le généraliser, iriti.. 
rltiire dan» la lcvi<- des signet qui nrrrpturrnient le ten- 
des phrases par ex. I-, X, etc. 

222.15 La connaissance des écritures, 

1 a connaissance des écritures a donné lieu: I" a In 
Paléographie; 2'' à la Graphologie sur les données de 
laquelle -ont basées les études sur les faux en écriture, 

222.151 PALEOGRAPHIE, 

I, La paléographie ut l,i < oini.iisaance des écril 
mira cl de tout ce qui s'y rapporte. Se dit pnrli.n 
if»nt de l'art de les déchiffrer. 

2 Le domaine de la paléographie a été déterminé par 
I histoire ft) fa psléngrnphïe ne comprend que la lerlior 
des manuscrits, des chartes, des diplômes, accessoirement 



62 



! 



BIBLIOLOC1E 



222 



celle de» sceaux. Le déchiffrement de» inscriptions tra- 
cées dur lu niciiuiiMiMihi, les vase» et les médailles relève 
de l'E.pitjraphie. b) La paléographie est une partir: rit- lii 
Diplomatique, au sens large, celle qui consiste ou dé- 
i hllfii-iiifii! tjtl texte. In diplomatique proprement dite 
ayant «on objet d'analyser les textes, d'en déterminer la 
valeur, la critique et le classement des monument» tait* 
A 1* paléographie appartient donc toute la partie pour 
ainsi dire extérieure de ces monuments, leur description. 
l'examen de» substances sur lesquelles l'écriture est tracée. 
celui de* matières qui ont servi à tracer l'écriture, des 
formes des lettre», des abréviation», de» sigle». des signa- 
ture», des monogrammes, etc. Toutes ces choses peuvent 
fournir des indices sur l'âge du document examiné, en 
même temps que le déchiffrement, dernier but de cette 
minutieuse étude, en découvre le sens, 

3. Au point de vue de l'évolution continue du lit 
du document, des signes, de l'écriture, des substances et 
de» encre» il y a un intérêt réel a ne pas traiter séparé- 
ment de In graphie « ancienne .. (paléographie) et de 
la Riapliie moderne (technique du livre), La seconde 
continue In première et peut trouver en fil' I"" 'h - * élé- 
ments arrêtés dans leur développement pitr les circons- 
tances, niais susceptibles de large» utilisations 

4 Hfsroire. - La Paléographie eut relativement récente. 
Avant le XVII' siècle et les premiers travaux ék« brSné 
rlpitms. rm n'en possédait même pas les premier» élé- 
ments : quelques rares érudils. depuis lo Renaissance, 
s'étaient appliqués au déchiffrement des manuscrits et 
de» diplômes; mai» leurs efforts restaient isolés et leur 
n ce personnelle. Les archivistes même de» abbayes 
■Jetaient comme indéchiffrables les textes d'écriture 
ivingienne dont les dépôt» renfermaient le» plu» 
précieux spécimens, fis consignaient naïvement en note 
leur complète ignorance. Ainsi se perdirent beaucoup de 
manuscrits considérés comme uniques. Le Père Pape 
broeck entreprit au XVI!'' siècle de recueillir le» quelque* 
règles éparses qui pouvaient servir aux pwffllefi éléments 
il- paléographie: il les consigna dans In préface du 
h.inr- Il (avril) des Acta Sanctorum al oet Informe essai 
donna a Mahillon l'idée de son célèbre traité De re diplo- 
maties (168!, in fol .). Montfaucon composa une PuJéo- 
iWe erecque ( I7QS, in fol.) donnant les renseigne 
ments les plus utiles. Les grands travaux ont élé complétés 
luaqvl nos jours notamment par Kopp Pahauraph'n 
Clica (Marmî.eim 1817, 4 «cl ..-1"|; Nalalis de Wailly. 
Kfémenls de Pefeogniprire (Paris, 1838, 2 vol. gr. In 4">: 
A Chassant Paréo jrrapi rue de» criorte* et de* mnniMcrrJi 
du XI- aa XVII' siècle ( IM7. in*), etc. 

5 Le déchrtfremcnl - Le déchiffrement des écriture» 
ennes rencontre quatre ordre» de difficultés: I» La 
signification des caractères pat rapport à In langue em- 
ployée ; 2" la détermination des caractères employé', 
forme des lettres à distinguer les unes de» autre»; 4» les 
ahréviations ; 5* lea signes abrévintif* et les monogrammes 



6, Forme de» écritures anciennes. — L'écriture cursive 
des Grecs était difficile à déchiffrer étant fort irréflulière; 
les lettres sont inégales, le» plus petites sont enclavées dans 
le» grandes, plusieurs sont tout ri fait défectueuses et 
l'absence de tout signe de ponctuation, les mot* coupés 
arbitrairement à la fin des ligue». L'écriture cursive des 
Romain» est plu» indéchiffrable encore; elle a un bel 
aspect, les traits sont élégants et varié», mais II faut la 
plus grande attention pour tsolei les lettres les unes de» 
autres à cause des liaison», de» traits parasite» et de la 
position excessivement inclinée de» caractère». Les 
liaisons des lettres concourent dan» une certaine mesura 
à leur formation et le» rendent méconnaissables en le» 
faisant varier à l'infini. De plu», comme dans la capitale, 
il ny a aucune séparation entre le* mot». 

22Z.IS2 GRAPHOLOGIE. 

I. Lo graphologie tend à devenir une science exacte, 
dégagée maintenant des prétendues science» dlvumi 
C'est une méthode précieuse d'études du enractère hu- 
main. L'écriture est un geste social qui a pour but de 
communiquer la pensée. Appris par l'imitation, il devient 
rapidement individuel, la graphologie considère l'écriture 
comme une succession de petits gestes individuels. Après 
de très longs et très persévérant» efforts (le premier essai 
d'étude de l'écriture date de 1622), elle est parvenue à 
classer méthodiquement tous ces mouvements. Une mé- 
thode rationnelle, expérimentale, par conséquent scienli 
fique, est actuellement constituée. Le graphologue d< 
un collaborateur du médecin, de l'éducateur, du juge, 
du chef d'industrie. Le Collège Libre des Sciences Sociales 
de France a institué un cours de graphologie. On l'ensei- 
gne à l'Ecole de Chartes de Bucarest, Un Congrès interna 
lioitat de graphologie, le deuxième, s'est tenu en 1928 
Paris et fut présidé par le professeur Pierre Janet, 

2. La graphologie est la science qui permet, pat un 
examen méthodique et approfondi de l'écriture, de péné 
trer le secret des caractère» avec leur complexité, leurl 
contradictions, leurs tares. L'écriture, an effet, est rêvé 
triée aver ses nulle formes, ses mille manières, ses con 
lunaisons variant a. l'infini, enregistrement direct de ed 
petits gestes non surveilés que le cerveau transmet nuto 
maliquement à la main et qui dévoilent l'être intime 

3. L'écriture est étudié tour à tour connu.: moyi a 
comme objet d'identification. On voit lo personna it< 
humaine à travers l'écriture comme deiriète un voili 
troué, qui masque presque entièrement certains faits 
en révèle d'antres au contraire assez bien. (F- Michaud) 

4. Comme il est incontestable dit le Dr Héri court, qu 
les caractères de la personnalité »e dessinent sur 
visage, il y a d'autres mouvement», comme ceux du geste 
dont l'étude porte un égal intérêt. Personne d'ailleurs 
conteste la valeur de l'allure en généial, quand il s'agit 
reconnaître une personne dont on ne voit pas les tt 



on ne peut nier que le» caractère* particulier» d'un indi- 
vidu ne se peignant dans le nombre, la rapidité et IW 
pleut de let mouvement». La parole qui diffère selon 
l'individu, serait utile aussi à étudier dans un but d'ana- 
lyse psychologique, Au fond de ses études diverse* en 
apparence, 011 Uùlive que le sujet et toujours le même, 
musculaire sous ses formes diverses. Le 
jeu de la physionomie l'allure des bras et des jambes, 
la manière de parler, ce «ont toujours des muscles en 
action, des mouvements en partie volontaires et cons- 
cients, en partie involuntair es et inconscients. Or. il est 
un appareil moteur qui se trouve en telation encore plus 
intime que le. autres avec la fonction cérébrale idéo 
motrice, et dont le jeu doit être en conséquence un reflet 
très fidèle des divers modes de cette activité: c'est celui 
qui piété à l'action d'écrite. 

I. écriture est donc un ((este, composée d'une multitude 
de petits gestes. Elle est je jet matérialisé de la pensée 

S. l.c-S écritures paraissent être réellement toutes ditfé- 

• On découvre une infinie variété de particularités 
graphiques, même clans les bâtons des enfants. On arrive 
à des milliards en calrulsnt les variétés les plus simples 
que Ion peut produire dans le chiffre I, le plus simple 
de tous les signes. (Ctepîeux-Jnmin. Les fois fondamen- 
met do fa graphologie). Les variétés graphiques sont 
attribuées suit variétés de caractères: il y a une relation 
entre !,- mot ri son expression motrice. 

Or» méthodes perfectionnées ont été imaginées, no- 
tamment par Ciértietii-Jamin (L'Ecriture ef fe Caraclùr,*). 
p... Persifoi EVaseï (A B C de la Graphologie), par Ber- 
lillon (La Comparaison de» écriture*) par l-ocard (Tech- 
"'que graphoméiriqut). 

1 Autrefois les experts en écriture étaient des calligra- 

drs lithographes, des maîtres d'école qui travaillaient 

OHM des conditions matérielles déplorables, avec des 

instruments insuffisants. Leur procédé consistait à coltigcr 

dans Ici pièces soumises à l'examen des ressemblances 

matérielles de graphisme. Les vérifications se 

• M sans méthode définie, sens règle catégorique, pré- 
aujourd'hui les experts en écriture se servent dîna, 

froment» de premlei arâun te microscope et la photo» 
Bfsphie. 

Expartiêt Je* écritures. Faux en écriture. — Depuis 

'in il y a (Jet écrit», H y H des Faux. Justinien en parle et 

""us nvon. toute une littérature sur cette question au 

> âge et dans les Temps modernes. Des incidents 

■ ". affaire Dreyfus, affaire HumbcH-Crouî/ord. ont 



don 



DAportaoce dramatique aux théories en pTé- 



Toute une science est née pour dépister et décou 
'•">» In p] et la microphotographie y 

"t aidé [_<-, totouchea oui été déeelées par la composition 
chimique différente de» encres, l'acritiisme différent don- 
"soi de. nuance, opposées à la photographie. 

■ recherché le parallélisme grammatique et éta'ili 
Pour Formel de» diagrammes une analyse graphoraélrique 



montrant la variation de» valeurs angulaires des lettres 
authentique- et de» letire» falsifiées, (I) 

9, De» règle, ont été tracées par les maîtres de la 
Société I n i, mque des Flxprrts en écriture et qui totll 
iiiriiiiiirlliui enseignées dan» «es cours. 

222.14 Instrument», encre» et spécialiste» de l'écri- 
ture. 

On a écrit avec 'toutes espèces d'instruments, on l'est 
servi de toutes espèces de matières pour tracer les carac- 
tère--, il y a eu des spécialistes de l'écriture. 

222. 14 1 INSTRUMENTS. 

1. L instrument de l'écriture est la plume et le crayon 

I a plume est placée dans le porte-plume : le crayon c«l 
placé souvent dans le porte-mine, et il est de toute 
couleur. 

Aux irialrumrnls de l'écriture sont apparentés le» irmtiu 
ments du dessin: règle, équerre, «té», tire ligne, curseur, 
pantograplic, etc. 

2. Antérieurement un ,-. écrit avec le stylet sur la pi* 
OS cire, avec l'arindo oq calante, avec In plume d'oie. 

N n y n pas plu» d'une trentaine d'années, on écrivait 
encore en Birmanie nvec un stylet de fer appelé «Kanglt» 
sur dci feuilles de palmier, sans l'aide d'aucune encre 
I Bt Feuilles étaient ensuite roulées et placées dans un tube 
Iles pouvaient, paraît-il, conserver l'écriture Intacte 
pendant dos mitaine* d'années. Cette méthode est encore 
employée par certains Birmans, spécialement par les 
piètres. 

3. Aujourd'hui l'emporu) le stylo (le slylographe). 
porte-plume i réservoir, éventuellement avec plume en 

m on cri iridium. 

Le premier porte plume réservoir a été conçu et réalisé 
par un capucin savoyard, le F. Candide de Moglard, 

On a critiqué l'usage du stylo. > Pour bien penser, il 
Faut bien écrire s, l.i démarche même de notre pensée, 
sn recherclie de la vérité, le crible qu'elle doit fnii 
Nuis le» germa» d'errant que contient le raisonnement, se 
di '.-.ilqur-iii ,.,, ,|,i, l ([ ue sorte sur le mouvement du style, 
In poursuite du mot juste et la logique des articulations 
d'une rigoureuse syntaxe. Or. l'instrument de l'écriture 
influence l'écriture elle-même. L'usage moderne du »tyto 
ne permet pas à l'esprit la balte légère pendant 'aquellr 
OU plongeait >a plume dans l'encrier, ce qui donnait le 
loisir forcé de réfléchir sans agir. L'emploi de la plume 
d'oie avec sa lai'le intermittente doublait opportunément 
In durée de ce» repos nécessaires. Aujourd'hui on dicte 
au pnrlophone: c'est là sans doute le comble de la 



(I) Voi, |e» belles études du Dr Locard. directeur du 
Laboratoire de police technique de Lyon. L'auteur en • 
donné un résumé dans la Keuae Générale de» Science* 

'» t'iillet 1922. 



64 



BIBLIOLOGIE 



I 



222 



rapidité, mais elle est trop souvent acquise au prix d'un 
inl relâchement de U pensée. (E, Giscard d'Estniu K l 
l„ vieille calligraphie, Imposa pot des coups de 
règle» SU! 1rs daists s'en c»l "Hée. Et récriture est tombée 
idées sociale» 4 son sujet ont évolué 
On » ie.,.m.u que In décadence avait commencé pur 
l"in1roduclion de la plume métallique, la plume pc.ii.lur 
inattumenl de martyre pour le jeune enfant, de même que 
I, , .,!„.-■ à réglure multiple. Toute la «pontanélté a disparu 
L'écriture rfoH rester dès ic début, comme 
le dessin, l'expression de lo personnalité, bien qu'avec de» 
qualités r» S rntielle s de lisibilité, d'br.imonie et de tupi 
,1,1,. |1) En Allemagne, il y a lieu de signaler U méthode 
,1 la méthode Huligcr, ainsi que les nouvelles 
in Sonnecken. 
Les plume* ont grande importance. Le» éducateur» ont 
i umlamné les plumes pointues qui conduisent à la tension 
nerveuse, puis à b crispation musculaire. Les «rosses 
plumes donnent plus de régularité et de lisibilité a l'écri- 
,,„,• (Ex.: S 21 ou 20 ou 5 de SSnneckcn. n" s 23, 28. 29 

dr Mnltnt ) 

Heinlïc et Blanckettz mil entrepris en Allemagne un 

■„, pout la réforme de l'écriture. (Vcrlag Filt 

Schriftkunoe, Berlin 44 Georgeulturthstrasse.) 

222.142 LES ENCHES. 

I I encre est te liquide préparé peu) écrire, imprimer 
un drî-sinn à la plume, 

2. U y ai un grand nombre n'encrai différentes. 1 
,r „„(„„„,,„ plu composée de diverses matières et no 
tamment de noir de fumée et d'huile de lin. Encre auto- 

bique, encre dont on se -crt en lithographie pour 

écrire sur un papier préparé et transporter ensuite su, la 
,„.„, ,-,- qu'on a écrit ou dessiné. Encre sympatl 
liquide incolore sur le papier et que l'on peut rendr- 

..„ .oumeltant l'écriture à certaines influences eh.rni 
Encre de Chine, préparation sèche de noir dr famée 
.,„ emploie particulièrement dan. le dessin au lavis. 
I i Egypte -,-mbU-i-i', Fui la première I éterdrr l'usa- 
„ t |, récriture à l'encre sur pierre el bois, aux feuilles 
ru, convenablement apprêtée*. Cette iMaMa» 
l , Ml ,l,„V l , une S-ande révolution dan» l'att de représenter 
. .., les chose.. Ole aida a faire passer la pewWW 
I .éroglyphiques • M «* «B" M «&-" 

|„ plu. en plus simplifiés, donnèrent Miel 
aux caractères coptes de t'écrftwa démo.ique. (es ancien. 
aient à l'encre en même temp. que -url.es tablettes dr 
. . a. de, palymp.esle. étaient fe« résistanles. 
, „„ recul dans la fabrication du IX» au XII" siècle, 
M assis.- à n„ progrès continu. Le. encres italienne, et 
, agoole. d„ XVI- attelé atteîp»e«1 M P*« h aul de B rc 

~7|) R Dotuens. L'MtariSnamen) de /'écriture, noUOefle» 
méirHrdes. iParis, Delachau» et Nicstle). 



,1. perfection. La décadence commence au XVII" siècle. 
I ).. m» |o«» lea encres manquent de longue résistât», 

4. En principe, il s'agit, dans l'écriture, de différenctel 

I., ,,,.,iièrr de manière à faire apparaître un signe sur IM 

l.md On procédera soit par coloration (noir ou coule Ut), 

., différenciation du volume (relief ou Incision pro 

viniiuim éventnellem'-iil des ombres). Il y a toute tme 

le de la profondeur 6 la hauteur (lettres aoparpoal 
I „ jUféneracJaaon de caractère* et de testes peut »c faite 
pai In couleur. 

5, Des livres Orit M- imprimés en couleurs. Pendant 
deux siècles, en France et ailleurs, on a imprimé à l'encre 
ruiigr et à l'encre noire ensemble. 

La couleur rouge fui assez généralement aff celée 
titre, des livres, à la première lettre d'un alinéa. Dans les 
bj impériaux, la formule dr la date est rouge, En 
Chine, l'usage de l'encre rouge dan. le» écrit, cli, 

éservé à l'empereur. On a écrit en bleu, en jaune, 
en vrrl. 

I 'or a été beaucoup employé au moyen âge, principale 

n „,u du VIII" a» X' afteW On possède plusieurs évat) 

des livres d'heures et nombre de diplôme» écrit* A 

matière, l'or clair réduit en encre et étendu m 

m de U plume, ou bien était appliqué pat feuilles su. 

un appareil qui le fixait au vélin, ou réduit en poudre, il 

était aggloméré au moyen de la gomme arabique. 

L'expérience apprend que l'impression noir sur blanc 
mtaw que blanc sur noir. U couleur rouge esl 
qui accroche le plus no. regards.. Le vert est la en. 
auivarrt immédiatement le Klllg* 4aHi ses effets sur I al 
I,,,,, Ces Faits Jécoul. nt .l'expérience» de laboratoire 9\ 
servent de base à la téclame. 

Dr nos jours les livres d'art et les impressions dr hiblm 
polie, ont attaché rk pria i 1" couleur des an, 

On possède le . Livre des quatre couleur» aux quatre 
éléments de l'imprimerie des quatre saisons, l'an 4444 . 
Imprirrre en rouge, bleu, orange e( violet. (Ce qui do 
une géométrie en couleurs.) 

6 L'encre noire des ancien- était composée de lu... d« 

,. d, gomme, d'eau, de vinaiure. EMe fut emp!. 

,-•„, KI.1» siècle. Ol. Inventa alors l'encre compi 

,-, ...IfBte de fer. de rvarll de «aile, de gomme et d'eau, 
oui est encore en usage. 

.nsommalion d'encre esl considérable. L'Aile 

magne consomme environ 40 millions de quintau. de 

papier par an. A cette consommation correapond celle de 

Î60,000 quintaux d'encre d'imprimerie. Le» plus grands 

omateots scml évidemment les journaux qui, & ei 

absorbent 4(1 " -lu total des encre,. Le, nuire. 

..ires (labeur «I fllttHrattoal n'atteignent pas 

„ 20 % du chiffre total. Par contre, l'emploi des 

couleurs d'imprimerie représente environ te quart de l« 

..nma.ion total.. Le. encre, d'héliogravure y pai- 

,.,„ K raison d'un sixième. La matière colorante ne 



L 



222 



ELEMENTS GRAPHIQU ES 



I 



65 



oiusliiiii.* 'l" r ' le quart du puicls des encres employées. Le» 

lnn!. - i ' i ' !■'■ cl huiles de In i-r nii| nj^rTit également un 

quart (tu poids total, tandis que pour le reste, ce sont le» 
résine», le» dissolvants comme t« benzine, le benzol, 
qui complètent le volume, 

I es fabriquas d'encres d'imprimerie sont les plus nom- 
breuses à proximité de» grande* agglomération*. Berlin, In 
Saxe cl le Hanovre accaparetii ensemble 61) ,, de ta pro 
ductlon totale de l'Allemagne. I .n Suite vend annuelle- 

iie-nl | i 12,5 millions de m.'' rca ; Berlin pour 

7,i millions ri le Hanovre pour n 7 millions. 

2ZZ.I43 SPECIALISTES DE V ECRITURE. 

Primitivement, et pendant longtemps, le (ait de savoir 
écrite était la spécialité de quelque* homme». Dans l'ail. 
Iiquilé, les écriveurs étaient de* esclaves. On a connu un 
tempe au moyen âge où cette formule était d'usage dan» 
les »r te;, : ■ Et attendu sa qualité de gentilhomme, a 
■ tr i taré ne savoir écrire n. Le grand cachet de cire, em- 
preinte ou aigle, pnr [a poignée de l'épée, remplaçait alors 
hi signature, Le» clercs avaient le privilège du savoir et 
de l'écriture au ai. Au XIV" siècle, ou connut lea cnrjin 
ration* d'écrivains; elles étaient privilégiées; elles cont- 
ient les peintures et les enluminure*; il y a eu de* 
■ un» jurés, des écrivains publies. Peu à peu, le lire 
et l'écrire s'étendirent jusqu'aux temps modernes, où 
l'instruction devint obligatoire et où des campagnes éner- 
giques, comme en Russie et en Orient, s'entreprirent 
contre I rfiiolphubétisme, 

II v avait au moyen âge les chrywegraphat ou écrivains 
'ii or, les tachygraphes qui écrivaient avec rapidité et les 
camKrapn*es qui écrivaient a main posée. 

Dam le* pays d'occident, îl n'y a donc plus d'écrivain* 

public*, bien cftie le service d'érrirr pour autrui s'y 

continue encore. Il n'y a plus que ctes écrivains tout 

• et des • écriveurs ». On définit les écrivains, des 

rnposent t'es livre», de» écrits destinés à 

l.i publicité, ilr-N hommes qui écrivent avec art et 

r t v ,ii llc'nr .i se dit de qui écrit, mais sans grand 

t, ri a écrivassier >, de qui a In démangeaison 
d'écrire. 

222,15 Ecriture à la main ou à la machine. 

L'écriture >f (ait. I" à la mai» (calligraphie) ; 2" à la 
machine à écrite (dactylographie) ; î" par des procédés 
typographiques ; x via graphie, caractères fondus se com- 
posant a la main ; composition typographique à la machine 

22Z.151 LA CALLIGRAPHIE, ECRITURE A LA 
MAIN. 

I. L'écriture à la main est, quart) .m tracé il'H lettres, 
m -* r I . La belle écriture, l'an de ceux qui ont une 
1 • '' 'lit la calligraphie 

Autrefois, comme chez les Orientaux encore auionr 
d but, la calligraphie indiquait un art plu* relevé. 



I n Chinois, le» Arabes, les Turcs, les Indien», les 

I ''■■'•" "I porté Irt-sj li. ml le goût de la calligraphie 

II. tiennent en grand honneur l'art de peindre l'écriture 

«I en tracer les caractère» avec un degré particulier d'élé 

gaiice. Le calligraphe n'y est pas placé beaucoup au- 

ii» de l'écrivain qui compose un ouvrage d'un beau 

■11 le. 

i. fcnJnmiriure». — Les manuscrits qui nous reslenl ..'<■ 
Il témoins de la grandeur et de la décadence de l'enhi 
minute, Longtemps l'Orletlt conserva le goût et le secret 
de la peinture appliquée à la décoration des livre* Etl 
Occident, l'invasion de* Barbares port» à l'art calligt.t 
phique, comme à tous les arts, un coup mortel. A partit 
du XI V' siècle, le goût se rétablit. Le» dernières année* 
du XV' et les première» du XVI" siècle virent éelore 
sous le pinceau des miniaturistes des productions exqi 
particulièrement dans les ouvrages liturgiques. Elle» allè- 
rent à si haut prix que les princes seuls pure ru 
procure! la jouissance. Hienlôl après la typographie et In 
gravure le» proscrivent, 

V CVil'ftxrop/iie. _ Il y a des exemple» modernes et le» 
traditions de la belle écriture se conservent chez quelque* 
uni (I) 

Léon Bloy un jour de misère, proposa au comte Robert 

Montesquiou Fezensac. poète et descendant d'une 

illustre lamille française, de • transcrire lui-même «on 

lu n- - La Chauve-Souris — sur un vélin fastueux, en 
rure divine de moine carolingien, cl d'orner chaque 
page d'exfoliations extraordinaires. » Il ajoutait a me voîtrt 
l'iél n voua donner un an de rns vie épouvantable, à raln 
poUI vdiih Htl chef-d'œuvre, si vous voulez me sauver 
. m je péris absolument. » Le poète, bien qu'immensé- 
ment riche et d'une prodiiral'té vaniteuse, refusa. 

4. Le chef-d'œuvre calligraphique a souvent consisté en 
certaines acrobaties et prouesses scripturaircs. Ainsi, le fait 
d'écrire microscoprquement. Aelien parle d'un homme 
qui. après avoir écrit un dlslique en lettres d'or pouvait 
li 'enfermer dans l'écorce d'un grain de blé, un aulrr 
traçant de» vers d'Homère sur un grain de millet Cieérmi 
i apporte avnii vu l'Uliade écrite sur parchemin pouvant 
se renfermer dans imr roquilh- de noix. Il y a loin de ces 
* de patience aux manuscrit* latins du IV e siècle 
dont le* caractères avaient une ai grande dimension qttf 
Saint Jérôme les appelait des fardeaux écrits. 

D'autre part des calligraphe» se sont ingéniés à tracer 
sa de personnes ou d'objets à laide de fines 
ligne» d'écriture. 



(I) Développement de» maîtres calligraphes anglais du 
commencement des premiers scriptoria monastiques 
-lu moyen âge a la cliuiu nation de l'écriture corn- 
i.ile du XIX 1 " siècle. The english writing-rnasters and 
iheir Copying Book I $70-1800. A btogtaphic*] dictionaty 
and n Bïbliography by Ambroise Hesh with an întroduc 
Hou on the development of Hntidwxiting by Stanley 
Motisson. Cambrigde-Llniversiv Pie»*, 1931. 



66 



BIBL1OL0GIE. 



t 



222 



5. Au début l'écriture était angulaire, parce qu elle était 
obtenue par le» épigraphisles. sculpteur» sur pierre nu 
graveur» «ut brome qui faisaient les inscriptions. Quand 
on écrivit plut tard »ur dp» matières où la plume était 
l'instrument, on put faire les courbes et l'écriture se 
modifia, elle devint curaiv- 

6 Une personne quelque peu habituée à manier la 
plume peu! écrire en moyenne trente mot» a la minute. 
\e qui représente avec le* courbes et le» inflexions, une 
longueur de 5 mètres ou 300 mettes à l'heure. 3000 mettes 
dans une journée de dix heures de travail, ou 1095 kilo- 
mètre» par an. De plus, en écrivant 30 mot» a la minute, 
la plume fait en moyenne 480 courbes et inflexions, soit 
28.000 à l'heure. 288.000 par journée de dix heures ou 
105,120 kilomètres par an, enlevé» à la force du poignet 
al fies doigts... 

7. L'écriture lisible demeure un desiderata, surtout pour 
l'écriture commerciale, l'écriture comptable et l'écriture 
ni'mini-traHve. Cette lisibilité de l'éciitrirc eat difficile & 
obtenir avec la prerae de la vie et l'obligation pour 
certain, d'écrire vite et beaucoup. 

C'est une vraie fatigue de lire de» écritures différente! 
Qu'on se figure par ex., un fonction nairc ayant * lire 
tous le» jouta 100 & 150 requête* écrite» par des pauvre*. 
Qu'on »e figure aussi le» peines de» dactylographes et 
de, typographe». « 11 y a quelques années, disait un 
•avant, il n'y a*»' 1 V* t '"" 1 P««"> nc * 1*< «"valent lire 
mou écriture, Dieu et moi: maintenant il n'y en « plus 
qu'une. Dieu. » 

8. Un mouvement s'est tii vat o p péS pMB amener à « 
servir dp» de»* main» pour écrire, indifféremment de ta 

ou de la gauche. Le» mutilations de la guerre 



droite 



■ initié aux raison» 



d'être (l r l'écrttttW ambidextre. (1) 



222.1S2 LA DACTYLOGRAPHIE. ECRITURE A i I 
MACHINE, 

1. I .'invention de la machine a. écrire ■ donné naissance 
i UIM technique cl mi art nouveau. In Dactylographie, Elle 

n cote tous les jour» en progrès. (2) 

2, La machine « standardisé, unifié le type d'écriture: 
,11,- a permis d'écrire plus vile, et d'obtenir plusieurs 

copte* i la fois. 

Dan» les concours de dactylographie, le championnat 
atteint des 20,000 mot» en un trmpi de six heures et de 
17,11111) mot» en 4 heures. On cite un ri-cnid de 28,944 mois 
en 7 heures peu un travail dicte». (3) 

i Un » créé des variété» de machines h écrire. Pour 
n ,„< i les colis, Ml a commencé par opérer a in mnin; 



(I) F. Cwla: Comrrienl écrire des Jeu* main». Guide 
,„ ,u, r ,. |,.,[ii les mutilés, les gauchers, les droitiers. Paris. 
Nathan. Voir aussi les travaux de Mlle Kipianl. 

|j| C'i.d.- technique de la dnctylo. (Reuue «ténogrooni- 
01>« bcUe, 15 avril 1932, p. 99.) 

(il L'twi Je dacttfJogropfiicr. (Gérard G. i... 1- aigaltl ■ 
SBtJOll. p. 24.) 



puis ort s'est servi d'alphabets pochoirs. C était 1er 
l'erreur était facile. On a maintenant des espèces de 
grandes machines à écrire qui perforent les lettres de car- 
ton (carton huilé \ en forme de pochoir» (Idéal-Stencil 
machine!. On applique ensuite le pochoir aur les colis 
(iuaque 2000 fois). La machine peut perforer jusque 150 
pochoirs à l'heure. 

222153 LES CARACTERES D'IMPRIMERIE. 

I. Les caractère* ont toute une histoire. Les premiers 
étaient gravé* sur bois. Gutenbcrg débuta ainsi. Son but 
était d'imiter le travail des copistes et de vendre le 
produit de la presse comme étant le fruit d efforts calli- 
graphique*. Les caractères étaient gothique» (lettres de 
forme »uivi de lettres de somme). Schoepfcr eut 1 idée de 
fondre le» lettres, Nicolas Jenson grava de? caractères re- 
produisant des capitales romaines et des minuscules cm 
prunté* aux écritures latine, française, espagnole, lom- 
barde et Caroline dont la forme se rapprochait beaucoup. 
Pui» les caractère» »e développèrent-. Ttiéobalde Matiuce 
(Aide) introduisit les s italiques », Granjon la cursive 
Il y eut le Gsramond. l'Elxevir. le Didot, le Bodoni, le 
Baskerville, Le premier livre contenant du grec imprimé 
est le Lactance du monastère de Subiaco, 

Louis Efaevti {Leyde 1595) fut le premier qui distingua 
17 et l'Y consonnes des voyelle» / et V. Lalare Zelnet 
(Strasbourg, 1619) introduisit VU rond et le /, consonne 
n queue dans les capitale». 

2. Il y a une filiation des lettres de la xylographie n la 
typographie. La classification de la lettre: a) la gothique; 
I In gothique de forme, 2. la gothique de somme, 3. I* 
bâtarde, type de transition; b) la lettre ronde ou Romain. 
|, Elu'vir, type et forme de transition, 2. Didot: didol 
égyptienne, latine, 3, antique. 
H y a toute une physiologie de la lattre, Le caractère 
et aa teinte ont une influence sur la compréhension des 
textes. I « lisibilité des caractère» est le desideratum su- 
prême. (I) 

3, Les type» ou caractères d'imprimerie les plus cm 
ployé» «ont les suivants: romain, italique (bâtarde), égyp- 
tienne (grasse), anglaise, gothique. 

La grandeur des caractères d'Imprimerie s'appelle- corps. 
Le» corps de lettres les plus imités dans les livres sont le» 
suivants; corps, 6, 8, 9, 10 12. 

4, t. es exigence» de l'ordre, de la rapidité, de la clarté, 
qui «ont celles de la pensée et de l'information moderne, 
doivent avoir leur correspondants dans celles de 1 impri- 
merie. Il tant tenir compte des conditions dans lesquelles 
est le lecteur. No» nerfs sont mi» à dure, épreuve. Nos 

.mit très Fatigués par suite du mouvement de la rue, 
I, tourbillonnement de la publicité lumineuse et de la 



(I) Mnrius Auditi : L'Histoire de l'Imprimerie P<" 
l'Image, 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



67 



multiplicité de» textes que la plupart de no» occupation» 
ou de nos délassements nous contraignent à lire, L'impri- 
mé, le livTe, la revue, le journal, indispensable* a noire 
existence, doivent donc apporter des soin» spéciaux et ne 
pas augmenter cette fatigue. Il faut imprimer avec de» 
caractère? bien étudié» pour (aire de I» lecture un agré- 
ment et un repos pour le» yeux. (2) 

[| faut s'élever contre Ira caractères difficile? à lire. Les 
caractère» doivent être «impie» et clairs. Pourquoi, lorsqu I 
s'agit d'une indication qui doit servir à la communication 
avec autrui, créer une difficulté. 

L'écriture cursive va se différenciant de l'écriture typo- 
graphique. La condition de l'écriture curfcive, ç'eat la 
rapidité, qui exige des liaison» ; celles-ci rend l'écriture 
moins nette. La lettre typographiqur aervant de matrice 
à de» milliard» de reproduction, peut être d une fabrica- 
tion lente et viser à la parlaite netteté. 

La lettre du point de vue typographique n fuit l'objet 
de sérieuse* étude» physiologiques (citons cnlr'autrcs 
celle? du Dr Javal). M faudra en tenir compte dan» 
l'évolution future, 

5. Les catalogues de fonderies présentent des mm I- 
remarquables en variété». Les nouveaux catalogues de 

de caracrpTç» allemands donnent par e» le» types 
suivant»: la Main* Fiaktur ; l'Ausburger Scbrift. temlnnl 
vers la lutine; la Sécession Croli-sk ; l'Ariliipin (Rrctnenl : 
la Cursiv (Hinci) italique: les écritures callïgrap?VEc|urs ; 
Deutsch : Grasset Antiqrm; Renaissance Antique; 
Komisrhe Amïqua : Moderne Grolenk ; Wandinaleieien : 
Baldur : Antiken ; Behrrnschrift, etc. 

Les catalogues français dorment, par ex., le» catégories 
suivantes : allongées, alsaciennes, antiques, antique» allon- 
gées-, antique* crasses, classiques, égyptiennes, italiennes, 
latines, blancbe», ombrées, malgrettés, anglaisée, ronde 
bâtarde, gothique, 

6. Il eviste aujourd'hui toute une indiislrie de lu fonde 
ri'.- des caractères. Tandis que les madones à fondre les 
caractère» ne donnaient que 3,001) lettre» h l'heure, la 
Wick Rotations machine en produit 60,{K)(i tout ébarbés 
1 I pietés à être mises en paquets. Le brevet américain fnt 

£ 230,000. La machine est surveillée par un homme 
et un gamin. Elle a été inventé par Frederick Wick», de 
Glasgow, simple écrivain r-t journaliste qui cherche à 
supprimer le travail de redistribution des textes. La Mo- 
notype a repris l'idée sous ttne autre forme. Elle nus-ii 
composant chaque jour sur caractères neufs, évite la te- 
dJst libulion. 

7. f.» durée des caractères dépend de la composition 
nu métal Des corps 7 ei S ont souvent rei,u deux millions 
cl impression» lisibles dans le» journaux; la normale -si 



(2) Voir les récentes études de la « Linotype » et de 
aractère lonic, qui apporte, avec plus de clarté et 
de soutien pour l'œil, une capacité de lî % de texti 
plus, sur moins de papier. 



un million, et mainte imprimerie rejette le petit type aptes 
XHUWU |'o„, lr» travaux courant» et les ouvrage* soigné». 
Ih limite doit être fixée beaucoup plus bas. 

222-16 Les systèmes spéciaux d'écriture. 

Fourni 1rs système» spéciaux et le» modalités de Jc-i" i *- 

(lins, il y a heu de considérer: I" l'idéographie, 2 l-i 

irqdiie, 3" ta cryptographie, 4" l'écriture de» avi-u 

gle». 5" récriture médiumnîque ou spirite ; 6" l'écriture 

Mente 

22Z.)B1 LIDIOURAI'lilh 

On entend par idéographie des algttea qui espruiinii 
directement l'idée et non les sons du mot qui représr Nierait 
cette idée: les chiffre» arilliinrticpic» sont de véritaH,- 

;.,■,.,-- 

Tandis que h I btnoli abandonnent l'idéographie et 
adoptent notre alphabet, voila que l'Oecidetit lui reconnaît 
rie» avantait'-. ei lait de» essais pour y revenir. 

En apprenant l'écriture et l'orthographe, on n'apprend 
Kuère de notions; et la communication de peuple a peuple 
ircnminit les nlistnclc» de la longue. 

Le» néo^Tup/ic», la nouvelle écriture mondiale du PïOI 
Alex. Sommer-Batek (Prague). 

222.162 STENOGRAPHIE. 

\,,I |1 ,n La stéiuiginjihir est l'ail d'écrire lapide 

ni*-j,i . ,r ■,, d'écrire aussi j ninnjileiueiit que ht 

parois I tic i d'abord été dénommée fllirachygraplnt • i 
■ tachygrnphie » ; les Anglais lui ont donné lo nom de 
. Jnirthand ». c'est-à dire main brève ou courte écriture 

L'art sieini . r .i|>liir|iii- r-ii une de» plus préi'îeutes inven- 
du XIX" siècle. 

Dans l'état actuel de la sténographia, des vitesse de 
l|l;l 240 et 250 mot» a la minute ne sont pas impossible 
(en anglais). 

2. I.i,i-i.,u, (!•■ ta i i'-i.,i-..i:,|i|,n- remonte à l'antiquité. 

' Hébreux l'avaient connue, les Grecs en (aisa t 

usage, elle était routants à Rome Cicérou écrivait par 
Hio,urx in ventés par Ennius et qu'il apprit à son ,ifTr,iui-Tii 
limn t eull^l les fierf eeiiruiTm (notes (iranienne*). L'en 
Dément s'en répandit et ce devint courant pour le» 
particuliers d'avoir un enclave ou un affranchi qui écrivait 
n 1» volée. On le» appela d'abord en grec facrtcuKraphf, 
eu latin cursares, coureui» n cause de la rapidité avec 
loquelle il» traçaient le» dîrcoura. Ces currotires ont été ap- 
pelé» depuis rtOtcrii, à cause des note» dont ils s, 
traient. Le moyen âge a connu la sténographie. 

3 En sténographie on supprime tau» le» accessoires de 
l'écriture, tout ce que le» organes vocaux n'articulent pas. 
• n ta qui n'est pas perçu par l'oreille. Il n'est pas tenu 
COiBpte de I iirllrourisphie On supprime même lr» simple* 
voyelle». On se sert en outre de signe» simplifié». 



| 68 



BIBLIOLOGIE 



222 









4- Le document *ténegraphSc > prend uns. place de plus 
en plus importante. C'est la division du travail Au travail 
de l.i composition littéraire se substitue celui tii- l'iniprovi- 
...I ,n |j,n]< ; .-, laquelle est enregistrée d'autre part pur le 
«graphe Tdu< li-, déhut» publics, dons le» parle 
-. le» conseil», les comités donnent lieu n une for. 
i iid.-iMr» littérature-, t. fs méthodes du travail personnel 
elh-*-mënies sr transforment sous l'empire de la sténogra- 
phie Théodore Ronscvdt a donné l'exemple de dicter à 
mphea se» adresses et messages au Congrès, et 
les réponses détaillé.-s aux lettrci qui lui étaient envoyées. 
Depuis en Amérique, en Europe ensuite, l'usage des 
sténographe* privés »'c-sl considérablement développé. Ce 
rent len sténo dactylographes. 

5. Dans les Assemblées et Congrès, il y a une organi- 
sation permanente de la sténographie. I«c service est ordi- 
n. iip. ni. ni assumé par deux équipes de deux sténographes 
qui travaillent à tour de râle 15 minutes par heure. Aus 
sitôt aprè« la relève, les deux sténographes sr retirent 
pour dicter chacun à des dactylos ta moitié de la prise, 

b. Il existe un nombre considérable de systèmes de 
sténographie (Astier. Conen de Prépéan. Aimé Paris, 
Dnployé, Meysman», Prévost-Delaunay. Stolx. at 

La > Brevtgraphifl ». inventée par Raoul Breval, utilise 
le» lettre» «le l'alphabet et la ponctuation dactylographique 
ce qui permet de brevigraphier tin discours sur une 
ni.ii'liinc a écrire. 

7 .Sténographie mécanique. — Le sténographie est 
devenue mécanique. D'admirables petite» machine» ont 
nVentèe» (noraïameeit la Slénophilc Hivori). Le* avan- 
sonl ceux ci : 
Absence de toute méthode difficile n apprendre: écri- 
ture en lettre* alphabétiques ordinaires, facilité d appren- 
ti usage ; lecture pctnsilde pour tous; Fatigue nulle; vitesse 
illimitée, dépassant de loin la parole humaine; mécanique 
simple. légère, peu volumineuse et silencieuse; possibilité 
de sténographiai m toutes langues cl même dans I oh 
-cutité. 

On sténographie et on relit parfaitement les longue» 
sans en rien comprendre. 

Une fnble connue, composée! de 70 mots, est écrite eu 
10 lecotide», ce qui donne In vitesse de 420 mots a la 
minute. 

8, Documentation «fénograpriiotre, - L'Association inler 
nationale des Sténographes ■ formulé le projet de cooeen- 
ir.ilinn en une Bibliothèque unique de tous les documents 
i le caractère commun est d'être le résultat de la 
sténographie (Voir les communications faiteH à ce sujet 
par M. Depoin à l'I, t. B.). 

° Problèmes. — Il v s trois degrés dans les problème» 
h résoudre r 

I" Une sténographie personnelle efficace; 
2" Une sténographie lisible de tous : 
,i seul «ystriiir -le -.lénograpliie. 
[ "écriture tttriu.giaphique mentale serait plus rapide 



que l'écriture alphabétique, de telle sotte que lu sténogra- 
phie ouvrirait la voie a ('écriture et à la lecture rapide 
Il Bal nécessaire de : 

a) formuler 1rs desiderata de la sténographie, 
h) étendre toutes les possibilités de signes, 

c) établir des écritures pour juger des système», 

d) critique i les système-*, 

e) combiner en un seul les avantages reconnus de 
tous les systèmes cl les perfectionner 

Il .itiste un grand nombre de systèmes sténographique». 
■ fforts sont tentés pour réaliser l'unité sténn_'raf.iln<iue 
non seulement par langue, mais même internationalement 
(revendications formulée» par Forci el Broriu) 

On I déterminé qu'un tableau phonograpliique coin 
plet comporterait environ ISO signes. 

222.163 CRYPTOGRAPHIE. 

L I .a cryptographie est l'art des écritures secrètes. On 
lui a donné divers autre-s noms; cryptologie, polygraphk-, 
siégaueigrnphie, etc. 

2. De tous temps, le» gouvernements, le» hommes 
d'Elat. les ambassadeurs, les hommes de guerre, ont 
utilisé ce qu'on est convenu d'appeler le langage chiffré 
A cet effet, on emploie des clefs, des grille», des livres 
à pages repérée», des jeux de cartes, des livres typogra 
pluques (Le Scarabée d'Or, d'Edgard Poë). 

Pétulant la guerre, le Bureau des chi0rcz à l'Etat-M,, ... 
françoi» a été chargé de reconstituer le sens de tous les 
radiogrammes conventionnels. 

En diplomatie, le chiffre a dû se dévelopi -i p*r«jUMe- 
ment a l'usage du cabinet noir par où les gouverne 
auprès desquels les ambassadeurs sont accrédités toril 
souvent passer leur correspondance. 

Des hommes de science se sont servi d'écriture secrète. 
Ainsi Franeis Bacon usait probablement de cryptographie 
comme un moyen d'enregistrement scientifique d. 
qu'il destinait fi la puérile scientifique. Ces vérité» 
auraient été inintelligible» pour les contemporains nu but 
révélation aurait été dangereuse pour lui. (Bewen-Shakee- 
peare. Afereure Je France, 15-IX-1922. , 

3. I es systèmes usités en diplomatie sont nombreux : 
méthode de Jules César, japonaise, par parallélogramme, 
de Scnlt. du Comte Gmnufetd. de Bacon, etc. 

Le* combinaisons sont 4 l'infini. Le déchiffrerai ■ 
fait pat tâtonnement, basé sur une vinginine de règles 
(pat ex, celle du redoublement de» lettres). 

4, La clef d'un chiffra est l'alphabet dont on est con- 
venu On en distingue de plusieurs espèces r le eftifra 
ù timpte clef est celui dans lequel on se sert toujours 
d un même alphabet pour remplacer les divei - i 
d'une dépêche, et le chtflrc à double cic7 celui où on 
change l'alphabet » chaque mot. On se sait en outre de 
nulles, syllabes mi mëoie phrases Insignifiante*, que l'on 
mêle aux caractères significatifs. Pour augmente] e M 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



69 



., dillicultr de lire lu dépêche» en chiffres, on emploie 
grilla, r„Fion biîarremenl découpé à jour qui, dès 
qu il en |.lmé convenablement sur les dépêche», ne 
r...-ii .m i. que 1rs caractères nécessaires; car les 
CBiaelères de remplissage nom éié ajouté* par lYxpédi- 
j.i'eprè» qu'il a eu écrit In dépêche. 
Le système d'écriture en chiffres le plus «impie cousi-ite 
ire les vingt-quatre caractère» de l'alphabet (le / non 
comprisj sur deux ligne, horizontale* cl parallèles. Quand 
on veut déguiser un mot, il suffit de représenter loi lettres 
de chaque mol par celles qui leur correspondent dans 
I autre ligne Ce n'em guère qu'un jeu d'enfant. Les 
systèmes usités en diplomatie «uni beat4coup plus com- 
pliqués. 

Autre exemple d'écriture secrète. On a choisi un 
volume quelconque dont chacun des correspondants pos- 
sède un exemplaire, On a décidé de faire u^age de nom- 
bres de 4 chiffre*, dont le premier est celui de la page, le 
•fin; de la ligne, te troisième du moi, le quatrième 
■Jri I.> lettre. On obtient, par exemple, le cryptogramme 

croffté" 6432. 7626, 3214. 8217, 8219. 2314 pour désigner 

VERDUN Irï 64J2 .ignifie 6" page, 4" ligne, 3" mot. 
2* lettre 

5. La ressource des alphabets secrets esl devenue illu- 
car le nombre des combinaisons eil liorné et d'ha- 
bile» déchiffre urs finissent généralement par en trouver 
la • le. Ceci exige de nombreuses connaissances, la poa- 
.11 des langues, une patience à toute épreuve, car 
ce n'est qu'après une infinité de tâtonnements que l'on 
!■■ U| ilteindre le but. 

222.164 ECRITURE OES AVEUGLES. 

I. Braille (1806 1852) créa un nouveau système d'écri- 
line |iar un petit nombre de combinaisons de points 
«aillants pour In lecture par le toucher. 1] l'appliqua à la 
notation musicale. Foucault y ajouta de nouveaux per- 
'■---liiitiiirmenu. Ce système, répandu aujourd'hui dans le 

" *' p entier, a détrôné tous les autres.. Ernest Vaughan 

une petite imprimerie qui donne une reproduc- 
tion rapide du texte. Celui-ci, composé d'un c6té en II 
""'.'inea, se trouve Stie par le fuit même, de l'autre calé 
'"U «ignés Braille. 

2. Le lecteur normal de Braille réalise une lecture cuir 
'anie de 100 à 120 mots a la minute. 

3. On a d'abord cherché à donner du relief aux lettres 

•■'•■-- I tea les écritures ont cédé la place à l'alpha- 
bet de L. Braille, aujourd'hui universellement adopte 1 1 
qu» les Chinois eux-mêmes ont adapté à leur écriture idêo 
Biaphique. Avec un maximum de 6 pointa. Braille a 
•enlisé 63 signes parfaitement tangibles. La lecture cepen- 
dant a des limites et des conditions psychologiques. Le 
Pouvoir séparateur du doigt est infiniment moindre que 
celui de I œil Toul agrandissement fait perdre dan» la 
""leur de l'examen analytique des consonnes ce qu'.m 
stagne- e n netteté et clarté. 



On a constaté dans un autre domaine, que la persis 
lance des image» lumineuses sur la rétine est impuissante 
à expliquer la reconstitution cinématographique. Il faut 
faire intervenir la synthèse perceptive, œuvre purement 
mentale. De même dans la lecture de» aveugles. Epeler, 
c'est fatiguant et rebutant. La synthèse mentale d'éléments 
tactiles siure-sifs ne peut s'opérer rapidement, I a palpa 
«ton (loucher) est essentiellement active: le doigt ne subil 
fias l'objet, il l'explore. 

4, Des progrès ré< enta trèa remarquables, bien que non 
fs, ont été faits dans l'écriture pour aveugles ou 
écnture dont la lecture exclui l'intervention de l'œil (écri- 
ture tangihle ou sonore). On est en présence de fais 
phone de Fournie r d'Albe représentant chaque lettre 
par un motif musical; d'autre part du visagraphe de 
Naumburg et du pholoéleetrographe de Thomas ei Cou 
laud qui fait appel au toucher (î) 

On est parvenu, à l'intermédiaire d'un système photo- 
électrique, à transformer de l'énergie lumière en énergie 
mécanique, Sur celle science on a construit des machine» 
a écrire et lire pour les aveugles: l'Optophone (1920). 
Fournier d'Albe. Une échelle de S point» lumineux esl 
projetée sur le papier et parcourt la ligne de «auclie il 
droite. De bas en haut, chaque point vibre suivant 1rs 
fréquence» 384, 512. 576. 640 et 768 correspondants aux 
notes sot, ut, ré, mi, sol (octave de premier). L'image dr 
cette échelle lumineuse est renvoyée sur un poste do 
sélénium intercalé dans un circuit téléphonique Le cou. 
Tant téléphonique est modulé par les vibrations lumineuse* 
qui frappent les parties blanches du papier et rendent tin 
«on correspondant Chaque letire «I ainsi répétée par un 
motif musical. Le visagraphe de Robert Naumburg (1931) 
ei le Photoélectrogrophe de Thomas et Coulaud fntii appi I 
nu toucher. 

222.16S ECRITURE MEIVUMNIQUE OU SPIRITI: 

I Les adeptes du spiritisme et de la raétapsychi? 
présenté de» écriu obtenus par Se médium et émanant de 
|M'i»ui'riag':* morts. C'est l'écriture automatique qui a faii 
l'objet de recherches physico-psychologique». 

Pour correspondre avec les esprits désincarnés, on a 
imaginé un labteau portant le» lettres de l'alphabet et 
qu'on appelle le « Jn-Ne ». Il a donné lieu récemment 
par perfectionnement à un téléphone avec l'au delà. (2) 

2, A l'écriture Spirite se rattache la question de la 
photographie directe de la pensée. Certains n'écartent pas 
lu possibilité qu'un jour, par quelques procédés encore 
ignoré», la pensée pourra s'enregistrer sans intermédiaire 
sur quelque plaque ou papier spécialement sensible. 



(1) Pierre Henri: • Une application de la photoélee 
uicilé ». Weiue scr'enrflîq'iie, 23 avril 1932. p. 239. 

(2) Voir Rulletin Je ta SocWê rVfJiaph-.i/si'fm- ''• "■')•' 

■rue, 1932. 



70 



BIBLIOLOG1E 



I 



222 



3. La meta psychique et les science» occulte* ont leur 
lunnière r-pérj.ïle d'envisager ce. ne», tel le 

tôle enregistreur du papier. Maeterlinck raconte {L'Hôte 
inconnu, p >l) qu'un voyant consulté par sa femirif 
jn-iidani qu'il allait voir les chevaux d'FlljL-rfeld, «nr I» 
i c d'un papier de. lui fort ancien et xarts [apport avec 
sou voyage, décrivit les écuries où il se trouvait. * Faul-il 
croire que t'aipect e!e ce que j'allai» voir un joui se 
trouvait déjà inscrit dans ce papier prophétique ou plus 
simplement el plus probablement que cr papier qui me 
représentai suffisait à transmettre soil (m subconscient 
d'une femme, soit à Mme M. qua le ne connaissais 
d'ailleurs pas encore, l'image exacte rie ce que me» 
yen» contemplaient a cinq ou si* cent» kilomètres de la)» 
Le papiet »:rail imprégné du fluide des personnes qui 
l'ont touché. Explication: • Ou bien le papier réuni nu 
u payehomètre et imprégné de fluide humain recèle, a 
» la manière d'un gai prodigieusement comprimé, toute-' 
I Ips image» sans cesse renouvelées, sans cesse renais 
» santés, qui entourent un être, tout son passé, et poul 
» être ion avenir, sa psychologie, sa santé, ses désira, »er 

• volontés souvent inconnues de lui-même, toute sa vie 

• en un mot, mystère aussi insondable que celui de la 

lérotion. qui transmet, dans une particule infinitési- 
male, la matirVr* et l'esprit, toute» les qualité» rt 1" 
» tares, toutes les acquisitions, toute l'histoire d'une série 
» d'existences dont nul ne peut savoir le nombre. « 
D'autre part, si l'or» n'accepte pas que tant d'énergie 
é se cacher, subsister, s'agiter, se développer et 
indéfiniment évoluer dans une feuille de papier, il faut 
nécessairement supposer que de ce même papier rayonne 
constamment un invraisemblable réseau de forces innom- 
mées qui, h travers le temps et l'espace, retrouvent I 
l'instant même el n'importe où., la vie qui leur donna la 
vie el le mettent en communication intégrale, on 
corps, sens et pensées, passé et avenir, conscience et sub- 
consciei.ee avec une existence perdue parmi la foule 
innombrable. 

Le papier absorberait comme une éponge toute la vie 
et de préférence la vie subeonsciente de celui qui '"écr.v.i. 
et dégorgerait dons notre subconsc.ience tout ce qu'il 
contenait. 
22 Z. 166 ECRITURE MORSE. 

I ;,[pbalic( Morse est celui qui, pat des points et par 
des traits a standardisé le» signes visibles du télégraphe et 
les signaux audible, de la T. S. F, Largement appliqué 
et généralisé, il devient la Imsr. de communications 
étendue*. 

222.167 QUESTIONS tHVERSi 

222.171 Méthode pour apprendre à écrire. 

I. Gros proUe*». Des certaines et des centaines de 
millions d'humains qui doivent apprendre à écrire, rj'oô 
des méthodes en grand nomme. Tout progrès dons les 



méthodes correspond à un gain de temps dans l'ensei 
ent, 

1. Apprendre à écrire se fait en apprenant à lire et 
réciproquement. 

Dans la méthode Montessori. on commence par rendre In 
main et les doigt» exercés à un dr- su et plus tard on passe 
au tracé des lettres. La méthode repose sur un dévelop- 
nt de tous les sens. Les doigts sont exercés à suivie 
le contour de lettres taillées dans du carton recouver : 
papier d« sable, très sensible au tmichrr. 

Des pécl., I pensé à foire apprendre à écrite 

aux enfants directement en se servant de la mac bine I ( 
mouvement de celle-ci et l'activité qu'il» peuvent y appli- 
quer intéresse vivement les enfants, à qui ensuite seule- 
ment est apprise l'écriture à la main. 

Cette idée est assez naturellement venue à I esprit d'un 
pédagogue aynnt remarqué que tout enfant, n la vue 
d'une machine à écrire, n'a qu'une idée : la mettre en 
mouvement. Il lape sur les touches, mimait très rapide- 
ment les signes et apprend, en se jouant, à lire et n 
écrire. De cette manière, on utilise l'instinct du jeu, kl 
vif chez tout être jeune, aux fins de l'éducation. C'est 
un principe qu'en pédagogie il ne faut jamais oublier 
I expérience n déjà montré qu'après cet enseïgnemem 
dû à la machine, rlsa n'est plus facile que d inculquer à 
l'enfant les premières notions de l'écriture. 

222.172 VITESSE DE L'ECRITURE, 

1. La main, de moyenne rapidité, trace à peu près un 

mot par deui secondes, un mol qui, tout compte fait de» 
j.inihages et des boucles de ses lettres, de leurs courbes 
et inflexions, mesurerait une longueur de 16 cm. 666. . 
La main ■ couvre > 5 m. à la minute, à l'heure 300. par 
jour 3,000 si la journée est de dix heures, et 109 1 ) km 
par an, 

2. En dactylographie, on a atteint des vitesses de 45.5 
à 60 mots par minute 

La reine des dactylos (l'Améric-iine. Rose Fritz) a »u 
atteindre la vitesse de 265 mots à la minute, soit trois à 
quatre mots h la seconde, à la condition que le texte 
lui soit connu et que les root» soient de petits mots. 
Autrement la vitesse tombe n 155. Au fond ce travail 
ne signifie cho"e qu'un copieux récital de | 

pour un musicien. 

3. La prise srénogrnphîque a des vitesse allant de 140 
ri 180 mois par minute. 

4. Au service belge des chèques postaux, on a atteint 
l'écriture continue de 28000 nombre» à l'heure, dont cer- 
tains de sept chiffre». 

222.173 EMPLOI DE L'ECRITURE 

An début, les be«oins pratiques de l'écriture ont été 
fort limité», par ex. pour établir des inventaires, pour 
des aides- mémoires pour la récitation de tituel». Graduel- 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



71 I 



lement le besoin d'écriture «'est étendu. Il se confond 
le besoin de document el *e mesure comme lui. 

222.174 UNIFICATION DES ECRITURES : 

SYSTEME UNIVERSEL DELHI IVRE. 

I 'outil élémentaire de notre travail écrit, l'alphabet, n'a 
pal clé immuable dans le passé. Il eut le produit d'une 
longue évolution procédant par simplification successive 
pour arriver à une pin» grande générabsatiou d'ejiprea 
«ions, Pourquoi ne pourrait-il encore évoluer ) 
I moyens ont été ou «ont à envisager : 

1° Un instrument de comparaison H • !,- transformation 
.!> ■ écritures; 

2* Le remplacement de petits systèmes alphabétiques par 
«le pUl» grand»; 

Une unification des alphabets sur la hase de l'un 
d'eux, 1 alphabet lutin; 

4" Un alphabet nouveau à la forme rationalisée et stan- 
[l,urlir.ée; 

'i" Un système général d'expressions unifié et standar- 
njai dont 1 écriture elle-même fasse partie. 

I") Alphabet international. — On a travaillé à l'éta- 
blissement d'un alphabet international pour la trans- 
cription a) de loua les autres alphabet*, bj de tous les 
parlé* quelconques. 

u) Les orientalistes ont arrêté en 1894 un alphabet cor- 
danl a leurs besoins, 

b) Les Américains ont créé un système de notation 
•-tique spécial pour l'étude des langue indiennes. 

c) La transcription de l'arabe a été établie par la 
Société asiatique. 

Jt Parmi les nombreuses méthodes de transcription des 
langues non écrites, celle de l'abbé Kouseliot, directeur 
BU Laboratoire de Phonétique expérimentale au Collège 
de France el professeur à [Institut catholique ele Paris, 
parait remplir les meilleures conditions de précision scien- 
tifique et de simplicité. I,' • Essai de Phonétique s avec 
son application à 1 étude des idiomes africains, par le 
l' Sacleui, en fait application. 

a) L'Association phonétique internationale a créé un 
alphabet international comprenant tous les sons et destine 
à la transcription de toutes les langues telles qu'elles sont 
parlée*. 

H permettrait de transcrire toutes les langues en aym 
bole» phonétiques, abstint! ion faite des orthographes et 
ilphabets employés. 

)t I 'institut national chinois d'Histoire et de Philologie 
«'occupe d'une extension de l'alphabet phonétique inter- 
national, en liaison avec l'enregistrement de* dialecte» 
Cnlnoia, spérialement un *ystème de quasi-graphe elettre» 
accentuées > (lonc-letters). Les systèmes de romanisation 
de Malteo Ricci et de Nicolas Trigault ont trouvé une 
dans la phonologie chinoise a la manière de % 
li i adoptée, ,i„ Sansltritt. 



2°) f(en/orccmcnr de» petits système* atphabctiquca. 
i a assisté à l'extension même d'alphabet* différents 
■ou la forme de quelques grands alphabets et cela 
parallèlement au mouvement qui a conduit n l'établisse- 
ni' ut de quelques grandes langues nationales, après le 
refoulement des patois. 

3) Ij'nffrcarion à bote d'alphabet latin. — Un grand 
■ Mouvement a'est manifeste vers l'unification des alpha 
P*tt1 sur la base de l'alphabet latin. rLn ctlct, on constate 
iiur le retour au gothique n a guère lait de progrès en 
Allemagne dans ces dernières années. 

Les peuples I nrco 1 attire* de i'U. R. S. S. ont consacré 
rt adopté l'alphabet latin de 1922 qui, a dit Lénine consti- 
tue une révolution pour l'Orient. Et en effet, le* peuple* 
du Nord du Caucase et de l'Asie centrale n'avaient pas 
de langage écrit avant ta révolution d'octobre. Dans 
l'Axerba/oor, on a constaté que la iacilité d assimilation 
de l'alphabet latin sur I alphabet arabe était de 7 à l 
plus grande. 

a) Ces! l'Association des Orientaliste* de Moscou qui 
s'est occupé du nouvel alphabet turcomaii (MM. Maithold. 
Pavlovich, MenUcd Zadé). On a analysé L'ancien alphabet 
arabe et l'alphabet latin el l'on a démontré qu on ne 
pouvait remédier a leurs défectuosités qu'en introduisant 
un nouvel alphabet Lurcoman. basé sur les caractère* 
latins. Toutes le* allusion* au fanatisme religieux des 
masses, et les divers motifs invoqués par le* adversaires 
de la latinisation ne supportent pas la critique ; il faut 
renoncer à l'alphabet lié avec tout le passé religieux 
musulman de l'Orient. Les adversaire* de l'alphabet latin 
ont répliqué qu'il fallait aborder cette question avec la 
plus grande circonspection et prendre en considération lea 
divers degrés de. développement culturel et la différen- 

i dés classes parmi lea population* turco-tartare*. 
Il a été formellement décidé de créer, près l'Association 
tics Orientalistes, un comité pour l'introduction d'un non 
vt-1 alphabet turcoman. ( I ) 

b) Le* Slaves employent le* un* l'alphabet Cyrillique 
{Grand* Russes, Russes blancs, Ukraniens, Serbe* et 
Bulgare*), les autres l'alphabet latin (Tchécoslovaques. 
Polonais, Croate», Slovènes et Serbes de la l.usaee). Les 
Hutte* ont agité la question de l'adoption de l' alphabet 
latin. Les antres nation* intéressées ont pris «uurle 
intérêt à celte question, qui a fait l'objet d'une enquête fu 

!ique bulgaie < Blgarska Kniga » (Soha n° 2. 1930). 
lin faveur de la réforme, on a fait valoir qu'elle mettrait 
en contact plus intime les nations slaves entre elle» : 
qu'elle lea rapprocherait des civilisations occidentales, que 
l'alphabet latin était plus simple; il en résulterait des 
économies dans la composition typographique et l'impres- 
sion en générai. La majorité cependant, en Bulgarie. 
*'e*t prononcée pour le maintien de l'alphabet cyrillique. 



( I ) Bulletin d'information n" 27 de I» Société pour les 
relations intellectuelle*, 



[ 12 



BIBLIOLOCIE 



I 



222 



L'Académie de» Sciences de Leningrad a établi un 
nouvel alphabet latin. Une conférence de Chinois et de 
MollgoV a été convoquée il Vladivostok en vue de 1 adap- 
tation à la langue chinoise en »e fondant aur les intérêt» 
de in culture et des leeteuts en général qui ne connais 
«nu que peu l'alphabet lotiu. Des was suintent en bul- 
gare expressibles seulement en cyrillique. Certain» récon- 
mlonnl que »i In Russie dnnnail l'exemple, il faudrait 
suivre. 

I ii Russie il e»t mené une campagne intensive pout 
l'introduction de l'alphabet latin. L'alphabet rVMO y L" 
introduit par Pieirc le-Ciand. (Petrus I.) 

fin Russie même la question n'a pas encore été ttonebée. 
On (edoule de voir tomber dans l'inulilisation le million 
dr livres existant dans le. bibliothèques et qui auraient 
été lus comme le «ont maintenant les livres ni slavon 
ecclésiastique. Pendant longtemps, il faudrait considérer 
des millions de Russes comme illettrés jusqu'à Ce qu'il» 
aient acquis la connaissance du nouvel alphabet. On a 
proposé un moyen terme: employer l'alphabet latin pour 
une partie de 1* production des livres, en particulier 
pour les livres qui s'adressent aussi à l'étranger. 

cj L'adoption de» caractères latin» est déjà réali- 
en Turquie. Le premier dictionnaire mixte- lurc-allr- 
mand en caractères latin» avec la nouvelle orthographe 
vient de paraître (composé par Mchmed Ali, 15.000 mot«L 
La réforme est adoptée aussi dans certaines régions de 
l'Union Soviétique, Le Gouvernement de Chypre lui (ait 
une place. En Perse, la presse le demande. 

L'adoption de l'alphabet latin à la place de l'écriture 
„,,J..- e„ Turquie est entrée en vigueur partiellement le 
I' décembre I9Z8 et complètement le I* juin. A cette 
date, tous les document» officiels ont été imprimés en 
nouveaux caractères. Les nouveaux caractère» vont faci- 
lil.-i l'étude de la langue turque au» étranger» et aider 
■ta*] Lnditectemenl au commerce. 

d) L'écriturr chinoise se compose tic. 40.1100 signe». I -a 
Science dans ces condition» est la culture OttJ 
.1,- U mémoire, c'est à-dire de la partie matérielle de 
■ Iligence qui ne peut que s'atrophier par un sembla- 
ble exercice. Une vie d'homme suffit à peine « t'appren- 
dra. L'écriture est encore un obstacle nu progrès de ta 
civilisation. Elle a contribué dans une proportion cousi- 
.l.i.ilil.- n arrêter l'évolution progressive du peuple. 

Il faut connaître plus de trois mille caractères 
différents pour entreprendre la lecture de l'ouvrage le 
plu» simple. Il en faut 40,000 pour les Œuvre, de 
lettrés. Le peuple ne sait donc p«* lire. Aussi le.i 
( binai* ..nt ils ouvert des salles où se tient un personnage 
qui lit K haute voix les journaux. Puis des rénovateurs sont 
venus qui ont simplifié l'écriture et les lettrés se mettant 
résolument a l'œuvre, firent front aux vieux préjugé», qui 



usage de caractère» idéographiques, mai» les mots ont 
exactement [a même sonotilé que le langage oral; de plu* 
la forme des phrases est celle du discours ordinaire. 

Grâce ou Dr Hu Shilt, le langage parlé est dt-> i 
m Chine, après 1930. Je langage écrit, mettant lin à 
me ni intellectuel où se trouvait le peuple, à raison 
du langage littéraire de» lettres. Ce fait peimet au mou- 
vement pour l'éducation des masses dirigé par M. Y. C 
James Yen, à fendre l'enseignement accessible à timi' 
les classes. 

Maiiilriiiini <!<--! tantmtivM I Wt»M pour écrire le 

Chinois en caractères romains avec 24 lettres auxquelles 
lu devrait ajouter 10 autres, comme par et. le fi espagnol 
qui a son correspondant hollandais Ilnmand dans le nj 
(méthode de Mgr (banco o. I. m. Vicaire apostolique de 
Jenanfoe, Chine). 

/; On »'e*t occupé au Japon de la réforme grapholo- 
gique. Plusieurs hommes éminenta du Japon, ayant â leur 
tête M. Hayasln. qui fut nmbassadeur à Londres et 
Ministre des Affaires Etrangère» â Tokio, s'occupent (ta 
la question. D*jji un groupe progressiste publie une revue 
imprimée en caractères latins. Cet tlphaJtti rendrai! des 
services pour le commerce, mais il est insuffisant pour la 
langue littéraire 

g) M. Bean a créé en Indo-Chine deux journaux anna 
mite», dont l'un en caractères latins. (Coknet annamite 
transposé en caractère français. ) 

h) M. Takanadate, profes.eur s l'Université de Tokio. 
„ proposé B la l'oriiiiir-mon 'i"- I n..j ..-, .U.Vi- loi, -il . tUI ! M - 
de recommander à tous les pays d'étudier lo possibilité 
d'adopter les caractères latin» dans leur langage écrit et 
lorsqu'il y a des «ystèmeh d'orthographe différents en 
vigueur, d'unifier l'orthographe le plus possible, confoi 
mêment à la nature de chaque langue. La Commission 
s'est prononcée en faveur de l'importance d'une méthode 
de transcription uniforme des longues à côté de l'écriture 
nationale en vue d'une meilleure compréhension mutuelle 
de» peuples. 

4 !1 y a lieu dr chercher la rationalisation et la «tan 
durdi nation de l'alphabet. 

c > Un mouvement »'e»t fait )our pour le perle, lion m 
ment international de l'alphabet latin: de» caractères de 
plus en plu. clairs, In réforme des écritures cuwives. de 
sin nouveau d'alphabet», abandon progres»if de certaine» 
lettres comme J et Y. 

b) En langue internationale, on a cherché à évitrt 1- 
signes qui causent des difficulté* comme i. y. oe. ele 
On se sert de signe» simples pour des combinaison» 
fréquentes de son (x, c, etc.). (I) 

c) Les caractères de l'écriture ont évolué depuis trente 
siècles sans méthode, dil M. Javal et la typngraphi. 
même présente de sérieux inconvénients pour l'hygiène 



i on?iidéraient comme une 



honte vériinblp d'écrire la lan- 



■i se parle et fondèrent des journaux dont la lecture 
. .cessible aux plus humbles. On continue à f .»>■■ 



(I) Baudoin, Marcel. Nécessité d'un alphabet ini 
tïonal. Bull, fttat, 'nier. Bib/iogr.. 1900. v p. IW-IM. 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



73 



lire. N'est-il pas possible, avec les données de la 
■ IL -e actuelle-, de faire mieux ? 
La réforme de I alphabet s'étend dans deux directions, 
Am tbution Jl-s aigries (un signe, un son) et formation de 

i..'V.'—. 

Un alphabet parfait devrait avoir autant de lettres et 
de signe» complémentaires qu'il y ■ d'articulation» et 
dr- nm élémentaires et distinct». 

A s'en tenir, niiplement au graphisme, toutes le» 
lettres «ont formée* te traits coT.aLituès de lignes droites, 
brisées ou courbes, La sténographie a établi une das- 
.non de» traits du graphisme r-i leur a nlliiliué une 
signification rationnelle que ne connaissent pas les signes 
arbitraires et traditionnels de l'alphabet. 

d) On pourrait enseigner un mode d'écriture classiftca 

l'-tir et synoptique, sténographie ri idées et non de mots, 

La disposition des idées se faisant avec le minimum de 

mcits et le maximum, de propriétés devra cire relative, 

: exprimée clairement et par des positions et de» 

ir m- dr caractères ainsi que par des signes tria; sim- 

de relation et de classification. C'est ce vers quoi 

landent les essai» d'idéographie, 

Yout'eonx système* if" expression. - le processus de 

tnation de récriture, aux origines, noua montre ven 

peut tendre aujourd'hui l'Humanité. L'écriture est 

née d'un besoin - communique? et transmettre les faits. 

! <■' uture est née aur plusieurs points n la fois, donnant 

i plusieurs développements autonomes; elle ne dérive 

pan d une forme primitive unique. Enfin certaines races. 

I civilisées en restaient à une étape rudimentaiie de 

l'écriture, tendis que d'autres la franchissaient rapidement 
pour arriver de bonne heure à posséder un système d écri- 
ture complet, pouvant rendre toutes les nuances de la 
pensée 

De no» joum, nous constatons des perfectionnements 

partiels de l'écriture, des innovations réalisées dans divers 

domaines spontanément sous l'empire de trois nouveaux 

mis: simplification, généralisation a tous les pays, 

••«lension à des idées et des faits plus complexes. 

Un nouveau système doit être formé sur la base de 
l'ancien, accru de toutes les innovations reconnues bonnes 
et développé d'une manière coordonnée. 

Il faut créer une théorie générale de la graphie embras- 
»ant tous le* cas possibles et «'adaptant toute» les com- 
binaisons possibles qui vont en se multipliant extraotcli- 
ftalreraent, (1) 

Lentement mais sûrement, le mouvement mondial con- 
BUll les peuples à avoir besoin d'un système général 
d tipic^ion. De ce système doit faire partie l'écriture, 
comme aussi la langue et la documentation. Quelle que 
•uîl la Irnteur propre au développement d'un tel mou- 



il) La combinaison des moyens d'expression n'a-t-elle 
iras donné lieu lécemment à un cours de sténographie 
mécanique de l'espéranto, pat T. S. F, 



veinent, c'est le devoir des hommes de rechercher sans 
cesse ce qui théoriquement et pratiquement peut y con- 
duire. 

222.2 Notation et abréviation. 

A coté de l'écriture usuelle prend place une catégorie 
importante de signes et de conventions: La notation, les 
abréviations. Le problème se pose aussi d'un système 
universel de notation, 

222-2 1 Notation. 

1) La notation (la loime notée) prend place entre les 
mots de la langue (texte) et l'image, Elle exprime, sous 
une forme conventionnelle: I" des élément*, parties ou 
aspects (termes I: !'• leurs rapport» entr'eux (formules. 
question») ; 3° la classification des éléments et des rapports: 
4" éventuellement leurs nombres et leurs mesures . 'V 
l'expression condensée des loi». 

2) Arrivées a un certain développement, les sciences 
créent leur notation. Ainsi, le» notations de la mathéma- 
tlque et de la chimie, Cette notation est plus ou moins 
développée, complète. 

3) Une notation intégrale des sciences bibliologiques 
comprendrait ainsi les cinq ordre* d'éléments susdits. Des 
premières réalisations de ja notation bïbliologîque se 
trouvent : a| dans rétablissement de la Bibliométrîe; 
h) dans les formules de la Psychologie hibliologique : 
c) dans les Tables de classification bibliographique, prio- 
ri paiement dan» celles de la Classification décimale, 

4) Le nombre: se dit de signes ou ensembles de signes 
qui représentent une quantité. 

Chiffir* : Le chiffre est l'expression matérielle d'une 
grandeur numérique, tout comme le mot est te signe d'une 
idée. L'un et l'autre répondent au même titre à une 
opération fondamentale de l'esprit et sont dès lors égale- 
ment indépendants. 

Le système univcisel des unités a pris sa forme scien- 
tifique dernière en se fondant sur le centimètre, le 
gramme et ta seconde, et en «exprimant en ta fotme des 
nombres ordinaires suivant In multiplication et la sub- 
division décimale de toute» les unîtes (système décimal, 
système métrique, système C. G. S.), 

Le numérotage en toute matière acquiert une grande 
importance. On numérote le» dynasties, les souverain», 
l«a Pontifes, etc. 

5) La technique a créé une notation propre. Elle l'ap- 
plique aux plans; elle l'applique parfois sur ta chose 
elle-même: machine, installation, locaux, Par ex.: la 
notation relative à l'électricité. 

6) La notation chimique représente généralement l'ato- 
me d'un corp» simple par une lettre symbolique et la 
molécule de corps composé par des assemblages d un 
certain nombre de ces symboles. Do nos jours, la stéréo- 



14 



\ 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



222 






chimie a créé un mode de irMi-êsetiialirui des rapport 
compati* par de* ligures à tioi. dimensions. 

La notation chimique a une très longue histoire. EU* 
subit une transformation radicale avec Lsvoisicr et 
zeliua. Elle poursuit «an évolution. 

7) La notation musicale nnit cliex les Grecs, Le moyen 
âge en perd la clé. Il créa «a notation à lui. ces neumes 
en i patte» de mouches • (pedet mascaram). Celle 
« danse de cousin » muckentanz, comme dit Ambros. 
désignait vaguement la direction vocale sam valeur ni 
même intervalles précis. 

Le» neumes étaient des signes de notation musicale, 
usité» d'abord en plain-chant. plus tard aussi dan» la 
musique profane. A leur origine les neumes sont simple- 
ment les accent» qui en grammaire marquent les inflexions 
d; la voix dans le discours. Leur forme. d'alun d 
cursive et déliée, devient plus laige, plus anguleuse pour 
aboutir à la notation carrée. Chacun d'eux n un nom 
particulier : il indique que la voix doit monter, descendre 
ou »c tenir à l'unisson sans toutefois faire connaître la note 
d'unisson ou le degré précis de descente ou d'ascemion : 
In mélodie e»t supposée connue par l'iuage. Pour sup- 
pléer à l'insuffisance de cette notation. Gui d'Arerao, nu 
XI» siècle, introduisit l'usage de la portée, composée de 
quatre signes, sur laquelle il échelonna les neumes. 

Ultérieurement, on en vint à la forme actuelle de 
note» correspondant aux temps, aux mesures et aux clés. 
Le chef d'orchestre dirigeant un grand opéra (de Strauss 
par exemple) a devant lui une partition allant jusqu'à 
27 portée» syn chroniques correspondant chacune a une 
des partie», instrument ou voix. De» travaux considéra- 
bles ont été entrepris d'une paît pour traduire en 
musicaux modernes In musique ancienne ou exotique, 
d'autre part pour substituer un système de notation plu" 
simple et plus rationnel au système devenu tradition 
nel. (I) 

fl. Leibnibt dan» sa • characteristîca universalis » a ims- 
fiiné un symbolisme pour exprimer Inute idé>, semblnbl- 
aux symbole* de l'algèbre Ce symbolisme s été réalisé 
dans les temps modernes par Boole, Peano. Buralr. Whi- 
teliead. Russel. etc, (symbolisme logique, mathéma- 
tique). On a appliqué la logique aux questions les plus 
controversées de In philosophie ancienne et moderne 
(J, Butler, Burke). — Le» symboles de l'algèbre et de 
la logique constituent une langue internationale sembla- 
ble à l'Espéranto et k l'Interlingua. 
9. Système de Notation. 

Le» chiffre*, les lettres et les symboles conventionnels 
constituent des éléments de notation. Pour établir un 
«valème développé de nntntïon avec lettres on dispose 
des trois systèmes. 1» Les exposants. Es. Le système de 
la Bibliothèque Nationale de Paris. Ex.: Al, A2, A3. 



( I ) Travaux de Tirabassi : Travaux d* Hnunton 



Z- Le> répétition» iU-s lettre*, Li : AA, MB. CC, etc. 
y La combinaison des maïuscule». Ex.: AB. AC, AD. 
etc. 

222.22 Abréviation. 

|) Lea aoréciditeru consistent dans des suppressions de 
■ < au de mots admise» par l'usage et remplacées géné- 
ralement par des signes courts : on les emploie pour écrire 
plus vite M fil moins d'espace. 

- »i*Je» sont de» lettres initiale» qui s'emploient corn- 
.„:.,, i, tl un mot A.nsi S. C. fi. M. «ont 
Mgfe* de .Wra. Calholica, Regfff, MojeMas, 

2) Les ancien» usaient surtout de» abréviations dan» le» 
inscriptions: mai» ils »'«* savaient ; >ussi dans les lai», le 
décrets, le» discour», le» lettre» et plu» rarement dan» les 
manuscrits de leur» ouvrages. Le» Hébreu*, le, 
la. Romains se servaient de. abréviation». Elles cmwiataieat 

une ou plusieurs lettres d'un mût. pour représenter 
mot. Voilà pourquoi Cicéron farina oerhorumj le» app 
lait smsuîce (itrerœ, d'où Ion a fait sigla, aigles. Il y a 
deux espèces de sigles i les aigle» simples, qui désigner»! 
chaque mol par la feule lettre initiale, comme D. M. S 
(Dis trwniba* MacTUm). le» eigles composés qui, et.- 
lettre initiale, présentent une ou plusieurs lettres du mot, 
comme CS (consul!. COSS f»r.«i!.ba»L S P. Q R 
(ienafas Popuhtque Hnirsanus?. AM (Ami***). Le mol 
grec par exemple K. A. P A. I. (tête) faisant allusion 
nui cinq chefs de l'Eglise grecque, est composé de» ir 
paies de Consfnntinople, ^ntroen". Rome, A /eron./rrV 
Jérusalem. D. O. M. se traduit Deo Opiimo Maxime. 

Il existe S la Bibliothèque Nationale de Paris un manu 
crit. connu sous le nom de Kirjple dMper. dans laque 
plusieurs fragments de Virgile «ont écrit» en sigles. Er 

le premier vers : Tilsire. L p. r. s. I. f,, pour Ti ■ 
fa paluluc recuboni sun iegmine jagi. De telles abrévia- 
tions ne s'employaient «an» doute que pour tenir lieu de 
passage* trop connus, dont on ne voulait pas se donner 
la peina d( falW ta eopi» M»***»! WtreiBWlfc elles seraient 
incompréhensible.. Chevilliet. dan. L'Orlfina de C.mpr* 
marie d* l'en,, en donne un exemple tiré de la Logique 
d'Occnm. On ingéra par ce spécimen des singuliers rebu! 
que le* copiste» donnaient à deviner : Sic hic e fat im D" 
«impir o e pdutrorfe a Deo K o e. Et si'fr Arc <r n e g a n - 
pducibik- a Dca. Ce qu'il faut lire ainsi : Sicut hic e 
lallacw secundum quîJ «mplicifer: A cl pnioC&Ûe 
Dea. Erno A est. Et stmifiter nie; A non est Erpo 
non est piajurlltjle /> Deo. Certains sigles embarrasser) 
surtout les paléographe» : ce sont ceux qui abrègent le 
noms propres. 

L'emploi de» sigles a été COtttas.ua de nos jour» Dan 
certains, on double la lettre pour marquer le plurie' 
i MM (Meneurs). PP (Père»). Les sigles sont fn 
quemment employés en anglais. En ce. 



■urtoul depuis la lierre mondiale, on les a multiplié* en 
toute» langue», On a ainsi formé des mots conventionnel» 
(ex. ; U R. S. S.f dont les syllabes, consonnes et voyelles, 
«ont empruntée* aux divers mots composant un nom, en 
particulier celui d'une association, d'une institution ou 
d'une firme. 

3} Dans des travaux comparé» et de synthèse, quand il 
s'nçit de comparer, compléter, reviser les résultats de 
divers auteurs, d'en composer un exposé unique, collectif, 
coopératif, on a poussé l'abréviation jusqu'à représenter 
tes ouvrages cité» chaque fois en référence, par la simple 
initiale du nom des auteurs, ( I ) 

Le» abréviations sont une cause d'obscurité. Par exem 
pie, dans le» ouvrages d'histoire naturelle, le nom des 
auteur» en abrégé à la suite des termes taxonomiques. 

Dan» les livre» scientifiques on écrit les longues expre- 
aioni répétées h quelque» lignes d'intervalle par les aigles 
li un principales lettres, Ex.: akal. Altes Kirilulige ala- 
vise li 

•il I M ooréuiofiona jouent un rôle en Bibliographie. 

En principe, elles ne sont pris désirubles, puisqu'elles 
peuvent exiger du lecteur de se référer des abréviations 
à la 1 nbte de celles-ci. 

Mai» on a fuit valoir qu'il y a là une économie maté- 
rielle qui peut chiffrer et qu'il «"agit encore plus de faire 
gagner du temps à ceux qui miinient beaucoup d'indien- 
tiùn- l»Uiogr«p)iiques. Il y « donc lieu d'organiser les 
abréviation* et cela dans une double direction : dans cha- 
que science et dans chaque pays d'abord; dans tous les 
Pays et enlie toutes les sciences ensuite, 

5) L'abus qui a été fait de» abréviations les a fait 
proscrire par le législateur moderne. C'est pourquoi elles 
•ont interdite» en Belgique, notamment dans les actes 
de I Etat civil, dans le Livre journal, dans les actes nota- 
riés et dans les copie» de pièees. (Art. 42 du Code Civil, 
65 du Code de Commerce, 24 de la loi de Ventëse. an XI>. 

222,23 Autres signes usuels, 

Il existe un grand nombre de signe» conventionnel-" 
l en documentation. Avec les signes de cotre, 

"lue. les .ignés de soulignage et d'annotation 
«* bvres et de documents, ete. 

Le» n B ii« suivants et d'autres possibles sont employés 
pour renvoyet aux référence» planées .n marge ou au 
P'«d de. pages Lorsqu'ils sont épuises, on peut faire 
«"«Ke de signes doublé», 
astérisque, 
•(• croix, 

double croix. 
: section 

parallèle. 

^rStJ^fc Développement du langage parlé 



77 paragraphe = matque montrant qu'il y a un 
changement dans le sujet de discours. 

mm * doigt, index attention, important, 

- I Obèle. signe que l'on rencontre dan. les 
anciens manuscrits, L'obèle marque la répé- 
tition des même» phrases et les mots sura- 
bondant» ou les fausses leçon*. 

222.24 Notation universelle. 

I A porcounr les publication* a. cinquante ans de 
distance {I8S2-1932). il y o incontestablement un nouvel 
atpect de 1s page texte. Celle-ci était formée presque 
entièrement de texte compact, fait de caractères typogra- 
phiques, n la première de ces dates. Voici que le texte 
itenan* est de plus cn plu» éliminé et refoulé, pro- 
duisant un double effet en sens inverse: avec les images, 
les publications deviennent accessibles par un plus grand 
nombre de personnes: avec les schémas, les cartes, les 
diagrammes. te s notations scientifiques, les formules ma- 
thématiques, le texte s'adresse à des lecteurs de plus en 
plus spécialisée. 

2. Ainsi riait tout un nouveau langage graphique, lan- 
gaue composite, fait de l'emploi simultané de ces divers 
moyens d'expression. Il suffisait autrefois d'apprendre a 
lire les caractère, alphabétiques. Il faut maintenant 
apprendre a lire, h comprendre les autres modes d'ex- 
pressions graphiques. Et il y a de nouveaux «illettré*», et 
une sorte de nouvel analphabétisme. Avec les modèles 
des choses, avec leur représentation à la fois figurée plus 
■■> n r [élément et plus abstraitement, les problème* reçoi- 
vent une compréhension meilleure et plus claire, les 
définition* sont plu* précises, tes différents êtres, états, 
phénomène* sont mieux séparés et cluses, leurs rapports 
sont mieux déterminé*. Finalement tout se mesure et les 
conséquence* des mesures apparaissent sans difficulté, 

3. Peut-être sommes-nous sur la voie d'une méthode 
universelle d'expression. Elle combinerait en elle l'ewen- 
tiel de ce que nous donne ; a) la considération logique 
des rapports et des système» de rapports; b} la termino- 
logie rationnelle: r) la notation (symbolisme, algorithme); 
d ) les procédés du calcul et des équations mathématique» ; 
e) la classification: () les formes de la documentation. 
Tout ce qui existe actuellement à l'état séparé dans ces 
six ordres d'idées qui s'étendent a In linguistique, à la 
mathématique, h U logique, à la documentation, ne 
•était plu* considéré que comme des cas particuliers d'une 
théorie générale. 

4. On aurait ainsi une notation pour l'ensemble de 
connaissances sur l'Univers et la Société. Ce serait là 
un progtès immense, Longtemps on a considéré les 
I. lunule* de Riemann. développées par Einstein, comme 
un échafaudage de symboles mathématiques, une ingé- 
nieuse algèbre. Voici qu'on est porté a y voir un des 
précurseur» d'une figuration de tout ce que comprend le 










76 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



222 | 



vaste monde. La notation recevrait un développement 

universel parallèle à celui de la classification et ilu 

scliema, 

222.3 Illustration. 

1. L'illustration du livra et tfa rlocuni'-iu prend la I ■ 

d'images réelle», d'image.» schématiques cl de m,, M 
décoratifs. Le mnl iV/ustrotion est un terme générique qui 
l'applique à l'ensemble des vignettes et dessins que 

une œuvre, abstraction faite de se» espèces, de »« 
qualité et de son nombre. Ce terme comprend don. 
toutes les forme» de présentation, ton» le» doCUÇaenW 
autres que le* textes. 11 correspond au mot anglais 
• Pielute », 

2, L'histoire de l'illustratinn lu livre est marquer pal 
tapés suivnntes : 

u) L' enluminure ou peintuic des livres- une des pritl 
cipa'es expressions de l'art du moyen âge. Elle est une 
i e de renseignements sut la peinture de» siècle* pri- 
rnilifs; c'est un art d'une minutie extrême : WestuJood 
(paléographe anglais) a compté n la loupe sur une surface 
d'un demi centimètre carré 158 enlacements d'un mince 
ruban de couleur, bordé de traits blancs, sur un fond 
unir. Art complexe, essentiellement conventionnel. 

d) Dès 1423, gravures populaires en boit, origine même 
de l'imprimerie. Les premier» imprimeurs désirèrent voir 
les produits de leurs presses rivaliser autant que possible 
avec les œuvres des anciens calllgraphc» et enlumineur» 
Cela le* conduisit naturellement à intercaler des images 
dans leurs publications. Les livres n images, imprimés 
d'un seul coté et où le texte n'est que l'accessoire des 
figure», ont même précédé le. livres où l'image n'est 
l'ornement, l'éclaircissement, l'illustration du texte 

c) XV" siècle. Gravure en taille douce (métal) inspirée 
de l'art du nielleur. mais le bois reste pour le livre. 

d) XVII* et XVIII' siède. Gravure en métal, 
r )XVIII" siècle. Lithographie, 

I) XIX" siècle. Gravure sur bois (buis debout). Photo 
Kiavure. Trois couleurs, 

A partir du X!X'" siècle paraissent les grands illustrés, 
les mtssnnn a gravures abondante* qui, en chaque paya. 
au nombre de plusieurs, apportent chaque mois, chaque 
semaine, voire chaque jour l'illustration graphique des 
événements d'actualité. Le» journaux quotidiens ont l.ni 
une place aux clichés et paraissent abondamment illustre*. 

Les journaux de mode ont été parmi les premier» a 
puhlïer des illustrations. 

3. Les plus grands artistes de tous les temps ont apport 
lr-,,1 contribution à l'illustration des livres. Certains artistes 
dessinateurs et graveurs se «ont particulièrement distingués 
comme illustrateur». 

4. Jamais on a tant illustré de livres et jamair, autant. 
Bien plus, jamais tant d'artiste* n'ont travaillé ou pré- 



tendu à l'ornement d'un texte. Tous s'y niellent d< q 
20 ans. 

Et] Allemagne, l'illustration du livre est devenue si 
I. i ,t,l,. qu'on l'a appelée ,■ Uttiatratioiu ma bc i «pi 
l'iiluslralion). 

Notfi temps, dil Neurath. est près d'être appelé 

l l.j des yeux, La démocratie moderne a comm- 

avec le discours, lu presse, le livre, Aujotadlwî, c'est 
le rinéma. l'affiche réclame, le magazine illustré, l'ex- 
position. 

Le livre en Fait devient de plu» en plus un composé 
de tentes et d'illustrations. Quelle est la meilleure de ces 
comliin Bisons ? 1° Insertion des illustrations dan» le texte. 
Mais il ne faut pat que le texte soit tellement coupé. 
fragmenté par tant de reproductions, séparé en tronçon» 
quasi invisible» par d'innombrables hors textes, qu'on ail 
peine à s'y retrouver. D'autre part, il est difficile à 
faire coïncider sans complication ni monotonie Ses Iflui 
■ration» types avec le» textes qui les commentent. 2" Pu- 
blication à part du texte suivi avec un système de réfé 
rentes commode» d'un volume d'illustration» et de plan 
ches. ï" Publication bous forme de monographies H] 
l,-i, il les. l'image étant la baae, et le texte étant son <.,,, 
nienlaire. 

222.31 Images réelles. 

1. Notion. - L'image e»t une fiirure représentant 

chose et obtenue par le procédé de quelqu'un des art» 
du dessin. 

2. La surface réfléchissante devenue le miroir et In 

g] ont étendu la vision de l'homme. D'abord il a pli 

se voir lui-même, puis il a pu disposer sa vision dans 
de» conditions plus pratiques, par réflexion d'angle, en 

comme dans les lunette» astronomiques. 
Condilloc instruisait bb statue en lui présentant de» 
images et des sons. 

î, Espèces d'images réelles représentant des objets, leur 

apparence physique réelle ou interprétée artistiquement. 

i, Ina a U main multipliés éventuellement par le» 

proeédéi de .-production et les image» obtenues par la 

photographie, qui elles aussi peuvent être reprodu.i. 

. ..iphiquemeM ou lithographiquement. la photogra- 
phe servant aussi à reproduire le dessin a la main lui- 
,u, me. Dessin et photographie peuvent être documentai. e 
BU s ,i,.i„|.j-. Il* peuvent avoir en vue l'illustration ou la 
.alion du livre; être insérés en lui ou faire l'ohiel * 
docnmem distinct, séparé. 

, m traué sous 253 de la photographie, des estai" 
gravures: >out 272 des procédés de reproduction. 
4 Théorie "ricittifique. 

IUO, l'image est la reproduction d'un 
par l'effet de certains phénomènes d'optique: un mimir 
reflète une image, la photographie fixe l'image de la 
chambre obscure, il »e forme dan» choque œil U1W 



222 



ELEMENTS GRAPH [QUES 



I 



77 



image d'un objet. L'image regardée dans le miroir ou 
dans l'eau paraît renversée. 

b) On distingue l'image réelle de ['image virlut-lir. 
L'image réelle est celle rjui est formée en un lieu autre 

celui qu'occupe l'or>jet. par le concours de rayons 
déviés par In réfraction ou par la réflexion, comme celle 
qui se forme en avant des miroir* concaves. L'image 
virtuelle est celle qui n'est pas duo nu concours effectif 
de" rayons lumineux. I .'œil en reçoit l'impression par 
une erreur de» sens qui fait supposer l'existence de l'objet 
•m le prolongement en ligne droite des rayon* déviés, 
comme celle que l'on perçoit en arrière de tous les 
miroirs. 

c) Il y « en physique (optique) uns théorie de la pro- 
duction des images: en physiologie une théorie de la 
perception des image", en psychologie une théorie de 
l association de-s images, en pédagogie une théorie éduca- 
tive des images. La Bibliologic requiert une théorie 
de la transmission des connaissances par I" intermédiaire 
d images de mieux en mieux faite*, de plu» en plus 
multipliée* et répandues bu maximum. 

d) Dans une image ! (paysage*, portraits ou «cènes 
de mœurs), il ne s'agit pas de relation* exprimées, comme 
dans le langage (proposition, sujet, verbe, attribut) 
maïs bien des relation* implicite». Cor ou bien l'image 
■Xprïma de» relations préexistantes en l'esprit dana lequel 
elles sont déjà traduite* en mots ; oti bien l'image tracée 
à 1 origine est tradutsible ensuite en mots. 

Les relations et les éléments de l'image sont soutenus 
par les objets figurés, par les propriétés qu'on leur y 
.itirihup (grandeur, forme, couleur), par les rapports de 
position qu'il* y occupent. L'image est de perception 
simultanée, alors que le langage parlé ou écrit est de 
perception successive, Cependant l'esprit ne saurait per- 
cevoir inatnntanément. L'esprit doll analyser les relations 
l'orée» implicitement dana l'image et ensuite, ayant 
ainsi compris, il peut désormais se servir de l'image com- 
me de substitution de la synthèse comprise, substitution 
nana laquelle il est a tout moment copaUe de tetrouver 
le» éléments analysés, et d'autres encore. 

4- L'image et la mystique. 

I" A l origine 1 image revêt un caractère magique, 
Kstie, sacré. L'image n'est pas seulement une re- 
préserrUKon, Elle e«t quelque chose de l'être représenté 
lui-même. (L'envoûtement, le double.) L'image parti- 
cipe du même caractère mystique que le nom de certains 
êtres qui „e peut même être prononce (Le nom de Dieu, 
I Evangile qui est sacré, la Mesae qu'on ne peut lire 
en langtw vulgaire, ordinaire, etc.) 

''mage « mentale • d'un objet est une réalité par 
'iculii fe a côté de la réalité de l'objet: il ,'„ j, de In 
décrue cxacVrment, de telle surir que. de l„ 5eu le 
description, se déduisent les propiiété» particulières de 



l'image, qui l'opposent A l'objet physique et à la batte 
de L'image. 

3" Paracelse di-ait que s l'homme sr transfigure danH 
I objet contemplé OU i m, ruiné par lui ». Dans l'objet 
contemplé, parce qu'il reflète ton» Ica progrès réalises 
sou.* l'impulsion de l'espèce humaine; dan» l'objet ima- 
B'"é i In, l'homme peut donner libre cours aux 

anticipation» de son imagination et créer une image 
ridant à *r» aspirations les plus hautes et à ses notion» 
le» plus précieuses de la perfection et de l'harmonie. 

■1 Les méditations connues et dirigées sur une image 
matérielle par «i forme même, son aspect sensible, de- 
vi.-nii.-ni le point de départ d'une suite d'autres images in- 
ternes qui procurent un certain étal mystique, la présence 
d un culte religieux. (I) 

S" » Tout objet réduit d'une dimen*ion à une autre 
ne peut jamais être reproduit d'une façon exacte. Le 
dessin d'une maison n'aurait que peu ou pas de signiS- 
eation, si nous n'avions jamais vu une maison; nous n'y 
verrions que des lignes et des ombres, il ne nous suggére- 
rait aucune idée. Un dessin sur une surface plane réduit 
un objet de trois dimensions à deux dimensions : les 
tableaux représentatifs des périodes des mondes el des 
globes dans les ouvrages esotérique* la réalité représente 
oe quatre à Mftt dimensions et il s'agit d'interpénétration. 
Le dessin ici est analogue a la reprénentation du fonc- 
tionnement d'une montre en alignant les différente» 
roues sur un même plan. Le» tableaux des réalités hyper- 
évoluées doivent être conçus spirituellement, sinon nu 
lieu d'éclairer le sujet ils sont cause de confusion. » (2) 
6" Dès que l'instinct dit merveilleux eut fait admettre 
à I homme l'existence d'êtres surnaturels, il éprouva le 
besoin de les représenter au moyen de figures sensibles, 
ri il leur prêta l'aspect, les geste*, la physionomie de* 
êtres vivant» qu'il avait sous les yeux. Bientôt mémo 
il n'habitua a identifier le» êtres divin* qu'il avait con- 
çus avec les images qu'il avait ewnyé d'en faire. De 
In le culte des images ou des idole* (idolâtrie signifie le 
culte des images). 

De tons temps l'Eglise et les religions organisée» eurent 

i cuper des images. Le rôle du doublï chez l'Egyp- 

! interdiction des images aux Hébreux par Moïse. 

I Et Ctccs ne croyaient pas à la nature divine d'une 

de Diane mi de Jupiter, main attribuèrent suhti- 

leinent à certaine» idole» vénérées de» verlud loul à fait 
merveilleuses. Dans l'Eglise primitive, le» images ne 
lurrnt pas d'abord honorée» publiquement. Vers le III* 
ou le IV'' siècle l'Egliv- commença ii relâcher sa sévérité 
éjpwfl I Bi Mmtthnaoi attaquèrent les Chrétiens sur 



(1) Le Beruei)ch?rrier Bund diriger par Wïlhelm Stali 
lui (Munster). 

(2) Max Heindcl. Cm Sosie dot Rose-Croi» IMS, 

P, 201. 



I! 



78 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



222 



cr pminl et prohibèrent les images. Des Chrétiens d'Orient 
manifestèrent la même répulsion ; un empereur les soutint. 
le Fape les anathémisa. Le culte des images a triomphé, 
mai» lei protestants iconoclastes modernes, les attaquèrent 
sur ce point. 

7» Dans l'Eglise catholique romaine, on se sert donc 
d'images et de statues, tandis que dans les églises d'Orient 
les statues sont défendues. La doctrine catholique con- 
cernant la vénération de» images a été formulée par le 
Concile de Trente en 1563 Les hotouwn et la vénération 
leur sont dus, non parce qu'elles-mêmes sont divines 
ou possèdent quelque attribut particulier, mais à cause 
de. honneurs dus à ceux qu'elles représentent, à leurs 
prototypes. Chez les Grecs, le culte des images est dit 
la dulia (vénération secondaire) par opposition à la fcrfrio 
(culte suprême) qu'on ne peut offrir qu'à Dieu seul. 

8° Le» millions d'images répandues partout et consa- 
crées à l'écriture sainte ne représentent ni les dieux, ni 
leurs personnages dans les vêtements de l'époque (com- 
me le croit la masse ignorante), mais suivant une con- 
ception idéalisée qui répond au goût d'artistes postérieurs. 
Le, écoles de peinture italienne ont exercé l'influence 
prépondérante; cela vient de ce qu'au moyen âge l'Italie 
était non seulement le siège de» Papes qui gouvernaient 
le monde, mais de ce qu'elle produisait aussi les plus 
grands peintres, sculpteur», architectes qui se mettaient 
à leur service. 

5. Dessin. 

. Le dessin, dit Léonard de Vinci, c'est une imitation 
de ce qui est visible, faite avec des lignes. On entend 
par le dessin non seulement la forme particulière des 
corps, mais encore l'analogie de toutes les parties qui en 
forment l'ensemble, qu'on appelle proportion. L'ensem- 
ble est ce qui présente à la vue l'union de toutes les 
parties d'un eorp» dans la proportion qui lui est propre. 
et .a perfection naîl des rapport» et de l'harmonie des 
mouvements. * 

6. Dessin et pnofograprue. 

Le crayon des artistes qui savent voir cl comprendre 
est doué de souplesse, de facilité, d'élégance, de ce 
don de simplification, de cette qualité essentielle qu'on 
appelle touche spirituelle et légère, Ils ont le talent de 
dire beaucoup avec peu de moyens. 

Mais la photographie vient en aide aux artistes. Les 
épreuve» photographique» sont pour eux un recueil in- 
comparable d'informations, de notes précise» mille fois 
supérieur aux croquis du dessinateur le plus alerte et le 
plus exercé. 

Dessin et photographie se complètent. Il est des objets 
que la photographie rend imparfaitement. 

7. f.'enseiRnemeni et le dessin 

L'écriture de nos jours se double de dessin. Pourquoi 
ne pas savoir dessiner comme on sait écrire. 



• De tous les exercices qu'on peut imaginer pour pro- 
voquer la spontanéité de la pensée, le plus naturel, le 
plus logique et le plus fécond est le dessin. » (1) 

« Développer l'oeil et la main par le dessin, c'est 
développer le sens de l'observation, le raisonnement, la 
sensibilité, c'est développer les instruments mêmes de 
l'intelligence, c'est donner à celle-ci un moyen de s ex- 
primer, d'extérioriser la vision intérieure, eu des formes, 
car le dessin, c'est l'idée rendue visible. Dessiner, c est 
créer, » 

< Le dessin est roi dans les écoles en Amérique «. 

La petite princesse Elisabeth d'Angleterre prend ses 

premières leçons de piano au moyen d'une nouvelle 

méthode: les touches sont indiquées par diverses images 

d'animaux. 

(Miroir du Monde, 5 mars 1932. p. 295.) 
8. Perspecrioe. 
I' 1 L'invention du dessin perspective a été une décati 
verte immense pour la technique de la représentation. La 
troisième dimension n'a été repréaentable qu'à partir de 
ce moment. De quand date-t-elle ? 

2° Le premier effort fait pour représenter la réalité 

spliérîque par un plan a été la perspective. Si l'on n'avait 

pas trouvé ce premier mode de représentation, un autre 

mode greffé sur celui là rendrait d'immenses services. 

faut donc dégager le problème, les conditions, les élé 

ments de sa solution. 

Géométrje descriprïoe. 

Toute la géométrie descriptive rat consacrée à 1 étude 

des projections : projection octogonale sur deux plans, 

projection oblique, conique, sphérique. globulaire, stéréo 

graphique. C'est la base de la perspective et du dessin 

perspective. C'est la théorie, des ombres, de la dégradation 

et de leur représentation. C'est la technique de la stéréo 

lomie. 

La cartographie met en œuvre diverses espèces 
projections: a) Mercator : h) stéréoscopique : c) conique: 
d) Flamsted; e) Flamsted modifié; f) projections polaire 
9. Coricn/ure 

La caricature en l'art d'exprimer une idée par 
dessin. 

La caricature (satyre, humour) constitue un dépor 
ment important de documents. 

I., mini de Debucoort, DaurmeT, Monnter, Gavomi. I ■• 
tain jalonnent un siècle de la caricature française. Cell 
ci a donné lieu à une Exposition (1932) et au Salon de 
Humoriste*. 

222.32 Image* schématiques. 

I. Distinctes des images donnnnt des choses leurs opp 
rnicrs réelles (images physiques et concrètes), il y 
celle! qui en donnent la figure idéologique, Image 



(I) Jean Delville. — La défense de l'art. 1932.11.1 



222 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



I 



79 




Intellectuelle» et abstraites. Les premières conduisent aux 
secondes par d'insensibles transitions. 

Pour l'assimilation dea matières par l'esprit sont utile? 
de? schémas, comme sont utiles des tableaux synoptiques 
rt des plans de matières traitées. 

2 le» image* schématiques comprennent: a) les sehé- 
proprement dits: b) les graphique* nu diagrammes 
qui traduisent en lignes (courbes), en surfaces, en blocs 
tes données numériques des mesure» et des statistiques, 

3. Diagrammes. — Par des traductions de chiffres, ligne? 
i:t figures de documents de grande proportion, on obtient 
des diagrammes qui, pour approximatifs qu'ils -nient, 
snnt cependant pleins d'intérêt. 

I ics diagrammes sont des dessins géométriques qui 
servent à démontrer une proposition à résoudre, un pro- 
blème, à représenter le rapport de situation de choses, 
ou à figurer d'une manière srraphique [ a loi de variation 
d'un phénomène. 

Les diagrammes sont donc constitués par ° CB courbes 
qui traduisent en lignes les nombres mourant les phéno- 
mènes. Deux courbes de même échelle comparées entre 
elles montrent en leur différence un rapport auquel à 
son tour peut être donné la forme d'une troisième courbe 
directement comparable aux deux autres, Ex. Le dia 
gramme de Rueff, corrélation entre la courbe du chômage 
et celle qui représente les rapports des salaires aux prix 
de gros. 

Le diagramme, figure géométrique, a une forme qui 
avec les données représentées, On peut concevoir 
l'établissement d'un appareil qui donne du phénomène 
un diagramme analogique dont toute la configuration varie 
avec les transformations mêmes du phénomène. Los 
propriétés du diagramme peuvent être étudiées mathé- 
matiquement, par la trigonométrie notamment. Elles peu- 
vent donner lieu a des mesures qui seront celles des ] !i 
nouiënes et à un enregistrement photograhique donnant 
lieu à pellicule cinématographique. 

I les résultat* d'une recherche pruvenl avantageusement 

uis sous la (orme de diagrammes. Ex. Van t'Hoff et 

aes élèves ayant ainsi déterminé les lois de la cristallisation 

des sels de mer, Ich ont mis sous la forme de diagrammes 

îl aires (stéréochimie). 

I • Harmonigrsjnme est le tableau chronologique de 
i ensemble des réalisations a prévoir pour un certain tra- 
'■ "I a enlever à une date fi*C C'est un instrument de 
Ptcvnion, de coordination ri de contrôle grâce auquel 
la tlirrclion et «es collaborateurs ont constamment sous les 
veux I ensemble de 8 opérations particulières à réaliser, 
laînemeni et la concomrnitlanee de toutes le» opéra- 
'■ sont intuitivement motivés. Aucune mémoire humai- 
ie ne pourmrt HC . substituai à «t instrument ifuepticrue qui 
permet dr conduire méthodiquement et avec sûreté des 
" llhl ;>' d'opérations. Exemple: Le tableau chtonolo, 
de l'Exposition de Bruxelles 1935 comprend 85 colonnes 



verticales pouvant contenir près de 3,21)0 lîclies at indi- 
quant les diverses catégories de travaux. Elles sont cou- 
pées par des colonnes horizontales permettant de suivre 
mois par mois la réalisation de chacun des travaux pro- 
jetés, depuis son début ju-qu'à sa fin. — L ' Ha rmoni gram- 
me transcrit donne le résultat de l'analyse d'un dos.-urr 
administratif et donne l'image de sa vie. 

4, Les graphiques sont aussi des dessins simplifiés. Ils 
ronslituent un langage, le langage de la ligne. Dans 
toute étude où la forme prend dr l'importance (par ex. 
la Zoologie), l'art du dessin annote les caractères et s? 
lie étroitement à la statique, à la mécanique et à l'ana- 
lomii: animale. Il donne, des formes à ces trois points de 
vue. une compréhension prompte et sûre. 

En matière de botanique, on a publié, en Hollande, des 
description» qu'on a appelées des • petiportratts ». Au 
lieu d'avoir des diagnoses excessivement détaillées, d'un 
font coup d'ceil on a. dans ces ouvrages, des descrip- 
tions, des plans qui donnent bien l'équivalence des 
diagnoaes. C'est alors, non plus à un texte que Ton a 
recours, maïs à la vision directe, schématique. 

5- Les graphiques d'organisation des organismes (en- 
treprises, administrations, instituts, secrétariats) ont pour 
but de rendre visible d'un coup d'ceil: a) la composition du 
système: ses organes, son rôle, sa composition, son orga- 
nisme; les opérations et l'ordre dans lequel elles doivent 
être exécutées; les organismes accessoires ; b) les liaisons 
entre les différentes parties du système et certaines de 
ces parties et l'extérieur de l'organisme. Ces Liaisons sont 
i h des buts principaux du graphique; e) les fonctions 
et les noms des exécutants; d) l'ordre chronologique des 
taches et travaux ; ie) les diverses modalités utiles à con- 
naître pour la conduite du travail. (I) 

6, L'art d'établir des schémas (la schématique) doit 

.i- branche de la biblioiogie; elle est, en tant 

que celle-ci. la théorie de l'enregistrement et de l'exposé 
méthodique de* connaissances scientifiques, 

I a place dn schéma dans te livre ett indiquée par le 

I i suivant : 



texte (écriture) 



V ( collera 

Ë Itna 






réelle dessinée 

i m é ca ni q ue (pln-r-to, cal- 
que, enregistrement au- 
tomatique). 



L i niait hf pfOgrçisrèc dr lu constitution d'un langage 
«thématique commun tanflîatc en ceci : a) trouver UDO 
expression diagrammutiqur pour l'expOÉa de toute idée; 
b) OOtentl l'accord tnllerlif <ur nVs schémas onses de 
manière que Les éludea Faite» une fois serviront pour 



{ I ) Voir notamment 1*-- graphique de l'organisation dn 
Contrôle Budgétaire établi par MM, F. Greiner et A. 
Mkrty&oflf, Bulletin du Cmnité Nation*] belge de l'Orga- 
ïiîa&tioi, BclanUfique, 15 juillet 1932, p. 08, 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



222 






toute»; c) faire que sur le schéma collectif de liant- clin- 
cun indique ce que »n travail apporte de neuf. Mftl 
comme addition, soit comme modification II suif Irait de 
donner de* couleur» conventionnelle» à ce qui est général 
et connu, aux particularités individuelles et aux conclu 
s ion» propres au travail. 

7, Le Gesellsehnft und Wirtschsfl Muséum de Vienne 
a produit une véritable renaissance des hleTOgiyptii 

I idéographie (Wiener méthode). Dans le domaine de 
la statistique sociale, il a formulé ce principe : • Cr que 
l'on peut exprimer en images et en couleur» ne doit pas 
l'être en signes alphabétiques •. La réalisation répondit 
aux nécessité» de la visualisation *l de l'esthétique. 

8. Il faudra, dans les imprimerie», établir de* case» pour 
la composition typographique de» diagramme* et de» 
cartogrammes. Si de telles cases existaient et si des indi- 
cations pour leur utilisation étaient formulées et répandues. 
les auteurs trouveraient certes le moyen d'exprimer ou de 
préciser beaucoup d'idée» en «'en servant sans devoir 
recourir à de» clichés spéciaux dont le prix est généra- 
lement prohibitif, 

222.33 Motifs décoratifs. 

1. I. 'illustration est une chose, la décoration en eut une 
autre. Composition pittoresque et composition décorai iv>- 

2. La calligraphie au moyen âge employait de» orne- 
ments, de» miniature», des vignette» de toute nature. 

A son début, la gravure sut bois, dite alors tnille 
d'épargne, était exécutée sur des bois ligneux, filandreux, 
hêtre ou sapin, à l'aide d'un seul outil, le roritf. Les 
tailleurs d'Ymaige» s'efforçaient à. rendre simpUrneat le 
dessin tracé sur le bois; il» y mettaient pas mal de 
science et toute leur âme : leur» naïf» fac-similés n'ont, 
jamais été surpassé». 

Ce que nous appelons )'ada|it,ilioh I ypographiqu' 1 
recherchée aujourd'hui comme une bien rare qualité I > 
ce temps, elle était venue d'elle-même, un jour où le 
graveur avait tracé le dessin et le lettre aur le menu 
bloc. L'instinct et le goût firent le teste : jamais image» 
plus franche» et vigoureuses n'épousèrent plus harmo- 
nieusement le texte. 

Malheureusement, au cour» du XVI" siècle, une tutti 
recherche vint altérer le caractère propre de In ffntvtu* 
sur bois. Les graveurs voulurent rendre les effets de 
perspective aérienne des tableaux, il» imitèrent le» tra- 
vaux séduisants de la gravure sur cuivre, au burin, qui 
se développait parallèlement. La taille se resserrn ronli 
nuellemcnt, compromettant le résultat de l'impression. 

Au XVII° et au XVI 11" siècles, la gravure sur cuivre 
se substitua à peu près complètement dans le livre a la 
gravure sur bois. L'eau-forte, surtout, à ces brilLntrs 
époques, obtînt un succès considérable Pnr sn facture 
grosir et le charme de sa vivacité, ellr atteint admirable- 
ment son but: l'arabesque jaillit spontanément sur la 



page, l'illustration directe, alerte, suit le texte rapidement 
en de gracieuse» fantaisies, tandis que le noir doré de 
la morsure s'accorde délicieusement à la couleur des 
fontes en réalisant une parfaite unité. Pendant la Révo- 
lution, le beau livre disparaît complètement, et toutes les 
tentatives du XIX" siècle ne parviennent pa» à renouer 
les bonnes traditions des siècles précédents. Au point de 
ilustration, les différentes techniques de la gravure 
se confondent ou »e heurtent ; la gravure sur bois qui 
végète tristement s'est faite interprétative, elle est dite 
s en ton • et cherche à traduire par des teintes toutes 
les nuances du modèle. D'ailleurs, le buis a remplacé 
le» bois de fil, sa matière parfaitement homogène, résis- 
tante et plastique, se prête à toutes les virtuosités du 
burin mais. héla», l'habileté n'a jamais remplacé l'Art. 
La gravure sombra dans le métier, et l'apparition de 
la photographie devait achever la débâcle. 

î C'est ver» le milieu du XVI e siècle que la taille, 
douce fut introduite dan» le livre. Les premières gravures 
de ce genre ont une facture rigide imposée par l'outil. — 
laoemea Callot et Ahraham Bosse arrivèrent pourtant à 
donner au burin une souplesse extraordinaire qui, es 
modifiant la technique de la gravure, préparait l'avène- 
ment de l'eau-forte, — Au XVII 1 ' siècle, les grands 
maîtres portèrent l'art de l'eau forte à sa plus haute 
perfection et, suivant l'inoubliable exemple de Chtistophe 
PUntin qui fit appel n Hubert» pour ses illustrations, 
tout les nouveaux éditeurs accordèrent leur préférence à 
la gravure sur cuivre. — Au règne de Louis XIV — 
l'âge d'or du burin — l'eau-forte arrive h son 
. i<:nmuiwement et l'école de Simon Vouël décore h- 
livT- tir reproductions ou d'improvisations mordues géné- 
reusement. 

Sous Louis XV, l'engouement pour l'eau-forte est com- 
plet Ce*t h- temps où tout le monde fait de l'eau-forte 
et Madame de Pompadour, elle-même, n'hésite pas à y 
tremper »es jolis doigt», — Le livre s'enrichit de vignettes 
gracieuses, légères, de racailles, de broderieB d'arabesque» 
et de» charmantes compositions des maîtres et petits 
maître» du XVIII 1 siècle dont les impressions d'un blond 
doré l'harmonisxjlt si bien avec les fonte» élégantes de 
l'époque — Au XIX" siècle, l'invention de la photo- 
graphie entraîna la décadence de la gravure, précipitant 
celle du livre, (Tallegrain ) 

4 Notre temps est porté à supprimer les ornement! 
11 n'en aime pas moins les formes belles, bien propor- 
tn.niiéra, harmonieusement riches de couleur; il le» 
trouve iif.t.iniiM. i duts la nature. Le modernisme évolue 
rapidement, on peut déjà considérer avec recul le roo- 
dernmme d'eprè. 1900, 1910. 1920 et 1925. 

5. On a posé la question: Un livre doit-il être unique- 
necoté nu doit-il contenir des personnages ? Contre 
In figuration d* personnage* on allègue qu'il y 
grand danger de leur donner corps. Chaque lecteur le 



222 



I 



lait avec son tempe rament et «on goû|. Il fout un artiste 
de génie pour imposer *a conception du personnage. (Es. 
Gustave Doré a créé Gargantua. Naudin « incarné Le 
Naoma de Rameau, Brouel Le* Frère* Zemganna.) Un 
ornement, un paysage accompagneront au contraire le 
texte «an» entrer en lutte avec lui. Amai le faisaient le» 
éditeur» français du XVII' aiêcle. Ceux d'après-guerre 
y reviennent pour les édition» deiniluxes ou livres pure 
ment typographiques. ( 1 1 
Fernund Lot a dil de Gustave Doré : • Traducteur du 

• rêve de» plus hauts poètes de tous le» temps, il n'a pas 

• été au-dessous de sa lâche. Il a au même si bien y 
<• ajouter son propre rêve que sans lui désarmai», (,'rr- 

• vantes, Dante et l'Arioste aéraient appauvris ... 

6. Il y a toute une géométrie des tracés basée notam- 
ment sur les projections et la perspective. H y a une corn. 
position décorative pat combinaison de pointa, ligne», 
plans et jeux de fonds. 

Le monogramme est un signe emblématique composé 
de lettres enlacées ou liées et qui expriment le nom 
propre d'une personne. 

7. Il faut applaudir aux progrès réalisé» pai In pro- 
cédés photomécanique*. Au point de vue document «ire, 
le domaine de la science est des plu» vastes et elle n'a 
aucun intérêt a en franchir le» limites. Par eonlr.-. !. 
domaine de l'art appartient aux artistes et le livre (TsVri t 
besoin de spécialistes conscients. Le livre est un corn.» il I. . 
u Kuidi-. il inspire, il instruit. Le beau livre est, en outra, 
un précieux ami. Il faut pouvoir l'aimer sans an 
pensée et pour cela aucun détail ne peut en être négligé. 

222.4 La page, — L'esthétique du Livre. 

I. Notion, — De la mise en œuvre de» cliver» éléments 
urapliiquns résulte la page ainsi que J'aspect qu'elle prend: 
page texte, page illuetration ou page mixte, 

Lei éléments de In page sont ; a) les caractère» type 

graphiques; h) lea illustrations; c) la rjecon 1) la 

justification (largeur du texte d'où largeur des u.nr, 
Bj la place donnée aux éléments, les colonnes; f) les 
blancs, le S marges; g) la mise en page. On a traité 
précédemment des trois premiers points. 

La mise cn page est au livrr document ce que la mi-, 
en scène est au théâtre. 

Chaque partie du livre, chaque espèce de livre, < liaque 
partie de chacune des espèces donne lieu à un type de 
présentation de la page imprimée. Ces types combinent 
tes éléments communs avec des élément» qui leur sont 
propres, 

La disposition de la page a été étudiée minutieusement, 
a la Fois en vue de faciliter la lecture d'une part et de 
"•Pondre aux desiderata de l'esthétique d'autre pnil la 



ELEMENTS GRAPHIQUES 



81 




(|) Raymond Hesse Le livre d'après guene et les ' 
Sodetté» de Bibliophiles. 



lue et la bibliophilie deviennent lois, La page est 
destinée à être vue (lu*). Le mécanisme de la vision 
est donc en jeu. Le» lois de l'optique et de l'occulisLque 
sont a dégager et à observer avant tout. 1 1 ) 

2. Historique. — La page texte d'après les époque* pré- 
sente un aspect très différent : Grèce: compact, pas de 
ponctuations. Moyen âge. enluminé. Renaissance: gloses. 
commentaires. Moderne: illustration et rubrication. 

Les premiers livre» imprimes étaient parfaits à tous lea 
points de vue, depuis le papier jusqu'à la reliure qui a 
tenu pendant des fiècles. Ce fut suivi ensuite d'une 
pr.ir.de d'hésitation» et de décadence relative de l'art 
typographique nue l'on peut caractériser parfaitement pat 
les production* si laides que l'on connaît bien Au com- 
mencement du XX'' siècle, il y eut dans l'imprimerie 
rne renaissance eu point de vue arti-tique. 

De nos jours, il l'est fait une réaction du style des 
imprimé» publicitaires, des affiches, sur le style des livres 
et la composition. La mise en vedette des éléments est 
devenue de ce chef plus osée, (2) 

3. Le* cornetères lypojfroprriqoa». — Il existe des signes 
nuroérotechniqu. ; plus de 4000 ans d'existence, 
des signe* « alphabétiforme» ». 

Lorsque la forme de l'édition est fixée dans ses grandes 
Kgnea, In première chose à faire est de choisir un caractère 
donl la phyuionomie 'oit en rapport avec l'esprit du texte, 
1 . I iceord entre l'oeuvre littétaire et an notation typogra- 
phique aal absolument nécessaire, car le lecteur en sera 
toujours Influença', même à son Insu. La principale qualilé 
à rechriclirr aal lu parfait.- lisibilité; et il est toujours 

* I ^'adopta une fonte nouvelle, insuffisamment 

éprouvée. 

Eviter le texta mm entier en capitales. Le bas de casse 
p«1 plus linihle que les capitales. L'ensemble composé en 
capitales peut attirer l'attention, mais « la lecture la fatigue 
irletM »l*e, La différenciation des grandeurs et des types 
de caractère est d'une grande ressource pour distinguer 
les diverse» espèces de données don» un texte. Par ex. 
' principal du secondaire; le résumé du corps même de 
l'ouvrage; le» rubriques du texte lui-même ou des note». 
4. Lignes. — La composition typographique s'opère en 
(..nlinues. On pourrait, si l'on voulait, lui donner 
la forme de certaines figures. 

Dans l'tElan» de 1926. Oseufant a'e»t appliqué à des 
recherches typographiques (payehotypie) Il essaya 
d adapter l'rxpressioii optique des caractère» d'imprimerie 
«u sens de» mots II conclut: 1. "effet produit par les 
t formes sensible» » est puissant même quand il s'agit 



(lia) Dr Javal, — La lecture et l'écriture. 

h) Coek. — Le* Annales de l'Imprimerie oel, 1910 
p, 133 
(2) Le Manuel de Géographie des frère» Alexi* offre 
des type» caractéristique* d'emplois de textes variés n 
subordonnés 



82 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



222 



de» signes conventionnels ; les formes sensibles ne sont 
pas conventionnelle», mais impérntives. 

5. La justi/rcalion. — l.ffl largeui de» page» a cette im- 
portance qu'elle permet des dispositions synoptique» 
ajoutées a la clarté tlu leste, rend aisée et rapide la réfé- 
rence n toutes les partir» du sujet. (I) 

Il est des condition'. ( >lv i. .1. .■■..■ me» imposées aux 
livre» par tic™ organes. On sait combien est pénible la 
lecture des longues lianes enlaçant iitr repérage difficile 
à chaque extrémité et à chaque commencement. 

Les journaux ont ouvert la voie a la justification physio- 
logique <=t rationnelle et en particulier le journal anglais. 
Des journaux présentent de front 7 colonnes de S.5 cm 
(L'indépendance Mge). La fiche 12.5 X 7.5 est donc 
équivalente à la largeur de deu* colonnes de journal. 
Dans le livre on a souvent établi deux colonnes, quand, 
il était de grand format, lu Société de» Nations produit 
une quantité de texlet imprimé» souvent rebutants à 
lire pane qu'ils ne répondent pas à ces conditions. Le» 
documents de la S. D, N. si difficiles à lire ont de» lignes 
de 14 cm. 2/3, presque plus large» que trois colonnes 
de journal. 

Les revuss s'essayent n des caractère» de plu» en plus 
petits et à des justifications d»- pin» en plus étroites. 
Ex.: Le Mouaemenl Commono) (Bruxelles) imprime 
fréquemment ses pages (19 X 25) en trois colonnes, peiît 
caractère, sans filet sépar.itif 

6. La mise en page. — Toute une mise en page avec 
de» colonne», des demi-colonnes, des retraits a été réalisée 
pour rendre un texte plus clair, plus rapidement assimi 
lable. pour permettre de se reporter plus vite et plus 
directement a un passage déjà lu ou a découvrir 

Ex. : Les sections du Conseil d'Etat fiançai» faisaient 
des rapports qu'on imprimait a mi marge avec celui du 
Ministre. — Les Table» de la Classification Décimale, 
édition française et édition nnglnise, ont réalisé des mises 
en page bien équilibrées. 

De la mise «n pas* '*'*ve '■ manieie de couper le» 
article» de journaux en renvoyant leurs suites plus loin. 
et la manière de disposer les article» de revue pot" «Mi- 
liter le découpage a l'aide d'un seul exemplaire. 

Un exemple de disposition typique d'un texte est 
donné par les notice» bibliographique» imprimées sur 
fiches et en général par de nombreuse» formules dite» 
administrative». 

7. Les Burfa, — Les marge» sont l'ttfpaca blanc qui 
apparaît sur le» cités du texte d'un livre ou d'un dessin. 
Une proportion dea marges aux textes, des blancs aux 
noirs, l'impose. Les marges »ont parfois utilisées pour les 
rubriques annonçant les sujets traités, pour de» ratures. 



(1) Exemple I iquidatois Index «nd Summniy oi Use 
Companierj ad and Winding of Ruina, 192°; l.y J H. 

Senior and H. M, Prak. London, Sir Isaoc I Un 



pour les références aux textes de base. De larges marges 
servent aux noirs marginales du lecteur. 

8, Les colonne». Le sens de direction du liure. — La 
us divise les page» d'un manuscrit ou d'un imprimé 
par le milieu au moyen d'un blanc ou d'une ligne 
le» sépare de haut en bas. La page peut être divisée en 
plusieurs colonnes. Atoll, la page des journaux, des 
dictionnaires et dos grandes encyclopédie», celle des édi- 
tions polyglottes. 

Les UvTes orientaux se feuillettent de gauche à droite, 
les livres occidentaux de droite a gauche. On peut dis 
poser les page» soit dans le sens horiïontal par rapport 
à la reliure. soii dans le sens vertical. 

I! est déplaisant d'avoir n changer le sens de lecture 
et de vision d'un livre, album cl atlas. S ■!''">- 

primer toute» le» planches dans le même sens, de maniète 
à n'avoir pas à retourner le livre. 

9. L'esinéiigne du liiîre. - La présentation typographi- 
que doit faire l'objet de» soins le» plu» attentifs. C'est 
dan* le choix de» caractère» pour titres, suos-tities et 
lubrique», c'en dans le sectionnement des niasse» en 
alinéas bien équilibrés qu* résident en grande partie les 
conditions de la belle et bonne page écrite ou imprimée. 

La simple typographie est un art véritable par 1» stricte 
proportion des caractère» et de» titre», pal l'ordonnance 
ment des blanc-, par tous ces détail» dont la re- 
produit cette chose exquise et rare; un beau livre. 

Les grands principes que William Morris a engagé» 
à observer sont les suivants. Il importe de ne rien négliger 
pour faire du bon ouvrage avec du matériel irréprochable, 
ce qui constitue l'unité du livre n'eut pas la page isolée; 
mais Li double paye du livre ouvert, tes deux masses d'e 
texte n'étant séparées que par un étroit espace au pli de 
la feuille; la largeur des marges doit croître dans l'ordre 
suivant: la tête, les côtés, la base. Morris attachait une 
importance capitale ft l'espacement, non seulement quant 
& l'assiette de l'œil de In lettre sur la base, maïs aussi 
quant à la distance entre les lettres d'un même mot. les 
mots d'une même ligne, le» lignes d'une même page. Il 
nous a démontré que même sans le moindre essai d'orne 
mentation «n livre peut devenir une œuvre d'art, pourvu 
que les caractères en soient bien dessinés sur une bas; 
carrée, qu'ils soient de même nature et rapproché» dans 
la composition sans . blancs inutile. ». Morri» voulait 
que l'illustration, soit planche, soit ornementation, fit 
partie intégrante de la page et fut comprimée dan» le 
plan du livre. 

Aïrtri l'esthétique au point de vue typographique 
l'an qui consiste à donner aux travaux que l'on exécute 
le sentiment qu'ils doivent exprimer. I. 'esthétique 
la science qui permet d'établir les principes el les u 
de la beauté. Pour qu'une teuvrr d'ail applique 
digne <*' nïter l'attention, elle doit répoudre au* 
conditions suivante* u) remplir son but; b) nvon 



223 



1 



ELEMENTS LINGUISTIQUES 



83 



plipyc logiquement le» matériaux dont clic est composée ; 
c) être conçue dans une (orme d'art qui reflète l'époque 
dnn» laquelle l'œuvre a été créée. Pour le livre, les deux 
premiers points «ont du domaine de |h technique typo- 
graphique. Le ii.iim. 'me point ,- H t du domaine des nrls 
appliqués. 

De» artiste», dr-, Illustrateur» collaborent n la confection 
du livre par In création de lettres ornée', entêtes, culs de 
lampe, illustration» de tous genres, Le livre peut dnne 
être de l'art appliqué. Lorsqu'il est illustré, il ne peut 
plus être isolé de» arts plastique». Le» artistes du livre 
ont souvent été les inspirateurs des diverses (ormes d'or- 
netnentation : il* ont aidé h la création des «tyles. c'est- 
à-dire à celle de la forme graphique du caractère d'un 
peuple à une certaine époque. 

Dans le passé, le livre a appliqué à son illustration le 
style de son époque. A notre époque, il ejtiato un style 
moderne adéquat au* exigences de notre temps, auquel 
chaque peuple créateur a déjà imprimé ton genre propre. 
Le livre sera de ce style nouveau, style tic» compliqué, 
mais ai savant et d'une grande saveur artistique lorsqu'il 
M ti ai lé par un homme de talent. (I) 

Le livre a réalité le problème de l'art appliqué, de 
l'art uni h l'industrie et r ( ui incorpore une pensée, un 
sentiment, une harmonie aux choses d'usage quotidien, 



We 



Le problème, qui est très passionnant, se présente pour 
le livre dans des conditions spéciales: sa multiplication. 
Le livre est une pensée qui a été réalisée. 

Certains éditeurs excellent a donner à une simple pln- 
c|ueii<- toute l'importance d'un livre, tant par l'emploi 
des fontes d'imprimerie judicieusement choisies que par 
ea disposition graphique et par l'adjonction d'illustrations 
ou d ornements propies i en accuser et à en relever la 
décoration. (2) 

Mais I art appliqué au livre n'a pas toujours été îudi 
cieusement réparti. « Le» ouvrages les moins destinés à 
demeurer dans les bibliothèques, ces milliers d'opuscules 
boiteux sur des question» de petite érudition provincial - 
ou ce, romans de cape et d'épée tard venus, sont d'ordi- 
naire les mieux imprimés et les plus soignés, au rebour» 
d autres plut importants composés en tête de clou et 
dont le papier ."effrite i (fWhnt, le Livre, p, 238.) 

223 Eléments linguistiques, Le§ langues 

Les document, pour la plupart .ont constitués d'élé- 
ments linguistique», il. sont exprimé, en une certaine 
langue; il» 80nl unc „ a( i„ ction cn aigna olptabe,,, 
des mots du langage. 



HoL'ilSt 7 ' 1 -' I P" 4u livre mo.lrm, l'nMi™ 

«■ il!'™'?"!? 1 AntMole France. Discours prononcé 

W :;„ ftTïïK le 5 ° etûW im Psria - 



Il y n quatre termes h rappeler ici : a) la Réalité ou 
Universalité des choses existantes! h) In Pensée qui 
conçoit la réalité et en organise la connaissance scientifi- 
que ou qui partant de la réalité en combine les concep- 
tions selon les possibilité de l'imagination; c) le Langage 
qui exprime l« pensée; d) la Documentation qui enregittre 
et fixe le langage. 

La Documentation ett dot „ée par tout ce qui 

touche à la langue. Or. le mouvement des langues est 
complexe ; il soulève un grand nombre de questions : h 
qu'est ta langue, quelles en sont les espèces et les variété», 
J où elle» viennent. comment elle, évoluent et se trans- 
forment. 

Tout perfectionnement dans le langage en apportera un 
au livre. De là l'intérêt pour: a) le développement de ta 
langue; b) le développement de la littérature; c) les lan- 
gue» internationale» artificielle» qui font un progrès consi- 
dérable; d) la réforme orthographique qui s'impose de 
plu» en plu» è mesure que se démocratise l'enseignement 
et que les masses des peuples sont appelées n la connais- 
sance de l'écriture el de ta lecture: e) le.» récentes réfor 
mes: extension prise par l'étude de» langue», nombre de 
ceux qui parlent certaines langues, simplification des lan- 
gues, de leur orthographe, de lem (errtuta: influence des 
mouvements politiques (nationalité) et de» mouvements 
économique» {affaires) sur le mouvement culturel dont In 
langue est une de» expressions ; influence de la langue 
écrite sur la langue parlée, notamment sur sa fixation, 
traductions, 

223.1 Notions. 

I. Rapport entre Réalité, Langage, Science, — Un lien 
génétique existe entre le langage, la réalité et la teience. 
• En thèse générale, dit Condillac. l'art de raisonner se 
réduit à une langue bien f«ite. En effet, l'art de raisonner 
se réduit à l'analyse et les langues «ont les seules méthodes 
analytiques vraiment parfaites. Les hommes commencent 
à parler le langage d'action aussitôt qu'il» sentent et ils 
te parlent alors sans avoir le projet de se communiquer 
leurs pensée». Ils ne forment le projet de parler pour te 
faire entendre que lorsqu'ils ont remarqué qu'on le» a 
entendus, ruai» dans le commencement il» ne projettent 
rien encore, parce qu'ils n'ont rien observé. Tout alors 
est donc confus pour eux dan» leur langage et il» n'y 
démêleront rien tant qu'il» n'auront pas appris à faire 
1 analyse de leurs pensées. » — En d'autre» termes : 
a) chacun a une expérience propre: b) chacun rapporte 
son expérience en des termes généraux qui constituent ta 
langue; c) les termes généraux dr chacun se confrontent 
et, par 1 intermédiaire du langage, les expérience» te 
mettent en commun: d) l'annotation de l'expérience et de» 
documents, par l'intermédiaire du langage commun, géné- 
ralfaa et coordonne l'expérience et la tangue particulière 
en général. 



84 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



223 






l"our le» Pythagorien*. demi étaient Platon et dans une 
• i large mesure, le» premier» Pères de I" Egli*e, le moindre 
rire n'cM que la réalisation de In pensée divine. (In prirt- 
cipio crtavii Deut coe/um et Terrain. In principio erat 
Vtrbam.) Il* appelèrent logo* I» pensée divine et ennsi. 
dércrenl la nature comme un discouT» interminable de 
paroles divine*, comme le grand souffle en vertu duquel 
le» idée» *e transforment dans la inuaique de» paroles 
Comme corollaire la pensée humaine eal 1 la parole, 
comme la pen»ée divine est à la création. Ne pourra 
prolonger cette comparaison juaqu a la Documentation > 

2. La langue et /'être Jrumorn. — La langue lienl su 
fond de l'être Ce ti'e»l pat qu'une forme fortuite que 
l'on pourrait modifier sans modifier le contenu même de 
ce qu'elle «ai»il ou exprime. Toute expérience qui se 
produit dan» la vie psychique de l' homme a (on carac- 
tère déterminé pat le caractère de la langue. La langue 
n exprime p«» seulement coordination» logiques, telle une 
forme algébrique d'une valeur uniforme et universelle, 
mai» encore de* contenus émotionnel» qui sont au plus 
haut degré personnels. El cela, non seulement au point de 
vue de l'homme pri» individuellement, mais encore dan» 
le sens de ce qu'on pourrait appeler les personnalités 
collectives. Car la communauté de» langue» ne relie pas 
seulement les choses individuelles, elle relie également la 
collectivité de celle communauté humaine avec tout le 
passé dans lequel cette collectivité «e»t formée. Le soin 
de» mots, leurs affinité» émotive» caractéristique*, le* tour- 
nure» et le* «iiueturc» idiomatique», la liitéraiure dnns 
laquelle tout cela s'eat fixé fortement le sédiment ipii 
d'un long passé culturel commun. Nulle part ce qu'on a 
appelé le subconscient collectif ou encore la « mémoire 
collective . de l'espèce n'existe de façon plus vivace et 
plus expressive que dans la lan^ut. et I expression « langue 
maternelle i montre bien qu'il s'nijil ici d'une eolkbonstloo 
Intime c!r l'hérédité biologique et sociale. (1) 

Le Langage est humain en ce sens qu'il n'exiit. 
par les homme* et entre le* homme». Il intervient ■ 
moments; a) langage intérieur (on pense largement avec 
„.r,t« et des signe») ; b) langage parlé a l'aide de «on»; 
c) langage écrit reproduisant les son* du langage parlé 
OU les «igné». 

3, Le l'ocabofdre. Tome une édification ml.-lli i 

tuelle »e pour«uil n la ba.e des mots. D'après les phrases 
le, mot» prennent un sens spécial. Mlle Désœuvrés -. 
donné la liste- de 2*>t.3 mots appartenant au vocabulaire 
d'un enfant de sept ans (le développement de l'enfant 
de 2 à 7 an»). D'après L. et E, Aufroy, le vocabulaito 
„,i une progression ascendante de 4900 à 19B00 mots de 
7 a 14 ans. (ButUtin de la Société Pu" ' I 

I unpnsgtbtlité de transférer la pensée est absohir et 
Insurmontable Celai qui écoute petit settlemeni pat una 



inférenee de sa propre pensée conclure que celui qui 
parle a penré à la même chose que lui. Ce qui passe 
dans la parole entre les deux personnes est simplement 
un son, dégagé de tous tes «ens. Les paroles participent 
donc de cette double nature : avoir un sens, être un son. 

Chaque homme adulte est le dépôt vivant d'une ton 
naissance profonde du langage. Non seulement il pos-èdr 
un vaste et x uaaga a f nr nim il de mots, mais il est en quel- 
que aorte un artiste dans la. manière de les employer. (I) 

4. Maîtrise de la langue. — Un Japonai» a dit: La langue 
n'est pas seulement vivace, elle e»l une créature douée 
de la plus délicate sensibilité, Elle dirige l'homme bien 
plus qu'elle n'est dirigée- L homme peut être libre de 
prononcer le premier mot, mais il est moins libre quant 
au mots suivants le prestige de la langue commence 
è agir et à entraîner la pensée, 

5. La Linguistique et la Philologie, — La Linguistique 
est l'étude de la phonétique et de la structure (morpho- 
logie, syntaxe) des langues (dialectes, idiomes) en vue 
de la classification systématique et de la déduction des 
loi» générale* qui i'en dégagent. L'élément dominant chex 
le linguiste eal l'esprit de comparaison et de synthèse. 
La Philologie s'attache à étudier d'une façon approfondie 
une langue ou une famille de langues; elle en critique 
les documents, s'efforce de les situer dans le temps el 
dan» l'espace, el d'en expliquer le sens profond, d en 
déterminer l'auteur et d'en vérifier l'authenticité (critiq-ie 
,-i herméneutique 1. Elle étudie la grammaire de la langue 
ou des langue* dont elle s'occupe, aux différentes périodes 
de leur évolution, elle retrace l'évolution phonétique, mor- 
phologique el syntaxique (grammaire historique), l'évo- 
tut on lexicologiquc dan» ses travaux sut l'êtymologie 
(dictionnaire étymologique}. Enfin, elle étudie la genèse, 
lo transformation, l'évolution des genres littéraires et de 
Sa littérature en B énéral. aussi bien d'une langue en 
particulier que d'un groupe de langues (histoire lilté- 
mirr). Elle compare aussi les différentes littératures du 
,,,,„,,!, dan* les études générales (histoire littéraire com- 
parée), Pout atteindre ces différents buts, la Philologie 
n recours à différente» science* auxiliaires. L'élément 
dominant chez le philologue est le «ens historique et le 
culte du beau. La philosophie du langage est l'exposé 
de* concluions de la linguistique el de la philologie en 
tenant compte des résultat» acqui» dan» le domaine des 
différente» sciences qui s'y rapportent, (2) 



(Il Henri De Mon. - Nationalisme et Socialisme, 
Eatin'ture, mal W2, p, 26. 



(1) Gardlner. AUn H. - 1932. The Theory of Speecl. 
and 1 atlguage. Oxlurrf. Clarendon Press. 

(2) i l,iM-i!h-,nioii décimale, division 4, Observation L. 
p 282. On a donné de la Philologie Ici définitions 
.niviiiites : BoecV, la connaissance de ce qui est reconnu, 
c'est-H-cIire de ce qui est apprécié, de ce à quoi on 
attribue de In valeur, Naville : c'est la science des œuvres 
durables dans lesquelles l'homme a incorporé avec arl 
I , ie de son esprit (oeuvre littéraire et oeuvre d att) — 
(donc durée et valeur). C'est une science historique, mais 
.mi- || une science économique. Snlomon Reinach : la 



223 



ELEMENTS LINGUISTIQUES 



I 



85 



La linguistique est la science du langage en tant 
phenoment naturel. Elle est alliée à l'étude scientifique 
des diverses langues existante» ou ayant existé: Philologie 
comparer étymo'agir «ciendfiqur, phunulogie. glossolofr>, 
itrammsirc-i comparées, idiomograpltir, philologie attisa 
graphique. (Sur les rapports de la Linguistique avec la 
Btbliologre, voir n" 132.) 

6. Psychologie. — Pour Mcillet (caractères généraux 
des langues germaniques), la philologie comparée est 
fondée sur ce principe psychologique : pour rendre compte 
des transformations, il fait appel à des tendances eu 
. principes actifs de changement «. La réalité de ses ten- 
dances se me'oram à la réalité de leur manifesta lion 



pfilrim .lu, ■ Arnnuld et désigne suuvenl »uu» h ttotU 

de Méthode de fVt-Roya/. Au XIX- siècle. S, de Sacy 

produisit «a Grammaire Générale On possède de nos 

de» «rarnriv.il t.-, .1,- toute! Ir* langues, y compris 

•• u " -• primitifs dont les llnruista am étudié 

1 1 parler. 

I.) Certain» giamrnairier» (James Harri*) ont ramené 
1rs dix espèces de mou auxquels l'analyse ramène tout le 
discour» a deux grandes classes; I" les mot» significatifs 
jiar eux mêmes ou principaux: comme il n'existe que des 
substance» et des attribut» (adverbe, adjectif, participe- 
adverbe), les mois ne peuvent être que substantifs 
(noms, prénoms) ou (.Jlribut» (adverbe, adjectif, parti- 



Phonologie 



■ ologie. 



SYLLABUSCOPIE 

. Il du-) 



Gamme des phénomènes, 

quantité, genèse. CTOMMIIOC, 



dccroi»ance. 



Diitérentiation dam 
langues rrKmasylliibiqueî. 



Id 



Idéologie. 



Uilfércnri • us des 

rnots, .m moyen de-, diffi 
sexu. 

I >irh'renti.ilion &c la parue 
du discours auquel un mot 
appartient, d'après l'ordre dci 
nionosyll.d'- 



dans les lait», il n y a pas d'inconvénients k postuler leur 
ematence avant même qu'elle» se traduisent dan» les 
données, ainsi que leur persistance après même leur 
nière manifestation selon l'ordre chronologique. 

7. Oiuiaion du langagr-.. — Raoul de La Grasserie a donné 
«a divisions naturelle* suivantes de chaque langage 
normal . 

8 La Grammaire. — a) lui grammaire se définit l'art qui 
enseigne à parler et à écrire correctement. Elle est née 
longtemps après la poésie et l'éloquence. Le» preiii< 
traces qu on en trouve en Occident sont éparse» dans 
1 laton et Aristote; elle ne commençait à former une 
science à pan t|ue lorsque les philosophes d'Alexandrie 
et de Pergame s'en occupèrent en analysant la langue 
grecque. La plus ancienne grammaire est due à Denys 
1* I hrace, élève d'Aristatque. Vers la fin du XVIII' 
siècle seulement parut la première grammaire pliiloso- 



philologie rmbrayse l'étude de toutes les manifestation^ 
de l'esprit humain dans l'espace et dans le temps. Elle 
se distingue aussi de la psychologie proprement dite qui 
étudie I esprit au moyen de la con'eience. indépendam- 
ment de l'espace et du temps, dan» son essence et non 
i^ans ses œuvres. 



l'KIMIASl < 

(Le mot) 



Ha 



larmonie s'oiMliquc, ac- 
cent tonique, apophonic, pé- 
riphonîe. 

■; "c. i. ii-ini-, te. lu 
plication, l( m ipusîiii m, dériva- 
tion, variation vi italique, for- 
me du genre, du n bre, de 

l;i slétermination. du cet 

i" Concept et emploi ou 
genre, du nombre, de la dé- 

teniiiii.Uitin. du temps. 

i" Concept ci empli a di . 
slitléreiires partie» du discours, 

j" Concept de» idées et 
leur .ippliL ui.iii .no. mots mi 

setuitrques. 



PRATERSCOHE 

H 'lui impl,- : ,,.i .4iinpoȎCJ 



Accent des proclitu,]ues et 

enclitiques, liaisons. 



< ri ,1111111,;: . lin.li- 

son et conjugaison, soit syn- 

iliélkjuc par t 

lie». n ni interne ou externe, ou 
v.iii.iiii.ii rocaiique, soit ana- 
lytique par pi 

i" svnuu- d'emploi, 

plui de la drSclmaÛrOn et de 
WTJUgwaort, des prépnsï- 
, I, 
:" Syntaxe d'accord, 

)" Syntaxe d espressimi des 
relations par l'ordre obli^a- 
li'lie des mots. 



.ijn- .uk-i-il,.-) j > |e 5 „ 1r ,ts gignificatifs par relation ou 

accession. Ils servent à mieux désigner ou déterminer le» 

(définitif»), suit î( unir rnir'eux les être» ou les faits 

(connretifs: article*, pinnoma démon stratill, pos<e»aifn, 

in,), .huis, lu conjonction et la préposition que certaines 

langnei rempiaceni au msyen de In déclinaison), 
les idées de durée, de temps, d'espace dan» leur 

acceptation mélj,[ ,1 , v ,.i. ,,„■ don des formes au langage. 

Iji pensée analysée dégage les mode» de propositions 
qui I0n1 ou peteepth es- (Indicatif de» verbe») ou volilivrs 
(sutrrs temps). 

223.2 U Parole et l'Ecrit. 

1. La l J arJ? I.,, |,„iole est une voix articulée qui 

exprime quelque idée proprement dite. Lu voix articuler 
e» celle t/iu résulte d.; l'émisaion non seulement de 
voyelles, mais encore de consonnes, et par conséquent de 
syllabe». La parole selon la pensée de saint Auguso. 
la premier et comme le roi rie» signet: tVaiba obtinuerunl 
principatum sigmlicatidln. La parole 'cuir sM pleinement 
vivante, l'écriture est morte et ne revu que par l*iin.-i- 
jirélation, comror Ploton l'a déjà rcmori|iir 



86 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



223 



Lloquctilia. en latin, aiguille l'art de bien dire ce qu on 
« à dite. Au delà de la littérature, de l'expression et de 
l'exprimée, il y n l'u ineffable» : parvenir pot la médi- 
lalion à de» rôties de pensée* dépassent le niveau Je 
l'expression verbale où toute pensée rétrécie par 1 expres- 
sion perd immédîalrmvm su qualité. Alors, le rôle de 
la suggestion commence. 

Elargir de plus en plus In parole — non pa» véritable- 
ment en cercles ni ondes concentrique» — car le» ondes 
a In surface de l'eau s'engendrent par chocs et testent 
à U surface, tandis que la parole et 1 'élargissement de 
Il parole doit se Une pur lien et c'est l'image de !a 
spirale, la spire de la paro'e s elargi»«ent, a'élevant tos 
jours plus. 

2. La parole sucrée. — La parole jusqu'à nos jours n 
conservé quelque choie de mystérieux ei de supérieur. 
Dieu a été défini le Veffec : « Et Deu» créât Ver 

bum >. (1) 

Les qiMtrc lettres héhraïqurs I. H. W. H. correspondent 
a l'idée de Dieu, (jehooah, traduit Kurios dans la version 
dea Septante» et Dominos dans h Vulgsle.) De grandes 
discussions oui été roulevées »iu la manière de prononcer 
ee mot. En réalité, U véritable prononciation était connue 
du grand prêtre «eul; elle a fini par »e perdre. On aurait 
même pri» l'habitude de ne plus prononcer du tout 
['«ineffable» tétragrnmme et Je lui substituer directement 
Aéonài ou comme chez les Samaritains, le mot icriemo 
littéralement • le nom ■< 

Keyserlinj montre, dnns tout ce qui vient de l'esprit, un 
en comportement qui parait paradoxal a notre âme ter- 
rritre. sorcellerie, magie, verbe, symbole lui semblent 
t'iraposet à notre ir-ondc comme dea pensées inquiétante* 
venues d'ailleurs, 

3. CettMTMlfefl et conférence. — U conversation 
iode sur n'importe quoi el comporte tous les genres; elle 
■e dit de* entretiens journalier,. L'entretien roule sur 
des chose» importante» el a lieu entre deux ou un petit 
nombre rV personnes. Le dialogue, c'en l'entretien ou 
I , conversation qu'un auteur fmt lenir à ses personnages 
dann se» livres ou même sur la «cène. Dans un sens plu. 
général, le dialogue c'est l'entretien considéré du point 
de vue littéraire. Ln conférence faite sur le» sujet» les plus 
important» développés soit avec fantaisie, «oit didacti- 
quement. Le colloque est un entretien qui porte »ur de» 
«ujels religieux et auquel prennent part ordinairement 
,].-. personnage ayant qualité à cet effet. Les parole» 
préparée» donnent lieu au discours, à l'oraison, au .erroon. 
ni panégyrique, à l'homélie, au prone. à la harangue. 
h I allocution, au plaidoyer. 

Il) , Saint e»l Dieu, te père de toutes choses Tu 
.-. -aim, M qui » etwattasl ^s être» PW M Parole... 
Recoi» 1.- pur «mJIÎcw v-rbul de l'âme et eu ço-ur qui 
monte ver, toi, ô inexprimable, u ineffable, que le silence 
seul peut nomme, IHermes Trimegiste.) 



b) La* causeur», les contour*, ratt» .'i peu près disparue 
depuis l'imprimerie et surtout grâce à la multitude dea 
journnux. qui fslltl un lole- important dons le* société» 
m» ont précédé. Ce sont le» rapsodes dans la Grèce, 
les bardes dan» la Gaule, le» Scalde» dan» le Nord. Il- 
sont les gardien» des traditions, ils disent aux guerriers 
tes nobles faiu de leurs ancêtres, il» montrent aux peu- 
ples le» histoire» merveilleuses de leur origine. Quand 
son rôle héroïque est terminé, quand l'écriluie a fixé le» 
tradition dont il est le dépositaire, il ne disparaît pas 
pour cela; il se borne h amuser ceux qu'auparavant il 
instruisait et alors commencent ce» contes, ces anecdote». 
qui vritil «ans cesse se répétant et s'augmenlsnt et formant 
une phase nouvelle qui n'est pas la moin» curieuse dans 
l'histoire de l'esprit humain. Les couleur» à Rome, dans le» 
paya «I Orient, ont souvent été chargés de détourner le 
peuple du souvenir de sa liberté perdue. Des Knlilea 
ordonnèrent que chaque café eut son conteur. Au Japon 
le» conteur» ont encore un grand rôle. Au moyen âge, 
en France, W lurent les jongleur», le» troubadours, le» 
trouvère*, le» ménestrel» et il» vont de château m 
château, d'habitation en habitation. Piu» lard ce lurent 
les li us cauacur» des salons et de» dîner», dan» une 
qui se réjouissait d'être spirituelle. 
Madame de Staël ("de l'Allemagne), a écrit ; 
,: Le genre de bien-être que fait éprouver une con- 
versation ne consiste pa» précisément dans le sujet de 
celle convention ; le» idée» ou le* connaissance» qu'on 
peut y développer n'en sont pa» le principal intérêt. 
u,i= certaine manière d'agir les un» sur le» autres, de »e 
faire plaisir réciproquement et avec rapidité, de parler 
au»»,,.. peut, de jouir à l'instant de soi-même, 

d'aire applaudi tans travail, de manifester son esprit dans 
toute» le» nuance» par l'accent, le geste, le regard, enfin 
de produire a volonté comme une sorte d'électricité qui 
fait jailHi des étincelle», soulage le» un» de l'excès même 
de leur vivacité et réveille les autres d'une apathie 
pénible. • 

Le* Conférenciers ont aussi leur» manager», organisant 
les tournées. On a afstrt* aux Etats-Unis i la faillite 
retentissante d'un de ce. manager» (M. James Pond), 
avec un passif de prè» de 7.000 livres sterling. C'est que 
la Radio a concurrencé considérablement le» confei 
d'homme» connu». 

4. Discours. — Le mot discour» a deux sens: la parole 
que l'on énonce, le papier écrit qu'on Ht. L'orateur qui 
parle affronte la tribune pour les débats le» plus ardu», les 
mains vide», fort seulement de son intelligence, de «a 
mémoire et de «es certitudes, est »Ûr de *a voix, de se» 
geste», de u pensée. Il sait ce qu'il veut faire et (• 
qu'il doit dire. L'orateur qui lit est celui qui. tout de. 
cab.net, s'effraie de la lumière de. assemblée». Le* 
les laits, le raisonnement, l'enchaînement de pensées peu- 
être totales et s'imposer la certitude de n'énoncer 



vent alors t 



que du réfléchi] raaig bJou ni litipfcrvisation, ni intuition, 
ni illumination; une technique sèche, terne, sans vie. (I) 

Eioeution <-Ai-ior ami Llueutionint », disent les Anglais. 

Os»y»-Loutié : . La faci.hé oratoire est un an inférieur 
i I , . habiles mterit en user pour captiver les aiétiun :re* 

qui s i»téretMHI roofai* à l'idée qu'à ] p fabrication, 
. même absurde, pourvu qu'elle flatte leurs désir» et leur» 

> pencliariLs. I. orateur nr produit pas, ne crée pu, il 
i nulle, rêpètr; il n'e>*t jamais créateur, toujours vul- 

> garisstcur. » 

La justesse de cette affirmation est très contestable. 
Beaucoup d'oint nu t 

Au moyen tge, ta prédicotkw était douée d'une effi- 
cacité intérieure et d'un succès du dehors qui touchaient 
nu miracle. Quelqur le»; Le franciscain Bcrthold 

de Katisbonne (milieu du XIII" siècle) aurait eu des 
an 01 leurs évalués de (,0.000 à 200.000. Vincent Ferrier. 
né a Valence en 1346, Dominicain, parcourut presque 
i n <-nlie r l'Espagne, la France, l'Italie, l'Angleterre, 
I Eco se et l'Irlande, Dans tous ces voyages il ne cessait 
de prêcher. « Des foules immenses de populaiions le 
>uiviiir-in ei 1rs grands volaient à sa rencontre. Il emme- 
nait avec lui des prêtre» pour entendre les confession» 
et célébrer tes office', des chantres et des orgues, des 
notaire» pour rédiger les actes nécessités par des recon- 
ciJinUim , entra ennemis, des hommes éprouvés pour 
"■' 'M vivre» et le* logements. Ce n'était pas un 
homme, mais un ange qu'on croyait entendre. » (2) 

Le Vendredi Saint les franciscains en Alsace prêchaient 

Six à nept heures. Il se faisait un grand commerce de 

es à l'usage de prédicateurs ruraux, s Dormi secure t 

(Dormez tranquillement, prédicateurs, 36 éditions) r-i 

i J lui i.iiuiaire des Pauvres ., 

La Parole entrave clans le téléphone, l'amplificateur, le 
phono, Je radio, rVs instruments extraordinaires. 

La compétition ainsi se poursuit antre la parole basée 
sur I ouïe et Teinture basée sur la vue. C'est à qui aura 
l'usage plus facile, plu, précis, ira plus vile, plu» sûre- 
ment. pHu agréablement directement et économiquement. 
5. Débats. — Les débat» ont um- importance considé- 
rable dans les paya de libre discussion. Toute une pro- 
cédure de» déhnii- a été instaurée au cours de l'Histoire 
parlementaire Deux faits entr'autres In caractériae: d'une 
part la procédure écrite y est étroitement unie à la procé- 
dure orale et à chaque phase des débats correspondent des 
■les documents : proposition, rapport, résolution: les 
débats donnent Beu à des compte* rendu», in extenso, 
sténographiés ou dactylographiés. D'autre part la procé- 
dure inieiparlemeuiaire t'en à ce point internationalisée 
ju* (onclnmeti laie ment elle est à peu près la même par 



ELEMENTS LINGUISTIQUES 



87 



tout, ill, a pu servir de type lorsque de» hommes aa 

' WBConJSnei dans les grands congres internationaux. 

!" lis ont même organisé une Union interpailementaire 
et fondé la Société de» Nation». 

Dans la recherche de la vérité ou dans la défense des 
intérêts par voie d'arguments, toute affirmation est suscep- 
tible d'être discutée et de donner lieu ainsi à débat. Au 
COUTS du débat (contestatkm, altercation, controverse, 
litige) sont présentées le» objections, les réfutations, le' 
réponses. La contestation M le refus d'accéder à une 
■«n ou aui prétention» de quelqu'un. 
Des efforts ont été faits de) tout temps pour améliorer 
le» d.scussions orales. Les temps ancien» ont connu des 
formes très bien ordonnées pour la discussion de» thèses 
théologique» et philosophiques, pour les débats religieux 
(les colloques). Et là aussi l'alliance du document et de 
la parole a trouvé d'heureuses réalisations. De nos jour», 
*oin rie débat* approfondi» et bien ordonnés se fait 
grandement sentir. (I) 

6. Ecrire et parler. -— Ainsi, le langage prend la forme 
. écriture. L'écriture à son tour tronsforme la langue. 
I .» documentation a des desiderata relatifs à la langue. 

Parole et écriture sont cependant chose* différentes. La 
pensée perlée a se* lois, la pensée écrite a les siennes. 
C'est une erreur de vouloir modeler l'une sur l'autre. 
La concision, possible dans l'écrit bien réfléchi est diffi- 
cile dans tes expressions parlées. La brièveté du temps 
de parole est opposée aux développements possibles en 
parlant. Par contre un rôle y est dévolu aux gestes et 
aux démonstrations. Mais l'écrit avec son illustration a 
pool lui la précision, 

Cormrnin l'a bien dit ; « Lei discours écrits ne font 
point d'effet à la tribune, le» discours improvisés ne font 
pa» d'effet à la lecture, j Longtemps en Angleterre, il 
était interdit de lire un discours, il fallait l'improviser. 
Le rythme de la phrase parlée est différent de celui de 
La phrase écrite. Le style aussi differt. Tantôt il faut être 
plus bref, plus direct, tantôt au contraire plu* explicite. 

« La nécessité d'un ordre rigoureux ne s'impose pas 
au professeur qui parfe elle devient évidente pour celui 
qui écrit. Le lecteur s «ou» le» yeux le commencement 
el la fin, il suit le raisonnement: pas moyen de tricher. 
Vous pouvez enseigner un cour» écril . quand vous le 
rédigez, un cours oral ne tient généralemriii plus debout. » 

(Bouasse) 



(lj Parmi le» parlementaires vivant*, M. Pnincnré, nn- 
' '• H Président de la République, écrit ce qu'il va dire. 
M. Ceitlaux n'a rten devant lui 

<2> Mceller: Histoire de l'Eglise. III, p. 39 et 53. 



(I) Voir le» débats des Tribunes libres, tel que le 
Rouge et le Noir en Belgique. Les débats organisés au 
Pillais Mondial av_-c rodre du débat fixé d'avance, annonce 
a l'assemblée (un cbjet, une méthode, des conclusions) 
avec apport sous les yeux d'une documentation largement 
visualisée empruntée au Musée mondial el à l'Atlas uni- 
vrr-ali» ou préparée pour y élie réversée ensuite, 

Modem Dehate Practice by Waldo O. Willhoft. t.ondon 
f'îttman. 



88 



LE LIVRE F.T LE DOCUMENT 



223 



Dana la causerie, la pensée, sans s asUemdrc à un 
ordre logique rigoureux, peut se dérouler en agréable* 
méandres. Dans la phrase parlée, surtout dans la phrase 
oratoire, il y a une lacilitë de compréhension provenant 
du ion. Rien que la hauteui du débit annonce déjà I im- 
portance relative des diverses parties de la phrase. Ceci 
n'existe pas pour la phrase écrite où tout paraît «reclo- 
tonon. D'autre pari, le ton de voix est analogue à US 
accord: Là telle note appelle forcément les autres (do, mi. 
sol... do). Ici le ton suspensif annonce forcément une suite 
qui viendra, 

Le domaine écrit se circonscrit encore d'une autre 
maniera. On l'a précisé récemment en lciu.un rota déli- 
mitation entre l'ethnograpK'e et le folklore, 

« En général, a-t-on dit, l'ethnographie couvre toute» 
« les activité* sociales des primitifs, et chez les civilisés 
» elle ne s'étend qu'à ce qui correspond aux stades des 
. règle» et des institutions. C'est-à-dire a ce qui conserve 
« par des écrits. Au contraire, le folklore couvre cher 
« le civilisé le domaine des usage*, coutume» et tradition» 
« qui *e conservent par de» moyen» oraux. Chei le» pri- 
- milita, toute» le» acquisitions et organisation» sociale» 
» sont conservées et transmise» par la tradition orulc. 
« Par leur élude, ethnographie et folklore »e confondent. 

■ Chez les civilisés on distingue: le» acquisition» et orga- 

ilions sociales sont conservée» et tran«mi»ea par de» 

» moyen» écrits ou imprimés et enseignés (domaine de 

l -ilinographie). ou elfe» sont conservée» et transmises 

■ par la tradition orale (dumaine du folklore), l (l| 

7. Les erreurs. — Les annonce» et réclames qu'il impor- 
tait de faire au public ont longtemps été lue» & haute 
voix par un crieur de profession nu milieu de groupes 
rassemblé» ou peuple rassemblé h «on de trompe, (Uns 
certain» cas convoqué par le bruit dune pelle à feu 
frappée avec une clef de fer. A partir de 1830 en France, 
le» avis émanant de la municipalité (échenillagr, corvée», 
tirage à la conscription) ont été annoncé» au roulement 
de tambour. Ailleurs la «onnelte est intervenue. 

223.3 Historique, Evolution. 

I. Le langage a une longue évolution. Tout lui est 
mouvement. L'évolution du langage e»t nécessaire en 
général. 

Elle se poursuit simultanément dans un double »en» : 
Segmentation des idiomes en langue» spéciale» et en 
dialectes; développement des langurs nationale» et rejotl 
lernrnl des patois 

£ haï certain» peuples la langue est si instable qu'il ne 
faut que quelques années pour ne plus la reconnaître.. 

La transcription phonétique des chanson» populaire» 
dnii de précieux documents pour l'étudr rie» langues. 



(1) Albert Marinus : Ethnographie. Folklore et Socio- 
loirie, p, 21. 



2. Une même langue présente CM* variation» d'aprè» le 
temps, le» lieux et le» milieux où elle est parlée et 
écrite. On distingue généralement la langue aux diverses 
époques de son existence en langue vieille ou ancienne, 
en langue moyenne cl en langue nouvelle ou moderne. 
Pour les temps modem' . on ciisllngue aussi la langue 
classique, unifiée, officielle ou littéraire. On distingue 
enfin les divers dialectes, patois nu idiumes locaux qui 
sont différents d'aprè» les régions H les WmjSS. 

3. Depuis le commencement, les langues se sont fait 
lu guerre; elles oui rivalisé comme [es races et »e «ont 
mêlées comme les sangs, La terre ■ entendu plus de 
2(K)U idiomes primitifs ou dérivés. vivanlH un morts, illus- 
trés par une littérature ou barbares 

4. Chaque peuple a eu sa langue, sa poésie et sa litté- 
rature. Ce» biens ont eu le même «oit que leur» posses- 
seurs. Un peuple s'cmparait-il d'une riche contrée pour 
y fonder un empire durable et florissant, sa langu- 
tardait pas à se développer avec le» connaissances, les 
moeurs et les insiitutions. Ce peuple, au contraire, voineu 
par les ennemis du dehor» et la corruption du dedans. 
- alfnissait-il sur lui-même, le langage tombait en ruine 
avec lui et ses riche» matériaux servaient h constitu.-i 
de nouveaux édifices. 

5. A l'intermédiaire du livre et du document »e poui 
Util la lutte des langue*. Lue langue ne s'étend que si 
elle est l'organe d'une cuilisation douée de prestige. Ainsi 
h ■ rvoiné ionienne attiqtie « a remplacé tout les autres 
pfcj-lers grecs. Ainei l« latin l'a emporté »ur les parler» 
barbares; l'espagnol et le portugais sur ceux des peuples 
de l'Amérique du Sud; l'anglais sur ceux de» peuple' 
de l'Amérique du Nord. La multiplication des • langues 
communes s, dans l'Europe d'aujourd'hui, et cela en 
,,i temps où il y a au fond unité de civilisation maté- 
rielle et intellectuelle, est une anomalie. (1) 

I e phénomène s interlingua » »e poursuit -, il y a eu 
dans le passé des langue* communes iiiteiinédioire», il 
pourra en naître dans l'avenir. 

6. L'antiquité civilisée • connu la prédominance du 
gr:c ; au moyen âge tout est en latin ; plu» tard, la 
réaction s'opère; les parler» nationaux deviennent des 
langues littéraires: par ex. Dante cl Luther renoncent 
à écrire en latin pour se servir de la langue vulgaire 
qu'ils purifient et développent. 

7, Dans la lutte des langues le latin ne perd pas «es 
avantages. Il continue à être employé dan» l'Eglise catho- 
lique : il (ait l'objet des études dites d'Humanités. Le 
Congrès international dr Botanique a encore imposé le 
latin comme langue obligée de dingnose. On a recherché 
à moderniser le latin (latin sans flexion). Récemment 
la grande firme allemande Siemens et Hiilslr, après avoir 
Installé ses hauts parleurs et appareils de radio dans I 



(I) Meillet, A. — La méthode comparative en lingui 
tique historique. 



ELEMENTS LINGUISTIQUES 



I 



cathedra!.- de Spire — l'antique sanctuaire qu'illustrèrent 
les unit Bernard, Conrad et Frederick Barberousse — . 
en donnrril une description illustrée sou» ce titre bien 
moderne . De Amphlicntoribus in code spïrensi institutis ». 
Si li; "'i padeui .[.ut Lraduil umptificulor et microphone 
micmp/ionum, Je» «S|)^iialbahn»preclief» se disaient Tubi. 
et les « Siemens Htindehcnmilurophon » s'exprimaient 
Lommafum. IX- l'ensemble étnii-il dit t Effectus autem 
est 200 Watt ■, 

En AlIfniHBrif ■ M fondée en 1933 Socteras Larma et 
81 rcvuc c » l«W« {Miit.chcti, G. Hotth). Peano et ses 
ègues dans S,chola ej Vita font campagne pour le 
imphfié sans flexion. 
8. Une oeuvre lente mai» formidable se poursuit sous 
yeux: ta refonte systématique du langage. Elle 
s étend : I" aux ensembles linguistiques d'une part, en 
eon.ta.ite évolution ; 2» « la création d'une langue inter- 
nationale; 3 au» ensembles désignés conventionnels, 
qui vont en se multipliant, depuis les symboles mathéma- 
tiques jusqu'à In nomenclature de la chimie, 

223.4 Espèces de langues. 

I. On distingua \„ |„i, gui .„ dto plusieurs manières 

I" d opiêi, la lu-,, ,„, elle, sont parlées [atktksoe*, afri- 
caines, américaines ou océaniennes) ; 2" d'aprèB leur 
dérivation en famille» donl les) principales, font : a) les 
langues sémitique)! h-l.n-n, ,,r..he; b) les langues aryo- 
européemie» ; du midi, sanscrite!, iraniennes (zend) 
péla B giq ues (g,,.,., !„(,„), «!]„, t | u am ^ l ce l tiqueSi ger . 
maniques, slaves, 

2. On a posé cette question: le civilisation a-t-eile tout 
à gagner à la multiplication de foyers de culture, notam- 
i li révision des langue, et de» littératutes rêgio- 
BaleiJ On enseigne aujourd'hui en finlandais à Helsinski, 
en esthonien à Talliri ; en lithuanien à tCsunas. en letton 
à Riga, alors que le russe y dominait seul il y a vingt ans. 
La science et l'unité humaine n « sont elles pas compro- 
mises pat cette dispersion d'efforts, et par cette surabon- 
dance de moyens d'expiession ? (Tir, Ruysscn.) 

223.5 Langue littéraire. 

L'ertains écrivains ..m inventé quelquefois pour eux- 
mêmes une syntaxe et une grammaire. On a été amené 
a poser le principe que le style ne doit pas sortir des 
'■'■liions normale» âr [activité intellectuelle, 

(Gonzague True.) 

Gustave Flaubert, écrit M. Bruriot. avait la tête pleine 
de l idée d'un style irréalisable qui » devait être rythmé 
eojorne les ver«, précis comme le langue de-* sciences, 
9w noua entrerait dam l'Idée comme un coup de stylet, 



(I) Le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes. 
"*w«e de mefofcfiusiuue et J e mora lc, 193}. 



et où notre pensée voyagerait sur des surfaces li„« 
comme lorsqu'on file dans un canot avec bon veot arrière, 
il du verbe. Matant *on premier jet lâche «t même 
incorrect, il cherche dans une angoisse de chaque jour 
cette forme que personne n'a Jamaii , possédée, »' achar- 
nant sur une page, raturant, s'interrompent pour se re- 
"■■•<"■ S l'école des grands écrivains de tous les temps, 
puis se réappliquant h la tâche, toujours inassouvi, tou- 
« d ton un puissance et de la pauvreté 
des matériaux que la langue lui fournit s. il déclamait 
ses phrases, les écrivait au tableau noir et s'estimait 
I ......r.-u* lorsque, après dix heures de travail acharné, il 

ava.t écrit so.xante lignes dont il était à peu près satisfait. 

Ce qui ne peut s'exprimer directement le sera par la 

voie détournée de la suggestion. Pour un véritable 

talent la suggestion est beaucoup plu. puissante que 

I expression directe (p„ a*, transférer aux chose, 1„ 

qual.té, des hommes et aux homme* celles des choses. (I) 

Des poètes ont analysé le* instruments de travail, les 

modes d'expression favoris, le choix des mots pour leur 

sonorité. leur valeur plastique, images, symboles, allé- 

D'autres OUI examiné l'architecture de leur œuvre: 

l'esprit du poète HUi etarit, organise, ralentit ou prêci- 

pitl l'expression poétique, (2) 

223.6 Orthographe. 

I, L'an d'écrire correctement se disait orthographia, qui 
en français donne orthographie, ancien synonyme d'or- 
thographe Ce terme exprime l'art décrire les mots 
dune langue correctement, c'est-à-dire avec les caractères 
et les signes consacrés par l'usage. 

Le latin, le grec, fltaHea, I espagnol s'éc.ivent comme 
ils sont parlés II n'en est pas de même du français et 
de l'anglais, 

2, L'orthographe française est fort compliquée et cela 
pour plusieurs motifs. Il y a l'écriture des mots en eux- 
mêmes et l e tôle qu'ils jouent dan» le discours. Au 
l.eu de correspondre a la prononciation comme c'est son 
rôle naturel, l'orthographe dépend de l'étymologie dont 
elle s'écarte néanmoins très arbitrairement er très fréquem- 
ment; de l'anulogie qui est constamment violée; de 
I usage surtout qui est presque toujours abusif, souvent 
incertain et contesté, A ces causes de confusion, il con- 
vient d'ajouter les vice, de l'alphabet français où Ion 
trouve: 1» le double emploi de e, c et s, de e, è. ai et ai, 
de / et en. de g et ;', de , et =, etc. } 2" le double rôle 
de /,. cft, et, Enfin l'étonnant abus de-, lettres nulles qui 
hérissent un nombre immense de mots. A toutes ces 
difficultés .lu. ,. d'usage s'ajoutent celles 

d E l'orthographe de règle. Il y a eu français une mul- 

(1) Boillot: Sur l'afficha ,1, Ulen pour la plume Wa- 
terman. 

(2) Paul de Reul: L'art et la pensée de Robert Brow- 
ning. Bruxelles. Lamertin 1929. 527 p. 



r 




90 



LE. LIVRE ET LE D OCUMENT 



l.tude de règles et une innombrable quantité é'***pÛfm*. 
C'est avant tout une langue Je '«»""»• Aucune * uU ' 
peut-être n'a autant cie moyen, de varier la pensée » 
l'aide de ce.lam. procédés <^ *y»tW O* mal heureuse - 
menl «ml .ouvent fort «obt.l.. Ecrivains, lexicographe» 
,e perdent dan. de» détail» irurigrùfiante et que 1 on ne 
parvient pa» à régie, d'une manière «Ûte. El.: 1 emploi 
des majuscule», l'unie du Ùret, » I™"*''™ du P lor,el 
dans Us mot. compote*. •«■ -egle* du participe P««. 

Apte» tnil «ni. année. JW.ience, l'Académie fran- 
çaise ■ lait petaîlM récemment sa grammaire toujours 
retaidée. Elle a soulevé une tempête de protestations. 
L'orthographe Ml exigée partout mais non «rajout* 
MM, « Faire de. vei. »»n» Watt» l'orthographe, a dit 
L- F. Petit, c'en porter un habit brodé san» avoir de 
cltemuc «. Napoléon tu connaidwil pas l'orthographe, ni 
av«tt lui, Henri IV. Loui. XIV, le Maréchal de Richelieu. 

3. Pour preaque toulei le» langue», il existe un mou- 
vement réformai.-,,, en Ira.rçai». en anglais, en allemand. 
en néerlandais, etc. De. ouvrage» paraissent en orthographe 
simplifiée. ( 1 ) 

4. Depuis: U XVI- »iècle des erforts nombreux ont été 
Mb en iroe à "'•■ réforme de l'orthographe françaur. lit 
onl lencontié de l'opposition, 

L'orthogi Im -ppusanU, est une forme 

COIr . , de l'écriture. Elle a l'avantage de »'ïm- 

tté« de» dialecte» et au» changement» 
historique» de» sort.. Elle He le» forces et le» expres- 
sions dune civili.alion. Son» orthographe ou avec une 
orthographe phonétique, Shakapeare et la Bible ancienne 
raient de» ■ .....gère» pour les Anglais d» 

jourd'hul. Le langage littéraire comme lien d une c.v.U 
«ato, et VOil d'une nation doit être regardé d abord 
comme un langage écrit, bien qu'il ne doive pa» rester 
.e.ation «ec le parler pour devenir m 
I grammairien» oui do»c lente un effort systématique 
pour établir un moyen de relation commun et bien 
authentique '"(ré le» communauté» à dialecte» divers d'une 

nation. 

M. Brunelîère a adieué à U réforme deux, reproche. : 

elle changerait h. . BgW. i oO. •**» e * en ^"""' l 
r , liaII ,,. ,. ce faisant, elle transformerait le 

tranca,, en une sorte de VolapiiU. M Renard réplique 
qa'ma XVI « XVII" «iicle ï orthographe avait une outre 
figure, que dan» 1« édition, d'aujourd'hui on la moder- 
,„.. et que Brunetu ,, ruJ môme, dans son édition de» 
, Sermon. I d* B....n.l, n'a pa» respecté l'ancienne orlho 

gTaphe, 

A la fin du XVI II' .iiele. l'Académie a «mpl.hé en 
bloc 5.000 mot» »u> lr» ««000 que comptait la langue. Et 
nul ne protesta. 

5. Pour l'anglais, nulle académie n'a la garde de »or> 

(Il Dell. Rocc» de Vergalo. U réforme générale de 
l'ortografe. P»"». Uemerre. 5 lr. 



■ nllmgmphe. Deptti» cinq -siècles l'anglais »*M| 
,| perfectionné. Le Dr Murray. éditeur du < New Etiglish 
on»,, ,, édité par la Clarendon Pte»». a fait 
beaucoup avec ses collègue» pour ËJUs en dernier lieu 
l'orthographe. 

U Spellmg Keform Association a fait au. Etats-Unis 
le plu» gland effort pou, simplifier l'orthographe angl 
E ,| c , ,., idéal : avec 42 caractère» différer... 

Écrire le» 42 son» distinct» de l'anglai». 1.1 ) 

IfemeW l'Association Phonème'" „>.<-, „...,ona)e 
hi, tu alphabet pour la notation de loutea le. 

.si l'ouvrage Melvil Drwry. 3ô« l»l 

P,,., 185! [931 
6. Grephiun* et pkoné&me. - La lutte qu> i«U*r«*»« 

I p l, livre, demeure ouverte entre ceux qui impo 

.,,, rorthogfaphe étymologique et ceux qui préco.n 

I ..riliographe phonétique. (2) 

, . , ,., typographie, en dernier ressort qui décide de 
l'orthographe téformée. 

perdent que la réforme radicale de lorlhe 
phe française, comme au XVI" ..«le. e,l impo»».ble 
. !" Académie. Ton, les livre» imprimé, anlérieu.ement 
deviendraient du même coup ilU.iblea et U ««ihee »"»'» 

trop gmnd. . 

Lat „&, otiat*» déclarent que la langue est laite 

d'abord pour le* yeux ensuite pour l'oreille, et revendi- 
quent le maintien de la forme orthographique de» mol». 
Il„ estiment que 90 lois, sur 100 le grophiime jouera le 

7. D»W le» langues autres .jue le français et l anglai», 

.,,„ d- l'orthographe se poursuïl- 

Ain.,, l'orthographe serbe a été fixée par KaradlHch 

.„, KIX' -i.'cle selon le principe phonétique: le. Croates 

. . ont gardé la tradition étymologique, mai» Cay 

au XIX' siècle au^i. a petfectionné pour eux le» e-ta( 

ajoutant le» signe, (usqu'alor. .péci.B 

a» tchèque. 

„ ■, «a d'un système réagit lou|out. « 

le» autre» systèmes. Ainsi on a lah»é ."établir lorlh' 

™,heur Phonétique pot «»euce. I éc. 

m u„, étymologiqr.p D'ni. ce» conséquence 

!(1 „, osa orthographe phonétique pour 
,,.,,„ , | U, , sténotype . (machine à rt.tw«raph« 
, ., ,,.,, l'empU. Au dactylo ou au typo à opérer .Ion 
,.,1,,-s, „..„t de l'écriture phonétique en écriture orlhogra 
phiqUO, l)| U transformation de la parole énoncée (le «r" 

texte l>Mbl C (imprimé} est concevable à. I mterr 

d'appareils électrique., mai. rendue impossible p 
1, la non concordance entre le .on et l orthogr-P- 
OB . léabaé «u. Etat^-Uni» cette expérience. 
d. match de boxe décru au téléphone i 

IWyT Melvil. Simpler Sp e l lin «^ u ^" on * M 
Rul ( „ Décimal c^rneation, édition 12tU 1927. p 4» 
(2) Paul Reuner. Gytenberg Johrbuch 1930. p. 3» 



223 



ELEMENTS LINGUISTIQUES 



typo (monotype) . iU i eomogee directement à toute vitewe. 
au clav.er. la bonde de papjer p „f oree g é n ê ra , lkl . J^ 
teste» Fondus, généraieur* à | eu , , our de la compa , i[lorl 
à placer jou5 les presses. 

Est en cause ici toute L a lexigraphie. Celte plum» : 
Lo documentant mUrnationaU au scrvicc d - anc civiUta , 
t,on mendia contient quatre mots dont aucun n'était 
admis pat l'Académie française avant 1878. C'est l'idée 
de là qu elle lait alnii au» mot. internationale et civili.a- 
tion; le mot mondial „, ité admi]) par rAcj) _ 

que" 1931; le mot documentation demeure exclu ,)„ 
fiançoiB académique. 

223.7 Langues internationales. 

I. Le français, l'wtghl», l'ulleraand. l'espagnol «ont ,i,. 
langue» dite, internationale, à cause de leur grande d,lh, 

"'"" ° " ité lD »B»einp s la langue diplomatique. 

L anglais » , e;u UIt lratl ,.. nirtlt égal au f ra(]ça , 5 j u g-^ 

de» Nations. Tout le. document, y sont publié, dans le. 

deux langue*. 

publié, ou traduit* en angla,, auront dan. 
■mmense population un très grand débit. Ce set- 
'" &rivBil Inducteurs u „ encouragcmc-U 

' ,Ur '" l "* U,H I "1 '■ f«W»S*i ne puurio,,, uH„r. Le 

««< de la pojmUUoil du globe comprendra bientôt 
I anglais. 

Le nombre de langues de «rende circulai! .„, . L<llll . 
mente; l'arabe, le russe, le japonais ont Bcqui8 M „„-,,„,. 
caractère. 

2 Un» tnttnuthmah. - L'homme n'est plu. satisfait 
«*« langage, .pontané. que la tradition lui a légué.. U 
veut nrlioBalioei le langage d'abord dan, le , mB de lintcr- 
natmnalité. «,„,„ dan. celui de la systêmalisat.on 
logique. 

Le langage pensé, parlé ou ectit 3nt fooné lenten|eal 

*u cou» ce. âge.. II présente ce. trois caractérirfique, 

fondamental ; a) ,1 tm constitué ^ ^.^ j^j^ 

«fentes, différenciée, el .ineompréheii.irJea,, les une. de. 

auire. p.rm, de,. g , oupcll d'homme, plus ou moin, nom- 

,WU : h} jl n " dJ '"- *»*> en se différeront, tantôt 

' «Htfonl «irv.01 cflM le. communauté, humaine. 

«ateni ou non en rapport, fréquents el constants le, une, 

**<■<■■ les autre»; ç) i| comprend des données spontanées 

ou empirique,, Inhr -rut,-, ;, fétal des connaissance. 

« "qu laill , nt rl d'invention des homme. ct d es àonnêe , 

auonnelle* ou »u, crp tible, de raisonnement, d'invention 

e: de discipline volonia.t,-. 

Dan, lélat de civilisation univer»elle auquel est arrivé 

umamié et q u 'i| lmpoHc & voit dév( .i opper ^^ 

a ">. une langue universelle «si désirable. 

Le langage peut naître de ttoi. processus: a) du .impie 

_««■»« de langues emreUe». Ain.i il advint largement 

> le pas«S. Mai. de, .iècles, voire des millénaires, 

Passent néceawire, n cet effet: b) de la prédominance 



91 



.1 une langue existante. Ain,, ,1 advint de certain, dia- 
lectes dans chaque l ang u e nationale, du grec el du latin 
dan. l'antiquité. Mai. l es | UHc , nB(iona |„ ^ „ élendeIrt 
ju«,uau langage s'opposent à semblable absorption et la 
cviliMUon nouvelle devrait être faite d'élément, emprun- 
le. a toutes 1« natu.es. rioatrument de «m expression 
doit être aussi égaie et commune. 

M le langage comme dan. la Documentation. ,1 

N une dlfferenlialion enlr „. ce qui ^ , pMlané> fami , 

he, cl ordmaire; l angagB ¥U l saLrc . ce oui el[ cuhivé 

imagé, esthétique: langage littéraire; ce qui e . t rationnel 

« prfck, langage scientifique. Le. tro,. Ungages tel. 

' "' ,nl a ^^^"t consliiué,, »e parlent, mats les 

deu. d ettllC r S , la, littéraire et .c.entifique. .'écrivent de 
plu» en plu,. 

| a lieu deîabore, rationnellement el de répandre 
■ment u„ langage untvertel. De nombreux, ten- 
ant été l a , tes depuis trot, siècle,. Elle, ont cha- 
cune Mi, en lumrère des élément, précieux. „î, cn f ormu . 
lani mieux l „ tain5 desiderata, «oit en ptéWenlant des 
«Jutions de plus en plus adéqua,™ à ce UÏ H:ï. E„ forme 
• . on tend ver. une «iaboxaliao nettement consciente 
.i'Bag. synthétique. une P a ,U a lic petmettanl de tout 
'•"■"'■'N. l a a l,n.ent, une Posigropme permettant de 
'OUI '-crite. 

Une langue internationale est le complément indiqué 
dune dvili-uticn universelle. Les homme, appartenant 
à une même unité auront à se comprendre les un. les 
La langue internationale devrait être choisie par 
un corp, qual.né et être enseignée obligatoirement dan, 
les écoles, il y a un grand nombre de langue, interna- 
tionaU., il en n a i ( tou, l„ jou „. La plu, répandue el 
la plut populaire est resperamo. Des étude, ont été pour- 
• en vue de créer une langue philosophique et scie..- 
tilj[|Uc universelle. 

Un grand mouvement sest produit pour une langue 
Internationale a„ moyen âg„ et j UH , ue dai.s le, temps 
moderne,, la l ongue d c ia R omc< nul , ittillemrnt adopté ^ 

' E 8 li » e * l co^acrée par le Droit (droit romain) était 

\» l^'Siue commune de toute l'Nudlect.u.lilé, en.eignée 

dan, le. écoles, De nos jours l'ertorl .- e .t porté sur une 

langue attificiaile dont le vocabulaire soit formé de racines 

•JTMtl un maximum d'internationalité et dont la grammaire 

Bée et régularisée jusqu'à ne comprendre que 

quelque, règles sans exception, L'e.peromo e» ( | a p l u , 

répandue de» langues internationale». Né il y n 45 „,, 

il a pris un grand développement. Il eut répandu dan. le 

entier el ,J continue à progresser. Il y a dam 

chaque pays des congrès nationaux annuels d'espéran- 

tisle» et une organisation internationale fortement 

constituée. 

On a estimé à environ 125.000 le nombre de. espéran- 
tisiei du monde. Ce nombre comprend beaucoup d'hom- 
me» de culture très simple. 




LE DOCUMENT 




„m- J - '"6 «tete- tel*. **• «2 — 

fL-U de M* P-»- 
L'-per-Mo a .pp°> e d ^ ^ 

D» revue, uoloneiw- , Cooitece 

d-ré™, ^, «Ulte 31 juillet 

^erna.on.le - Vrrdr te R=Ug,e » (U "*£ ' 
19281 om P«H « te vemon. dana le même vrtum 
l'' B om I . ,. I ,,rateura avaient 

i tt» à lue immédiatement emploie. u~ 

7 L r^Lté d'un iMte Intern-*». **> 
eB élaboration un, telle Un- 
llneniiSqun qui ■'" «■" 

U Espéranto et l Ido «■«' po L,aitte. 

,„„* a l'ot^^on ^ Prt,P " 8 n 11-e'U--. l'une 
Deux tonte*. « di.putent eu M* * > «*" 



D „ propose- ^" f 7Cl n ii Nnct^tSi te 

l'ordre dr la lan«ue ' n . ternat,0,, " , L^Ϋ u « S. «rnnde. 
a) Employer .ndifféremment le. ™ d «" u * tou(lml |, 

,an,U de adulation '"•£*"£ ™ * en «parant 

dfcmenee» grammaire, Al l «peran ^^ 

1. la di«l de la dérive p» *• J™ n * " Eb- , 
««pond par eouv«Ui«. I g-q» * 

^dT Obtenir à volonté une «"«P*»*»*? .«Xafta 
Jt r„ le. d*h- d, la édification deeta^ * » 
S.»A dfoi.n.n, le. noie, de 1- — kW "»' ' " * 
» _ ,- 3 = roi. 9 " de, (1 • hba. 

7oi eneval-oj on 599,725 o] Solde Je.irc solo.,. 

S S^mMent I*. .te*, «m», te) «natal 

'l^r'pûbUc.tion de l-Wta* International de 

BS (^propo.i.ion, W. Je.ier.ti. Sehola e. Vi.a, IW. 
„ M, 1932. n" 1-2. p. 92. 



tl(lt b ,.,„,, —Ile a. «e.v.ce de, n«é*«U e. de 

, ,..,,,,^,0,, de V***» P- U l«« 

1 
4 ,,-„.!- dr langue uueinalionak 
(V» renlainea de plo et» ac i«hb" 

„ m teJ! - " irt 'lZIm 

223 8 Terminologie scientifique «péciak. 

| ,, 1 „ ; , la lecture de, ouvrage. Le prob'ir, 
B0 J OB i. .r.en^fioue et nmveMe le e 3 t poae. (Vc.r 
raton. prÉwmtte «u o. 122 ) 
Ûh», la vie courante, on a fréquemment retour a 

lu ^e de nom, .péclaux. An, ^ ^^ pa! 

U«tax, I" Sermo den— I. î«c,e « 
U Ré Sl o„ de Malm,dv.. U e.. .»« de. l.nuUe. ^. ■ »* 
, r , S^ttet 3'études et ****** - ^' ;^ k 
S**., mai. il crt en relation avec ^mo/ u a 1 

Uea nL» «n, au»! emprunté, à de. q«d.«. U 
Nielle h l'«Ét.ta de cellule- » dft ***"' ^ 

dc OoWetaHe mebr.cl.ble (-" '^ àe ^ 

implications .accumulent I «i«m de, te me, P 
« de, convenfon. qu. manquât de **&**■ ***£ 
. „. » I-*hA -B-lBe la même cW. ^,«n d- 
l:i l en de^ e, non ^^' *T^ £. 
ro «are du méridien en lieu- «« -« « ^"^L 
. J 1,.;.,.^ m deux iéne* de VU 1 ' « a 
tUum de deg,» de bt, tU de en d 

ceU i de longUude en deux »énes de IBU". »» '«" 

" . , LOI, 360" qui supprimera,! U 

une notefon unique de U a jo H 

détermination, .ub.é^uente. de, de».e, en N. 5. 1. 

« 1- ''" f ta 7^ c(eri>tic Um D e„ Ji. .m. 

4 Leibnite den» sa Cnaructenatic um 

-4i » m «vmboliame .erablable i 
pour exprimer toute .dée, un .jmbo i.m 

i - J r,l D M,re Ce «ymboli.me a ise réal„e dan, 
celui de l alRtOTe. v-e oj.» d„«,I rl< 

temp» moderne, par Bool- I **** 



223.9 Divers. 

223 91 Traductions. 

LU ««*■ te— l*u *™« u :» en, « nl no ^, 

-, ip lu.ie„„len BU e,.AnnV,ckerO-ou,e 

,1) Co.tur.t: Hi^ir, de la langue »«^«!^ 
; ,, .^^ ****** Spï ^rTr p e r en Tm'l-u 

Lannuage G. Allen Lln.n... 1928). 



224 



I 



ELEMENTS INTELLECTUELS 



93 



.„ de Sinclair Lewis, l'auteur de Babbitt. a été 

publié simultanément le même joui en 17 langi 

l. La Commiminii de Coopération jitellectui Ile a 

.i. ,,..■ ,.■■! lignais, pom êtve liurlirit en plutieur» 

langues, le meilleur livre de chaque pays. Elle « aussi 

fui) procéder à un • Inde» Traductmiuiin », 

i. Le» édition» polyglotte» combinent plnsïems langue» 
,„ u„ même ouvrage. La Biblo polyglotte de Plantil 
un exemple typique. On a publié de» œuvres classiques 
de traduction en deux colonnes intralinéaires ou infra- 
marginale». 

Pendant la guerre. Kirolf, Ministre de Bulgarie a Fit 
blié un ouvrage en quatre langues juxtaposée», traitant 
,|,.. : . Frontière» bartoriquei de lu Bulgarie. 
4. Les traduction» d'ouvrage» scientifiques sont souvent 
adaptations a un nouveau public, elles sont ainsi 
mises h jour de recherches récente». 

223.92 Signalisation. 

La aignalisalion es| une forme de langage, mai» qui 

i mi. .'i l'nirli d'instrument» maténet* Lee signe» sont 

à l'état de repos ou de mi<uvemoni. Par es.: la aiguali - 

de» chemina de (or. de la navigation, 

,1,. langue» La ... ntrebandleti entr'eux, 

lu* son) optique» ou acoustiques ou tous deux 

à !.i fois; le» an» et te» autre*- peuvent être Uses ou 

mobile». 

On a établi de» rfgnallaatftMm à tort et à travers. Noua 
somme» entouré» de «igaaujc. C'est la tour de Babel de 
l.i signalisation. Une standardisation, une corrélation s'im- 
pose : Une Signalisation Universelle. 

223.93 Corrélations de la langue. 

La Inngue a de nombreuses corrélation*. Dan» un 

- récent à l.i Sot-bonne reproduit «ous l«* titre de 

« L'Homo 1-oquen» » (Annales de l'Université de Pari», 
mai 19ÎI. p. 2lti 23J). M. Léon Brunschwig a donné une 
belle synthèse de» conceptions à travers l'histoire du 
langage, de ses rapports iivec la pensée et avec la logi- 
i,i classification. 

224 Elément» intellectuels. Les formes 

d'exposés 
224.0 Vue d'ensemble. 

', J ■''» cléments intellectuels, ce sont Its idées (concep- 
tions, sen timent », rctivïtê». bnaginatioiit), ce sont les for- 
mes dans lesquelles s'expriment le» idées (exposés scîen- 
lifiqu.es .i didactiques d'uni paît, -rxposé» Utléraiieo et 

mairie de* Sciences et de 
' t-nsriRrirtnenr a été et vraisemblablement ira en «'éten- 
dant immensément, celui de» Lettre» et des Arts aussi, 
la corrélation deviewjwt de plu» en 



étroite entre In pensée il son expreusio», Le Livre écrit 
a rendu possible la concentration d'esprit nécessaire peur 
produire des oeuvres approfondies, équilibrées, riches de 
-uljsl.imi et Impeccable» de forme, Lo mémoire du créa- 
teur livrée à elle-même n'aurait jamais pu atteindre ce 
résultai : la pensée est si subtile, si fugitive qu'il faut 
savoir la fixer. L'ère des improvisations des premier» 
poète» est bien dose. Main qu'on songe à ce que l'algo- 
rithme, pur système de signes et de symbole», a été 
pour le» mathématiques et on concevra l'importance de 
ces formes hïblioRraphiques et documentaires, De plus en 
plu* précises, mieux enchaînées les unes aux autres, elles 
se présenteront comme de» moules tout préparés pour 
recevoir lu pensée, pour l'exprimer avec un maximum de 
Force, de clarté et par conséquent d'efficience. Ces for- 
mes, ce» moule», seront le résultat de l'effort collectif, 
additionné et progressant. Joints à la préoccupation de 
mieux classer le» idées, de diviser Icb textes pour faire 
davantage ressortir le classement et les rapports, ils feront 
de plut en plus, du livre, un langage supérieur entière- 
ment réfléchi, se superposant au langage normal de» 
relation» usuelles qui, lui, est tout spontané, Un tel 
langage sers l'instrument adéquat à l'édification des im- 
menses architectures d'idée* que coristi tueront de plus en 
plus nos Sciences, nos Enseignement», nos Lettres et no» 
Arts, partis, eux aussi, du savoir et du faire primitif 
pour s'élever jusqu'à l'intelligence et l'action raisonnées. 

Ainsi entrevu, le Livre devient le moyen d'élaboration 
de la pensée humaine, la concrétion de cette pensée à 
ses degrés le» plu» élevés. La Bihliologie ne se borne 
plus à être technologique. Elle devient, on l'a vu, psycho- 
logique, pédagogique, sociologique. 

2. Dans la présentation du sujet ici, il y a lieu de 
distinguer les questions suivantes : a) les règles de la 
composition littéraire en général, le terme littéraire s'éten- 
dant ici à tout ce qui est lettre ou écrit, donc h la science 
et à la technique non moin» qu'à la littérature. La corn- 
position littéraire est dite aussi Rhétorique : b) te style 
en général; e) le» diver» types d'exposés; d) les diverse» 
espèces d'ouvrages ou formes de livre ; e) l'ensemble de 
livres qu'on peut distinguer en scientifiques d'une part et 
littéraires d'nirtrr- part. (I) 

3 î.,a forme d'un livre csl très différente selon qu'il 
s'agit d'une oeuvre littéraire ou d'une oeuvre scientifique. 
Fanl.ii aination dan» un cas, rigueur scientifique 

et rationalisation dans l'autre. Cependant te» formes d'ex- 
posé», qu'elles soient littéraires ou Bcîentifjquen. ont de 
commun de nombreux éléments qu'il convient d'examiner 
• n ■ i ...i 



(l( Tout ceiji, la tMUratura c*l classé ci-après 

pu mut m qui concerne le* Ecrivains. Pour l'étude 
des f ni nies, voir aussi ce qui est dit «ous Formules, Bilan 
e: Méthode» pédagogiques 









| 94 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



224 



4, Les formes représentent les diverse» structures bililio- 
loglques en lesquelles les matériaux non) ordonné», Les 
former peuvent être considérée» en leur état «impie. 

iri.-IrrmMiaire n, fondamentales: elles sont alors de* parties 
ou des aspects des ouvrages. Elles peuvent minai, en se 
combinant, constituer In forme de» ouvrant» eux-mêmes 
en leur Intalité et comme telles être rtffirrÏM rai i formel» 
dei formes «.(Pour J'énumératiou et Ir détail des diverses 
forme», on se référera à la Classification décimale. Tables 
de* subdivisions communes de formes.) 

5, La forme du livre n'est pas arbitraire. Elle est large- 
ment commandée par des besoins, voire par des bul» n 
atteindre. Mais, comme il arrive presque toujours, ce 
sont des besoins très limites immédiats qui ont commande 
toute cette évolution. Ces besoins on peut le» définir 
ainsi: 1° enregistrer complètement et facilement: 2" faire 
retrouver aisément le document; 3" faire lire rapidement. 

La forme du livre est le résultat de l'œuvre collective 
comme le contenu même. Quand on étudie le livre point 
par point, élément par élément, forme par forme, on 
constate l'immense et le séculaire effort qu"il a fallu 
pour créer ce qui aujourd'hui nous paraît ni simple que 
nous ne saurions guère l'imaginer autrement. Aussi ne 
pouvons-nous deviner tout ce que l'avenir nous réserve 
encore dans ce domaine des formes du livre. 

fi La forme du livre est distincte de sa substance, les 
données qu'il contient sont telativrment indépendantes. 
Des données de différentes sources (diffèrent» auteurs, 
différents pays) peuvent être comparable» au point de vue 
de la forme, car elles se rapportent à un même objet, au 
même temps, et parce qu'elles sont exprimées de la 
même manière. Malgré cela, ces différentes données peu- 
vent fort bien n'être pas comparables, relativement au 
fond, certaines étant le fruit d'une observation conscien- 
cieuse, d'un raisonnement logique, et d* autres ou contraire 
résultant de la fantaisie et de l'invention de toutes pièces. 
Ce serait commettre une erreur de les amalgamer, com- 
parer, additionner, 

7. Deux problèmes sont à traiter séparément : celui de* 
métliodes et de l'organisation de la recherche scientifique; 
celui des méthodes et de l' organisation de l'expression 
donnée aux résultats de cette recherche (livre, documen- 
tation). Ce dernier problème consiste notamment à exa- 
miner quelles sont le» qualité» de forme requises pour 
que les données scientifiques, après avoir figuré dans des 
documents particuliers, puissent être réunis dans des livres 
généraux (Encyclopédie universelle). Ainsi les données 
peuvent se rapporter les unes a un objet, à un fait, à un 
phénomène déterminé, tes autres à un (troupe de faits, d'ob. 
jets; les unes étant exprimées en telle» unitées de mesure, 
les autres non, etc. Elles peuvent être rédigées de telle 
sorte que ta juxtaposition des texte», leur confrontation. 
leur addition sont impossibles. En combinant ces différen- 
tes données, on commet de nouveau une erreur et même 
en certain cas la diversité de forme est si apparente. 



si vivante, qu'il devient absurde de vouloir tenter ml 
rapprochement, grouper le tout en une même colonne. 
un même tableau. 

On voit dnne. que le» exigences de forme et de fond 
sont différentes et peuvent être étudiées séparément. Les 
exigences de forme sous un certain aspect sont même 
plus essentielles que I" autre* chaque fais qu'il s'agit de 
coordonner des travaux très étendus comme le sont les 
travaux internationaux et ceux qui portent simultanément 
sur les domaines de plusieurs sciences ou branches d'ac- 
tivité. (1) 

8. Jusque récemment le livre était suntfiétiôuc; de 
vaste ensemble historique descriptif, instructif ou wn 
timental ou lyrique. Ainsi les épopées, les gros livres 
religieux. Puis il est devenu analytique, pour tendre a 
redevenir à la synthèse rationnelle. 

9. Deux états d'esprit sont en présence r les uns sont 
en faveur d'une véritable fixation de l'exposé, dans des 
grandes lignes tout au moins, et susceptible d'être exprimé 
en des principes et des normes. Le* autres redoutent cette 
fixation et proclament la lilic-ri,'-. 

La Bruyère disait : < Entre toutes le» expressions de la 
penBÉe, il y en a une qui est la meilleure s, Lôr» de la 
lutte des Classiques contre les Romnntiques, il s'est trouvé 
mi académicien pour dire que les genres en nombre ht 
en texture étaient déterminés d'une manière immuable. 
Mais l'irum Habilité des formes n'existe pas et leur systé- 
matisation à outrance ne va pas sans inconvénient. Les 
formes d'exposé ont de» moments. Quand elles sont 
créées elles aident puissamment à l'ordre dans les idées; 
plus tard elles deviennent tyrn uniques et compriment 
souvent Ut pensée. 

Il faut donc proclamer le droit à la libre recherche dans 

tous sens. (Pareto.) 

Le positivisme ayant été préoccupe de liaison et de 
coordination de faits et de donnée* intellectuelle* a 
constitué un grand embarras au libre mouvement des 
diverses sciences, (de Ruggicro.) 

On possède d'ailleurs des exposé» scientifique* qui ne 
refondent pas systématiquement la science mais qui 
touchent à toutes ses partiel pour les rénover et les con- 
duire dans des voie» nouvelles, Ex.: L'œuvre de Poincaré. 

Les écrits sont de diverses sorte», comme les pensées : 
celles qui s'efforcent d'être objectives, impersonnelles 
(scientifiques); et celle» qui visent n condamner (plat* 
doyers) ; ceux qui cherchent n amuser (oeuvres litté- 
raires). Que de discours, d'articles de journaux, de bro- 
chures de propagande, qui consistent à travestir les choses, 
en passant sous silence, en exagérant, en mettant à une 
pince inexacte, en inventant, en niant. 



1 1 ) Cf. en ce qui concerne la cnmparabilité statistique. 
U. Ricci: Les base» théoriques de la statistique »gri 

19 H, p. 7. 



224 



I 



224.1 Technique de la Composition littéraire. 
Rhétorique. 

I. Notion. - La rhétorique est la théorie de l'éloquence, 
celle-ci définit l'art de persuader. Elle recherche l'essence 
de l'éloquenco ol résout en formules, en préceptes ce 
qui, dans un beau discours, paraît être l'instinct du 
génie. Ainsi lis rhétorique procède expérimentalement. 
Elle a été faite- d'après lea chefs d'oruvre oratoires comme 
la Poétique d'après les épopées et le» tragédies. Elle 
prend place entre la Grammaire et la Logique et doit 
se souder naturellement a la Documentation. 

La Rhétorique peut être conçue en grande partie comme 
une srience rationnelle en voie de constant développement 
et perfectionnement. Cor les chefs-d'œuvre ou exemples 
dont elle se déduit sont eux-mêmes issus d'une série 
d'opérations logique* et naturelles de l'esprit humain. La 
Rhétorique recherche cette suite d'opérations, l'analyse. 
se tend compte de leur valeur, la traduit en formule. 

Toutes les œuvres de l'esprit ■'accompliaient par trois 
opérations: I" la recherche des idées (dite aussi inven- 
Bon) ; 2° l'ordre dnns lequel elles doivent se produire 
(dite nusii disposition); 3" l'expression (dite aussi l'élo- 
uHtion). Bien que distinctes, ces trois opérations dépendent 
pourtanl l'troitement l'une de l'autre, 

» En effet, a! 1 esprit a réuni avec soin tous les éléments 
qui doivertl entrer dans le corps de l'ouvrage, s'il a déter- 
miné par un examen approfondi leur existence relative 
cl leur rapport Ar sénération. ces éléments s'uniront en 
vertu de leurs affinité» réelles et trouveront d'eux-mêmes 
leur enchaînement naturel: de plu*, par une conséquence 
rigoureuse, l'intelligence maltresse des matériaux de 
l'œuvre qu'elle médite, assurée de l'ordre dans lequel 
ils doivent se disposer, les produire au dehors avec une 
expression puissante et colorée qui reflétera ses clartés 
ieure» et l'animera de sa chaleur. > (I) 
2. Hrslorrqur — Aritlote, dégageant la rhétorique de 
toutes les subtilités seolastiques. l'a fondée non sur des 
artifices mois sur des principes universels: il l'a définie, 
I art de porter de manière à convaincre, ou la dialectique 
des vraisemblances et il lui a donné pour base le rai- 
sonnement. Son but est d'enseigner que la langue de 
I nmteur n'est autre que celle du raisonnement et que le 
meijleu, style ^ sl celui qui vous apprend le plus de 
choses et qui nous les apprend le mieux. 

Qu'nn se représente ce que fut la rhétorique pour les 
MtCierUj et pour les humanistes. Presque une science en- 
"•'l"pédique. Il falloir. un e ff orl pour distinguer le fond 
de ! a forme. (Cicéron, De Oratore 1. IV. 17). 

t'I anirn cil «etott&s tomprebendenda reram pfarrmarum, 
Une qua verborum volabilHat munis ofque irridenda tëi; 
'PJ« oralto confarmando non soium eiertione sed eriom 

0) Géruxet —Cour» di- littérature asajuBue au plan 
<*e» étude, rhétoriques (1852). 



ELEMENTS iNTELLECTL'EL5 



95 



construction wrWum.- cl omm ammorum motus, quo» 
Aorm.ium gittrta natu.a tribuit, penittt» pernoscendi, quod 
omrtis urs rolio que di'cendï r'n «mm qm oudrànt mentit,™ 
ot sedont/rs nnr cïci'Jjndis ex^romfnenda est. 

Un humaniste comme Mcntanus, par exemple, doit 
préciser que la rhétorique n'est qu'une adéquation et un 
ordonnancement des moyens aux fins qui permet d'obtenir 
des formes expressive» amples, tout en exigeant 1 un 
solide bagage idéal, émotionnel et volitif. doit reconnaître 
h di*tance qui sépare les disciplines scientifiques de 
l art de la parole ». 

3 Traité*. — Les traités de rhétorique sont nombreux. 
Ceux dea grec», dont le principal rat celui d'Aristote, ceujr. 
des latins anciens dont celui de Cicéron, ceux de la 
Renaissance dont celui d'Eroame, ceux du XfX" siècle 
dont les traités de V. Leclerq, Gérusez. D. Ordinaire, 
Edouard Laboulsyc. (I) 

Le professeur des lettre* part d'un texte qui est une 
réalité comptent, et te fait analyser aux points de vue 
grammoticol, logique, intellectuel, esthétique; il fait trou- 
ver par les élèves de» lois ou règles correspondant à ses 
diverses particularités; i! en fait faire des applications 
variées. (2) 

De la méthode /intérn ire.- journal d'un professeur dans 
lasse de première (746 p. couronné par l'Académie, 
6" édition). Ce livre n'est ni un manuel ni un recueil. 
C est une sorte de cinématographe où le lecteur peut 
voir et entendre travailler ensemble le professeur et ses 
élèves, préparation des devoirs, correction, explication, 
commentaires. C'est l'art de travailler, la méthode, le 
savoir faire. 

4. Rhétorique ancienne et technique moderne de la 
composition littéraire. — La rhétorique, telle que rensei- 
gnaient le» ancien», comprenait les éléments les plus 
variés, elle, déterminait a la foi» la lois de la composi- 
tion et le» loi» du «lyle: elle confinait â la logique pat 
I étude de la dialectique et du raisonnement, à la mimi- 
que pat celle du geste et de la diction, mais en généra] 
tout cela n'était que pute forme. Elle enseignait la meil- 
leure mnnièrr d'habiller les idées sans fournir une idée, 
en donnant au contraire le moyen de suppléer par toute» 
sortes d'artifices au manque d'idée. Elle pouvait faire 
ÏU ' 1 "'" ll " r loute en surface, mettre de l'ordrr 

et de la méthode dans des riens, exposer intarissablement 
des choses qui ne volent pas la peine d'être dites. 

Exurde, exposition, prévision, preuves, réfutation, réca- 
pitulation, péroraison, c'était toute la rhétorique et l'on 



II) ManaontfJ : Eléments de littérature — Laharpe : 
Cour* .1- httsn-ahiro. — Batteux : Principes de littérature, 
— Bloir ■ Leçon» de- rhétorique. — Baldensperger : La 
bttersture. Création, Science, Durée. — Broeckaert (R. 
r ) Lr iiiirje du jrune littérateur, 

r..?. 1 A ^.f'°" '" ^'ompoiition . de Bézard. adnpté pat 
Philli. RoMiin». 



96 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



224 



n'en sortait p««. En réalité toutes ce» parties se retrouvent 
dans les discours spontanés, les moins étudiés. Mais la 
rhétorique ancienne consistait précisément n les dissimuler 
à recouvrir le squelette de muscles et de peau. 

Maïs voici que depuis l'antiquité la science a fait son 
oeuvre. C'est elle toute entirie qm correspond il la partir 
invention; el pour une partie r'est 1» mathématique 
moderne qui offre la forme d'énonciation la plus avan- 
cée. Il n'en demeure pas moins que l'idée de rationaliser 
le discours comme la langue, comme !a pensée, fut une 
pensée géniale des Grecs et qu'en possession de» moyen» 
nouveau* dont nous disposons, nous avons à reprendre 
cette œuvre en l'élargissant. C'est notamment une des 
tâches de la Documciitnlogie. 

224.2 Le style. 

I. Le style est un résultat. — C'est l'homme, a dii 
Buffon ; c'est aussi l'époque : c'est la matière traitée. — 
Impondérable, indéfinissable, parce que tout en tenant 
dans la réalité, il exprime à sa manière ce lien de toute» 
les choses, suivant qu'explicitement ou tacitement, en 
termes déployés ou par ellipse et syncope, l'écrivain 
tend a faire éprouver l'unité concrète et synthétique du 
champ traité. 

Le style, dît Covtutal, c'est l'ordre que l'on met dans 
l'expression de la pensée. C'est aussi le fait d'exposer les 
notions avec clarté en les classant, en dépit de 1 énorme 
fourmillement d'idées qui jaillit dans l'esprit de qui 
fait. Le style c«t la forme d'exposé, ou plus exactement, 
chacune de ses forme» a son style, 

2 II y a diverses espèce» de style: le style simple, le 
style tempéré, le style sublime. L'aristocratie de France, 
berceau de la langue française, s'imagina de hiérarchiser 
son vocabulaire, comme elle hiérarchisait le peuple de 
France lui-même. Il y eut des roots nobles, des mots 
bourgeois, de» mots roturiers, d'autres frappés d'interdit, 
comme le nom de certaines partie» du corps humain. 

En Chine, il y a sept espèces de style : antique, litté 
roire, fleuri ou mondain, commun, dcmi-vulgsiire, fami- 
lier et épiitolaire. 

3. Cher les moralistes, particulièrement cher les mora- 
listes fronçais, l'observation des choses se condense en 
une maxime, une réflexion, une pensée. (Pascal Vauve 
nargues.) 

Parlant de Taine. Bréder et Hasard (Histoire de la 
Littérature française illustrée. § II, p. 240), s'expriment 
ainsi : • La solidité de la pensée, la logique lumineuse du 
. développement se reflètent dans son style avec une 
B limpidité absolue; il n'est pas jusqu'il l'aspect typo- 
» graphique qui ne témoigne dès les premier» regards de 
l cette rigoureuse ordonnance : le petit tiret s ajoutait 
:■ aux pointa et aux virgules pour séparer le thêWm- 
■ initial, puis le» différeiiics pallies de la démonstration. 
m puis la conclusion: toutes les cases tracées dans le 



l domaine d'un chapitre se trouvent remplies égalemenl 

• et l'on continue à voir se dessiner ce* case» n- 

■ pleine», a 

Anatole France demande le « sarclage » de la page 
écrite, il veut que l'nii arrache le chiendent des que, cjut, 
qu'on, dWtt. que soient bannis le point, la virgule, le tirft. 
On écrit, ajnute-t-il. selon «on rythme et le format usuel 
de son papier. Il Imil écourter les épithètes, supprimer lu 

• polinière ■, se garder de l'ampoule, du pathos, s Rien 
n'est aisé comme de tonner, de détonner et d'étonner. • 

■ Une» pièce qui serait applaudie 1 chaque ver» tiendrait 
le spectateur vissé toute la huit «ur «on strapontin, » 

Former des phrases organiques ayant un axe au tout 
duquel tourne et s'ordonne la pensée, avec un rythme, 
un nombre, une harmonie, tout ce qu'un style sout. nu 
suppose de réflexions, des richesses intimes de forte 
éducation classique, de capacité de synthèse, d orrlr*- 
emfia, Remy. 

Chaque auti-ui a son dictionnaire et sa manière: Il 
t'affectionne h des mots d'un certain son, d'une çertuinr 
couleur, d'une certaine forme et à des tournure» de style, 
& des cuupe» t!e phrases où l'on reconnaît sa main. 

J. Joubert. 
Sujet, verbe, tégànir dira i ou indirect, les inversions, 
las figures de r héto r i que, quelque» image», la phrase 
linéaire; elle devient uofumclriïjuc. elle se monte étroite 
iiH.-nt lui l'objet tel qu'il a»t rêvé par l'émotion et de 
manière qu'il apparaisse dans sa racine et dans sa fleur, 
dans l'instant et dans la durée. (Dclhorbe sur Rsmuï.) 
Amplifions, disons qu'elle devient dynamique. 
Pour bien écrire, il faut trois qualités : 

a) la correction (non barbare) éviter ImibariBirte. solé- 
cisme, gallicisme; 

b) la clarté (non obscure) propiiélés de* ternies et nis 
plicité naturelle de la construction; 

c) l'élégance {ni plut, ni vugaire) ; élégance, de eligere. 
consiste è choisir dea mots, des locution» et une cor 

lion de phrase qui rendent la peniée avec plus de grtee 
DU de force. 

4. De nos jour» les poètes se «ont exclus eux-mêmes 
de la foule en grand nombre. Ils ont voulu raffluer. quin 
tessencier, suggérer et non émouvoir, cérébraliser et i 

ni art une science intellectualiste el non un sacer- 
doce sensible. D'où sont nés souvent l'ob*eurci»me, I 
métïtmc, l'incohérence. Le» poète» aonl devenus étran- 
gers à la masse, parlant une langue incompréhensible au 
service de pensée et bien souvent puérilement vide. Mai» 
en raffinant, ils ont atteint aussi des forme» supérieure» 
d'expression de ta pensée et il faut savoir gré de leur 
effort. 

5, \ r style |Ui de* Bouwdlea ai l'- 

habitue les esprits à la concision dans la clarté, Ij» 
| >,,;,.., de tout pays en celle dernière année «'est vue 



224 



T 



ELEMENTS INTELLECTUELS 



97 



oblige de présenter en de courts cablogremmcs les don- 
née» très, complexe* des grandes négociation» politiques 
M i , , ,, In un autre effort trop méconnu. 
6. 1-e style peut être élevé tout en restant accessible : 
qualité rare, [.es F mnçais ne croient pas qu'il y ait matière 
si difficile qui ne puisse être présentée au public dons 
une forme facile, familière et courante. I.a clarté française. 

224.3 L'Exposition, les Exposés. 

1 Nations. — Tout document r-.i un rspiisé de données, 
fait» et idées. Cet exposé est plu» ou moin* bien ordonné, 
clairement formulé. Icirtcmisnt stylé. Le progrès est tou- 
jours possible dans une présentation plus lucide, une 
coordination (.lus exacte, un équilibre plus harmonieux 
dr-s données doctrinales. Il l'est aussi dans une description 
plus adéquate des éléments, 

•i 11 y a des gens, dit PaBcal, qui voudraient qu'un 
autrui ne parlât jamais de choses dont les autres Ml 
parlé; autrement on l'accuse de ne rien dire, de nouveau. 
Mais si les matière» qu'il traite ne sont pas nouvelle», 
la disposition en est nouvelle. Quand on joue à In paume, 
c'est une rrn-tne balle dont jouent l'un et l'outre; mais 
l'un In place mieux. J'aimerais autant qu'on l'accusât 
• i te servir de mots anciens! comme ai les mêmea 
pensées ne f«ïT-mafeni pas un autre corps de discours, par 
une disposition différente; aussi bien que les mêmes mots 
f'irmr m d'autres pensée? par de différentes dispositions, 

2- fies genres d'te-treres. — Il y a trois grands genres 
d'ccuvrc.s : a) le genre didactique, où l'on se contente 
d'exposer les principes des orrs et des sciences; b) le genre 
pftifofOpmriiIft, où on démontre ces principe ; c) la crifiifn. 
ou on en fait l'application aux arts et aux ouvrage» 
existants. 

a) Genre didactique. — On appelle didaclique, tout 
ouvrage qui a pour objet principal rt essentiel d'Instruire. 
Le terme indique les compositions où l'on se boi: 
enseigner les principes des arts et des sciences à ceux 
qui sont censé» le» ignorer, [.es qualités sont /'exactitude 
et la concision, 

b\ Genre philosophique. — On appelle philosophique 
tout ouvrage qui tend à exposer et a démontrer les 
principes des sciences. Toute démonstration logique çon- 
â déduire une ou plusieurs conclusions certaines 
d une vérité connu* (syllogisme, entbymène, dilemme). 
Dans toute démonstration il s'agit avant tout de poser 
nettement t'itat de la question, c'est-à-dire de faire con- 
naître ce que l'on suppose certain et ce que l'on prétend 
démontrer. Crt exposé doit se faire d'une manière rigou- 
reuse et par des définitions logiques, Bien établir la 
question et ne jamais s'en écarter, définir exactement li-s 
termes rt (eut conserver partout ta mf-mr acceptation 
telle est la première règle de toute discussion. 

Une oeuvre. philosophique doit présenter un raltemna 
""ut suivi et complet. L'ensemble ou du moins chaque 



partie instable de l'ouvrage peut se résumer en un syllo- 
gisme général dont la conclusion forme la proposition de 
cette partif. et dont les prémisses sont développées et 
prouvées à leur tour par d'autres syllogismes qui se 
subordonnent et s'enchaînent les uns aux autres jusqu'à 
la démonstration complète. La démonstration d'une de 
ces prémisses, pour être e'aire et distincte, exige souvent 
qu'on l'entreprenne par parties, c'eat-à-diie qu'on établisse 
des divisions: c'est paiticulièieim-nt dans ce cas que la 
forme sèche et nue du raisonnement peut ou doit 
".litre en téta de l'ouvrage, afin de projeter sa lumi- 
neuse clarté jusque dans les profondeurs les plue reculées 
dis i.-iiMnnnement, Une logique rigoureuse doit lier toutes 
les poities d'un ouvrage et dessiner clairement les divi- 
sions. Etablies sur ce principe, les divisions seront aisé- 
ment complètes sans rentrer les unes dans les autres, 
exactes sans excéder les limites du sujet. Ces limites sont 
déterminée» par la proportion générale de l'ouvrage, 

(R. P. Broeckarrt ) 

Il y n deux méthodes de démonstration, a) La méthode 
sgntnrftftrBe; elle suppose de la part dr celui qui écrit 
une connaissance préalablement complète du sujet où il 
n'a plu* rien à se démontrer à lui-même, rien à recher- 
cher. Ce qu'il possède, il le compose (sun, tithêmî), 'I 
en fait un édifice régulier où l'idée simple et générale 
forme la base, dû ensuite l'idée particulière et concrète 
Forma les détails et les accessoires, b) La méthode ana- 
lytique fann-Iuo) est le procédé de celui qui est à 
In recherche de la vérité: il faut qu'il décompose (analyse) 
son sujet, qu'il en détaille les objets particuliers, qu'il les 
examine et les rapporte Ira uns aux autres, qu'il en 
dédui'r enfin l'idée simple, générale, abstraite. Le prin- 
cipe ainsi trouvé par l'analyse devient la base de In 
synthèse. 

c) Genre critique, — On appelle critique l'œuvre qui 
i. nd à itiRer une autre oeuvre et à examiner comment 
'■pond nu non à des principe* posés en critères 
(Voit n« 274.» 

L'exposé peut être I" une présentrtion des faits, 2° un 
jugement des faits. î" une défense ou une attaque. 

La documentation iieut revêtir la forme objective, com- 
— et à dialectique serrée ou la forme pamphlétaire 
adopté.- pat 1rs critiques d'un état de chose donné ou 
par le» protagonistes ries innovations. 

3. Degrés divers dans /'exposé. — L'exposé d'une même 
question, notion, science, peut être fait selon des degrés 
divers. 

a) Le premier ordre de degré est relatif à la longueur 

de l'exposé. Celui-ci. au point de vue idéologique, est 

piupDilmrtnel .tu caractère aénéral ou détaillé de l'idée: 

■M de vu>- littér.'.u i! dépend du caractère implicite 

ou explicite, délayé OU couda de l'expression ; au point 

de vu. .t.. u ulaire. il dépend de l'extension matérioll. 

du document. 



98 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



224 



b) Le deuxième ordre de degré est relatif à l'état mental 
de ceux auxquel» s'adresse le document (âge. formation 
.colaire. clasie souche, spécialiste). On distingue ici les 
degré* préparatoire . I. ....eiitaire. moyen, supérieur, spé- 
ekat (Voir n* 155.) 

Dans un travail déterminé, il faut «voit »e limiter. 
Il faut distinguer l 'exposé complet ("ailé, encyclopédie) 
de l'exposé particulier (ouvrage, article). 

Un exposé complet n'est pas toujours nécessaire m 
désirable. 

Un exposé particulier .i BU but, u»e occasion. Place 
doit lui être faite n côté de Teiposé complet. 

En remontant jusqu'à la source, il y a lieu de se deman- 
der ce qu'il faut documentaliser. On répondra: tout re 
qui a Irait au* questions dont l'ensemble constitue a 
structure de ta science envisagée, ou tous les faits im- 
portants, noyés aux yeux d'un témoin non prévenu dans 
la masse des fait* accessoires. 

En principe cependant, un livre scientifique doit 
complet (complélude). Même un livre ayant en vue Ici 
étude» première», celles dont tout le reste découle, doit 
comprendre à la fois l'exposition des éfémenl» et celle des 
l/,éor,es qui s'en dégagent, D'ailleurs U définition entre 
Us uns et les autres est souvent similaire. 

I! semWr .u,,- qu'il Faille dï 9 tin«ucr trois sortes d'eeprit 
auxquels correspondent trois aortes d'ouvrages : a) pour 
les analystes, spécialiste*. U mor.ogrf.pl.ie descriptive : 
b) pour les systématique», universalistes. le traité: c) pom 
j uthêtiite». l'.iéoriciens. l'exposé théorique. 
La matière c»l présentée dan» trois espèces d'exposé : 
h Exposé littéraire: pittoresque, narratif, suece^if 
simultané (Impressions esthétique» et appela au senti- 
ment). 

2" Exposé personnel : visant un lecteur ou une catégorie 
de lecteurs (ad hominen), ne traitant pas ce qu'on sait 
qu'ils connaissent déjà. La lettre est le type de ces exposés 
3» Exposé systématique: objectil. didactique, la matière 
présentée pour elle-même et complètement, sans égard \ 
la catégorie de lecteur» ni h l'impression esthétique, 

A un ulir point de vue. il y a <lc.i* grandes catégories 
d'écrits, l.e. écrits destinés à faire avancer la scienc- 
(contena.it des fait* -cientifiqu.es nouveaux). Les écrits 
destinés à vulgariser et répandre la science. Parallèle» a 
!.. publication dite scientifique. 

Il y a lieu de laisser l'érudition h la portée de ceux 
qui ont le désir de savoir, le dê»ir de s'instruire, qui 
ont le goût de la nature, de l'art, des choses vraies, 
utile» ou belle*. 

En général, la vulgarisation scientifique est impossible 
pour qui ne participe pas lui-même a l'édification de la 
science. H importe de porter d'emblée au cosur de» pro- 
blèmes soulevés et de présenter l'explication nette ex, 
géant d.i le.leui l'effort qVon cM en droit d'attendre de 



lui . Autrement. Il n'y a que délayage de l'ensemble 
de» vérités acquise» à l'état de douceur mielleuse ». 

(Edgard Heuchamp.) 

Le Scicniific American a ouvert un concours destiné à 
récompenser l'auteur qui saura le mieux, en moins de 
3,000 mots anglais, exposer d'une manière claire et non 
technique la théorie d'Einstein. L'/ffuslralion (Paris), à 
ton tour, a publié un exposé complet «ans un seul mot 
...Unique, dû à M, Charles Nordmann (28 mai 1921). 

c) Le troisième ordre de degré se rapporte à la com- 
plexité des données: a) manière d'incorporer dans KM 
rédaction un fait OU .mr idée simple: 1>) manière de 
combiner un nombre de données dans un ensemble: un 
ouvrage : c) manière de combiner dans un ensemble divers 
ouvrage»; d) manière de concevoir la combinaison les 
uni avec les outre» de l'ensemble de» ouvrages. 

224.4 Le Plan. 

Un livre, a dit Taine, est une subordination de rapports 
généraux à un rapport particulier. 

Le Plan est à la base de loul exposé systématique 
(scientifique, didactique). Il consiste essentiellement en 
classification et ordre mis dans le» idées (voir Classification 
sous ft° 412.3). La difficulté provient d'une part de la 
complexité des sujets traités et de la multiplicité 
points de vue sous lesquels ils peuvent être envisagés: 
d'autre part de l'entrecroisement Co n s tan t de ce» point* 
de vue. Le plan a pour but d'apporter ordre où il y aurait 
confusion el enmèle, Toute chose considérée (être, phé- 
nomène. événement, question) se présente dans un 
complexe d'autres choses: corrélation, répercussion, en- 
chaînement de causes et d'effets. Tout document y relut. 1 
participe b la même complexité et le plus petit exposé 
tra.if de points secondaires en même temps que du point 
principal. En conséquence on y trouve forcément de» 
I données que ne révèle pas son titre, expression du sujet 
principal, ce qui dan» les opérations du classement cl 
de la catalograpltie entraîne à une pluralité d'indice» el 
d; notices, 

( Le pniblème fondamental, dit Bonasse, se pose ; 
I Comment distribuer les matériaux r En série. Le choix 
de» aértes (al -..bnrdonné a la condition de n'iutro.li.i.- 
les idées que (le plus possible) les unes après les r,. 
au fur et à mesure des besoins, de manière que le lecteur 
»e familiarise immédiatement avec elles sans risque d- 
les confondre. Le choix de» série* est encore subnr.l. 
(dans les sciences) à la facilité plus ou moins grand, 
de se représenter matériellement les théorie» el de les 
illustrer par des expériences, s 

Dans un livre bien construit, on aperçoit le squelette 
qui forme le support de l'iHgmiieiitalion générale et qui 
monire son harmonie el sa consistance C'est tout l'opposé 
d e c , ..«mandent les rl.éloriciens de masquer le 

squelette pnt l'art des transition » insensible», 



Lea ouvrage* didactique* attachent beaucoup d'impor- 
tance au a plan d'étude ». On dresse un pian d'avance 
l'étude de chaque objet, (Ex. Alexis. Géographie.) 

224.5 Classification ou ordres des Exposés. 

I, Les principaux ordres d'exposé sont; \« l'ordre des 
matières ; 2» l'ordre géographique ou topographique (dis- 
tribution dans l'espace); 3" l'ordre historique ou chro- 
nologique du développement ; 4° l'ordre alphabétique 
(par exemple les biographies). 

Un livre aussi peut être considéré comme une marche : 
un point de départ et Lin but vers lequel on progresse. 

I C'est un problème général en documentation que 
de déterminer le* rapports entre les divers ordres de clas- 
sement; matière, lieu, temps, forme el langue. Chacun 
de ces ordres constitue en lui-même une succession dont 
la ratio de la progression lui est propre, et c'est erreur 
de réduire en fragments cet ordre que d'y introduire, à 
chaque échelon, 1rs documents d'un autre ordre, 

3, L'étude d'un sujet, la préparation cl la rédaction 
d'un ouvrage pourront se permettre avec diverses caté- 
gorie» de formes de document. Par es.; le texte, les 
illustrations, les listes bibliographiques, tes listes ehrono 
Indiques, les extraits anthologiques d'ordre littéraire, les 
notes explicatives détaillant les documents justificatif* 
(Poésie sur le sujet). On peut établit les données de ces 
formes différentes en plusieurs séries documentaires dis- 
tinctes constituées en licites ou dossiers séparés: on peut 
aussi réaliser un exposé unique combinant toutes les 
tonnes; l'illustration étent placée en regard ou au milieu 
du texte, les notes et la bibliographie disposées en notes 
iniramarginales, les citations ou extraits poétiques ou 
littéraires, lea faits chronologiques et les documents insérés 
à leuT place dans le texte lui-même. 

1 . étudiant el l'auteur, bien averti* des différences scien 
tihques de ces diverses formes, choisiront celui de ce* 
modes qui leut conviendra, mais Us se souviendront d; 
I adage latin ■ ElêCla una via excluditur altéra >. Le 
choix d'une méthode excluera l'autre 

224.6 Ordres d'exposition. 

II laut distinguai Hoi» ordres d'exposition ; 1" l'ordre 
de démonstration, il peut n'appeler que fort tardivement 
une notion d'une utilité connue; 2° l'ordre de découverte, 
historique dans l'ensemble de l'humanité ou chronologi- 
que dans la vie du chercheur ; î rt l'ordre d'initiation ou 
d enseignement. 

L'ordre d'exposé est bien distinct de l'ordre d'invention 
L'auteur qui communique •« pensée ne doit pas forcé 
ment obliger le lecteur de refaire as^c lui, en ses zigzags, 
le chemin qu'il a du lui-même se frayer à travers lin 
connu. Le terrain une fois reconnu par le pionnier, la 
toute pour d'autre:, peut être directe. L'ordre d't 



scientifique doit avoir pour objectif l'utilisation des don- 
nées; celles-ci. en leur existence documentaire, doivent 
devenir aussi manînblei que des instruments dans an 
cabinet de physique, des matières dans un laboratoire 
il i lumie. 

D'autre part, il peut être utile dans l'enseignement 
d'initier de bonne heure à des notions faciles à compren- 
dre, mais dont la démonstration rigoureuse prend place 
après une longue suite d'autres démonstrations. Ainsi 
par exemple, en mathématique, la nation de la fonction 
pour être bien comprise, peut être placée au frontispice de 
la science. « L'inconvénient est mince, car s'il peut être 
agréable pour In salislaelion complète de l'esprit, de 
posséder ainsi une définition globale et synthétique, nous 
cherchons en vain qu'elle peut être l'utilité, soit au point 
de vue de l'enseignement, soit à celui d'une compréhen- 
sion générale des choses, pour celui qui cherche 1 
acquérir une simple initiation préalable s(A. Laisant, La 
iii.iiln'matïque, p. 28) 

On doit pouvoir lire un livre dans un autre ardre 
que celui des pages, afin de pouvoir comparer. Ainsi, 
dans un livre d*tdttoirt tout ce qui concerne l'art, ou 
l'industrie dans un livre d'art, tout eu qui concerne l'arl 
d'un certain siècle ou chez un certain peuple. La notation 
hihliographique ries chapitres contribuera à cela. 

Une même matière, pour des buts différents, peut être 
diversement distribuée el ces ordre» se trouvent successi- 
vement dan-; le même ouvrage. Ainsi les programme», 
catalogues de» universités. On y trouvera la distribution 
des cours de trois manières : par matière, par professeur 
el par jour et heure de la semaine. 

On devrait pouvoir lire un livre scientifique en le par- 
courant et en éliminant facilement du regard tout ce qui 
n'intéresse pas. 

« L'utilité des séries artificielles ou transposées n'est 
pas douteuse. C'est à elle que nous devons nos arts et 
notre industrie. Dans le» recueil» scientifiques il est «cu- 
vent commode d'abandonner l'ordre naturel des faits et 
des idées et de lui en substituer un autre ; tel est le cas 
des dictionnaires. ■ (Proudhon. ) 

224.7 L'exposition dans [a science, 

I Historique. - L'exposition scientifique est ia der- 
nière venue dans l'évolution des formes: c'est dans les 
temps récents qu'elle a commencé 1 faire concurrence aux 
formes, à I antique, oratoire ou sentencieuse, patriotique 
ou philo>ophique. L'exposition scientifique est caractérisée 
pu l'objectivité, la simpl'cité, la clarté, la méthode. 

2, Nation. — Exposer un sujet scientifique, c'est le 
circonscrire (sa plaça parmi les autre» sujet») ; le définir 
[ce qu'il a de spécifique); l'analyTr (de quoi il se 
rompose). 

f- or\den\en\ . — « La science n'a d'intérêt que par 
son bloc. No» explications étant purement verbale* 



| 100 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



224 






(en Ce sens que noua somme» capables seulement d'énon- 
cer N'ius le . . mie proposition qui contient 

Un grand nombre de fait*-), la science des particuliers 
devient une pute définition de mot». On ne peut cnncs- 
voïr le rôle de l'explication physique que «ut des 
rnsemhles. — Suivant que vous commence* l'exposition 
par tel ou tel liant, le système de» explications se trans- 
forme complètement. Ce qui était fait d'expérience 
devient définition de mol; inversement ce qui était incon 
lestalilc comme définition M mol devient à démontre! 
comme fait d'expérience. No» philosophe» «ont peu fami 
liera avec ces notion», pour nous élémentaires: elle» ne 
«ont ni dans Aristotc in daim I nclielier. Qu'ils apprennes! 
que. suivant le cas. le» même» propositions intervertissent 
leur ordre de préséance: pat suite, que leur certitude 
(apparente) change de nature. Ils voudront bien se rappe- 
ler que l'explication en physiqu» est la comparaison de 
fait avec les échelon» d'un sorite développé d'une manière 
indépendante, a (1) 

4. IL 'exposé comporub/e à une architecture d'idées. — 
La division d'un discours — qui vu ainsi de la simple 
phrase à l'alinéa, au paragraphe, & la section, au chapitre 
— est d'importance primordiale. Il s'agit de faite coin 
prendre au lecteur l'architecture de l'édifice intellectuel 
qui lui est proposé: il s'agit aussi de lui permettre de 
s'intéresser à telle partie et non à telle autre. Il doit 
pouvoir être distrait »ur tel détail mais reprendre intérêt 
à telle autre partie, sans que le fil «oit perdu. 

La caractéristique du livre d'être une ■ architecture 
d'idée» >. de données intellectuelles, conduit à prendre 
en considération l'énorme révolution accomplie de nos 
jours par l'architecture elle-même. Il est impossible de 
se désintéresser désormais de l'évolution de» concepts 
architecturaux. La guerre redonnant une faveur nouvelle 
à l'esprit technique t-t aux solution» catégorique», l'archi 
lecture se tourna vers le» solutions de la science dédai- 
gnées jusqu'alors au profit des recherches dite» artïs- 
tiques et qui n'étaient souvent que décorative», paitanl 
parasitaires. Des formes neuves, insoupçonnées sont alors 
apparues, fruit de la tendance générale vota la crviHsslio i 
rationnelle, où s'elfoice notre génération L'architectu.e 
nouvelle utilise aluni les matériaux nouveaux (pierre, 
brique, bois, h acier, paille comprimée, béion 

de cendre», vetTe). Elle vise à l'insonorisation, à l'aéra 
tîon du gtem œuvre, à l'utilisation de l'espace. I.n régu- 
larisation de l'architecture et sa tendance à ruibatiismi- 
total aideni ii mieux compri-ndre le livre et se» propre» 
Il rata funelîniinrls et intégraux, (2) 



(1) H. Bounsse, Introduction dit tome !ll du Cours de 

Plil;jiï((ue, 

Sur lei conditions et 1rs exigence» de la ach 
•2.1. 

| 'i Vnii lr-w œuvre» d'Henry van de Velde, di Le Coi 
busier, â'A ttorl (Eléxnenn de l'architeclute I 

tionnelle Tormo Hfiepti 678 reproduction 



l"ii ce qui dan» l'exposé écrit n'est pas ordonné selon 
in logique produit une diitorsion de l'e*piit, d'autat.t 
plus troublante, pénible, inefficiente, que l'esprit a rua 
vantage pris conscience de l'ordre logique. 

I : qualité I tigêeM dans le* ouvrages scientifiques sont: 
a) la justesse dan* les pensées; elle est le fruit d'une 
étude aérien v- , b) la méthode dans le développement .- 
elle consiste surtout à ne pas mêler les objets distinct* 
de l'enseignement dans les sujet* Un peu compliqués, à 
établir et à respecter les divisions naturelles; c) la clarté 
dans l'expression : elle veut que l'auteur se mette en garde 
contre les entraînements de l'imagination; d) le sentiment 
des proportions, si important dans la composition d'un 
ouvrage. 

5. Analyse de fexposé. — La forme de l'exposé cou 
avant (oui dans une disposition des éléments : a) toute 
phrase peut être ramenée à un type (sujet, adjectif, verbe, 
adverbe, complément) ; b) tout raisonnement (suite de 
phrases) a un syllogisme . e) tout exposé (*uile de raison- 
nements) n un type littéraire nu scientifique ; d) t'-mt 
livre (suite de tel» types) a un type d'architecture livres- 
que. 

On a la graduation suivante : lit syllabe (phonème), 
le mot, la phrase simple, complexe (plusieurs proportions), 
l'alinéa (pliisit'ius phrase»), 

A la base de l'ordre des mois dans la phrase, il y » 
ce qu'on nomme La construction grammaticale. Deux fac- 
teurs la déterminent : l'ordre des idées et l'harmotm ' 
sons. Le» Hébreux dans leur langue pauvte ont suivi 
l'ordre de» idées, les Grecs et les Latins ont souvent fait 
sacrifier à l'harmonie des sons la clarté d'un style simple 
et direct. I.e moderne latin et les anglo-saxons font d.--. 
constructions directes, les germaniques rejettent le verbe 
h la fin . 

6. formes întctleclueîlca fondamentales. — On peut 
dégager le» formes intellectuelle» suivantes, que les ma- 
thématique- ont singulièrement précisées, mais qui sont 
susceptibles d*- a-lion n tous les domaines des 

:ces. 
Une {fleurie forme un enchaînement continu. — Un 
axiome est une vérité évidente pnr elle-même. — Une 
pruposiiion ou théorème est une vérité qui a besoin d'une 
démonstration pour devenir évidente. — On donne ie 
nom de principe à une ou plusieurs propositions qui se 
t.-i.i-iii in h une même théorie, — Une hypothè*. 

lupposition. — Une règle e»l l'indication de la mar- 
che a suivre pour arriver à un résultat désiré. — Un 
mai («st. an arithmétique, du grec système, nssem- 
) csi un ensemble di lin m. m- 

Flv . «ysti me d<- numérotation 

— Un problème est toute quçslfon â ni i' - La réso 

lution d'un problème comprend la solution, (indication 



224 



ELEMENTS INTELLECTUELS 



I 



IQt 



des op.Malic.li. à faire poui ainver au résultai demandé) 
et le calcul (exécution des opérations indiquées pur la 
solution), 

7. Une science. — Toute science n des faits, un objet, 
un progmoutu "" but. <feà tMSorte», des méthodes. 

On peut rédiger l'exposé dans l'ordre suivant : défini - 
n. .n, proposition, prévisions, conséquences, règle», remar- 
ques, exercice», probti 

«t A côté ou au-dessous des travaux d'érudition, il faut 
à toute science des exposés Synthétiques, oraux et écrits. 
Peut de pareils exposés, les idées générales sont a 
sairement au premier plan, les (ail* au second, alors 
<ii au contrai», dans l'enseignement émdit, il faut, 
comme disait Fustel de Coulsnges. une année d'analyse 
pour autoriser une heure de synthèse, u 

(Salomon Reinach,) 

8. Desiderata. Recommandations. — Les recommanda- 
tions, suugestions et tiesideiala ouivanls sont propose» pour 
une claire exposition : I" la pensée sera divisée; 2" le» 
parties seront reliées les unes aux autres, formant ochaî- 
ne». chaque point étant un problème ou un aspect spé- 
cial du sujet traité- Parfois ces points seuil strictement 
classé», parfois ils sont réuni» par les liens d'un raiionne- 
iiirni bien articulé; ï- elles seront classées; 4 Ù exprimées 

.nais, précis, concis, vivants; 5° disposées 
Bn divisions numérotée»; 6" chaque division sera ruori- 
quée; 7" elle sera susceptible de se condenser en une 
proposition énoncée clairement; 6" la pensée toute entière 

i rkrac 6ure lier U un résumé intentai formé de 
1 ensemble des proposition» particulières exprimé dons les 
divisions du développement; 9" termes précis, répélet les 
mêmes mots plutôt qu'un équivalent; 10° phrase construite 
simplement. uni inversion, courte; I l n expev-é direct, en- 
I haînnroeut des idées directs sens incidences (dégression) : 
12» système logique de division et subdivision apparaissant 
bien nettement tout en soignant la rédaction litiè 
13" l'illustration, réeUo et schématique: 14" les références 
d'une partie a l'autre de l'exposé; 15" présenter éven- 
tuellement dmis le texte les données générales et ren- 
voyer les note» de toute espèce dans une seconde partie. 
Quelquefois l'auteur fait un exposé synthétique, à l'occa- 
sion d'une polémique, mai» renvoie à un appendice les 
notes où la di s c us si on reprend ses dmits I u savait! aux 
idées synthétiques, après avoir produit beaucoup d'idées 
particulières, finit par incorporer ses études particulières 

ouvrage général; (I) 16" indiquer les sources biblio- 
graphiques. Au point de vue de l'exposition la méthode 
tçfratuUjIM vint des renvois confirmât ifs au bas des pages 
ou » la lin du volume. Indication des sources exactes 
3e latfirmation produite. La science devient liste, invcti- 
lair<- tableau numérique. Ex. classification du spectre. 
des étoile» : catalogue du Harvard Colleg- Obaervntorv , 



( I ) Voir a titre à exemple : Freemanile. Comparative 
pollties, 



17" doiiiiei des il' mués. Il y a l'expose, le résumé de 
l'exposé et parfois le résumé du résumé ( I ) ; 18" établit 
tableaux. Les données de la science tendent de plua 
en plut à être «labuiiséesi., a prendre la forme de tableaux 
snil ctt colonnes correspondant iuk caractéristiques ou 
parties à relever, soit en schémas systématiques. 
9, Otiatrui/ians complémentaires. 

a) La méthode scientifique (en écrivant), dit de Can- 
dt.llr, consiste à donner sur chaque question d'abord 1rs 
Faits, ensuit! le un ■ enfin les conclusions, sans 
dissimuler nu Iccteut ce qui paraît obscur ou incertain, 
mais le grand public n'aime pas celte méthode. Il veut 
■]ii un débite d'une manière hardie, en posant certaine 
faits nu certains principes comme démontrés et qu'après 
on l'intéresse par le développement de détails et de 
conséquences. 

b) On est amené à rechercher maintenant un procédé 
i "" •" rend* .ippnrente la structure du livre que ca- 
l liaient les auteur, ancien» et pour qui le Uvie passe 
comme le bâtiment à la phase: la vérité des matériaux 
apparents, Montrer la structure par le dessin du plan 
Ucveloppcmcnt synoptique, décimalisation et rubricage). 
Idée mère ou proposition, preuve, notes, bibliographie: 
textes différants d'après'ln nature dea matériaux. 

c) L'art d'exposer doit s'inspirer de l'art d'enseigner 
et d« progîts qu'il a réalisés. Inversement l'art d'ensei- 

doit taire une place capitale À l'art d'exposer. 
• Avec des procédés d'enseignement plus expéditifs, 
une sévère économie d'efforts stériles, on apprendrait le 
gnae en trois ans et le latin eu deux. Un érudition 
comme en pédagogie, la solution du problème est iden- 
tique; il Imil perlfiLiomier l'outillage de la transmission 
du savoir, accroître le rendement sans exagérer l'effort, 
augmenter le travail utile par ta suppression des frot- 
tements qui le gaspillent. L'esprit humain qui est la 
plus souple des machines, se prête admirablement à dr» 
transformation» de méthode quand il esi entre les mains 
d ingênieui» qui connaissent ses aptitudes et ses résis- 
tances. Le 1 1 1 ■ i r ou ta pédagogie, qui n'est encore qu'un 
ait, .era devenue une science positive, le problème de 
la surcharge des programmes n'alarmera plus que les 
timidei et les indolents. > 

Boissacq, citant Salomon Reinach 

/."exposé par l'image. Il y B une méthodologie de 
l'exposé par l'image. 

' I On peut aussi développer le sujel de la manière 
suivante: I' de simples points énumérés, bien distinct», 
sans lien dans la rédarlmn niais avec connexilé implicite; 
2" des informations sans préoccupation d'ordre (type 
dictionnaire et encyclopédie): 3" nu raisonnement selon 
IU des mode- typiques (syllogisme, dilemme, sorile, etc.); 
4" la synématisaliou-clessificstion rigoureuse. 



( I ) Victor Cousin : Du vrai, du beau et du bien, 2> édi. 
lion. p. 660. 



102 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



224 






Il II y a de» manières diverses de Irai 1er un même 
sujet ; a) des parties ou [ensemble; Ij) sommairement 
ou ert détail ; c) noua un angle étroit ou un angle Large ; 
d) toutes choses présentées au même laria ou en mettant 
en évidence le (ait le plu» saillant; e) ««1011 un ordre 
strict de classement ( matière, temps, lieu, etc.) ou un 
ordre dispersé; I) les données présentées simplement 
et sèchement en elles mêmes, ou se détachant sur un 
arrière-fond d interprétation, de comparaison, d'idées gé- 
nérales destinées a 1rs faire ressortir et A montrer leurs 
connexions. 

g) Autres recommar.dations 1. Examiner tous les 

problème* que pose ou peut poser le sujet considéré 
2, Développement <ur les à-côté de ces problèmes. 
L'étayer d'une documentation abondante, choisie, 
classée, expliquée. 3. Présentation méthodique des divers 
cas d'espèce. 4, Pour chaque question faite un résume 
historique, puis indiquer les opinions des auteurs, con- 
clure par son opinion propre, 

II). L'exposé: tlatia les diuerse» sciences. — Choque 
science n non seulement sa terminologie propre, mais 
des méthodes rigoureuses d'exposition et dialech 
Il s'tiRil de ne pas faire disparaître l'énoncé des faits 
et de propagation essentielle, dans les parties de consi- 
dération» enchevêtrées sans ordre. 

a) Philosophie, 11 est des oeuvres d'un caractère géo- 
métrique dont les parties «ont tellement liées entr'ellcs 
qu'elle! se refusent a toute analyse, qu'elles tomberaient 
en poussière aussitôt qu'on veut les disséquer, membre 
à membre, articulation à articulation. Ainsi la Logique 
de Hegel (1812-1816). 

b) Droit. La forme J'expose donnée aux pièces juHi- 
ctaires, les « attendus s et les « considérant s sont de 
solides armatures, des formules qui guident la pensée, 
la protègent et la défendent. (1) Les lots prescrivent On 
ensemble de « formalités ■ auquel les dites données se 
conforment pour avoir une solidité. 

c) Mathématique, Bien souvent des considérations de 
méthodes et de principes sont associées k des api 
lions et des calculs, d'où difficultés pour les coin 
çants d'en saisir In filiation naturelle. Il est utile de les 
réunir en un corps de doctrine séparé, eu l'enchaînement 
devient plus sensible. (Ex, ce qu'a fait de Frcycinet 
pour le calcul différentiel.) 

d) Sciences naturelles Les sciences naturelles sont 
arrivées a des types d'exposé qui correspondent bien 
a tous les degré» de développement d'une idée et de 
son énoncé. On peut à propos des animaux, par eneni- 
ple. trouver soit une description complète, soit quelque» 
mots de diagnose à son sujet, soit la simple indication 
de sa place au milieu des genres voisins. On a créé des 



(I) Voir t Une Croisade a. journal des Tribunaux 
(Bruxelles, 2 février 1902). 



type» morphologiques et eu remontant à ceux-ci, on 
trouver la description précisa et détaillée de sa con- 
formation intérieure, sauf des différences secondaires 
qui n'altèrent point sa constitution essentielle et qui indi- 
quent les diagnose» par lesquelles ont le fait dériver 
du type. 

c) Botanique. Elle répartit «es matières en quelques 
type» d ouvrage*. Les flores (simple catalogue ou ouvrages 
méthodiques où sont décrits les végétaux indigènes). Les 
ouvrages généraux, ou sont réunis en un corpB d'ouvrage 
toutes les plantes disposées méthodiquement et décrites 
d une manière claire et concise (synopsis, pradromu», no- 
menclature). Les monographies où les auteurs ne font 
connaître qu'une seule famille. 

f) Technique, La technique ou science de l'action 
toujours directe et toujours pressée, s'expose de plus en 
plu» en des formes directe* instructive», dépouillées de 
l'inutile. 

DeseriptioB .l'une donnée h l'aide d'une figure (Ex.: 
A. Gttillery .- Manomètre d'enregistrement avec contrôle 
permanent de ses inductions. Académie des Sciences, 
2 juillet 1928). Résultats exposés à l'aide de tableaux 
(Ex. E. Kolhce et A. Hcc : Sur les propriétés mugné- 
tlques des zones stratigrnp biques de la vallée du Rhin. 
Académie des Sciences. 2 juillet 1928.) 

Tableaux de» Associations de normalisation de divers 
pays, notamment rem de la Deutsche Normenaussclnlss. 
Description de brevet d'invention avec l'obligation par 
1 inventeur de rédiger sa revendication en forme imposée. 

g) Architecture. On trouve ici les type* d'ouvrages sui- 
vants: les oeuvre» architecturnles ; les monographies des 
monuments les plut benux : on voit souvent dan» cette 
analyse l'enrichissement de donnée* nouvelles de portée 
générale (ex. : Penrose). Tous les édifices d'une ville 
d'un. Tout ce qui louche une famille d'édifices (églises, 
palais, maisons, etc.) Les éléments et la théorie de 
l'architecture (ex. les murs, les voûtes, les escaliers) 

h) Histoire On distingue ici trois grandes catégories 
de formes: 1° les sources (documents proprement dits); 
2" les travaux critiques sur les sources et qui sont sim- 
plement préparatoires; 3° les travaux de construction qui 
varient enïr'eux d'après le but de l'osuvre, et par suite 
la nature des faits, façon de diviser le sujet, c'est-à dire 
8 Ordonnes; les faits, la façon de les présenter, fa façon 
de les exprimer, le style, ( 1 ) 



(I) L'Histoire de France de E, Dermol (cours moyen. 
Ire année, éducation civique, histoire de la civilisation, 
144 p.) Voici un type de livre moderne pour l'étude de 
l'histoire. Les 2000 ans d'histoire sont divisé» en 69 leçons, 
conduisant des Gaulois a l'année 1911. Chaque leçon 
ne comporte qu'une page. Elle a son titre général. Elle 
est divisée en trois, quatre ou cinq points rubriques et 
numérotés. Les mot» typiques, ceux qu'il Faut retenir 
«ont imprimés en italiques. Un résume encadré et en 
italiques; un questionnaire achève la page: en regard un 
croquis, dans le texte, s'il y a lieu, une carte, des por- 



224 



I 



ELEMENTS INTELLECTUELS 



103 



1 1 . fcjromen de» ouvrage* particuliers yuont aux prin- 
cipes J'expose. — Un grand travail reste à foire; l'examen 
scientifique et pratique de» ouvrage» particuliers au point 
de vue de leur forme et des principe! d'exposé mis eu 
œuvre. 

Ce travail doit porter sur le» grandes œuvre» du passé 
et sur le) oeuvres qui parais'ent au jour le jour; c'est donc 
un travail continu : c'est la véritable observation biblio 
logique, tandis que d'autres, par l'expérimentation bililio- 
logique, consisteront dans l'élaboration des ouvrage* en 
pleine conscience et connaissance des principes de l'ex- 
posit 

De» ouvrage» célèbre* présentent d'intéressantes carne 
léristiques. positive* ou négatives, quant au» forme' 
d'pxposé. Ceux d'entre eux qui manquent d'ordre d«ns 
l'exposé faut mieux comprendre la voleur même de 
l'ordre, mais en même temp» ils sont peut-être plus près 
de la vie, qui en soi n'est (Itéra ordonnée. Voici quel- 
ques, exemples : 

n) Le dialogue de Platon, « Parménide », dit Victor 
Cousin, demeure un des ouvrage* de Platon dont il est 
le plu* difficile de déterminer le vrai but et de »uivte 
lr fil et l'enchaînement à irnvers les mille détours de la 
dialectique éléatique et platonieline. Longtemps la vraie 
pensée de Platon est restée un problème, Est-ce on ([rond 
exercice de diajectique, où le sanctuaire mystérieux: où 
se cache, derrière 1^ voile de Mihtilité presque impéné- 
trable, lu tliéorie des idées ? 

b) Le Coron est illisible deux fois pour un occidental. 
Une partie de son .nintelligibilné est due à son arrange 
rttextt, Pans In préparation de 1 édition « canonique i , im 
ne fait aucun essai pour présenter chronologiquement 1rs 
matière*; des révélations de différente* périodes ont été 
souvent mêlées les unes aux autres en une seule dans 
le même chapitre Le principe général de l'œuvre a été 
de placer d'abord les chapitres les plus longs et ensuite 
les plui courts. Or, le» première» révélation» étant souvent 
contenues dans les chapitres le* plus courts, on peut dire 
cjue la meilleure manière de lire le Coran est de com- 
mencer par la fin. .Son inintelligibilité provient aussi de 
I esprit désordonné du Prophète qui, dans la partie histo- 
rique de se* révélations, mêlaient les choses. Le contrtiite 
est frappant avec la Bible où l'ordre historique est suivi. 
Le Coran parle d'Adam. d'Abraham, de Jétus. de Morne 
et des autres sans ordre et sans qu'on puisse ressusciter 
l'ordre dans lequel ils apparaissent dans la suite des temps. 



traits caractérisés avec une légende et un récit, 1. 
illustrée se rapportant à l'un des faits viséi dans la i 
Il est lui-même divi'é par point. A la suite du récit, sous 
le litre » à souligner », l'indication des points du récit 
à relever et qui éclairent l'histoire des moeurs ei les 
progrès de la civilisation. In fine une chronologie donnant 
rtiilcs, divisée par périodes et en trois caractères, 
mrnniiûH. italiques, égyptienne-!, pour faire mieux ressortir 
les fnits caracté ris tiques. Ce petit volume cartonné se 
vendait 90 centimes. 



c) l Imitation de Jésus Chrht présente un texte peu 
suivi et peu cohérent; les préceptes qui en constituent la 
substance sont disséminés dans tout l'ouvrage, confondus 
avec les éléments de mysticité et les règles spéciales à la 
vie monastique. 

d) L'oeuvre rie Nietzsche est curieusement morcelée en 
une inimité de pensées, d'axiomes, de critiques à l'adress- 
de tous les philosophes. Elle constitue une série de docu- 
ments précieux, d'idées nouvelles et des thèses d'une 
implacable logique, (Thoran Bayle.) 

e) Le souci de répandre perpétuellement à des objec- 
tions qui le plus souvent te répètent sous des formes 
diverses et ne sont pas toujours indispensables à l'exposé 
de la thèse, affniMmaent l'oeuvre de certains philosophes. 
Ainsi Le Dantec et William James. 

Beaucoup d'auteurs d'oeuvres modestes se sont gran- 
dement préoccupés de soigner la forme d'exposé au con- 
traire de ces exemples célèbre». On trouve chez eux, 
explicitement ou en germe, bien des innovation*, suscep- 
tibles de généralisation, bien des formes devenues suscep- 
tibles de devenir des * espèces >. (1) 



( I ) Voici quelques exemples : 

a) En ce qui concerne les sciences pure", mathématique, 
chimie, physique, botanique, zoologie, etc., C. A, Luisant 
a entrepris chez. Hachette une collection d'ouvrages rédigé? 
pour le» année* de l'enfance et tendant a son initiation. 
Ces petits livres (Initiation mathématique, etc.) s'adres- 
sent aus parent» désireux d'initier leurs enfants, tout en 
le- amusant et en les intéressant par des observations 
effectives, aux rudiments de» différentes sciences, dont la 
connaissance est devenue, dans une époque de progrès 
ermune celle où nou.n vivons, d'une nécessité presque 

lue. 

b) Dana les Tables de logarithmes du service géographi- 
que de l'armée, pour éviter les chances d'erreur et de 

OS, on a adopté le perfectionnement suivant : Les 
caractères sont d'un type nouveau et leur disposition dans 
Ici nombres ne peut laisser place a In confusion. Le 
papier a été teinté pour amoindrir pour les yeux l'effet 
d.- la lumière réfléchie: il est légèrement jauni pour toutes 
les tables, sauf pour certaines de teinte bleue pour les 
lairr- reconnaître de .unie. (Imprimerie Nationale. !889.) 

c) Mnnirel Astrue. <r Forinultn ■ : Notions de 7 science» 
appliquées à l'automobile La chimie, la physique, la mé 

' i trigonométrie, l'algèbre, la géométrie, l'arith- 
métique «ont mise* a contribution 

r!l Voici le* • Tables nautiques » de C. Cornet (Gauthier 
Vil Lus). « Les deux table» de cet ouvrage, dit l'auteur. 
permettent de résoudre le triangle sphértque avec sûreté 
et rapidité ; elle* ont été étudiée* pour éviter les erreurs, 
faciliter les entrées, éviter de feuilleter. . 

e) E. Cette* Levons et exercices d'analyse à l'école 
primaire. Livres d'exercices avec des points à la place des 
ninii, à remplacer par les élèves. 

i) Dans > La femme a ses raisons... », par Charles Oui- 
mont. L'auteur présente le journal intime de ses deux 
héros on texte juxtaposé sur deux colonne*. Il souligne 
ainsi d'amusanlr façon les malentendus qui se glissent 
dans ce ménage, 

g) Jules Laforgue, sentant passer en lui un flux tumul- 
tueux de sensation», d'idée», d'impression» fugitives, ne 
savait mettre de l'ordre dans tout cela et jetait tout pèle- 



12. Exposé par tes méthodes de l'ttiêitgiaphic c( des 
Symbeit». — a) Selon l'ordre chronologique, le» premiers 
symboles sont les chiffres 0. I. 2, etc., dont l'angine est 
Itè» ancienne, Suivent les symbole» de» opération» arith- 
métique • , — (.-. 1500). x (a. 1600) ... le» teintions 
= (a. I5M). ) (a. 1650). les nombre» e. rt ("■ 17M)... 
Pendant le dernier siècle le» symbole» I ir, lim. mod 
•gn, E, ... ont pénétré dans l'usage commun. 

Ce» symboles permettent d'exprimer complètement quel- 
que» propositions : 

ti 

.' -| î = 5 2< e< 3 I m ( 1 I - I 

^ »in i B 

dx — etc. 



b) En général on se sert des symboles Betbomatiquei 
ih.ui exprimer lea parties d'une proposition, lesquelles 
doivent rite accompagnées du langage ordinaire, pour 
Ii mur t des propositions complète» 

l,i partie réservée au langage ordinaire, plu» petite MU» 
Iquet travaux d'analyse, était encore gronde dans le» 
ouvrages géométriques. Le calcul barycenirique de Mobiu», 
la icience de l'extension de Gtaxarnann. les quaternione 
de Hamillon. pour ne citer que les théorie» principales, 
permettent maintenant d'opérer sur les objet» géoniétiiqin ■ 
comme on opère en algèbre sur les rrombics. 

c) La logique mathématique à sou tour étudie le* 
priâtes de» opérations et des relations logique» qu'elle la- 
pai des symboles. 

La logique mathématique a été successivement dévelop- 
pée par Leibnïtz, Lambert, Boole, de Morgan (1850), 
Schroder (1877). Me Coll (1878), Bertrand Russel. On 
en retrouver des germes jusque chez Àriitote, 

d) Peano a créé une idéographie qui résulte de la 
combinaison des symboles logiques avec les algébri- 
ques (|) Il a écrit entièrement en symboles quelque» 

mêle dans des poème» amorphes où, à travers des obscu- 
rité» laborieuse», passaient, cà et là, des éclairs de . 

h) Certain» auteur» dispersent à travers tous leur» 
ouvrages «ouï Forme de réflexions éparaes ou mélangée» 
à d'autres fait», leurs idées qui, si elle» étaient condensée» 
didactiquement en un chapitre spécial, dessineraient ovec 
Iniiiw leur concept ion. Le lecteur par suite est obligé de 
reconstituer lui-même la théorie et de relire ensuite l'ou- 
vrage inspiré par cette théorie îl y a la une romrnndiié 
di- lecture à réaliser. 

(I) Peano a imaginé que toute théorie jt.ii redite en 
svmboïe. C'eln, dit.il, exige une analyse profond*- de* 
Idée» qui navrent dans cette branche; avec les symboles, 
on ne peut po» représenter des idées non précise». Il 
condense toutes le.» idée» et proportions diverses, nr9ce 
à cette notation 11 réalise un Formulaire classé l'rviii ch 
proposition est exprimée par une formule. Il dusse la) 
propositions dans l'ordre de combinaison en suivant l'or- 
dre de série des symboles. Il donne aux proposttiotu erg 
numéro décimal pour permettre les interpolation». 



théories rrurthétPQt JCjttCS et ceilums auteurs l'ont suivi. 
Ailleurs on s'en est tenu seulement pouf énoncer t,ous 
forme plus claire des théorème». En général cette idéo- 
graphie est considérée par ses créateurs comme l'instru- 
ment indispensable pour analyser le» principe» de I arith- 
métique et dé la géométrie, et : nêler le» idées 
primitives, les dérivé», 1er deonitiorts, les axiomes et les 
théorèmes. On s'e^t bu ,'our construire de longues 
suites de raisonnement, pic-que inabordable |m»i I- langage 
ordinaire. 

résista » essayé de réunir en un seul volume les pro- 
positions écrites entièrement en symboles et qu'il appelle 
n formules ». C'est son l horriiuluire de Mathématique » 
dont il a donné trois éditions successives (i. I, en 1892 
1895; t, II. en KW-ISW; t. III en 1901). Ce dernier 
comporte 230 p. Il est le fruit d'une précieuse collabo 
ration avec divers savants, f t contient quantité d indira 

historiques et bibliographiques. ï.e Formulais, 
toujours en construction, tous le» développements étant 
rniitinuellement publiées dans la Revue de Mathématique. 
Les termes du langage mathématique connu» remontent 
à plusieurs milliers. Il s'est accru pendant les siècles. U 
riait de 1,000 environ sous Arclvimèdc. et arrive a 17.000 
ta vocabulaire publié par M, Mullcr su WO0, sans 
compter les nom» appartenant à la Logique. Il ne convient 
point, dit Peano, d'ériger tous ce» mol* en symboles ; il 1rs 
a exprimé! par environ 100 symbole». 

Dan* le langage ordinaire, on a piuHieurs foinn--, poui 
représenter une même idée indiquée dan» le formulaire 
par un symbole unique et chaque «ymbole a un nom. 
Meia on lit les symboles et les ensembles de symboles, 
tous une forme qui s'approche du langage ordinaire. Un 
peu d'exercice permet de lire ainsi fncilemonl les fori- 
l.t- formulaire est divisé en §$. Chaque S s pour titre 
igné idéographique. Les signes se suivent dans un 
ordre tel que tout signe se trouve défini par le» préc- 
(à l'exception des idées primitives) Un § quelconque 
contrent les propositions qu'on exprime par le «igné du S 
et par le précédent. Ce» derniers servent A, classer le» 
proposition» du S- En conséquence on trouve dans te for- 
mulaire la place d'une proposition déjà écrite en syrr 
à peu près comme on trouve la place d'un mot dan» un 
dictionnaire. Toute proposition est indiquée par un nom 
lue qui a une partie entière et une partie décimole, dans 
le but de faciliter l'interpolation. Le siline * placé devant 
un texte indique le changement de la partie entier»' 

e) Des efforts devraient ."d" t'-ulés dan» d'autres scier 
que le» mathématique», pour y introduire l'idéographie et 
parallèlement d'autres exposés précités ainsi celui à la 
manière du Formulaire den Mathématiques. On eoneoil 
l'utilité qu'il >■ aurait à traiter ainsi notamment les - 
ces, la sociologie, aujourd'hui champ de bataille dans 
■ le» directions. 

11 n'est pas inutile de rappeler ici cette prniée de 



224 



I 



ELEMENTS INTELLECTLIJ S 



! 



105 | 



Proudhun. .11 fout distinguer phraser de prouver, avant 
;er de» outeurs de telle» conditions de certitude, il faut 
apprendre A ceux qui lirait, aussi bien qu'à ceux qui 
écrivent ce que c'est que phraser et ce que c'est que 
prouver. Tout le fatras, l'obscurité, les contradiction*. 
I enlorlillage, le» inextricables prologues, les saphixniet 
brillant» n le* séduisantes chimères dont no» livre» regor- 
urnt . toute* te* nii-citilurle* de l'opinion, les bavatdage* 
de la lui. mu-, le duo» dans les lois, l'antagonisme de» 
pouvoir», les conflit* administratifs, le vice des institution». 

VfelHitW d rt érable logique, de notre langage 

anti-sériel I?. 

Je veux qn r l'rcrivMin. plus ami de la vérité que 
de I» gloire de bien dire, plus désireux de me convaincre 
que de me surprendre, sans négliger l'élégance du style, 
ta l'irme de la penser, la rapidité de l'exposition, Fasse, 
briller & me* yeux, dans une pénétrante analyse, le rap 
port des ternies qu'il compare; qu'il m'en fasse touehci 
du doigt la formule; qu'il justifie de la propriété et de, 
la suffisance de son point de vue ; que par la puissance 
des divisions et de» groupes, par la magie des figure*. 
il me montre, pour ainsi dire in concrète, la vérité de 
ce qu'il affirme; surtout que dans la conclusion il ne, 
dépasse jamais le champ de la série. 

II faut distinguer, phraser et prouver, s 
(Cf. le n" 159 l-'éviilinion simultanée des instruments 
intellectuel», 222.24 Notation Universelle.) 

224.8 L'exposé et les formes intellectuelles 
dans la littérature. 

En principe, de par son objet propre, la I 
rature se dittingue de la Science; maie dans la réalité, 
la distinction n'en pas toujours facile à déterminer et en 
pratique elle n'est pus toujours observée. 

L objet immédiat de in poésie est de séduire, celui de 
l éloquence est de persuader, celui de l'histoire est de 
décrire les faits vrai» pour en instruire les hommes. L'objet 
de la Science et de la Philosophie est de chercher la. 
vérité dans la réalité et dans les choses, et d'étendre le 
domaine de nos connaissance» sur elles. 

Les formes littéraires existent en grand nombre et 
entremêlent leur» élément». On peut distinguer le» forme» 
élémentaires, la prose et la poésie. les genres proprement 
dits. Force est ici de se borner à quelques observation» 
générales, laissant tout le développement aux Traités d«. 
iture, 

1° Le» forme» élémentaire*. — Les principales Forme» 
ntnires «oui lu narration, la description, le dialogue. 
L unité de pensée t'exprime dans la proposition. Suivant 
te sens et | a manière d'être, la proposition prend des 
nom» spéciaux: la .Sentence est une proposition qui ren 
Ferme un grand sens; l'axiome est une vérité première 
• ne par elle-même; le Proverbe est une sentence deve- 
nue populaire; l'^prWisme est une sentence ou un pré- 
cepte scientifique, qui résume en peu de mot» de grandes 



■■->; I '.apophtegme est un dit mémorable, La Aforralioq 
est la partie du discours qui comprend le- récit des I 
I exposition la précède et la confirmation la suit. On, 
distingue: I) la narration oratoire; elle exprime le fait 
sous le point de vue l<- plus favorable à la cause ; 2) la 
uni ration historique: elle doit exprimer l'exacte vérité, 
mai» ne le fait pas toujours; 3) la narration poétique: elle 
est lais-ce à l'imagination du poète. 

_' Poésie, Piost', — La prose et la poésie s'appliquent 
a presque ions les genres. De l'inspiration naquit la poésie 
(langage des dieux), hntre la poésie et la prose, il y a 
plu» qu'une distinction fondée sur la mesure, la cadence 
il I observation de» autre» règles poétiques. Ce» deux 
Forme» de la parole répondent surtout à deux manières, 
bien différentes de sentir et d'exprimer le vrai et le beau. 
Oh dislingue les poésies lyriques, épiques ou héroïques, 
i ! i ,,j.,,.ji, in- - i iJactiqucs ou philosophiques, èlegi.i 
pastorale» ou bucoliques, erotiques, satyiique», descrip- 
tives. Au point de vue du rythme et de la mesure, on 
distingue 1} la poésie rythmique. On y observe la cadence 
et le nombre de syllabes, mais non les quantité*, car elles 
•ont toute-, i égales: telle est la poésie mod. im, 

en général et celle aussi de* Orientaux. 2) La poésie 
riMttique. Elle repose sur la quantité des syllabe» dont 
les une» sont brèves et les autres longues: ainsi la poésie 
grecque, latine, allemande. 

3" Le» genre» littêrairea. — Les principaux genre» lui, 
mire» sont le roman, le théâtre, l'histoire et ta 

critiqua. Feu à peu, au cours des temps, ces genre* te 
sont constitués. Puis les grands courants de la vie et de lu 
pensée les ont transformés : constamment il y a eu influ- 
ence de chaque genre sur te» autres. 

4' L'Epopés, — A l'origine des peuples on trouve bien 

le* réiit- légendaires et poétiques, remplis d'ac 

l' Mut liéiuïqut's et merveilleuses. Ainsi le Mahabharata 

Komojruio chez les Hindous, le Chah Nameh chez 

les Persans. V Iliade et l'Odyssée chez le» Crées, la Chou 

•on de Roland chez les Francs, les Niebelungen chez le» 

Allemands. Il e»t des poèmes épiques qui ne marquent 

plus te» origines d'une Littérature, mais qui se rapportent 

ni»: 1« Pharsole de Lucain. l'Enéide de Virgile, 

h Divine Comédie de Dante, la /érusafem délivrée du 

le Parodie perdu de Miltnn. la Me.tiiade de Klop. 

stock, la Franciade de Ronsard, le Télémaqvc de Fénélon, 

-fitrlym de Cliâlrnubriand. 

On OOntwrl aUtrefoil le nom de poème épique au récit 

d'uni- grande action nationale. On lui donne aujourd'hui 

celui a encyclopédie poétique d'une civilisation (Charles 

Hillebraud. Elude» italiennes) L'Iliade, c'est la gU 

li trous et c'est le contraste entre le monde asiatique et 

•'■en, La Oifine Comédie, c'est la lutte entre le Pape 

et l'Empereur. 

« Pour eompoier une épopée, dit Lalo, voici la recède. 
On écrit vingt, quatre chants, contenant quelques dieu» 









j 106 



LE 



aux enfer», quelques-uns an ciel, \uire un 

ai l un a t ban catholique, un songe ou 

orameil, Une prophétie, on ou deux dénon 

oïl . enfin ont bataille. Ce r 

uni noble pi métaphorique; en 

il L'on ne peut pan. en prose pnétiqu 

i ' r ftoman, — De loua les genres littér 

i qui cal devenu au cour* du XIX' si 

littéraire pnr excellence. S'il al inférieur à I 

i directe du sentiment, il la dépa 

■ '"'] '""I 'l -agit d'en donner une analys 

de développai ries idées philosophiques ou 

i «cuir, pas même le drame ou la cqm 
rivalisai avec le roman pour la peinture de 
torique* ou contemporains. 

1 ours. — Toute pnrole d'une cerl 

PKMHH uljlic et avec une certaine tn< 

leur (luii plsirc, instruire M pursuader, Les dl 

la même variété que le» genres d'êloquem 

académique. Les rhéteurs 

i sept parties: exorde, proposit 

tion, confirmation, réfutation, péroiaisoi 

7" Lu Dr*sert<i(ion. — Est un discours phil< 

tions oratoires praj 

qu'il M borne h établir un point île doctrini 

'!' '■ u r . i sans l'attarder s persuadi 

•i afinancn ei è lu sensibilité. Anal; 

déduire toutes les raisons qui vont à la mêlt 

il les adversaires, être -<•! même tnviru 

(niable: c'est la toute lit dissertation. 

B* Le Journal tntrme. — Des écrivains 

•I (Amirl (l»'i'Uii |,,,i, ,), Mauriac, Gid 

. . Pierre Louai, k.,tl,, ■ Maiis(ield). [ 

Bd lu joutai es) de nourrir l'œu' 

ni « l'étal brut que des léaidus, le* 
n ont pas transformées en oeuvres d'art, 
sont alors des recueils de notes qui server 
œuvres. Pour d'autres, le tournai est bien 

Intérieure de qui l'écrit; une œuvre qn 
lois et son climat propre. 

1-e journal de Albert Selmmatin comment 

tetftbre 184(1, te jour de son mariage et où lu 

femme devaient, alternativement chaque sel 

tout ce qui les aurait louché tous deui dans le 

(Publié dans 1rs .InnaJes de Paris, 19 

9* liioitmpliic — Elle peut prendre des foi 

dire I histoire de la personne; être un expe 

I de Heu doctrines ou de ses opinions 

l.i personnalité comme un docunu 

Iraient exceptionnelle. Les hïogra 

à l'Histoire eénérale ; on a développ 

le gem aphie romancée » où la véi 

•■ aux fictions de l'imagination. 

1(1' l.'inigme. — De nos jours, l'énigme 



LIVRE ET LE DOUMI M 



224 | 



225 



ELEMENTS SCI 



en purgatoire 
au moin» un 
nbrement* de 
écit doit rire 
ver» •) l'on 
e. * 

e»l le 
iède le genre 
n poésie (>.iiu 
isse de beau- 
B détaillée ai 
artistiques, c', 
édie. ne peut 
■ milieux lu» 

aine longueur 
-[ ln-tr U- L'ara- 
■ i ET r t - s i i fc 
r.e : religieux, 
divisent le 
ion, division, 
L, 

MOpbîqius qui 

t dites en ci 
e pai la voie 
-r en faisant 
■ poser. 
le conclusif i 
:ible ou irrê- 

tiennent leur 

le, Barrés, de 
3 oui ccrrlnini, 
vre. et lU ne 

page» qui'» 
leur* carnet* 
il pour leur- 

le miroir dt 
i possède iei 

:r le 12 sep- 
i iin'mi et sa 
ti.tinr- écrire 
■ur vie conta 
IÎ2I 

rme» variée t 
né purement 
successives : 
ent psychoîo 
phies >eront 
é récen. 
•Ité objective, 

n'est juèie 



qu'un jeu d'esprit. Mai» les Ancien», et surtout les Oiien 
taux, dont la langue abonde en images, l'emplo- 
souvent pour exprimer des penaéi ploi ou moins prnfon 
L'Ecriture a gardé U souvenir de quelques énigmes 
.i. Swotnnn, »lr- Satncon, 't. Dam la ISgenole grecque 
nous [rinj-. bnc du Sphinx, celle d'Rsope. Lcmg- 

temps négligée, I énigme lut cultivée au XVII» «iècle pai 
Boileau et par l'Abbé Colt:n AujuurrJ'bui nou* la % > 
remplacée pat I . . l. logogriphe, le rébus, 

225 Eléments scientifiques ou lilté 
raires du livre : Les données de 
l'exposé. 

I La contenant. — Les élément* considérés précédem- 
ment sonl ci-nx du « cent su « (orme > dans le 
sens large du mot (éléments matériel», graphique, lin 
wmimii(ii. ., Intellectuel») I Ma considérés ici sonl 

eaux du i Boni -mi i OU ■ I I I G sent le.i éléiu> ni 

Bcienti£quea OU mêmes de l'exp 

faits et idées 

Derrière If Livre ■ contenant ■, il y a le « contre 
la Littérature au sens larg.-. (les lettres, la s choit- 
raire » : Res lîtteraria Materls Kihliologica. Res scripta, 
l'Lnc;. . immatérielle des connaissances). 

En fait, In if»;.: i. r- di i livri e'eaj tout ce qui e»l 
, senti et éprouvé, voulu et proposa I i 
division de l.i matière en »ciriiiifuiuc, littéraire, pruh m 
ou d'action sociale est relativement récente. Il y n eu au 
début condition el mélange, puis lente différenciation 
Cette matière n'a d autre limite que la Pensée hum i 
laquelle, elle-même, n'a en principe d'autres liinitesj 
Jt Réalité universelle. 

Les traditions orales ont fini i<-<i '-lie écrites comme II 
coutumes ont été rédigées; le* éliminons populaires tmna 
crins», les paysages, leaj sites, les industries, les t I 
photographiées ou filmées- 

A grands liait» on peut répartir les livres produit* dan' 
le» catégories suivantes : ouvrages anciens, ayant une 
valeur par eux-mêmes ou comme sources de l'Histoire: 
ouvrage» littéraires; ouvrais» scientifiques; ouvrages I 
nique» el professionnels; publications administratives offl- 

1 lions commerciale*. 

- Contenu de la masse des (itsrcs. — A (juoi sonl 
consacrés ces millions d ouvrages, ces centaines de mil 
lions de documents écrits chaque jour, à ta vie plus nu 
moins Humble ou éphémère el dont, ne fût-ce que 

ur un point parhi uliet ! ■ fifet esl venu a'Hssefîri 
Il Réalité Universelle ,' Tout le Travail de l'Ii'i. 'I, 
genco aboutit à des pensée», k des unions, des coml 
sons, des cycles de pensée», constituant les systèmes, les 
théories, faits des vérités, d'erreur» d'opinion. Il abouti, 
en un mm à "les Idéologies qui tendent, par synlhr 
à une mentalité Universelle et Humaine. 



Tour se rendre compte de ce que contient la masse de? 

1,1 "- '' >' a l "" f " d"«n faire une statistique classée; 

Z" d'envisager les cames générales de la production; 

I luivre les panda courants de 1* pensée à travers 

igea. Il nous faut une histoire des sciences, des con- 

lanoem, signalant ; innovations, toutes les idées 

dites révolutionnaire» qui ont chacune été le point de 

.U d'une etfbrocence d'œuvres nouvelles. Car une 

-i'rime par une plé.ade d'homme» en un courant 

de livres; ex. In Rrii.iiM.ance, la critique religieuse, les 

grands courant modernes, Chaque mouvement a créé un 

livri prototype: ce livre une fois créé, il »'«. développé. 

ontinué d'édition en édition. Ex. . l e , livres 

é* lej oeuvres des grands philosophes, les dktionnai- 

■e» de langue, le, encyclopédie-, les recueil» d'insetip 

lions, etc. 

Un y al il dani In ..,,-.«» P des livre, ? Quel spectacle 

"" ""us si, par un miracle bibliographique, il nous 

•lonné tout a coup de pouvoir les lire eu même, 

p» dan» toute» leurs parties, sur Imites leurs pages ? 

- n-miète chose qm frapperai] seiail la nepél 

l- dépassement de beaucoup d'assertions désormais uni 

' ; puis encore la (utilité et la petitesse extrême* de 

de question, irailées, enfin ht menièie inadé 

et incrficientr dont ta plupart des exposés sont 

Mais hientût Frappe tait la grandem rj« l'œuvre 

" r< ' "•> L > liaison et l'enchaînement qu'offre la matière 

par toute la succession de» livres. 
i. La Pensée biWioioojquc- tiniierjenV. _ I „i matière 
de» livres, au sens large, est dite la matière littéraire. En 
:?ut ce qui e»t constaté et pensé, serin et éprouvé, 
et proposé. La division de la matiète en Bcfa 
littéraire, pratique ou d'action sociale est relativement 
' H y n eu au début confusion ri mélange, pui», 
différeiUiation. Celle matière n'a d'autre limite que 
la l''-nsée humaine, laquelle elle-même n'a en principe 
d '-"1res limites que la Réol.té universelle. 
Il n'y a en réalité qu'une seule Pensée. Celle pensée 
à travers la société humaine (toutes les généra- 
tous les pays) par un échange perpétuel, Elle prend 
psrliellcment et momentanément sa Sentie* dan» les 
L'analogie ici est réelle avec les forces physiques 
ramènent „, réalité à une seule, laquelle circule par 
»' .'change perpétuel dans la nature morte aussi bien 
que dan» la nature animée et s'incorpore dans les divers 
corps. 

La portion de la Pensée humaine incorporée dans les 
constitue la matiète bibliotogique en général. Celle 
" -■ Pont caractéristique additionnée d'être : I" pei 

'MT.mée; 3» écrite; 4" en correspondance plu» ou 
adéquatement avec la Réalité extérieure. (1) 



M) Le magnifique discours de Hofmannnstltal, testa- 
ment de ce grand poète, sur l'Ecrii, domar'ne spirituel 
*• I" Sation. 



qi 

'. 

■ 
M 



ENT1FJQLES 



107 



C'est toute une longue évolution qui a conduit au poim 

aeluei. Comment on e»t «m, j ,, (,„„ J, [llllt , ,„ ^^^ 

de la pensée une mnUer.- lubliologique. à réaliser la 

""" lllrall(J n *» ,, lt „ rl , «jftoea, |,„.„ tynléma . 

A prendre conscience de* problème» et a les pose, 

clairement, â cr é RT de* méthodes pour le* résoudre. 

évolution passe de l'hornoçène a l'hétérogène <rx- 

' .n de Spencer) de ce qui rat un. semblable, confus 

■•ut, à ce qui ms d.vcrsifte. 3e ramifie. *e spécialise 

prOBrcnrivemeat, 

■I i- i.iudtliun. - a) Avim (le In littérHliiie 11e dit de 
■'!'- qui a lu beaucoup de livres, ] es meilleur» surtout. 
« i. conservé dans m mémoire les impre- | celte, 

i«etHM .i produite, sur l"e«prit. b| L'érudition suppose 
en plus avoir tu le* commentaires qu'or a (ail des livres, 
■voir comparf les diverses éditions, connaître Je lemp.- 
•'i HVSiem les auteurs, le» sources où il» ont puisé. 
-r tcrtiu- tradition (Celehrte Bilduag, GeJebraanuWt) 
1 boni* par l'usnge nu savoir littéraire dans tous les 
genres. U comprend, outre l'histoire littéraire- rl la connais 
tance des langue» et de* tarte», l'h.stnire Ar„ [.niplrs, tant 
«neiens que moderne., l'archéologie, la numimnnlique, 
.i chronologie, ta géographie, tu partie historique de [ouïr. 
ea sciences, c) Le «ouoir et la science Indiquer!) plm" 
nnnaiisnnce des chose» c,uc celles des livres: mais souon 

' " l " 1 " 1 " Béais» rbun s,-, signification; science 

'«l plus précis et suppose une étude plus approfondis 
I) le Déte/oppement d c V Erudition. — Le» deveiop 
nenu successifs de l'Erudition présentent un 1res grand 
litéréï, « Tous les travaux i-dés entrepris pendant de? 
lècles par des érudits qui n'en prévoyaient pa* la drssti- 
.iti'.n finale, viennent H réunir comme des ruisseau* 
W imam un fleuv» et concourir à un but commun 
igné de* plus grands effort», » (I) 

Ils indiquent par quelle suite d'efforts elle est parvenu,.- 

acquérit tant d'importance, 

urietote fut un oWr,..,irui et un penseur, il laissa 

ne œuvre de vaste érudition et la mil an service de In 

Ses disciples, „ pnr i Théopbraste, négligèrent la 

•ience. se perdirent dans lc< détail» nu .r bornaient au 

ile de commentateur. 

h) Chez les Romain» un trouve aussi ! i rie 

.mmemateurs et de scoliaMt-H. avre tfoil erudit» rr-mar- 
râbles : Varron (Antiquités humaines et divin» 1. Pline 
ancien (Histoire naturelle) et Aulu Celle (Nuits anti- 
iss) Varron composa environ 80 ouvrages formant 
Me plus de 560 livre». Aulu Gelle donne te premier 
odill de l'érudition littéraire, de la science des textes, 
rs rapprochement!! ingénieux. 

prèa U destruction dr l'Empire romain, Ir-s lettres 

retirèrent en Orient I eaptîi créateur manqua. Ce fut 



(I) Voit des vue, déuillre, sur ce développement dan^ 
> grands diclinnnairei généraux et spéciaux. 



■■■ 



108 



I 



LE UVRE II I E DOCUMENT 



I 



225 



ruditioai ,,, portée, à la nti 

des esprit» byzantin», pour qui des discussions ptiéniea 
tenaient lieu de vie intellectuelle. Toutefois la Bibliothè- 
que, composée au IX' siècle pur If patriarche Phottus, 
reste un modèle. C'est l'analyse de 280 ouvrages de poéiie, 
luence, de théologie, de phitotophia et de lingull 
tique : extraits et iugërnent». La recueil de Sindas (XI 1 
siècle) à la loin lexique, encyclopédique et biographique, 
est une compilntiun sans méthode. 

d) L'Erudition moderne naquit en Occident, peu de 

temps avant que la prise de Coiwlautiiiople pai les Turc» 

ah fait emigrea en Italie le* email et les lettré», ils ont 

num de Chrysoloras, Bessarion, "I héodore Gaza, Lascaria, 

{e de I ir-liixrmde, Philelphe, Posac, Ange Folilicn, 

ej Fin» vint la découverte - 1 I. . progtès de l'Imprimerie. 
Le travail de» érudits L-jusista à retrouver, à publier et 
à réparer les débris des lettres et des sciences anciennes, 
gâtées en tant d'endroits par l'ignorance des esprit* 
Beaucoup de cet hommes lurent le* premiers comme 
imprimeur» (Aide Mauuc. ). I - | précieux i 

luires intitule i : » 1 resor dé a Langue latine - et « Trésor 
de la Langue grecque ► . Ernuinc, Scaliger. Casaubon, 
Guillaume tJudé, créateur de lu Hihiiothcque de Fontaine 
bleau, berceau de la Nationale et créateur des chaires 
libres de latin, de grec el d'hébreu, origine du Collège 
de I rance, — Juste Lipse, Montaigne, Rabelais. 

f) Au XVII 1 siècle, l'emploi des formules et des cita 
lions, l' apparu peda.nl qui tu oitparul que graduell- 
(Molière, qui créa le tjpe du V.iJms dont l'original était 
Vie nage). 

La véritable érudition étend son domaine : André 
Duehesnc crée I historique de h rance . le» frères de Sainte 
Eoodei la Galba i l.ii ii.iil.i. continuer par 
I [sureau. Philippe Labbc publie la Collection des Conciles, 
HaJuze 1rs capitulalres de* roi* de France, le Père Mené 
iiiri lumln tul li,|in , L ■- 'Augustin* avec It 

P. Ai tudienl lea généalogies des Rois dt l' rance 

lea Bolisurdiate* commentent le» ,4cla .Scmcforurn. Le» 
Bénédictins préparent de grands travaux historiques e 1 
littéraires, avec Jean Mabiîlon, n son Traité de fo diplo 
maMt ni lea vrai* des <ui .liplômts; Rie! ird 

Simon mil 1 1 il,- (H'iniêre exégèse de l'Ancien Testament 

Ejaitian de l'Noiivrrtux instruments utiles aux linguis- 
tes, suj littérateurs, aux historiens « de Elzevir, celle ad 
t/séum Utlptiini. la collection des Variorum: la Bylenlirie 
du Louvre, ta Bib/iorfièquc des Pirtm. les Bibles poly- 
glottes. Du Congé publie ses Glossaires du latin et du 
grec du moyen âge. Heinsius écrit sur le* poète* latins. 
liitiiuiiriis lïr F Antiquité, Giarvius 
publie son I lirsaurus des antiquité- roBiaines et Grono 
celui des nnliquités grecque». 

g) A la fin du XVII siècle commencent à être publiés, 
sous forme de dictionnaire*, des ouvrages pour vulgariser 
certaines parties rie l'érudition : le Grand Dictionnaire de 



rVioreri ( !<■/ 4 ) . ta Dicbormitire liuiiuiupie et Critique il. 
(Ib°!>). continué par Chaulepié et Ptospcr Mar- 
id Monlfaucon enseigne la Paléographie Grecque 
son Antiquité expliquée, il donne un résumé cmnpl, , 
des connaissances alors acquises en archéologie grecque, 
latin?, juive, gauloise. Don Rivet aidé de ses cou! 
de la Cnngrégdtioîi de Saint -Maux, entreprend l'Histoire 
littéraire de ta h rance. En France, l'Académie des Inscrip- 
tion* s ouvre aux êrudits, Fabricius, Burmann. Btutick. 
Emesti, Heyne, Keislte. Wolf, Schneider, Muratori, etc.. 
nuichissem par d incessantes recherches, par des publi- 
calûana d* pins en plus parfait' h de I Enidi 

h) An XIX 1 siècle lea Irjvaux sont continués sous 
l'impulsnm dl la force acquise et par le yénie d'homme* 
aux larges vues d'cnsc.nble. Les progrès réalisés par l'Ai 
lemagne. la Frnnce, l'Angleterre, Il tu lie en philoloi:. 
exégèse, en histoire. Publication du Magasin encyclo- 
pédique de Mîllin. Les hiéroglyphe» sont déchiffrés par 
Champolhon, progrès dans la possession des langues et 
des litiéi.niiii - oria taies (Sylvestre de Sacy, Chezy, Abel 
il: Ketnusnt, E. Qualremère, Eugène Burnuuf, etc.) I i 
Liùon possède les signes graphiques, les grammaires. Il 
traductions d'oeuvres littéraire», philosophiques ou sacrées, 
propres à faire pénétrer dans le génie de* civilisations 
lointaines 1. eude historique et archéologique se pouisuii 
De grandes collections d'auteur» grecs et latins, du moyeu 
âge, sorti 1rs documents et mémoires sut 

toi» se multiplient. La critique «'organise sur des baser) 
li plu* -h plu» sévères et opère une révision dans tous les 
domaines. Aidée des découvertes archéologiques, le^ 
les notamment, elle donne à l'histoire une base solide 
qui la rapproche des sciences exactes. Les travaux de 
linguistiqu ?ivl à la philologie comparée 

croyance* • i 1rs religions sont elles-mêmes soumise* n 
un examen serré, 
6, Extension de ta Maieria BiMiologia. 
a) La muliere IrilérHire s'étend toujours. L'exotisme 
a pénétré toutes les littératures nationales. On va rni 
nant jusqu'aux littératures indigènes. Après l'art nègre, 
au tout de la littérature nègre. Depuis quelques ai 
l'rnstit! i inti mationaî dea langue* e( civilisations africaines 
a organisé parmi les africains fie tonte race des concours 

de littérature dan* letti propre lanange. Ce* compo->u i 

ont été traduites I André Remaison : Dineh. le livre de la 
Sagesse noire, orné de nègreries. par Piene Courtnis i 
ELdition d'Art H. Piazra), 

Il y a aussi un immense bavardage, caquetage, coas 
sèment 

ht En att, an «riiique. en littérature en poésie, sa 
psychologie, il n'y a pas, il ne doit pas y avoir d, 
réservé. Aucun domaine ne doit reetet inexploi 
le l'esprit et de la création humaine. 
c} Les sujets traités ou pouvant être traités sont innom- 
brables, comme les éléments qui constituent le monde 



230 



VUES D'ENSEMBLE 



109 



et le» rapports entre cet éléments. Deux exemples en feront 
I étendue. Pour étudier la situation respective les 
un» » l'égard de« nuire» de 60 pays, envisagés «nus huit 
.ru différents n Tinte rvolle de dix en dix années. 
Uni Je dernier siècle écoulé, il y a lieu de trait et 
{60 x 60 — 60} x (8x8-8) K 10 17,912,200 don- 
née». Le» 60.000 questions énoncées dons la Classification 
décimale, envisagée» dan» leurs rapports te* un» avec les 
autres dans les 3.000 lieux mentionnés el a 10 moments 
différent» du tempi, donnent plu» de 10 quintillons de 
possibilités. 
?, (.iercs jûits, livret à faire. 

Un livre représente! un enuemble d'idée» et de faits 
. 'I.i -ut'» dons un certain ordre. On pounnit par la classï- 
: la bibliographie tracer une carte tris intercè- 
de» livres (ait» et des livres restant à écrire ou 
possible», En telles langue» existent tels livre», en d'aunes 

23 STRUCTURE ET 
230 Vues d'ensemble. 



Reliure. 

-rture (Brochage). Feuillet* de garde. 



pice. 
Préliminaires. 



Paux-titre. 
Page-titre. Sous-lin. 



IVrlinice. 

P^-face. 

Introduction. 



•J^uvre proprement dite {Corps de l'ouvrage) 
Divisions. 

Parties, chapitre», section», paragraphes, 
alinéas, intitulé», numérotation, sommaire. 
Pages. 

Pagination. 

Titre courant. 

Rappels en marge, 

Notes marginale». 
Texte et Illustrations. 

Caractères (Majuscules, minuscules, signes). 

Vignettes, figures, illustrations. 

Tableaux. 



Tfthles, 

Table mêtriodiqu'.- 

S Matières. 
Personnes 
r Lieux. 
Répertoire chronologique. 
Appendii 



3ices. 
Planches hou 
\es. 



1-e volume est la division matérielle d'un ouvrage. Le 
»n est la partie intellectuelle. 



[livres possibles); de même «n telle science on a 
■ Hla époque, ou en tel pays, ou sous 
lel aspect; on ri a pas (ait nue étude intégrale de tous 
tj», époques OU Uftett»; ou bien m n'a pas fait de 

mi me dans d'outrés sciences. 

B Conlenu d'un liCre. 

livre qui expose une thèse contient nombre de 

' ™téles«B«a« et souvent peu connue», étrangères 

au .ujet lui-même, mai» servant à étayer une démons- 

Iration, 

Un livre ainsi est une contribution au sujet qu'il traite; 
une crntrihuiion au'si aux autres sujets. 

1 1 - o grand intérêt h dégager ces notion» de l'ensemble 

lequel elle» nnt été amalgamées pour la première 

' de les placer dan, leurs séries propie» respectives. 

A cette <ry» IC .'emploient les analystes, les critiques, 

les commentateur». Ici syntltériites, 

PARTIES DU LIVRE 

al Un livre a diverses parties : La reliure. — la 
rture, — le titre (titte, faux-titre, sous-litte, frontis- 
pice), — le* préliminaires (dédicace, préface, introduction, 
préambule) : — l'œuvre proprement dite, les Tables des 
■nagera* et index, les appendices (annexes, planches 
hors texte). 

>•• Le livre présente d'aWd sa page (,'fro avec le titre 
!■ l'ouvrage, le nom de l'auteur, ses qualités, le rang de 
l'édition, la date de publication. 

c) Un livre a un auteur (dénommé ou anonyme, réel 
ou pseudonyme, particulier ou collectif) — l'auteur peut 
un ou plusieurs collaborateurs; — il peut être auteur 
de ('œuvre ou simple éditeur de l'eeuvre d'autrui. 

a) La diatiian matérielle de l'œuvre se fait en volumes, 
livraison» ou fascicules, feuilles et pages. 
On peut convenir d'une terminologie d'après le nombre 
ii,'c»; plaquette (jusqu'à 50 pages); brochure (de 50 
à 10(1 pages) ; volume (au delà de 100 pages). 

La feuillu est l'ensemble de la surface imprimée, qui 

lie ensuite pour rormat des pages (feuilles de 4. 8, 

16. 32 pages). Un feuillet est la partie d'une feuille de 

|. .ii.ici (brisant deux pages (volants, feuilles volantes). 

c) In crii ision intellectuelle de l'œuvre répaltit la ma- 

-n tranches qui groupent les matières connexes 

et 'lui présentent un même enchaînement. Cette division 

se fait en parties, tomes, chapitres, paragraphe», sections, 

il, versets. Ces divisions ont des intitulé* rsy rubrî- 

'l'i'-., ilr> numéros d ordre et nont parfois accompagnées 

de sommaires. Les pages portent un numérotage ou pagî* 

''■i'-" I i-.ufuis nu titre courant, des rappels et des notes 

infrn marginale" 

Souvent de-» introduction» nu préfaces expliquent l'objet 
de l'ouvrage, le point de vue de l'auteur, l'occasion qui 
a fait écrite l'ou- 



no 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



231 



I) Les tables des moiieres r méthodique ou systématique, 
■ ilpliubétique, chronologique, numérique. 

Les tables se réfèrent «oit aux matières, soit aux nom» 
de personnes ou de lieu*, mit m» dates, soit aux numéros 
I. i pièces et document». 

g) Les illustrations inleiealées dans ie texte serven 
l'expliquer par la rcprè»enlalion visuelle des objets. Elles 
ont leur commentaire dans le texte tl il y » lieu d y 
recourir en chaque cas. 

Ii > Un livre donne lieu à de» coproductions en exem- 
plaire» multiples exécutée» par un imprimeur (typographe, 
lithographe, graveur, photographe) On distingue les édi- 

,] ni, même ouvrage, des réinipres- 
On (ait les distinctions suivantes: 

Un exemplaire est un ouvtage complet, abstraction faite 
du nombre de pages, aussi bien que du nombre de volu- 
mes .'l de tout ce qu'ils comportent. Il s'applique à l'unité 
rage d'un ouvrage, d'une gravure, etc. 
I 'ii distingue les firatfe» effectués successivement (on 
ni mille), qui n'impliquent aucune idée de 
» non ni de modification quelconque dans te texte, 
reproduit souvent, d'après un cliché ou une composition 
rvéc, et les éditions qui supposent un texte revu, 
remanié ou complété, et qui sont par conséquent recora- 
tvpogrnpniquement. 

I œuvres n'existent qu'à l'état de manuscrit, 
nnux ou copies, ces manuscrits Krtll patfoia de la main 
, I, ! puteut (autographe»), 

r) I . plus souvent, le livre n un éditeur commercial, 
il constitue rarement une impression prince. 

Mata il y a les publication» faite» par les admini^tin 
tion» publiques (publication» officielles) et pat les corps 
■ avants. Ces publication» sont tantôt dans le commerce, 
tantôt hors commerce. 

Le tableau ei-dessu» résume ces distinctions et pié- 
«eiiie le» parties d'un livre dan» l'ordre de structure qui 
leur est ordinairement donné, ordre qui n'a rien d in- 
variable. 

Le» clément» composant les documents (n" 22) entrent 
dans la structure du livre. Il» donnent lieu à ses diverses 
• parties structurées », Il ne sera traité ici que des parties 
du livrr proprement dit et du livre en général. Ce qui 
concerne les partie» des diverses espèce» de livres et celle 
des autre» documents est traité avec chaque matière spé- 
ciale. Les points suivants sont examinés séparément 
I' les titres et indications externe* ; 2" les préfaces, dédi- 
cace», introductions ; 3° le corp» de l'ouvrage, son sectîoa- 
nemenl. division et chapitre-s ■ 4» les table» cl index ; 5" le* 
appendices et les autre» parties de l'ouvrage. 

Chacune de» parties du livre a son histoire et ses trans- 
formations, chacune a son utilité. 

En général les auteurs et les éditeur» se con forme u! a 
un ordre devenu traditionnel rn le» diverse» parties du 



hvir el qui est celui énoncé ci-dessus. Des exceptions 
cependant viennent souvent cetnpliqui : niaiinn 1,1 I 

231 Titre et indication» externe». 

Il s'agit ki : I' du titre et du sous-titre; 2" du non 
l'auteur; 3" de la date; 4" de l'adresse bibliographique de» 
éditeur» et imprimeurs. 

La page première du livre est dite page tilie. Elle poite 
le titre, les noms de l'auteur et de ses collaborateurs, 
l'adresse bibliographique. 

Le frontispice ou grand titre est le nom donné à 'a 
page titre d'un grand livre quand elle est ornée d'allé- 
gories ou d'autres motifs et aussi dr In gravure placée *n 
tête et qui tiennent à l'œuvre elle-même par une relation 
régulier». 

Des tègli"- ont r-ié adoptées par l'Assorlatimi 
tente anglais pour la rédaction des pages de titre. (2) 

C'est la page litre qui fournit les principaux clé: 
de la notice bibliographique. L'I. L B. a proposé qui 
imprime, sur le plat et au dos de chaque ouvrage, l indice 
d'- In Classification décimale et. au verso de la page 
litre, une notice bibliographique complète portant, expli- 
citement et en forme régulière, tous les élément» '. 

. à son identification. Cette notice «erviraii ainsi, 
I1HI fois pour toutes, aux diverse» descriptions qui en 
seraient laite». £n la reproduisant en triple exemplaire sur 
feuille détachée (slips) sur fiches, tout possesseur muait 
I- u,ov. n pratique de Inire figurer l'ouvrage dan» se» Gâta 
logues ou répertoires, sons effort de rédaction tll même 
<l, copie. (3) 

Le U. S. A. Government o pris l'initiative d'tn 
dans ses ouvrages vne page dite «Library Catalogue Slip 
nur laquelle sont imprimées, prëtei pour le biblioth- 
les entrées par l'auteur, *ujel et série. 

231.1 U titre. 

231, U Notion». 

Le titre est le mol ou la phrase avec lesquela a'énoiice 
ou »e fait connaît»! le roie* ou la matière d'une o- 



(1) Le système de politique positive de A. Comlr 

quatre volumes, donne un cas typique de l'ordonnancn 

compliqué d'un ouvrage. Le tome l comprend une pt* 
fnec et des dédicaces très longues, un complément de la 
dédicace, un discours préliminaire en cinq parties BV* 
conclusion générale du discours préliminaire, une inttodue- 
ii, ,u fondamentale en tiois chapitres (avec un appendice). 
Le tome II « une préface et un appendice « la préface 
formée de quatre éléments, un préambule général et sept 
chapitres suivis d'une conclusion générole du tome 
Le» tome» III et IV sont construits de la même façon La 
tome IV contient une conclusion générale de ce : 
une conclusion totale du système de politique positive, 
une invocation finale et un appendice du tome quatrième, 

(2) Voir Bulletin de II. I. B. 189-8, p. 144. 

(•>! Voit comme modèle la publication de l'I. I '* 
n' 65, Manuel du Répertoire Bibliographique I niveTtel. 
•te. 



231 



TITRE ET INDICATIONS EXTERNES 



I 



III 



dt quelque document manuscrit ou imprimé ou de cha- 

iea paltiCI ou divisions d'un livre. Le titre eut 

nouvent trop élendit. 

Il doit décrite fidèlement et adéquatement le contenu 
-lu \oluriu .- 'lu il s'agisse d'un ouvrage dr lao- 

taisie. Il («Ut que la page tilre peimette d'identifier l'ou- 
vrage, d* le classer et de l'indexer. 

S'il y a plusieurs sections ou chapitres d'un livrr, et 
qu'ils «ont étendus, chaque section doit recevoir un une 
rn connexion avec lut. 
Erreur! et confusion» «ont engendrée» par de» titres 
inexactes ou vagues. L'impression d un titre cxir. 
I ',,:, font mage de différentes grondeurs de cnractèie:. de 
maniera n BMttqnet l'évolution M l'importance corn;, 
des idées. 

Pou! ulir bien luit déviait être une véritable indication 
,|. ,, q U | l,_. livre, presque sa définition 

I . mit complète l'œuvre ou plutôt la précède, il s'y 
inséparable. Le titre individualise l'œuvre 
ne des ternies «imitaire* ((.oui fîr 
Pari*. 19 janvier 1912). 

Le titre peut être banal ou générique et nécessaire ou 
bien il peut elle original et constituer lui-même une 
création littéraire. 

-, les manuscrits et h impression» anciens, l'-m- 
avrsge) lait office 'le nue. 

Yrrrf'K . I sous-titres -- I il lisibilité '. .vu. ! 

I - , r . I . i r 1 1 1 il i n i- des litres sont qualité fondnmen- 
i I. . ( n le texte est fait avant tout pour être lu. 
Le libellé de titre . lent nombre, leur importance rela- 
■ - 1 1 u.i m ii'in objel ■-!■ (oins Les titre 
les sous-titres explicites nombreux, substantiels, don- 
nent un exposé schématique, mais suffisant a la rigueur. 
d l ta matière exposée. 

On ne s'est pas borné à désigner des ouviagr» par 
leur» litres. On a. en histoire, donné certains ni 
certaine» théories Ainsi, pailunt des théories de Maie 
branche, on appelle l'une > la Visioi et 1 iutr< 

l'i Hypothèse îles causes occasionnelle* s. 

Il y a de* livres publiés sous plu» d'un tltlt lit 

231.12 Historique, 

A l'origine les ouvrages étaient dépourvus d un tftri 
spécial et ruerai al ils portaient l'indication au lieu on 
d' In date de leur exécution. Le premier livre avec un 
n ! rtr-. à lu moderne, ejit le Caiendon'o de Jean de M 
1476). 

Les livres d'Henri E'Iîenne (I562-|520) portent, soil au 
titre, soit à la lin, l'année, le mois et même le jour de 
U publication, quelquefois la formule de lo date. MM 
I indication de son nom et de sa demeure, comprend 
des expiession» ayant rapport au sujet du livre. Ordinal 



(I) A modem Ptoteut, m * li^t ut booki pul ' 
iinder more than one title. New-York 1884. 



revotait le titre porte un, «ravure ou un symbole. Souvent 
se* ouvrages portent le nmn des correcteurs - r i ■ î en 
avaient lu Ici épreuve». 

fourrier, ["inventeur des séries, affectionnait parmi elles 
; juguée Ses ouvratr.es sont coupés de lu soi 
avant-propos et postpropos ; préface cl postface; prolé- 
gomènes, eis-Iégotnène» et intermèdes, etc La tête du livre 
Dppo*ée a la queue. In deuxième division à l'avant-der 
niera et la conclusion placée au corps de l'ouvrage. 

231.13 Caractéristiques du titre. 

Le titre est au livre ce que la figure est fi I linnuiie. On 
reconnaît le livre pu son titre comme l'boininir par ton 
visage. Un nin bien (.ni doit en peu de mots donner une 
connais-an, i n nu dit contenu et des carac- 

tères, 

I ,e titre d'un livre I tldt! importance ; il est en 

fuit fonction de l'époque plutôt que du livre et un livre 
•'■le surtout sur le tiltc Le litre est parfois tout un 
poème et l'auteur n'en a pus écrit de meilleur. Il y a des 
règles qui doivent en déterminer le choix. Il faut, paraît il. 
le défier du litre fomié d'un nom. (Henri Bail; 

On a dit avec raison: le titre doit venir à l'auteur d'un 
jet ou il ne lui ■-. appelant et précis 

Un auteur écrit n du une de son oui 

231.14 Espèce) de litre*. 

On distingue : 1" le tilre de la eouvwtute; -' Il tîtrt 

intérieur, souvent plu tnpli t . il I ni foi dan* les dl ■ 

il comprend: litre et sous-titre: 3" le faux-tic- 
4" |ea liln I es parties ce en marge des 

pages : 6° les tines en haut de» pages ou en haut de» 
colonnes (titres courants). 

231. 15 Desiderata de» titre». 

Evitez le titii IDl P*l un ou te, Evitez de» 

i. des litres au passif, le présent est 
table. Evitez le mot d'ordre d'un litre. Recherches sur, 

contribution h SUT. Examen de... observation. Ces mot» 
des indication*, ui In forme inmériellc biblïologiqur 

un intellectuelle de» ouvrages, non sur leur sujet. 

Evite; les litres longs. 

Il y ii des- titres '.m „-i,i tout un programme E\ . 

le livre de Saint-Simon publié en 1814: î De la réel 
nisntion de lo Société européenne et de la nécessité de 
m blet les peuples de l'Europe en un seul corps poli- 
tique en conservant à chacun son indépendance propre». 

La publication 126 de l'Union de* Associations interna- 
tionales : « De l'organisation des Forées Internationales et 
de leur concentration à Genève ». 

Les recueils d'étude» ou de nouvelle» portent générale- 
ment pour titie celui de la pieniière d'entre elles, mais 
induire en erreur le lecteur du titre. 



112 



LE U 



Il y a double titra quand il y a litre de la co 
litre de la monographie dont I» collection. 

lains des litre» portent mention détaillée d 
I a Dictionary of Philoaophv and Psychology 
maiiy of the principal conception* of Etales Log 
tic», Phllosophy ol religion a"d giving a tenu 
Englith, Ftencli, German and Italian wnit™ 
hands and ediled by James Mark Batdwin. 
Princeton, 

Il y a litre précis ioraqu'aucun doute n'est p 
.ntrtiu. El.: L'Europe moins la France? 

I r (auxtitre a notamment une raison d'être pi 
une page blanche quand te litre est lire sur t 
(4 pages), après que le tirage du corps de 1 
■Hé fait. Le faus titre n aussi l'utilité d'tso 
tun- de* m- r, mi n ■ du verso de la couverture. < 
sont très conteatobleu. 

231.16 Titres curieux et indésirables. 

n) Les* titres des œuvres littéraires peuvent i 
sixtes; leur Fntitelsie ou leur profondeur ont i 

.iiirinr pretiotiL M,u» les titre* '-!»:> travaux • 

ne sont pas Ujujnuis clairs. Ceux des instrument; 
devraient l'être Qui sous le titre « Les Fauj 
Derocquignyn découvriro un lexique de mots an 
rolcmcnl mal traduits en fiançais Le langage ! 
pan k un pince dans un titre. II Faut que qu 
riiiuiiiinsant pas le nom d'un ouvrage puisse ei 
l'existence pat le seul jeu de la logique, (Fél 

Un titre curieux, énigmatïque, c est comm 
derrière lequel il pourrait se passer quelque ch 

Le défaut d'esprii synthétique, universatiste. a 
n propos du litre des livres. Le» auteurs donner 
généraux au lieu de titres spéciaux, se nguran 
a traiter du sujet. C est comme si. au poi 
de* auteur», on devait tout classer sous le mot t 
il n'y a plus moyen de s* y reconnaître, 

b) Voici quelques exemples de litres inadéqi 

• Un pape, un empereur, un roi ». (Il s'agit c 
de» droits religieux du Tsar,) 

« Di un lioro moka preznso en poco noto i 
Cnslcllnrii, Rivista délie Bïbliotteche, an no l\ 

P »-) 

t Le v«j rongeur des sociétés modernes u. 

v L'envers de la médaille, ». 

e Emu, de lOÏution philologique d'une questîa 
logic a^n^mlement réputée insoluble », 

« Pourqum nous prononcer pour la négatïvi 

Dana cerlains rcrueils de brevels, une bièrï 
a été classée parmi les hoiVons «t un orguf 




(I) Livret) ■ tita ftew* de* Bjbli 

Archive* de Belgique, I9U6 {sept. d&c. 492). 




VRE CT LE DOCUMENT 



231 



lleetîon tt 

u contenu, 

uicludiny 

ic, Aeathe- 

linologv in 

bv marty 

P. H, D, 

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sur remplir 
m quartoli 
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1er la page 
Ces Utilité» 



être lantai 
souvent un 
cïentinques 
a de travail 
s Amis de 
iglais géné- 
ftguré n'est 
elqu'un ne 
i découvrit 
ix Boillol. ) 
.e un mur 
ose. 

e remarque 
rt de« tîlres 
t être seul* 
nt de vue 
écrivains» : 

rats. (I) 
le l'examen 

. (Ptol 

r, voi. iv. 



in rl'archéo- 

e u. 

: (cetcueil) 
; électrique 

othèques et 



(boîte de distribution de courant), ainsi dénommée par 
non Inventeur, « été classée parmi les instruments de 
musique. 

231.17 Place et forme du titre. 

Deux hypothèse*. 

A. Le litre Vient le- premier, nuivi du nom de l'auteur 
car: I" on lit d'abord le turc puis l'auteur, aux étalages 
surtout ; 2" on obtient un titre plu» net car entouré de 
plut de blanc. 

B, Le titre après le nom car: I" on économise le mot 
par, ce qui (ait une li&ne (il est vrai qu'elle compense 
le tiret après le nom en tête: 2" le titre marque le nom 
d une oeuvre qui «e présente d'une manière autonome. 

(ou, un tableau, un monument ne se signe pas «pat». 
Des majuscules de même grandeur sont employées pour 
le» mort du titre Ceci pm avec les inscrit - 

romaines des monuments, mais c'est un lait qu'un long 
tente en capitales est difficile n lire. Rien n'accroche l'oeil 
Des capitules initiales plus grandes sont justifiées, 

231.18 Les titres et les notices bibliographiques. 

1 a Description I 'ililinM],,[i|,n j[ It: du titre a donné lieu h 
ces quclioiis: Droit de L' abrège! — nu de le modifier 
pour le rrciifier — ou de le développer pour l'expliquer 
dans tes catalogues. (Discussion à la Société royale de 
Londres.) 

D'autre part. \t BtM '•Tt de base au classement de 
l'ouvrage. Un auteur ■ le droit dt- voir son livre figurer 
sou* la rubrique de son litre et un bibliographe est à 
couvert si 'tin classement correspond au titre, sans préju- 
dice des notices classée* secondairement aux réels sujets 
traités. 

231.19 Régime juridique du titre. 

I. I.a loi protège le titre comme le livre, mais cette 
protection est subordonnée à ce fait que le titre soit origi- 
nal et un titre composé, 

2 Le titre d'un journal en Fronce n'est protégé que 
s'il e m Parquet et si la publication s'en suit. 
L'usage conserve te droit, le non usage l'éteint, mais un 
n>. u usage définitif. Donc bien des publications peuvent 
cesser de paraître sans cesser désister, si leur proprié- 
taire en publie un ou deux numéros dans l'année. 

3. Une décision de justice a dit : 

a Attendu qu'il n'est pas douteux qu'en choissis-ai!! 
I titra i I es Deux Gosses « et en sa l'appropriant pour 
l>5 faitr servir a la non de bandes cinémato 

sirii|>hir|iirs qu'cllr un-i en vente, la société défenderesse. 
encore qui le* vues qu'elle reproduit en public par le 
ai oses bandes n\ii*-iit aucun rapport avec 
l'ouvrage dr M DecourcnUe, a cependant voulu profite! 
'I' la VCtguc qui s'attachait dans le public à ce litre; 



' 



» Attendu 'i'" Il dtoh de l'nulrur n'esl pns limité à 
i propriété littéwin rj| ion oeuvre, puisque ce titre 
I individualise et permet de U distinguer des oruvres joini 
Inires, » (Tribunnl de co mm ença de lu Seine, An 
derne, 1907.) 

•I 1 r- Congrès înlertiational de» édilrurs a demandé 
des droits tir propriété exclusive des litres caractéristiques 
de livres. 

Vœu n" 6t*. — ■ IL est désirable d'adopter un systiatnQ 
d'enregistrement de tous tes litres caractéristiques, sya 
terne comportant le droit esclosif de se servir du titre 
pendant la durée du droit d'auteur. En Autriche, ta pro- 
tection de* titres r*t ré H !ée par l'article 22 de la loi 
sur les droits d'auteur. La jurisprudence des Chambre* 
• mmerce et d'industrie se prononce pour l'enregistre- 
ment comme marque*. En conséquence, non seulement les 
titres, comme marques verbale*, mais aussi en général 
|.-v pages-titres peuvent être enregistrées par les Chambres 
il, commerce et d'industrie en vertu de la lot sur les 
marques et modèles. » (1) 

231.2 L'auteur. 

L'auteur est lu personne qui créé ou invente une oeuvre, 

nu-iii.iiiv.- un documentaire, 

u) Sur les Imprimé», le nom de l'nuleur est placé sur la 
page titre; dons les articles de revue ou de journal, : 1 
'■-l »uuyoal placé n la fin. 

ht) Dans les manuscrit* anciens, il se trouve à la fin. 
Au moyen âge et à la renaissance, les auteurs latinisaient 
leur nom, ce qui a donné lieu a beaucoup de confusion:- 
■uns le intalogage de leurs oeuvres. 

c) L'orthographe, surtout relui des noms propres, a été 
longtemps fantaisiste. Les prononciation» locales y contri- 
buaient largement. Ainsi Monlnrby ou Monterby. 

d) Les ouvrages qui ne portent pasj de noms d'auteur 
sont dits anonymes (sans noms). 

L'usage qui consiste h supprimer les noms des auteurs a 
été appliqué très souvent aux oeuvres de femmes. El c'est 
In une clé pour les retrouver. Les auteurs masculins ont 
toujours été cités par le* historiens, même quand on leur 
attribuait te* ouvrages des autres, ou quand ils n'avaient 
peut-être jamais existé, tomme Orphée. Pyihagore, ZorD- 
[ tant d'autres. 
Dans les Ver» Dorés (p. 189), il propos d'un ouvrage 
de Ly»i s dit : • S'il n'attacha pas son nom a cet ouvrage, 
c est qu'il l'époque où il écrivait, l'ancien usage persistait 
encore de considérer les choses et non les individus. 

Les disciples d un grand homme n'avaient point d'autre 
"""• ')'"' la tien I nui leur* ouvrages lui étaient attribués. 

■ M'Ii |ttl C n i rt( Vv.isu ,,11, tndes, Hermès en 

Lgyptr Orphée en Grrr. -opposés les auteur» 



(I) Vim l'édition di la I"' autrichienne commentée [jui 
le Di Baron de Sellier, Vienne. Maux 1904. 



IONS EXTERNES 



I 



l!3 | 



cl une telle multitude de livres que In vie de plusinn. 
hommes n'aurait pas Ittêmi ulh pour le» lire, 

(Fabre d'OIivet.) 

Dans le débordement de jalouMc sexuelle de cette épo- 

■ il attribua à un homme créé par l'imagination de« 

prêtres tous les ouvrages èjerita nniéri. ■nn-ment à lui par 

des femmes, dont les nomi dispaturenl à jamais de 

l'Histoit«, (Celui,- Renaox: L'ère de vérité, II, p. 448.) 

e) Parfoiï des autaiu dissimulent leur véritable idcnnir 
sous des noms empruntés ou imaginaires. Leurs ouvrages 
sont alors de* pseudonymes. 

Cette ciRsimulalio!) de la personnalité a pour cause 
la désir d'une p!u-> grande liberté d'expression ou le désir 
ù échapper à de» représailles ou envie. 

Il parait fastidieux à certains d'employer toujours le 
même pseudonyme et leurs oeuvres parai.urnl sous un très 
grand nombre de noms. 

f ) L auteur joint souvent à son nom ses propres litres, 
qualité',, notamment ceux de ïa profession ou ceux de ses 
titres scientifiques qui forment son autorité quant ,'i l'ou- 
vrage. Parfais le nom de l'auteur est suivi de l'indication 
de «on œuvre prîncip île. ( I ) 

g) Parfois l'auteur appose 'a signature ou son patapbc 
sur les exemplaires de son oeuvre. 

On trouve souvent lir portrait de l'auteur en tête des 
livres. 



231.3 Date. Millésime. 

a) En principe Les ouvrages doivent être datés, 
h) Dans les manuscrits la date est placée à In fin. Dans 
les ouvrages imprimé» elle est ordinal renient placée sous 
la page titre, parfois en forme « achevé d'imprimer «, 
parfois auprès du nom de l'imprimeur. 

c) Beaucoup d'eeuvres ne sont pas datées, sont antidatées 
ou postdatées. La détermination de la date doit faire 
parfois l'objet d'études très nombreuses. 

Ainsi, l'on débat depuis longtemps la date de In compo 
«non des huit livres de la Politique d'Anatole. Tantôt le 
Livre VIII est attribué aux débuts de la maturité d'Aristole. 
tantôt à ses dernières années, 

d) Les Elzeviri n'ont daté que très peu de leurs 
ouvrages, peut être pour ne pas se compromettre aux 
yeux des puissants. 

e) Des éditeurs prennent ou reprennent la mauvaise 
habitude de ne pas daler les livres qu'ils publient, de 
n'y inscrire aucun millésime. L'avantage commercial. 
c'est qu'ainsi un volume peut [tarder longtemps l'appa- 
rence d'une nouveauté Mais c'est comme une sujirr. 
chérie, au détriment do la vérité, ri cette supercherie est 
une source d'erreur, en bien des cas, pour les historiens 
et tel critiques. | . ,!, |„ p j ua 9lam $ r importance 
de -unir -i un nuvrage est antérieur ou pottéxteu) h un 



(1) Ex.; Trutu of the War, by K. D, Motel, Attthoi of, 



IN 



LE LIVRE LT LE DOCUMENT 



232 



sut te, A la BiMiKiln ■ i >■ r- Nationale de Paris, on a pris 
I hsflHuae, pour remédier a cet inconvénient, d'inscrire 
ta date de réception de chaque volanar 
non pourvu de millésime, Malheureusement, les Empli 
meurs ne font pa* toujours le dépôt légat l'année :. 
rjn paraît le volume 

Au Ministère de l'instruction publique Irançai». 
question du millésime n été examinée pnr le comité des 
ttavmna historiques Unanimement, le vosu a été enj I 
que la loi sur le dépôt légal soit niudihée à ce sujet, 
el qu il «oit ajoute un article ordonnant que le millésime 
d>: lamiëe soit imprimé -nir le titi e de claqua volume Le 
gouvernement annonce la sanction de ne plus sous* | 
,1111 in ouvrage qui ne porterait pan il' indit iiliou de mil- 
lésime. 

Le Copyright oblige les éditeurs à dater leurs livres, 
mais souvent lis ont soin de placer la mention du 
. right et de ta date à une place où nui n'aurait 
l'idée dr la chercher, 

i) Dans les écrit! ecclésiastiques, il y n la date; du 

et' imprime) (Ntikil obtint). 
Certains ouvrages qui ont exigé un long temps d mi 

; portent la <i»le de l'achevé d'imprimer. 
g) Certains livre» sont datés par année, mots el 
Ex, : Albert Cheion ; Le* innovations législatives égyptirii 
ne» en matière de société. Paris. Rousseau, 26 mai 1931 
11) Détermination de la date d'ouvrage* non datés. — 
nation dan» le corps du livre de lier» ouvrages qui 
sont datés est un moyen de déterminer la date antérieure 
n laquelle il n'a pu rlie imptimé. 

i) La contrainte d'exprimer la date de ta publication 
eTun livre en chilfies romains remonte à l'origine de 
l imprimerie. Tandis que tes règles de I emploi de* chiffres 
arabes sont certaines en incunables, il n'en est pas de 
•■ des chiffres romains. Souvent D (500) est exprimé 
phi de» éléments I 3, et M (1000) par C I D. Par suite 
4'acMition et de soustraction on est souvent placé devant 
de» sigles. Voici quelques «temple» inintelligible» de 
millésimes rares ou e m barrassent». 

MccecLXXU (1001) +4W+ 50+4' -J> 1472 

Mmi.IJ ( ■*) W 

M' JVIII 1508 

il Lm dates ne «ont pas les mêmes pour tous le* calen 
<li..i.. Il est proposé un calendrier universel du a la 
réforme du calendrier grégorien. La S. D. N. a puM'é 
la ct.nwiificalion en 9 catégories de divers projeta actuelle 

: existants. 

231.4 Adresse bibliographique. 

il L'adresse bibliographique (Direeeion bibliographies 

le imprcntal est ia mention placée ordinairement au 

pied de l.i page titra du livre. L'adresse compiend le nom 

et l'adresse de l'éditeur, tout au moins la ville, et i,n 



compiend aussi clan» l'adresse la date de publicatio; 
sens étendu du mot. 

b) Les ouvrages portent d'ordinaire le nom de l'édite"!, 
lis poilnit quelquefois celui de l'imprimeur. Le premici est 
porté sur la page titre, le second est souvent ind 

in fine. Des imprimeurs apposent pariai* leur sign.- 
autcgrsphique 

c) De» circonstances douanières amènent maintenant à 
indiquai lui le» volumes lr paya nù es! imprimé l ouvrage. 

d) Le « colopbon * est le paragraphe placé à ta tin 
des livre» Imprimët tel est donné le nom ri 
l adresse de l'imprimeur, le lieu et la date de tomiru 
ment ou d achèvement de la publication un quti 
nnli'i'n particularités, 

et) Les typographe» hollandais ne (disaient jamais 
figurer leur nom soi lauia pioduclions. Le plus souvent 
l'éditeur seul signait II an ajouter s'il en était en 

même temps l'imprimeui 

232 Préface - Introduction. 

a| lont discours préliminaire dont on fait précéder un 
li vu-, soit pour en expliquer le plan et l'intention qui a 
.lé a sa composition, soit pour gagner la bienveillance 
du lecteur, prend le nom de préface. On lui donnait 
autrefois, le nom de prologue, mais ce nom attjôOTd'hoJ 
n'est çjuèu employa qin potlt les pièce», de théâtre On 
l'a appelé aussi • Uagoge. préliminaire, préambule ». 

b) La préface prend quelquefois le nom d avant-propos. 
Die est elle-même précédée parfois d'un orant-propos dont 
elle c«t le dsrVéioppemenl et ta justification 

c) L'introduction présente on un résumé toutes les cort 

• nées nécessaires a l'intelligence de l'ouvrage. Elle 
fait connaître, par exemple, l'état de science des arts 
I et des lettres à une époque ; elle rappelle le» événement» 
an nombre desquels «encadte la vie ou l'histoire parti 
culière que 1 on va raconter. L'ûitrodm uni peut se déve 
lopper ou point de devenir elle-même un véritable dui 

d) l:'.n t." Il- d'une édition on établit l'Inslonque de l'ouï 
vrage : telle écitîor., année, tirage Ex, : Eneyclopcdin 
Britannica. 

e) Préliminaire. — Ce nom est donne à l'ensemble de» 
rliopitrrs et documents qui en quoln. ■!■ i"i .niil'iil.- pn 
cèdent le texte de l'œuvre. 

On ii'.uve ceci en télé d'un livre : 

i Pour faciliter au lecteur l'étude de cet ouvrage, je 
lui conseillerai de commencer pat ta lecture du d. 
i-li.qiiirr qui résume la direction générale de tou^ 
arguments. >• 

La préface concerne I" l'origine de l'œuvre : l 
aspect ; 3" ses relations avec les oeuvres antérieure ! 
l'auteur au avec d'autres œuvres; 4" l'indication des 
collaborateurs et les remerciement» ; 5"* le» condition» du 
travail de l'auteur. 



233 



CORPS DE L'OUVRAGE 



I 



115 



L'usage veut que I auteur explique comment et pour- 
quoi il * '•eût. son livre, le Lut qu'il a poui-.* 

Porphyre, disciple de Plotni, mu aux catégories d'Aris- 
une préface exacre et élégante que la postérité t-e 
sépara plus de l'ouvrage même. 

Il faut commencer et terminer la lecture d'un ouvrage 
par la préface - commencer pour savoir de» l'abord ce 
que l'auteur promet; terminer pour contrôler s'il a tenu 
parole. 

Parfois la préface forme une oeuvre par elle-même, 
Ainsi dan» le» oeuvres de Bernard Sliaw 

Dans son traité. • Le salaire, l'évolution sociale et 

U monnaie ». M, Fr. Simiancl (Paris, Alcan) commence 

par Indiquer aux lecteurs ce qu'ils doivent lire de son 

ouvrage selon qu'ils disposent d'un peu de temps-, d'une 

DO deux, ou de quelques I, 

La dédicace e«l le paragraphe ou la letfe («pitre dédi- 
catoire) qui se place au commencement d'une œuvre, 
ordinairement après la page tille et adressé à la personne 
à qui elle est offerte. Le» dédicaces avaient une grande 
Importance autireftrie, où les éciiveïna, dépondant des sei 
gneurs, devaient manifester de celte dépendance en la 
proclamant publiquement, 

La préface doit définir le but, l'esprit et le plan de 
1 ouvrage. 

Posljacc. — hllc a sa raison d'être lorsque lu publication 
il.- l'ouvrage s'est poursuivie sur un long espace de temps 
])ermettre à l'auteur de mettre à point certaines 
questions, 

•4ech'sscmenl. Avia aux lecteur!. — Contient de- obser- 
vation- pratiques] sur la manière de se aerv : r de l'ouvrage. 

But du livre, — Champ du livre. — Ordre du livre tl 
marche de I ouvrage. 

233 Corps de l'ouvrage. 

Le corp» d'un ouvrage c'est le texte lui-même dégagé 
de tous accessoires tels que préface, préliminaire, appen- 
dice, tables, rtc. 

Le corps consiste dans les matières qui y «ont traitées 
et c'est la partie de l'auteur ; entre ce» matières, il y a 
un sujet principal à l'égard duquel tout le reste est seule- 
ment acce» 

233.1 Division, sectionnement des ouvrages. 

I. Notion. Le l!,lr se divise communément en 

lomea. parties, livres, chapitres, sections, paragraphes, etc. 
entre lesquels est distribué toute la matière. 

Au sectionnement il faut des labiés correspondantes. 
Ces facilités pour le lecteur ne doivent jamais être négli- 
gées dans des livres qu'on peut être appelé fréquemment 
h feuilleter. 

Le but du sectionnement est de retenir l'attention, 
exciter l'intérêt, soulager la mémoire. Il fout y joindre 
Itlte habile disposition typgraphique. notamment l'emploi 



de caractère? variés, usage de* vignettes et des gravures. 

La division en paragraphes et les rubriques aménagées 

en marge permettent au lecteur de passer tout ce qu'il 

superflu pour lui. 

Le traitement logique d'un sujet selon un cycle de 

ions et subdivisions nettement accusées dans le telle 

est un progrès dans le livre scientifique et didactique. 

Il Minespond à un développement de la ponctuation dans 

louble sens: I" c'est une ponctuation d'un è 
i lu '-levé que le simple point (.); 2" c'est une ponctue 
tion placée à la division logique de l'idée el 
seule» phrases du langage qui les exprime. 

Le titre est en (onction de la division adoptée. !! est 
comme la Mil riqtie Réuérale à placer en tète de la table 
Irvisions r-t fi'l[«-ci sont comme autant de ion . litre» 
.1 . mu- lui même. 

Le» divisions sont de divers ordres. A côté de crllr- qui 
pondent au développement fondamental du sujet, 
il y a celles qui se rapportent aux intioducliuns et CQh- 
ins, aux i ciiciih'in-, externe» du sujet comme sa 
présentation, 4 des annexes, de» tables. Ainsi on peut 
diviser un ouvrage en parties (livres} et lui donner outre 
tes parties principales numérotées, une partie préliminaire 
Idénnition du sujet dans son ensemble et indication de 
I.: marche de son développement) et une partie complé- 
mentaire (par en. l'histoire et l.i bibliographie du sujet). 
Une préface, un épilogue. 

2. Historique. — Les ancien» nr connaissaient pu- la 
division d'un ouvrage en p)ua ; eur» livres, d'un poème en 
plusieurs chants d'étendue à peu près égale. L'/Viade et 
I Odr/saéc comprenaient bien un certain nombre de rhap 
sodies qu'on pogvnil réciter séparément, mais ces rhap- 
sodies ne répondaient pas du naît ,'. irnis. chant» distincts 
et nous apprenons d un scoliaste qu'on les écrivait à 'a 
file sans autre marque de séparation que le signe appelé 
L'oronis. Ni Hérodoie ni Thucydide ne divisèrent leurs 
res en livres. De même Xenophon, Platon, Thëo 
pliruste, en Un mol liai.. |. -. .uiteurs qui ont précédé l'ère 
d'Alexandre. 

I à pnriir de ce moment seulement que des écoles 
annexes de grammaire et de critique ayant été fondées 
BU annexe à la Bibliothèque d'Alexandre, ceux-ci éprou- 
'.nruit l'embarras de retrouver un passage ou de vérifiai 
une citation. On divi.sa donc eliiicun des poèmes d'Horace 
en vingt -quatre chants destinés a être écrits sur autant 
dr petits rouleaux et désigné» par la série de lettres de 
l'alphabet grec. 

Hérodote fut partagé en neuf parties qui prirent le nony 
de neuf muses. Le même principe Fut appliqué ei 
aux autres ouvrages, A partir de» premiers Ploleméri- i 
lea écrivain» sectionnèrent eux-n-.ëracs leurs ouvrages de 
longue haleine en livres de longueur uniforme. 

Le morcellement des ouvrages en rouleaux a livres fai- 
san louveni des coupures arbitraire» selon 1 étendue des 



116 



LE LIV 



rauleavx du commerce et les rouleaux s égarnien 
L- livn- Incomplet, Oa -lirait alors les rouleaux 
même écnn, moyen iinmuisnnt. Que de livre» fu 
perdus, rendus incomplets ! C'est assez lard q 
l'habitude de lermiier la ligne avec le icni. 

1, Unité* du sectionnement — A la ma: 
pie arithmétique, en loi le matière il doit être ■ 
ce qui doit être tenu pour l'unité normale (un), 
multiples d un côté (deux, trois, dix, cent), 
multiples de l'autre (un dixième, un centiê 
Cette détermination est convenlionnell<=. Pat elle 
l'analyse et la synthèse, la décomposition el 
naison. Il aemit inexact de faire de l'idée I 
scientifique correspondant à l'unité de la réalité 
Car s'il y a des unités délerminées en certaine» 
erice, elles manquent en d'autre* et certaine 
n'en ont pas du tout. L'analyse scientifique re 
une idée dite simple et une plus simple, jusqu' 
ultime qui est l'être sons détermination. Dé 
proposition implicite nu explicite dans la (rBHaM 
limité de langage, l'i nité du discours verbal 
(documentaire). 

Une unité extérieure et qui ne cadre pM < 
avec l'unité de pensée. Celle-ci détermine 11 
chaque CM particulier correspondant à une plnl 
pale avec éventuellement une ou plusieurs phrî 
minative* et précisantes, attendu que grainma 
est possible In phrase courte ou le complexe de 
allant jusqu'à la période. Dans la pratique c 
à peu piê-î l'alinéa, ou ce que les anciens app 
versets, 

4. Espèce* de dft'istons. — a) Le tome cor 
une 1res grande division de l'ouvrage. Le tern 
indique une division matérielle dépendant umq' 
|,, r,.|iui, I ii.Imi.,.,, n.i-ni la division par volumi 
avec la division |nvr tome. 11 n'est pas rnre cep 
renconlrer des tome» reliés en un volume I • 
au contraire qui | lunieurs volumes «épatés soi 
saires pour contenir un seul tome. 

Le» études d une science sont trop vastes 
eniermées en deux ou trois volume». 

b) Le chapitre définit chacune des parties 
quelles se divise une œuvre ou un écrit au 
meilleur ordre et de la plus facile intcllige 
matière dont il est traité. 

Un chapitre cortoopond à une question en *> 

c) Le paragraphe se définit chacune des iliv 
écrit ou d'un imprimé qui se font en passant 
à un autre. 

Dans le» grammaires on donne comme 
lies les phrn»i-j qui servent d'**' 
contenu se prêche et à la seule lecture de l'i 
règle est rappelée. 

d) Verset. — Le livre ancien est formé de vei 



dant 

dans un 
trn! ainsi 
u'on prit 

le la sim 
déterminé 
avec ses 
le* sou»- 

*ç realise 
la combi- 
n pensée 
objective, 
parties de 
s sciences 
deviendra 
à In plus 
s lors la 

n'est que 
ou écrit 

xactement 
.uilr-ur en 
tac princi- 
i*es déter- 
1 Icalement 
la phrase. 
c sera ou 
étaient le* 

tespond a 
ne volume 

in-mrni de 
; concorde 
lendonL de 
it très rare 
cul néces- 

pour eue 

dan* les- 

ix fins du 
nce de la 

cience, 
isions d'un 
d'un point 

aux para- 
Ainsi lf 

exemple ia 

met». Cour- 



tes phrases, deux ou liois phrases au plus. L'ençhaiiu 
meut des :■■ ..il idéologiquement à dé'irer. Rien 

de notre art moderne d exposer. 

Dans certaines aciem-r» la division des matières porte 
des noms spéciaux. Ainsi en géométrie, les divisions 
sont appelée* théorèmes, problèmes, corollaires, acolie». 

H Desiderata du sectionne ment. — a) Il est désirable 
que. t-ans l'intérêt des diverses parties et chapitres, le-* 
matières soient autant t|Ue possible traitées d'après un 
plan symétrique. (I) 

b) Le sectionnement doit être rigoureusement conf - 
r. la division de la matière elle-même 

Les auteurs parfois donnent à plusieurs chapitre* CJUl 
s~ fuivent le même intitulé et en font des suites nu des 
fins. C'est un procédé inadmissible. La disposition systé- 
matique de la matière doit être indépendante de la lon- 
gueur des testes et il y a quelque chose de choquant à 
voir couper un développement pour des raisons nu>-i 
extrinsèques. 

6, Tifre courant. — Le titre courant doit remplit dans 
l- livre un office utile. Il faut te considéier comm 
sommaire ou le résumé de la page au dessus de laquelle 
i! est placé. 

C'est une erreur de donner à toutes les pa^e» d'il., 

livre le même titi ant, celui du livre lui-même. Ce 

litre est bien connu du lecteur et mieux vaut consacrer 
),i place à ni en donne* ""f I" pas" P a '" 
grandes divisions de l'ouvrage et sur les page» Impaires 
(droites) les division» les plus spéciale*; de toute manière 
des mots expressifs, empruntés à l'ordre systématique 
En vue du découpage des livres scientifiques et techniques, 
il pourrait être utile cependant que chaque page porte en 
bas le titre avec !* nom de l'auteur et l'année. 

7. /Jioision en earlonj. — Les parties d'un livre peu 
être mise en évidence par des feuilles de papier fort ou 
de carton blanc ou de couleur portant sur le» côté 
notation* du sectionnement. Ex. Manuel de l'iniiitut 
International de Bib/ioRrupnte (publication n fi7) Cei 
compte* rends imiel» dr la c pargsxt de Bel- 
gique 

8. Mention de ta fin des ouuraijes. — Il y a lieu 
d indiquer clairement qu'un article, partie d'ouvrage eu 
volume e«t lini Si l.i publication de certaine* partie» ou 
volumes est indéfiniment ajournée, le lait dnil être men- 
tionne clairement sur te* numéro» subuéquenla. Le mot 
„ [iiih. i «m | lin « a» i otisacré. On l'aceompogne parfois 
d'une vignette. 

(t) Exemple: dans les 1° volumes de sa Céosraphie 
Universelle. Elisée Reclus a maintenu l'ordr.- 1, plu* 
régulier dan» la description de tous •** pav<- généralité*, 
otographie, hydéogrjphie. climatologie, f.ore, fnunr, rlc 
Voir à ce sujet la Théoiie des subdivisions communes 
d; la Classification décimale. 



- 




> ■ ■■!•■ annoncées 

ivre) n'uni jamais été continués ni achevés, souvent 
d* pat l.i votante des auteurs rpii ont changé d opinion. 

233.2 Notation des divisions. 

La notation des divisions réalise un système pratique 
(1(11 sert à la consultation, à la référence cl 
à la signalisation. 

La notation des paragraphes peut tenu lieu de transi- 
tion. Le lien peut être dans la pensée qui se suit et 
embrasse sans peine des objets divers parce quelle le= 
rapporte tous à un objet supérieur parfaitement déterminé, 

Espèces de notation, — L'indication des divisions peut 
lin p. a une notation baser- soi! Mit ries chiffres, soit 
sur des lettres, 

a) l.i- chiffre* donnent lieu *D numérotage, soit in 
numéro i-ouranl (numéros rurrehs), soit un numéro 
décimal correspondant aux divisions de la Table de* 
Matières l^on Tables de Matières), 

Les chiffre* sont des chiffres arabes ou des chiffres 
romain ■ 

i') Les lettres donnent Lien a une littération (ex.: littera 
t . littera Cb), Les lettres sont majuscule», minuscules m 
One combinaison des deux. Elles peuvent être latines ou 
grecques, ne uni 3 can&ioajaon d< lettre* rVs deux alpha- 
'■■ I Ex.: B., 

1 ) Il peut y avoir combinaison de chiffres et de lettres, 
Ex.; Il : , 

Numérotage. — - Le numérotage est de création relative- 
ment récente. Ce n a été qu'au XVI 1 ' siècle, dans l'édition 
de Du Moulin (Lyon I5S4) ci de Le Conte (Paris. 1556) 
qu'on a commencé à donner des numéros aux différent» 
chapitres on canons des distinctions et des causes des 
Oeuvre* de Gratien. Pendant tout le moyen âge et souvent 
encore iluti- les temps modernes, on les a cités par le 
prenne* mot du canon. 

C'est Uirdivfîment aussi qu'ont été numérotés lea ver- 
sets de la Bible, Dans l'usage, le» chapitres des divers 
UVfes qui La composent sont indiqués conventionnellement 
-tes chiffres romains et le* versets par des eliilfros 
arabes. Ex.; Mat. V, 1-8. Evangile selon Saint-Mathieu, 
chap V, versets 1 à 8. 

Les article» des codes, de* lois, de» conventions sont 
numérotes. Le Code civil français (code Napoléon) com- 
porte 2.200 articles. Les lois de certains Etats sont elles- 
mêmes numérotées par année. On dira n Chapter 415 of 
il" 1 (iws of 18°7 i. 

Le numérotage des ver», Ht ni des lianes, est 

Il i moyen pratique pour les note» Iflrwmarglnnie* ou en 
in. de texte. 

Dan» l'édition des élastique) de Teuboer, Ira ver* «ont 
numéroté* de cinq en cinq. 



( I ) Sur la numérotation en général, voir te qui en 
est dit sous « classification « et sou» « administration ». 



_ 



OUVRAGE 



117 



Dmii tei Proceeciitiga de l« lintish Minvutn Omimissiun 
de 1849, toutes le* questions et toute» le» réponses ont 
reçu un num-m d ordre continu, 

Le numérotage sera nu unique b travers toutes lea par- 
tics d'un ouvrage ou lecommençanl, Parfois le» supplé- 
édité» plusieurs années apte-, tout paeinés et numé- 
H la Mille (en, ; Géographie des frères Alexis). 

233.3 Ordre des matières dans le livre. 

Un livre a une progression, une série, La raison qui 
procède à son enchaînement (la classification. I ordon- 
nancement la logique). La question de» ordre» a été 
Imitée à l'occasion de., élément» intellectuels du livre. 

La série échelonnée ai graduée comme dans le» règnea 
animal et végétal est la forme la plu» ordinaire aux 
ouvrîmes de raisonnement dnu& le' quels on procède par 
division '-I subdivision» du sujet, 

I 'ordre varie à l'infini d'après les auteurs, d'.iprès les 
ouvrage» et même d'après un même ouvrage .iuand il 
s'agit d'une œuvre constituant une collection. Ainsi S. 
Bercer ur compte pas pour l'Ancien Testament seule- 
ment, inuin» de 212 ordres différent*, distribués en sept 
séries principales et il déclare esprrsiîénient que cet 
ordre; pouvait être augmenté. Pour le Nouveau Testa- 
ment, il tlgtmle 3B ordres. 

233.4 Rubricatioii. 

Le» division i reçoivent leur dénomination (titre, intitulé, 
rubrique») les rubriques facilitent énormément la lec- 
.•t les recherches Si les division» circonscrivent nette- 
■ le sujet traité, les rubriques concentrent la pensée 
>iii leui objet principal. Bien rubriquef un document est 
trt. L'auteur qui s'impose de le (aire voit s amé- 
liorer son exposé, car if fait seul d'avoir a exprimer des 
rubrique* adéquates, claires et se succédant en série, 
. à préciser quel esl l'objet d'un paragTapbe ou 
il'ime section it L mûrement réfléchir à l'ordre du plan 
: 'vile», 
Autrefois, il y avait un spécialiste, le « rubricateui • 

i.n enlulllilirur -)ui tra.ail M B (a* lubriques. 

Iji nibrication des lois el des ordre» du jour de congres 
et ..«semblées législatives fournil ample matière eipérimen- 
lale a une technique de la Rulnir.ilu.n (I) 



( I ) Dans sa a Somme dr» connaissance» humaines ». 
Elit Klanc «.'csprime ainsi ; « I • sont numérotés 

tl I a 1(1,000 et chaque volume en comprendra 100 exac- 
lemerM, t.- qui simplifiera extrêmement le» renvois et les 
recherches, Plu-ieurs articles de moindre importance pour- 
ront être réunis sous un même numéro d'ordre. Us seront 
distinctement s'il y n lieu, pat des décimales. La 
rata 1 adoptée peut donc satisfaire à tous les déve- 
loppements ulterieun r-i h toutes le» extgencea. Chaque 
nrtirle. s'il est étendu, sera précédé d'un sritnmaiie dont 
chaque partie sera développée dans un paragraphe dis- 
tinct. > 



_ 



] h» 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



233 



Lm rubriques ont joué un rôle énorme dans le Décret 
de lirniien (Droit Canon). 

233.5 Pagination. 

1 iWion — Lm pages d'un livre, les feuilles d'un 
» { i m 1 1 1 u t ■ r i « sont numérotées et le numérotage est continu. 
tiut . al moyen tir maintenir l'ordre entre le» élément» 

d'éviter tou(e interversion de» feuillet pendant la 
correction, le tirage, le brochage, ta reliure ; M moyen 
1 endroit exact de l'ouvrage quand II'» élément» 
sont rassemblés, de faciliter les renvois de* taJblo 

i'.», les références d'une partie à l'aulie des volu- 
te* citations. 

Imagination se rapporte à la division de» élément! 
riel» du livie (le support, le papier), tandis que 
li notation de division» se Rapporte b la. division jtIl^ 
Ii i ■ ■• intellectuel». 

2 Dispositif» de la pagination. — La pagination peut 
■.i présenta ce diverses maniërei : a) Haut ou bas de» 

Côté itxtérietu ou intérieur de» page» ou en 

leuj milieu. Il convient de placer la pagination sur Ici 

côté» extérieurs dea pages. I" A l'extérieur de» pages, 

car ainsi on peut feuilleter seulement leur extrémité 

he ei droite, en économisant l'opération d'avoir « 

découvrir entièrement ; 2" au bas des linges, car on 

peut dispo L er du htiut des pau.es et les parties en belle 

page peuvent ellrs-merr.es être paginée», c) Grand ou 

raractére, nombre encadré ou non. en grasse ou 

souligné' erreur de ne pas indiquer en très 

dû caractère» la pagination des livres de fréquente 

consultation. 

La mae en page. — Elle peut ofîrii différent» dispo- 
1 " Continue, r't sl-à-dirr- recto el ver»0, 2" l' 
seulement, le verso étant blanc réservé à des annonces 
et p .ii conséquent sa cri fiable a volonté pour le découpage. 
) Disposition permettant l'isolement de chaque article 
MU découpage ei collage. + Henvoi de la suite d'un 
article plus loin dan» le même fascicule 5° Les livres 
classiques présentent souvent une page ou deux pages 
I en regard quand elles se réfèrent h une même 
|li* . Histoire. Géographie, ) 
A la pagination il est utile d ajouter les indices du 
chapitras» et de les placer à droite et a gauche du 
litrr contant (Voir le dispositif adopté dans ce traité.) 

4, Pagination conliniie ou jroelionnée, — 11 y aurait 
avantage et simplification, dans le* ouvrages scientifique*, 
a n'avoir qu'une seule pagination continue à travers un 
même ouvrage- " n'y aurait pas d'exception pour lu 
pages titres et les chapitres en nelle page Pour des r.n 
son» d'esthétique, In pagination en ce cas sarall reportée 
nu bas des pages. 

Il y aurait peut-être avantage pour les tables et le» 

or»! à i-e que le» périodiques adoptent une pagination 

continue à travers les «emotte- et Us année». Ce sciait 



en même temps une siatistilf u e totrir faite de leui mariera 

imprimer-. 

On atteindrait de hauts chiffres, mats cela est secon- 
dnire. Ainsi la pagination du Borscnhialt donne, en 1905. 
la page 7449. 

Larsqu il est publié des articles très longs, on a employé 
une pajr.Liiution séparée ^iniullanéiTi-nt avec une pagina 
continue. 

Dans le» publïcalfc. etttea ou a partie distincte, 

on peut arriver à une pagination fractionnée sous cette 
forme : 14—27. ce qui signrhe Fascicule 14, p 27- El : 
l raité d'hygiène de Clinntemesse et Mosny. Cette 
tion serait reproduite rulement ni pages impaires. 

La • Revue de l'Université de Bruxelles . a donné 
à se» articles deux paginations; celle de la revue et celle 
des articles. Ainsi te «ont trouvés tout paginés le» tiré» 
à part. (I) 



I 3Ô2~ 



B 



363 



5. Pagination en chiffres orates ou romain» — On s'est 
élevé contre les chiffres romains et on demande que la 
pagination aussi soit Faite en chiffre» arnhes. S'il y a lieu 
de créet plusieurs séries, on pourrait les distinguer en 
faisant accompagner d'une lettre les «éiies secondaires. 

Les belles pages (celles qui commencent le volume. 

le., parfie* ou les chapitre») ne «ont point paginée». On 
1 a demandé cependant pour facilitai la consultation, et 
on l'a indiqué parfois au pied de la page. 

6. Suhdii'ision de la page. — Il peut y avoir intét.-i à 
pouvoir désigner avec sûreté la colonne, la partie de 
la page. La ligne, et même le mot. 

a) La colonne se désigne par 1 ". 2", i' . ère 

Pour les journaux on pourrait convenir d'indiquer la 
page, la colonne et le rang de l'article dans la colonne, 
soit p. (1—4-3). 

h) La partie de pn^ et par conséquent la partie d« 
h colonne peu •"" divisant la page 

en 5 pur les lettres ABCDE écrites en marge 

Ainsi, don» Qué.aid. Susercneries littéraire» et Barbier, 
Diction nuire des ouuragcs anonyme». 

c) Le» ligues peuvent Être A I [fié pal km ordre 



(I) Dans le Grand Concour» ce Bruxelles 1888. on 
trouve formulé ces aV.udetata : 

« Rechercher un système uniforme de tomaison, de 
» pagination, de litre murant, 

• Quel srrait le moyen de provoque) uni convention 

• entre les éditeur» et les imprimeur» de divers pays 

• pour arriver : a) à adopter le système de la tomaison 
> effectuée. c'est-à-dire à supprimer la tomaison fraction - 
» née en parties de quelque nom qu'on les appelle; 
y h) ii adapter le chiffrage continu. »ans lacune, de la 
i' pagination, c'est-à-dire abandonner la coutume de ne 

.mi chiffrer le» pages commençant par un litre de 

« chupitre ou un titre explicatif, et à supprimer comme 

courant dans un livre le titte même de ce livre 

« ou a le remplacer par le» titre» du contenu de» dis 

■ pitres ? • 



234 



TABLES. INDEX 



I 



119 



numérique répondant en marge de cinq en cinq ligne». 
Ex.: 5. IU, 15, 20. 25, etc. 

La reproduction des ancien* textes • 
mi numérotage continu des lianes. | I i 

d> Le mot est désifcii^ j,a\ le rang occupé dans la 
li«ne. D'où cetie mention : 

Eat-: p. [tti lignifie de la page 35. ligne 9 à 

La page 36, ligne 8. Autre ex.: p, J5' 1 -"' , qui il 

9, + moi. Les article», le» nombre», le» 

lettres initiale» comptent comme de» mots, ainsi que les 

3 de mots coupé* nu commencement et à In fin des 

1 '■'" "-■ Si l'on adoptait le système suggéré de désigner 

un ItvTe pal ton numéro d'ordre (pays, année et numéro 

dordrel, et si le système était généralise on pourrait. 

a laide de quelques nombres, désigner un mot dans 

;:ible universel de. livrea, Ex. 

(493)-' 1933 N« 1227*. ifi-K 

7 Paxinalinn intercalée. — Pagination spéciale ni 
.1 astérisques ou de lettre» quand il y u interfoliation, 
notamment parties de revue* à relier séparément a la 

le l'oeuvre. Voir la partie « Bibliographie ,: de In 
Netiue d'Histoire Ecclésiastique. 

S. 5nfiariruf Je la pagination. — Dans le* docutn 
manuscrits ou imprimés sous [orme de feuilles volante» 

ichea, la pagtnaimii pejrd sa fonction à raison de 
l'intercala tien, toujours possible et du clattsi-nierii pot ,M. 
<1 après dea bases diverse». Len indices de classement de 
li matière servent alors à 'a pagination. L'on [fl 

-dam à chaque feuille ou fiche un numéro destiné 
4 les individualiser et rjui sont empruntés à une 
" ' ' ' ' i : ; ' " On Peut, a.ntii. loua une niêrm- (lasse, les le- 
trouver avec certitude. 

234 Tables, Index. 
234.1 Notions. 

'■ '-"• table! -.i l ■' listes placé.-, .su i-iiliiiiirni i-nii-nl 

ou à la fin du livre cl dans lesquelles sont indiques 1rs 

chapitre» ou les divisions notables qu'il contient, avec la 

rice aux pages où il en est imité afin d'en Faeilitrr 

•Nsultation. 

L'ne table des matières peut être iléfiriie coin. ne la 

bibliographie (ou cathli.itraphie) du contenu d'un seul 

ouvrage. 

2 Le tebti <l.- matière*. ■ plusieurs Fonction! ■) in 

' le contenu d'un ouvrage ; h) Faire retrouver le 
I traitée; c) décharger Le 
In certaines indications en lea reportant rn fine (par rj. 
dex des espèce» dans un traité de îoologie) : d) per 
mettre d'embrasser le sujet général dans sa complexité, 
I e » partiel et l'ensemble, les corrélations des parties, le 
■ optique des matières traitée». 



(I) Voluspa. Texte d'après les vélins de la Bihhotliè 
le Copenhague, dan» Vnn den Bo«aert, Refit, 
«H Hi/staire primitive des Belge». 



C'est une réduction ces matières présentée méthodi- 
oent de façon qu'on puisse en voir l'ensemble .l'un 
■ uJ coup d'uni || ihk généalogique, clironeltntique ] 
La table des matières établit entre les diverse» paru.-i 
d une œuvre un lien solide de cohésion. En la dressant. 
nstate souvent Ui lacunes 
3. lu table r«t un élément absolument nécessaire. Ce 
les donnée* de l'ouvrage ordonnée» selon un autre 
plan mais, cette (ois. avec s'nifle mi textes 

qui ne «ont plus répétés Ainsi, par exemple, ajouter 
tmt table géographique ou une table chronolosiq 

ll[l '" 'Isposé dan» l'orôre des matières, - 

comme »i l'on écrivait une seconde lois en prenant pont 
base I ordre des lieux n une troisième lois l'ordre des 
dates. 

! ■ ■ tablai -i index constiiuctii es principe le moyen 
de suppléer à la redistribution de» matière» de l'ouvrage 
I un ordre autre que celui adopté dan» le corps de 
I ouvrage. 

f <■„ table» d'un livre doivent contenir tooj I.- rei 
gnetaenta utile» ,-t Stre oe lactle accès. 

Ira drivent donc complet,-, toote publicaiinn. Elles 
une importance capitale, en particulier la* tables nVs 
grand» traités, de» ceuvres de* Collectivités, de< Pénr.di 
des Annuaires. 

-I Rapport mec ta Bibliographie _ Le* tables des 

res et lis index constituent en un certain senîi des 

tmentl de («chereLes bibliographique» et comme te's 

nt des compléments aux Bibliographies. Il en t 

aillai surtout des tables et index in périndiqu- 

234.2 Historique. 

premiers qui imaginèrent I index alphabétique 

Crées (syllnbikè, syllabus) comme le rapporte 

M I ulliua à Attieus, Il s'agissait de retrouver facilement 

'""' ' "'"' •hUstoaj illi veteres locupletem rerum lc 

verborum omnium copiant aemper et cum inaxima rnm 

modidute. in ptomplu agere pet desiderarent. excogitarunl 

irlu n dfoe alphabeiarij ordine digestoa. Les Jurisconsul- 

les théologiens rédigèrent bientôt des tables Ama- 

tores Ittterari, ptXaMertin iurisconsulti et tbeologi, lil.i.. 

• innés profeuionis suce in elencos, sylUbos, indices, 

tabula» et répertoria copiossima redigeruml ■. (DutriponJ 

Dan» les ouvragée du X V III ,ièe!c, il y avait de» 

tables analytique dis développée», sorte de résumé del 

< loppéen dan» les mémoires. 

les AnJ.vSuiDin ont de lionne heuie attaché une 

grande importance aux index. 

234.3 Espèce» de tables et index. 

I en tables peuvent être : a) générale ou partielle 
b) méthodique ou alphabétique; c) se référer aux nui 
(idéologique), aux nom» de personnes (onotnati- 
CJU i. aux lieux (géographique) ou à tout autres donnée». 






12V 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



i 



234 



Le» tabler, d'un L>uvrage peuvent donc ae déiiuiiiiiici 
de ceux, manières: psi leur objet et par la (orme de 
classement, a) Par leur objet: elles seront par matière* 
(idéologique), par nom de personnes (onomalique), 
pu lieu (géographique), par date (chronologique, h) Par 
leur (orme de classement : nlpbabétii-fue, systématique, 
numérique, décimale. 

(total ouvrage» compùTk'ru deux tables de matières. 
L'une, simple division ayMériiiitiqm du sujet, donnant une 
vue d'enicinbU L'aune analytique, développant en détail 
la première dans le même ordre systématique. 

Sur les caractère» et les avantages respectifs du classe- 
ru m systématiqii' , synthétique et analytique de la base 
■dphahétique DU note?, voir ce qui M dit au sujet de 
la classification, 

I r nombre ri la variété de» index et des tables va 
en se multipliant dans les ouvrages et ils s établissent 
a divers points de vue, (1) 

d) Le Manuel généra! de» Travaux de l'Institut de 
Droit international, 1695. 

234,4 Tables systématiques. 

a) S'il s'agit d'un travail étendu, la table des matières 
en constitue le plan qui uuiiement se dis-imu)e dans le 
développement comme le squelette sous la chair. 

b) Tout livre devrait être accompagné de la table 
-iviématique de» matières. La table de» matière» peut 
souvent avec avantage être répétée par fragments dans 
l'ordre alphabétique. Elle ne doit jamais être écrite en 
phrases continuel n travers la page, ce qui trouble la 
lecture. Elle doit toujours indiquer le» double» page» 
initiale» et finale». Ex. : 1—20. 

c) 11 y a de» tables de matières explicatives où les 
chapitres sont développé» par arguments, puis par «om- 
maires correspondant à une ibèse ou proposition (ex. : 
Traité d'Economie Politique de Leroy-Beaulieu). 

rl| Lorsqu'un ouvrage « plusieurs volume», ou qu il 
est publié par l'auteur plusieurs livre» ayant d étroites 
« Mimexions les unes avec les autrrn, il est opportun de 



(If Exemple» ; a) le Traité de Géologie de E. Haûge. 
Sur 2024 pages, il CowpU 100 page» de table» et index, 
ceux ci ait nombre de six. plus une bibliogrnj>ii< 

li) Le Traité de Zoo!o«ie concrète d'Yves Delage, 

contient cinq tables, une méthodique au commencement 

et quatre à la fin : index bibliographique, table dc« mots 

techniques, celle des noms des hôtes des parasites, l'index 

■ lue des protozoaires. 

, | Verni-» (Manuel rf" Histoire de» Religion*) fuit suivre 
ivre d'une lable intitulée: Ré'umé analytique d'après 
te contenu de» paragraphta. Addition te notices bibliogra- 
phiques étendue» avec luicrment sur leur valeur, placées 
en t?te de» différentes division» du livre. Chaque para- 
graphe est accompagné d'un titre indiquant son contenu 
ri d'une table upécialr, im résumé analytique, placée à 
la fin du volume, récapitule ces litre» de façon a permettre 
au lecteur de trouver aisément les page» qu'il a besoin 
il, consulter. 



i in tttu lu Lable nynlhéitque iléUiillée de l'oU¥M$e 
complet. (I) 

e) On peut commencer et poursuivre une publication 
par livraison» au nwci ■ Tordre «ystémati- 

cjue de l'ouvrage. Quand l'œuvre est «uffisamment avan- 

ti publie la table de» matières ordonnant la suite en 
un ordre rationnel. Chaque ]>artie de l'œuvre, quelle que 
soit sa taille, ayant été brochée à put!, l'abonné n'a qu à 
remplacer! l'ordre chionologiqBe de parution par l'ordre 

raetkocUque donné dun*, U table des matières. Ex. : 
Encyclopédie ces Mathématique». 

234.5 Index alphabétique. 

1. (Notion. — a} L'index établi par ordre alphabet 
des mots ou des nom» donne le moyen de trouver aisé- 
ment les matière» qui sont traitée» dans un livre ou un 
tliiciiniL-m. Un livre reçoit du fait de son index une ampli 

i ni de son usage, une valent pratique accrue. 
L'index remplace lou» les nom» cités, dans un ouvrage, 
par des numéros de page ou de division. Ce qui fait que, 
connaissant un nom, on en trouve aisément la matière, 
I même que. par lu matière, un apprend à connaître 
h.* nom auquel elle se rapporte. 

Dan» certaines de ses partie» i index constitue une sorte 
de vue synoptique sur la matière. Bien que bâtée exclu- 
sivement «m l'ordre alphabétique, il présente un certain 
ordre successif qui subordonne alphabétiquement, le» 
parties aux parties el aux partie» de parties. 

li) Faire nu index fil iniii m. art un Ml dtlficite. com- 
pUqué et dont les principes et le» règles se dégagent 
chaque jour davantage. Il y a quelques année* te consli- 
en Angleterre une Index Societu pour pourvoir 
d'index le» ouvrages qui n'en ont point el depuis la métho- 
igie de l'uindexing» s'enrichit sans cesse de nouvelles 
i ■ tri butions. 

2. Méthode*. — a| Le» index alphabétique» contiennent 
des termes techniques et des nom» usuels. 

Les roots-matière de» objets, question», Bit .i le» nom» 
en lieux index distinct» ou en un 
seul ordre alphabétique. 

fc.x. : Lxtraii de i'indp» de The l.ihtary. I ( )l5. p. 452. 

Legtmdt, bi'iiiieathed by Caxton, rallier eSacrit Leitenda» 
lhan » Golden Legend» n 335 199. 

Leigrilon, Alexander, proclamation for his capture. 25 

Lemalfre, lat.cn, notice of his ■ Lo Massière ». 188, 

Leiler Writer, a Jacolienn, 22-24, 

b) Index, avec indication en grasse du siège principal 
de la matière et subdivisions par poinls traité»: ex. dans 
Gustave Lanson HittolTÊ de la Littérature francaite. I ■ 
522; comédie 5W. 628, f.64. 665; roman: 668-674, 675. 67H. 

" 718, 748. 811, 817, 820 



(I) Ex.: Maurice Borgey : L'élevage fiumoin. 



234 



TABLES. INDEX 



121 



c) Le» noie» sont indiquées par les n M des pages suivis 
de la lettre n en italique, En. Maiideliouriev 52n. 

d) Trop souvent le» iin'cx (ont perdre du temps, quand 
il. J ont multiples, ili.iurin; chaque série (annuelle ou 
autre) de la publication et quand ils ne donnent qu'un 
seul index sans déterminai if. Seul» le* index cumulatif» 
et les index à plusieurs vocables (un mot précisé par un 
ou deux autres) rendent des service* désirables. 

a) Au lieu de faire figurer dans cet index de simple» 
mots, il est préférable d'y introduire des propositions et 
de subdiviser les points de vue. 

Ex. : L'index de Enjorced Peace 1916, non en deux 
colonne* m»il cri une seule ligne. 

League to Enforce Pence, appeol to intellect, not émotion. 
une Doctrine. George Craflon, Wilson and Jefferso», 
définition of 

Not a part of International Lsw. 
Spreadi a Pax Armricnna over two Continents. 
I S bound to arbitrale que«tions under varie ty of 
ideas of. 
I) Index consistant en réalité en une redistribution 
d'un texte sous de» rubriques alphabétiques ni une répar 
Ulir.n de ce texte sous chaque rubrique jugée utile. 

Ex. : Index to the Constitution annexée à la publication 
de la Constitution américaine faite pat la Carnegie 
Endowmcnt. On y trouve smn un mot Soldi'ers, »hall nol 
be quartered in lime of peace in any hou se wiltiout ihr 
consent of the owner. art. 3. (I) 

234.6 Autres tables et index. 

Il est un grand nombre de table* générales. Elles visent 
la possibilité d'utilisation de l'ouvrage à divers points, 
leur clarté et facilité de consultation doivent faire l'objet 
d une attention partie»' 

a) Table géographique. — Elle «enferme l'index rangé 
par ordre alphabétique ou par ordre méthodique. 11 suffira 
ce se reporter à un nom quelconque de ville, de pays 
ou de région pour voir immédiatement tout ce qui dans 
un ouvrage intéresse ce lieu. 

La terre, *ei aspects, sa structure, son évolution, pat 
Aug. Robin Paris. Larousse. 

Index alphabétique illustré de tous tes termes géogra- 
phiques ou géologique* et de tau* le* nom* propres cités 
dans le volume. 

b) table, chronologiques, — En une seule série sont 
présentée* les dates accompagnées s'il y a lieu des termes 

le* précisent: environ, presque, avant, après, entre. 



(I) Voir dans la Bibliographie in fine les travaux sur In 
méthode d'index. Lire dan» Bulletin I.I.B.: Note sJr la 
manière de préparer des index. Voir comme modèles 
Keview of Rr-views Index' — Pool Index (A. L. A. 
Index). — Certains index de* publication* de la Société 
aes Nation». 

iable analytique de* matières du Recueil périodique 
ilr-i assurance* (langue analyse de* cas cité*), 

Table analytique de la Revue encyclopédique Larousse, 



Table générale du Journal officiel de la colonie de Me- 
daga*car depuis sa création jusqu'à la fin de l'année 1901. 



Dus 

pramiil,, ilîoil 



Analyse 



du 

■ Ail I...I 



Dure 

du 
i. .... ' i 



Obscrvatium 



Henri iVWel a émis le vœu de voir dresser une chro- 
nologie historique des événements raconte* et une table 
philosophique de* principales idées de l'oeuvre, 

c) Liâtes des auteurs. — Lûtes des auteurs dont les 
opinion», cmi discutées ou citées dans cet ouvrage. (Ex.: 
Vareille* Sommières : Les personnes morales, 

d) labiés de personnages. — Il s'agit non des auteur» 
ni des personnes mentionnées, mais de personne» fictives 
introduite» dans le» couvre* d'imagination. MM. Chris- 
lojjh- et Cerftoci ont publié un •Répertoire alphabétique 
des personnages i de la Comédie humaine de Balzac (il 
y en a plus de mille) . 

e) Iconographie. — Table des figure» et de* cotte» 
(par n" de ligure cl «elon l'ordre des pages). Table de» 

gravures. Table de» planches (reproductions photogra- 
phique», hors texte). 

Ex, ; l'èticien Ropa et son teuore, édition Deman, 1897, 
• Cet ouvrage contient une table iconographique consti- 
tuant un Répertoire général de l'œuvre gravé et lilho 
graphie, aussi complet qu'il nous a été possible de 
l établir, i 

Complément nu catalogue descriptif de l'ceuvre gravé 
de Félicien Rop : -, pu L Kamiro, c 11 leufcime dîvetses 
ululation*; tables des ouvrages illustré* par Ropa el des 
ouvrages dont I illuMiatiun Lui est attribuée. Table de* 
auteurs dont il a illustré le» couvres et ceux dont l'illuatro- 
lion lui est attribuée. Table des illustration* du catalogue. 
Liste numérotée des ueuvres qui I y trouvent décrites avec 
renvoi à la pagination : errata, 

f) Index des r.iunuscriis. — Les ouvrages d'érudition 
comprennent aussi un index spécial des manuscrits *\ec 
l'indication des pages où Us sont cités. 

g) Index des initiales. — il est parfois donné à paît. 
I.) Cun, wdonces. — On donne Ir nom de Concordance 

de (a Bible à une Mlle île dietiomiaire où. tous les mot» 
de I Ecriture Sainte sont classés par ordre alphabétique, 
avec l indication de* passages où ils se trouvent. Il 
existe des Concordance, en latin, en grec, eu hébreu. La 
concoidance latine la plus ancienne remanie au XI 11" 
siècle, el a été faîte par le frère franciscain Saint Antoine 
de Psdoue. Presque à la même époque, le dominicain 
Hugues de Saint-Clier, vulgairement appelé le cardinal 
Hugues, en composa une autre plus complète, qui fut 
aussitôt améliorée par le franciscain Arlût Tliuaeu» et 
le dominicain Conrad d'Halbeistsdt : c'est à l'occasion 
de cette concordance que la Bible fut divisée en chapitres. 



122 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



234 



rcmîèït concordance hébraïque a été laite de 1438 
. 1445, pm le rabbin M.itcliodée Nathan, qui adopta la 
on par chapitre» lu cardinal Hugues, et y ajouta 
li subdivision liai vcrnrls. 1) n'existe pan de véritable 
concordance giecque pour l'Ancien Testament, mais 
on en possède plusieui* pour le Nouveau: la première 
composée pnr Xi«le Bélulius, en 1546, et complétée 
plu» lard par Robert Etienne. Il) 

,) Table de» espèces. — Les description» des espèces 
I porticulici eces nouvelles ont une grande 

rtance dan- le» Sciences de la Nature. Pour faciliter 
i '-cherches comprise», on indique le» espèces mitées 
un index spécial. Ainsi, par ex., la Table des 
Protuzoaiies dan» ie TtaUé de Zoologie Concrète d'Yves 
Déloge, Cette table est imprimée en deux sortes de 
caractères; L'un plus pas pool les noms de groupe, 1 autre 
piua petit pour les noms de genre. DanB chacune des deux 
on trouvera deux sortes de noms. Les uns saris 
parenthèses, aligne* au Lord de la colonne, sont ceux de 
groupes adopté» ou de genre décrit» dans l'ouvrage. Les 
nuire», entre parent lièses et en recul sur l'alignement de 
( i i-olnnne. désignent le» synonymes, soit de groupes, soil 
de genres décrit-* et iliaque synonyme cat suivi d un 
i,n .1 sans parenthèse» qui est le nom du groupe ou du 
genre dont il est synonyme et qui est décrit dans l'ouvrage 
il lu page indiquée pni le numéro qui suit son nom a sa 
place alphabet. permet de trouver immédiate, 

ment les Dams ''<-• genres el des groupe» non acceptés 
dans l'ouvrage, ri relégués par l'auteur eu synonyme. 
Mai» il lallait en outre lairc l'opération inverse, et indi 
quel pour chacun des groupes et de» genre» acceptés par 
l'uuicur les nom» synonymes admis par d'autre* auteur» 
D'ordinaire, ci-si dam le corps du texte que se trouvent 
ces Indications, mai» id e'ctt dans la table qu'elles «ont 
«léguées, placées en lie parenthèse» à la suite des noms 
acceptés, après le numéro indiquant le renvoi au texte. 

234.7 Tables et index d'après les sciences. 

D'après les science» cl les techniques, le» Tables ont 
dea formes et I une importance variée. 

a) En matière de brevets d'invention où il s'agit 
d'épuiser le» recherches, les index ont HM importance 
capitale. 

b) Four les ouvrage» de Philologie basée -<ur la totalité 
de ce qui s'est dit relativement à IM texte, il* ont une 
non moindre importance. 



(1) E.. P Dntripon CoiwawtfantJof Bibliorum sacrorum 
vulgaiae edilionis. Pari», 1838, Bélin, in-folio. 3 colonnes, 
plus de 25.000 versets. Index commun à loua les livre» 
composant la Bible. L'auteur montre, par un exemple, 
qu'avec 1er mou de la Bible ayant été ainsi réunis, on 
peut former des exposé» systématique» comprenant e^r-lu- 
i-=nt les paroles sacrées ordonnées sous des rubri- 
ques choisies (par ex. définition, nécessité, cause, mode. 
temps, lieu, etc.). 



c) Dans le Droit, le» table» jouent un rôle capital dajîl 
li recueils de jurisprudence, Il s'agit, sur une quoi 
donnée, i!t- retrouver toute» les décisions judiciaire» y 
relative» qui ont été publier» dans les nombreux recueils 
existants. 

234,8 Place et forme matérielle des tables. 

il) Régulièrement, c eut en tête du livre que doit I 
plaeei la rafale de» matières qui contient l'idée et 

I, j.l li ['auteur, toute» choses que le lecteur veut et 

don tout d'abord connaître, de même que c est en tèW 
dea chapitres que se place le sommaire, c'est-à-dire In 
table de» matières afférentes à chaque chapitre. Au 
d'hui cependant, on a pris l'habitude de rejeter 
table il la fin du volume, après l'index aiphabci 
i i la est dû en partie h la nécessité de déterminer la 
pagination, ce qui est impossible ,-vant l'achèvement 
du viilunie. Mais il e»t loUibti .le placer celle-ci en 
lëte en l'imprimant sur un carton extra, paginé et 
porianl des folios en c lu lire» romains. 

La coutume se répand de placer la table en tète du 

nie, elle constitue ainsi La meilleure des préfaces, 
h) loui le volume étant subdivisé et le» paragraphes 
indexés, le» références seront faites au moyen de ces 
nombre» avec les paragraphes en exposant. Ex.: 321 4 

c) l'ouï évita d'ajoutei une table aux précéd' 
on combine parfois deux tablée en distinguant pa 
liste nuque* certains noms ayant certain caractère. (Ainsi 
Yves Delage, dan* son Trafic de Zoologie, combine une 
liste alphabétique de* Protozoaires parasites avec «on 
index générique des Protozoaires,) 

il) 7 a blés cumu/alruc». (Voir le principe sous n» 241.11 
! '« .indique».) 

e) On peut encore innover quant au* dispositifs: min 
l'index alphabétique d'une publication di^poné en forme 
de dépliant placé à la Jin de l'ouvrage, afin de faciliti i 
la consultation. La table peut se déplier et former 
une partie à consulter apparente, le livre restant ou 
fc.xemple: Ëdmund Stemmet (Budapest), catalogue 

Autre exemple: répartition géographique des indus- 
irieK et des métieis publiée par l'Office du Travail de 
Uolglqtie. 

I) Les divisions et • ubdiviiions de la table de» rrustii 
d'un ouvrage peuvent être exprimées par une notation 
décimale appropriée Divers cas sont a distinguer i 

I Une notation personnelle et synthétique distincte 
de la notation de In Classification décimale elle-même 
qui est universelle et analytique. Cette notation de la 
Lnbtc des matières e»l avantageusement appliquée n l» 
désignation et à la numétotnlion des divisions el »ub< 
divisions dana le corps même de l'ouvrage. Le présent 
traité a appliqué cette méthode. 

2" Certains ouvrage* ont. quant à la distribution inté 
tieure des matière», suivi strictement l'ordre de 



235 



AUTRES PARTIES DU LIVRE 



m j 



Clasaibcalton décimale. Ils ont indiqué visiblement cet 
nttlir en plaçant les indiers bien en évidence, lia se 
■ont nervi pour le» divisions et les rubriques de carac- 
tètes de grandeurs variées, de proportion a l'aire que 
couvre chaque division (Vaîl à ce sujet ce qui mi dit 
dans la Classification.) 

>" Il est demandé d'adjoindre à loua le» documents, 
articles de périodiques, breveta, etc., le ou lea 
indices de la ClatsLfji .iiKin décimale qui correspond a 
l.i matière trait.'-,-, Il e»L utile de mentionner ces mêmes 
Indices à la suite de clioqu, chapitre et même de chaque 
paragraphe de* ouvrages *cienlinquea. Il y aurait à 
cela trois avantages, cuncordance de la clns-ificntinn par- 
ticulière propre à l'ouvrage avec la Classification univer- 
selle; élaboration de la table décimale de» concordances 
à placer in fine du volume; facilité donnée pour la dis- 
aection de l'ouvrage et la répartition de «es fragments 
dans les dossier» respectifs de l'Encyclopédie documen- 
taire. 

4" adjonction aux outres faWe» et index, — Le» tables 
de matière» décimale» selon la C. D, sont surtout pré- 
cieuses au point de vue de» langues. C'est un fait connu 
qu'il faut beaucoup moins de temps pour apprendre à 
lire une langue que pour la parler ou l'écrire, et que 
la plupart de» personnes qui font des recherche» sont 
tiubituée* à lire les levuer de leur spécialité en plusieurs 
langues. Cette lecture est rendue facile par le grand 
nombre «le mots techniques qui sont presque tou-s 
internationaux et aussi par l'illustration qui devient de 
plus en plu» abondante. Mai» il y a grosse difficulté i 
se servir de 5 index alphabétiques: là il faut connaître à 
fond la langue cl sa synonymie. Un index décimal rend 
ici des services considérable». 

235 Autre» parties du livre. 

1. Appendice. — Par appendice (ou annexe), en 
entend la partie qui se place à la fin d'une œuvre, et 
qui contient notes, document», pièces justificatives desti- 
nes a éclairer, expliquer ou illustrer le texte. Souvent 
I .ippendice reproduit les documents in extenso, notam- 
ment dans le» livres d'histoire, pour éviter au grand 
nombre des lecteurs la fatigue ou la confusion qui pour- 
raient résulter do l'abondance de» matériaux. Certains 
auteurs rejettent dans l'appendice les citation», les 
detaii; scientifiques, le» développement» plu* amples, le» 
remarques qui se rattachent au texte et cela sous des 
numéros correspondant a ceux du texte lui-même. 

-' Bïfjlioflrophi*, — a) La bibliographie peut être 
disposée de diverse» manières; 1° dan» le texte courant: 
2- qu bas des page»; 3° a la fin de cliuque chapitre: 
+ ' n'-'umi; à la fin du volume. Dans le» 3* et 4" cas, elle 
faire référence globale ou bien pour <haque sujet 
elle peut renvoyer à la page même qu'elle concerne et 
non à une teule page pour tout le chapitre. L'inconvé- 



nient de citer les ouvrage! au bas des page» ou bien 
■! la laite dans une partie ù part consiste dans les 
lépéliliuiis un dan» la localisation dans une seule caté- 
gotie des ouvrages qui peuvent en intéresser plusieurs. 

I -udex bibliographique placé m fine renvoyer 
i.illn-a Inscrits entre ciochcl» à la suite des noms 
d auteur imprimés en petites capitale». Ex, : Yves 
DELACE; Zoologie cuncrile. 

e) Des liste* ou tables bibliographiques peuvent être 
établît d'après les divers ordres de classement, comme 
ellat le sunt pour les Bibliographies séparées et pour le» 
table» des matières (systatrtatiqueiIierH ou analytique nie ut 
al le» liste» sorti placée» par nom d'auteur ou à l'inverse, 
alphabétiquement si elle» «ont classée» dans l'ordre ays 
tématique par matière), 

d) En indiquant la page initiale el finale de* article», 

"" rail ,-oini.Jiir,:- aussitôt sinon l'importance, au moins 

lis dimension» dea article». Ex.: p. 14-27, article allant 

di la page 14 à la patje 27. Dans les éditiona suece»- 

et les traductions, la pagination change le plus 

souvent, et il en icsulte des difficultés et de* confusions 

dan» les renvois à tel ou tel passage. C'est pourquoi 

. adopté un système de renvoi au chapitre, à la 

ii, au paragraphe (S), etc. Ex.: Baldwin. La pensée 

et le» choses. Fréf ace : p. XVII, 

> | Citciiïofi et notice blt/iogrop/iique. — La citation 
peul ie faire soit pat l'editioa de la page, soit par le 
, riapitrage, La citation précise va jusqu'à la ligne et 
jusqu'au mot. 

i tiéitimé en langue étrangère. — Chaque auteur écri- 
vant en une langue peu répandue devrait se donner la 
peine, à côté de son ouvrage cri langue nationale pour 
ses compatriotes, d'en donner aux étranger» la traduction 
dans une langue internat, iiu,.il,-. Ex.: Les articles de la 
1 I* polonaise d'êclui-.ntîuri ; la tliè$e du Dr Domec, etc. 

4 indication des autres u'ul'i-ês d"e fauteur. — Les 
ouvrages portent souvent I indication des autre» oeuvres 
du monte auteur ou de la luéruc collection. L'informa- 
tion est utile pour le lecteur; elle est utile pour ta 
(lui 1.11,1011 des œuvres mentionnées. 

5. Planches. - Elle* sont souvent disposées hors texte, 

tplétant celles qui sont placée* dans le texte. Elles se 

réutilisent quelquefois toutea ensemble r'n fine, Impri- 
mées sur papier couché, tandis que le texte est imprimé 
sur papier ordinaire, 

6. annonces. — Le Joutnal, la Revue, le Livre ensuite, 
sont devenus de* porte-annonces, Celles-ci sont inséiées 
dans le texte ou sur feuilles spéciale* intercalée*, soit 

ai commencement, soit à la fin du volume ou du fasci- 
cule, Une couleur spéciale du papier prévient le lecteur 
qu'il s'agit d'annonces, Une disposition combinée de» 
annonce» au verso 1 facilite le découpage de 

celui ci. 

7. fcrrota et corn'gendo. — a) Au cours d'impression 



1 124 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



240 



de l'ouvrage de* erreurs sont commiie» qu'il est utile 
de relever in /me e» une liste dite Errata et corrigenda. 
erreurs et corrections. 

li) Addenda et corrigenda. — Le» liâtes en ont une 
grande importance dans certain* ouvrage» qu'elles amé- 
liorent d'autant plu» qu'un temps plu» Ions »'"* écoulé 
entre le* premiers et les dernier» volume». Reste la ques- 
tion de rendre vraiment utile ce» liste» «ans obliger à 
y recourir constamment. Les correction» à la main. 
d'aprè. «s liâtes, des passages fautif» du texte est un 
moyen, mah il n'est pas satisfaisant, car il abîme les 
livres. 

c) Les éditions successive» «ont aussi corrigées, aug- 
rju niées et remaniées. Certains auteur» ont la probité 
de signaler eux-mêmes leurs changements d'opinion. 
Ainsi Uns™. Histoire de la Uttitatatc /rancaise, XI" 
et XII» édition, p. XVIII et note I, a signalé pour 
l'éducation littéraire de jeunes gens, ce qu'il appelle *e* 
■ notes de repentir et de conversion «. 

8, Sommaire» et Tnese. — a) Des résumé» sommaires. 
Il ou abrégés sont souvent joint, eux ouvrages et 



oui de niainL dévetoppementa. Ex. : Lilly» tFatu English 

I ImiKii m ■ cl tltc Nirit-teenth Cenlury. — Voelken 

■ lniliïiii Agriculture ». 
Cbaque chapitre est précédé d'un court sommaire (ou 

argument) uni.- et permet d'en embrasser -c 

contenu. 

Desiderata : I. Placer ce sommaire détaillé en tête de 

chaque chapitre. 2. Reproduire ce sommaire dans la table 

des matière». 3. Imdiquer les idées développée» sous 
| forme de proposition ou thèse ou seulement de aujet ou 
I lubrique. 

b) On petit résumer les principales doctrines et pro- 
position» contenues dans un ouvrage sou» ta (orme de 
Thèse placée à la fin, E*. : Traité élémentaire de Philo- 
sophie ù I Vrige clés classes, Edité par l'Institut supérieur 
de Philosophie de l'Université de Louvain. Tome 11 ; 
après la Théodic4e et in fine du volume. 

c) Supplément. — Comme dam toute oeuvte humaine, 
l' auteur reconnaît qu'il a commis des erreurs et des oublis, 
il publie alors des supp/émenfs, quand est terminé «on 
ouvrage s'il est de longue haleine. 



24 ESPÈCES, CLASSES, FAMILLES D'OUVRAGES 



240 Généralités. 
240.1 Notion, 

Le» documents forment des espèces (types, formes. 

cntégciriee) qui combinent de manière différente, d une 

pari les éléments composant» dont il a été traité au 

2, d'autre part les parties structurées dont il a été 

traité au n" 23, 

Le» espèces de livres et de documents peuvent te 
et en quatre gland* grour 

a) Les documents proprement bibliographiques (traités 
ici «ou» n" 24). 

b) Les documents graphiques, aulren que les publi- 
cations imprimées et les mamjs>-iil* d'ardre littéraire et 

tlfiqae (n" 242). 

c) Les documents qui, sans 8tM l.iKliugraphiquts o\ 
graphiques, sont cependant des équivalents ou des sub- 
■titilla du livre (n" 243). 

d) Les document» qui sont le résultat de l'enregistre- 
l sous toutes forme» de données relative* à l'odmi- 

ru->tration publique et privée, aux « affaires ■ (corres- 
pondance, note», rapport, compte», registres, état, listes 
et répertoires, etc.). 

Depuis l'invention de l'éctîture, celle surtout de l'im- 
primerie, les livres se sont tellement multiplié», qu ils 
forment presque autant de classe*, de genres, de familles 
rt d'espèce» que les production» naturelle» les plu» con- 



nue*. La Bibliologie est devenue une science presque aussi 
vaste que la Botanique et la Minéralogie. 

La nature, avec des éléments relativement peu nom- 
breux, produit des complexes, morphologiques très va 
La théorie mathématique des combinaisons entre en action. 
Il en est de m;me des livres et les travaux fait» pour 
classer en »éiîes les éléments chimiques, les végétaux, les 
animaux, doivent suggérer des travaux analogues pour 
le livre. 

H fout étudier, signaler et collectionner les livre» comme 
on étudie les plante» et les animaux, pour leur* type* et 
non seulement pour leur» individus. 

A cette fin. on possède les diverses espèce» de catalo 
de livre» qui déjà ont largement avancé le travail. 

Eli leur ensemble les livres forment comme rimmeii-e 
nui .m n des voix humaines. On y trouve des grondes 
famille» d'instrnojeota et dans chaque famille des espère* 
bien caractéristiques qui tous ont leur raison d'ttrc ' 
Liera proprement dit, lu Rtuluc et le journal sont irai-, de 
ces grandes familles. Le Journal à Fort tirage offre qoatre 
ou cinq types, la Revue une domaine de types, le Livre au 
moins une vingtaine. C'est là ce qu'en terme tcelu 
on peut appeler les a formes • du livre et leur étui! 
confond avec celle des espèces. Elles sont défi au 
2' degré, le* complexes de formes bibliologique» plu* 
élémentaire» au I" degré. 11 faudrait pouvoir décomposer 
tous le« documents en ces formes élémentaires, »ystéma- 
ti»er celles-ci et voir ensuite comment elles se combinent 
entre elles pour donner lieu aux diverses familh" 
formes de livre. 



240 



GENERALITES 



I 



125 



240.2 Classification. 

Là classification de» espèces de livra peut H tant- à 
plusieurs point* de vue. 

I. D'après le contenu ou sujet traite. 

S — D'après le* matière? traitées. 

Le» livre* dan* leur ensemble tendent à enregistrer toute-, 
les connaissances acquises et à former ainsi le 

ographique de la science. Les connaissance* ou scien- 
■onl o»données selon un ordre hiérarchique, et une 
classification: Philosophie, sciences sociales, philologie. 
Il .il sera question plus loin. Le* spécial isntinn-, .].«i 
de la division du travail conduisent à consacrer ordi 
nairemcnl, un livre ou un document à une science, à une 
question, à un point particulier. 
Il — D'après ht lieax. 

On distingue aussi [es ouvrages selon te pan Ou lieu 
le] »c rapportent le* matière* traitées: cm.: Angleterre, 
France. 
C, — D'après le remp». 

Un distingue les ouvrage* selon le temps ou moment 
auquel les matières «ont considérées, Ex.: XV* *iècle. 

11. — D'après le contenant. 

On considère la forme à cinq points de vw diffé- 
rents formes matérielles, formes scripturales, formes 
linguistique*, forme» documentaires, Formes intellec- 
tuelles, formes de destination. 
A. — Formée matériel} et. 

I l-c Livre, ou ouvrage séparé, qui paraît sans suite 
et en un tout complet et indépendant. 2 • La Brochure ou 
plaquette (pamphlet), livre de peu d'étendue. 3° Le* 
Feuille* volante*, placards et publications paraissant tu 
livraisons successives. 4" La Keerte ou Périodique, publi- 
cation qui parait à des dates régulières, avec suites, et 
dont les numéros successifs des années antérieures for- 
iii»nl des collections, La revue est jjrhu-i]jcvLtnfnt destinée 
a tenir les lecteurs au courant de tout ce qui ne passe 
danii un certain domaine, dans une certaine science. C'est 
sorte i\- journal publiant les nouvelle* de chaque 
lalité 5" Le Journal qui présente les faits au jour le 
jour. 

"- — Forme» scripturale*. 

On distingue suivant qu'il s'agit : a) de manuscrit 
laneîen ou contemporain, autographe) ; b) d'ouvrage 
cotnpo'é sortant de» presses; c) de reproduction dactylo- 
graphique ou polygraphiée pat des procédés autre» que 
l'imprinuTie. 

Formes fin gu<»f ique*. 
Le* livres sont •,nt ,-n toutes langues. Ils doi 
lieu a de* groupes distinct.» d'après ces langues, qui, elles- 



mêmes, se rattachent à de grandes familles (latine, ger- 
manique, slave), et qui ont leur patois. 11 y a une classi- 
fication des langues. — Dans l'organisation des bibliothè- 
ques. on distingue les ouvrage* en langue nationale- (Lu 
Belgique: français, flamand, allemand) et en langues 
étrangères, 

D. — Formes documentaire*. 

On distingue : I" Les œuvres dites bibliographiques, 
c'est-à-dire le* textes et les publications proprement dits, 
es Esfampes, gravures, affiches, cartes postales illus- 
trées et tout ce qui contient une illustration et est publié 
h part. 3" Les Photographie* non publiées. 4° Les Corlej 
et Plans, 5 P> Les Pdrttfionj musicales, 

E. — Forme* intellectuelle*. 

On distingue des catégories d'œuvies d'après la disposi- 
tion interne des matière*, d'après certaines formes biblio- 
logiques qui se sont constituées au cours de l'évolution 
du livre. 

Parmi les livres proprement dits, on dislingue les Mo- 
nographies, ouvrages qui traitent d'une question particu 
lière (ex. : Monographie de l'acier), les Manuels ou 
/ mités, ouvrages qui exposent toute une science ou un 
ordre de connaissance, d'une matière, systématiquement 
i-t dans toute* leurs parties (ex. : Traité de Physique, Ma- 
nuel de Chimie); les Ërtcucicpe'dica ou ûirtronnoire», 
consacrés, comme le» traités, h toute une science, mais 
qui en diffèrent parce que les matières sont réparties et) 
u n certain nombre de mots ou rubriques, qui se succè- 
dent dans l'ordre alphabétique (es. : Encyclopédie de la 
Construction), les Thèses ou Dissertation* académique*. 

F. — Formes de destination 

A ces divers ordre* de classement on pourrait en ajouter 
un sixième, celui qui prendrait comme base la manière 
dont L'œuvre est traitée, le caractère des auteurs et des 
lecteurs (Psychologie bibliologique). A ce point de vue. 
nn peut distinguer : 

Les livres pour le grand public instruit, pour les spé- 
iili-tes, pour des catégories spéciales de lecteur*, pour 
I enseignement aux. divers degrés, pour le public en 
général, On peut distinguer encore : 
Lien* de faits (Exposé des sciences). 
Liiirea de spéculation.- Livres d'imagination, d'induc- 
tion, d'investigation, d'invention. 

Livre» d'idées on livres de philosophie; Etudient les faits 
■ u point de vue de leur relation de cause à effet 

l.it'res de sentiments; S'adressent aux facultés affective*. 

et particulièrement aux faculté» sociales, esthétiques, émo- 

• iiorales (destinés à l'éducation littéraire). 

Ces ordres de classement sont fondamentaux. On peut 

considérer que chacun d'eux occupe une des faces du 

cube ou bloc qui représenterait l'eniemble de* ouvrage*. 

,t les mêmes ouvrages que l'on peut répartir chaque 

fois selon un ordre différent. 



126 



I 



LE L1' 



Ainsi un ouvrage sut U Philotophie (trio 
Angleterre (lieu), au XVII' siècle (temps), qui 
traité (forme), composa en jrantai» (langue)) 

La classification bibliographique fournit le 
clouer les collection» et leur catalogue en lena 
iic res classes fondamentale», 

Elle permet ausai de classer les répertoire» bi 
gués, les dossiers, les fichiers de notes, 

Une classification de» œuvres peut aussi 
d'autres points de vue, { I ) 

a) Les livres et documents sont : 

l (> ceux d'ordre scientifique, objectif, util itnl 

2° ceux d'ordre littéraire, Imaginatif, récréât 

Ils se développent dons des conditions difféi 

lisant dt'9 types généraux dont il a été i 

déduire des principes, de» normes cl des règles 

Laissant largement de côté ici les œuvres litléi 

le» traités de littérature ont fait leur matière, 

attacherons surtout aux œuvres scientifique». 

L'œuvre scientifique n'a pas pour but de 
de donner de» recettes pratiques pour se a 
d'émouvoir, mais simplement de savoir, 

11) Au point de vue des bibliothèques pu 
distingue les division? suivantes : 

Ouvrage» de lecture courante et ouvrages 
Ouvrages de références, d'informations, de 
ment», qu'on consulte, qu'on ne lit pas dans Ici 
(dictionnaire», encyclopédies, atlas). 
Ouvrages d'étude de tout genre, 
c) A d'autre» point» de vue encore, les œuv 
Stre distinguées de diverse» manières, selon qi 
spécialisées ou constituant des ouvrages d'en 
petite ou de grande étendue ; d'un ou de plusie 
modiques ou non; simples dans leur contenu 
de diverses œuvres rassemblées ; livrei pour 
consultés ou étudiés. 



240.3 Histoire. Evolution. Génétiq* 

Les espèce* d'ouvrages, à la manière de In 
œuvres humaines, ont été formés au cours 
tantôt par l'action collective, les ouvrages se 
lentement et fragmen Hibernent sous l'influei 
de* autres; tantôt par l'action individuelle, 
créant une oeuvre qui devient un typé. A l 
est complexe, vague, confus ; ensuite tout 



( 1 ) L*œui>re (en lat. opéra, mot dérivé de < 
est le résultai permanent du travail cm de 
particulier une production de l'esprit, en trt 
un écrit, un livre. Bien que • ouvrage » se r 
chose faite al QWWe a l'action , le mot ceuvr» 
s'applique pourtant aux écrits d'un auteur, n 
avec un sens général : couvre» complètes, œu 
mes. Quand on veut parler spécialement de 1 
(idée devenant plus précise, plus motériclt 
pu le mol ouurage. 



^ 



VRE ET LE DOCUMENT 



240 



Itère), en 
i serait un 

moyen de 
rit compte 

bliographi- 

se fai:. 



re ; 
if. 

rentes, réa- 
içssîhle de 
différentes* 
raiies, dont 
nous nous 

plaire, ni 
onduire, ni 



hliqt. 



d'études. 
If ensemble 



rc* peuvent 
l" elles soril. 
semble; de 
ur» auteur» ; 
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plupart de» 

du temps. 

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née les un» 

un autetn 

'origine tout 

tend à se 

ipu«, opcrii) 
l'action, en 
•s particulier 
apporte à lia 
;s au pluriel, 
nui» toujours 
ivre* poathu 
Tune d'elle*, 
e, s'exprime 



diversifier, s'individualiser. »e préciser Cette double 
action e»t déterminée tantôt par de* besoin* pratiques. 
tantôt par des considérations théoriques où intervient la 
Logique, l'Esthétique, le* fins morales. '- évolution se 
poursuit sous no* yeux. 

L'Humanité a débuté par la Poésie. La Prose est venue 
plus lard, (Qiiinlilien : Rhétorique.) Le Journal est du 
XVII" «iècle: Abraham Verhoeven el Renaudot. La 
Revue naît au XIX* siècle, surtout Ion* le nom de 
mercure, correspondance, annales, magasine. Puis l on 
voit naître les publication* imluiftiielles (Amérique, An- 
gleterre). Aujourd'hui les publication» d'art. 

Au livre on a substitué la revue, puis les annuaires. 
put* la documentation sur Itches, puis la coordination 
internationale de l'information scientifique. 

Tous les jouis on voit naître des ouvrages d'un type 
nouveau, qui n'était pas ou guiic représenté dans l'an- 
cienne littérature, Un livre est capable de créer une 
science nouvelle nu tout au moins une branche d'une 
science, un des aspect* de l'exposé d'une science. 

On peut arriver aussi à de noutej/e* forme* du livre par 
deux voies ; 1° ou bien l'on se demande quels but;! 
devraient être atteinls pm le livre, à quoi il devrait servir 
(usage autre que celui qu'il a déjà); 2° nu bien, après 
avoir analysé la i tructurp du livre actuel, on envisage 
d'autres distribution* de ses élément» nouveaux, des 
développements Si nouvelles liaison» de ses parties. 

240.4 Corrélation entre les espèces. 

1, On peut concevoir deux cas : ou bien forme el Fond 
sont (i ee point rattachés l'un à l'autre que le fond (les 
dorinëos) est tenu comme ne pouvant être exprimé qu'en 
une lortue documentaire déterminée ; ou bien le* formes 
sont î: ce point indépendants* du lond, qu'elles sont 
susceptibles d'« informel p toute donnée d'un fond quel- 
conque. En fait c'est ceci qui a tendance à se produire. 
Une forme nouvelle au début s'applique à un «it.nn 
fond mais bientôt on lui imuve d'autre» applications et 
lui.ili-nu -m on parvient à la dégager in ae et à généraliser 
son emploi à la matière universelle. Par ex. !e périodique 
a commencé par le* nouvelles politiques, la photographie 
par le portrait, le cinéma p ne» d'acrobate 

2, Les forme* de» publications el des document» «ont 
apparue* au cour» de* âge». Elles ont pu se développer 
par scissiparité, «ans guère de liaison les unes ■vec le* 
autres, Les liaisons aujourd'hui doivent être opérée» et 
c'e't d'un système complet de publication que chaque 
science doit pouvoir disposer (Voir plu» loin le système 
proposé. ) 

3, Voici quelques exemples de rapports entre les diverses 
forme» : 

a) Le traité peut se décharger largement des détails 
sur le* dictionnaire* encyclopédiques el réaliser ainsi à 
un haut degré l'eeuvre synthétique. 



241 



DOCUMENTS BIBLK 



b) Le périodique a des rapports avec le traité exposant 
la manière similaire, La liaison est désirable : en faisant 
dan» le périodique des références constantes eu traité; 
en faisant du périodique un substitut du traité; en s'effor- 
çanl alors d'indexer en détail chaque partie, de se référer 
ronstamment de l'un à l'autre, d'établir des table» systé- 
matiques détaillées. 

c) Les traités sont mis en rapport avec tes Annuaires 
hiblîagrophiques (revue* critiques), le* Central blritter 
(listes bibliographique*). Ex.: Paleonwgrapliica : BeitrSge 
ïur NnttirgeschichlcH der Vorieit. Neue» Jahrbuch fur 
Minéralogie, Géologie und Paléontologie, 

d) L'alternative se présente entre des traité* trop 
.. ou trop anciens, où l'on risque de se perdre, 

et thèses, brochures, article™ de revue» où la science 
Uve disséminée et émiettée. 

e) Les revues permettent la publication de travaux de 
détail, de minces découvertes à qui l'on n'aurait pu faire 
les honneur» coûteux d'un livre; les bibliographie» tira 
nent les travailleur» au courant de l'état de- le science; 
les compte* rendu* critiques relèvent les erreurs. 

I) On distingue par gradation, d'après le caractère 
d'achèvement de» travaux: I" les simples notes ou articles 
rjatta tu journal; 2" les mémoires; 3° les ouvrages; 4° ce 
qu'on appelle « un livre », nom qui s'applique h une 
composition sur un *ujet bien délimité, dans laquelle on 
suit une marche logique, pour en tirer des conséquences 
au moyen d'idées neuves ou de faits en glande partie 
nouveaux. 

g) 11 est des ouvrages qui Bont simplement composés 
de deux sortes d'ouvrages, fragmenté» et juxtaposés Pur 
unes Zoologie», certaines Anatoinies comparée*. 
Les descriptions des espèces Ecologiques el botanique* se 
trouvent éparses dans un grand nombre de périodiques 
et dix mémoires spéciaux qu'il faut compulser et consulter 
pour toute détermination On y parvient par de* listes de 
on. des catalogues ou répertoire» régionaux, des 
sge» d'ensemble publiant de* descriptions. On n en 
agit dr travaux, dont le tadre est loo-géographique 
(monographies d'espèces, des lieux et autres déterminants 
Pellegrin; Le» paissons du bassin du Tchad. Paris 
1914) rt d'autres dont le cadre est précisément loolngi-,' 
que. IU consistent eu une monographie complète de toutes 
les espèces connues d'un groupe naturel important. D'au- 
tres ont un cadre biologique (vie fonctionnelle!, 

II) On fait des documents sur des documents, sur des 
documents de documents, cl ainsi de suite mis limitation. 
Les livres donnent lieu à des bibliographies, puis à des 
bibliographies de bibliographies, a des bibliographie» des 
bibliographie* de bibliographie-.. D'une oeuvre on fnil la 
critique, puis in critique de la critique. (I) 

(!) Augusiu* Rollc A His'ory of Shakespearien Criti- 
< Etttt, Oxford Universily Press, 1932. 



_ 



GRAPHIQUES 



I 



127 



i) Pour capter l'attention l'image est plus efficace que 
le texte; la maquette supérieure n in photographia . 
I appareil en mouvement surtout de plus haut intérêt que 
! immobile. 

240,5 Espèces, cycle biblio logique et types 
d'exposé. 

«) La classification par espèce* de livres et document* 
intervient à lou-, les stades du cycle biblîolotfique ; quant 
i la production, il y a des auteurs, des imprimeurs, de» 
éditeur» spécialisés (par ex. pour le périodique, pour 
le dictionnaire) ; quant a la distribution: des librairies 
>l><iciali*ée* («. : Librairie de» dictionnaires) ; quant a la 
conservation; catalogue, collection, organisme (ex.: le» 
ouvrages d'ensemble sont classés dans ia Bibliothèque 
des références, les périodiques dans les Hemerothèque») ; 
quant à l'utilisation: genre de lecteurs: quant a l'organi- 
: règles et plans spéciaux. 

Ii D'autre part, tes diverse** espèces d oeuvres étant 
intimement liées i des modes fondameniaui d'exposé, 
dan» un but de s*mp!icalion on a traité éventuellement 
tic ceux-ci à l'occasion de certaines espèces, 

241 Documents dits bibliographiques 
241.1 Œuvres spécialisées. 

On a trois sorte* de travaux , des travaux particulier* 
(analyse, monographie) : des traçaox généreux (synthèse, 
ihéorîe); des frat'otiï documentaires, englobant tous les 
fait* particuliers et les ordonnant synthétiquemanl. 

Quatre types caractéristique* d'ouvrages spécialisés sont 

■ii-tinguer : I" la brochure, le pamphlet, le polit écrit; 

la. ■ i'.'.-nt , liu-, brève ou étendue; 

i' l'essai : 't" le livre proprement dit', de proportion limitée, 

I du ttaité et île l'encyclopédie. 

1. Brochure. 

Ce terme n'iipplique au caractère matériel et l'éi-rit 
un écrit de peu d'étendue comparé au livre. I a 
journal et la revue ont enlevé de son importance k la 
ire. Mafa pour la propagande, les tracts clair». 
i.iuts et suggestifs, aost tort précieux. 

Voltaire fit clair, court et vif. Plu* de grands ouvrage». 
De petits in-12". de» brochures de quelques feuilles 
« Jamais, disait-il en pensant a l'Encyclopédie, vingt 
viiliimcs in-folio fie feront de révolution: ce sont les petits 
!i -. i -, portatif» a vingt sous qui sont à craindre. Si l'Evan- 
gile devait coûter 1200 sesterces, jamais la religion chré- 
lien ne ne se serait établie. « 

l.a brochure n'a paa In même vie dans chaque pays. 
Elle tend à être vendun avec les journaux plutôt qu'avec 
le» livres. Une devanture représente une valeur: l'occuper 
par une brochure de faible prix, c'est immobiliser pour 
peu d'avantage» une place trop considérable. 



_ 





!28 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



241 



En Angleterre, le» Smith son! les grande éditeur» de 
brochures a. raison de leur'» bibliothèque» de (rare. Pen- 
dant la guerre, il» publiaient peu. Leur objectif était 
exclusivement mercantile, ili faisaient paraître ce que le 
public demandait H nrai ce pour quoi une préparation 
du public élan nécessaire. 

De* contour» «ont parfois organisés pour l'établissement 
des meilleure» brochure», Ainsi « L'Emulation agricole » 
organisa en 1908 un concours pour la rédaction de mono- 
graphies contre l'abandon des campagnes. 787 mono- 
graphies lurent présentées. 

2. Monographie. 

a) C'est la description d'un émet, complète et à tou» 
point» de vue. Ce»! la mise en. valeur de tou» les docu- 
ment», de tous les éléments d'information se rapportant 
;, un »ujet unique et limité de manière à en composer 
un portrait qui «oit l'exacte ressemblance du modèle. (0 

On ne peut plus guère publier que des matériaux et 
il faut des laboratoire, pour les élaborer. D'où le principe 
de la publication en éléments pouvant se réunir, formant 
une collection et 1= principe de répertoire sur fiche* eu 
feuilles destiné* à nrdonner ce» éléments en collections. 

Une monographie en réunissant tout ce qui concerne 
un sujet est un travail d'analyse et de synthèse biblio- 
graphique». 

b) Il y a des collections de monographies et des mono- 
graphies publiées selon des plans systématique». (2) 

c) Au degré le plu» simple un document est une 
deteription qui peu' elle-même être ramenée à une défini- 
tion (3); plus simplement Encore la définition est rem- 
placée par le défini: le nom (mot. terme!, L'énumération , 
le catalogue et le dictionnaire «ont de» collection» de 
description» ou de nom». 

La description, base essentielle de la monographie, est 
aussi un élément des divers type» de publication. 

Les descriptions dea objets de» sciences doivent être 
de plu» en plus précise», Elles visent soit les csTactères" 
qu'il n'est pas possible de mesurer, soit la détermination 
de» caractéristiques numériques (caractérisai ion). 

La question des descriptions est liée à celle de» signa 
lemenla. (4) 

(1) a) Mascarel. Monographie des communes et de» 
paroisse*. 

b) Michel Edmond. — Monographie d'un canton type: 
topographie, géologie, moeurs et coutumes, groupement» 
sociaux. 1911, un vol. avec cnrlo gramme», graphique» et 
similigravure». 12 fr. 

(2) Les monographie» des «ystèmrs scolaire» d'une cin- 
quantaine de paya et les description» du développement, 
année par année, de certain» d'enlr'eux, publié dans 
l'Educatîonal Yearhoolt {1924-1928). 

(3) Liard. Louis. — Définition géométrique el défini lin ri 
empirique 

(4) Ed. Jaeky. — Traité de signalement de» animaux 
domestiques. Nomenclature descriptive des expressions 
employées dans le signalement. Avec un tableau de l'âne 
des animaux domestiques d'après la dentition (fr 1.50). 



Lu science» naturelles, le» descriptions se font confor- 
mément à de» méthodes devenue» habituelles, 

Constamment les descriptions y sont renouvelées. Or 
de nouvelle» espèces doivent être décrite», De là des 
refonte», de» rééditions. Chaque espèce reçoit une 
* dingntwe » suffisante et une figure qui mette en lumière 
ses caractères fondamentaux. Le» dimensions sont expri 
mêes suivant leur nature en mètres, millimètres ou mi- 
cron» (millièmes de millimètre) représentés par le» lettre» 
m. mm ou pi. Les descriptions dans certains ouvrages 
de science» naturelles sont précédés de table» dichotomi- 
ques, (Et, S. Garman, fhe Plagiostoma. Cambridge 
(Harvard) 1913.) 

Dans le» descriptions des objet», il laut des conventions 
pour désigner le» positions décrites. Ainsi dans les descrip- 
tion!! anatomique», l'animal est supposé placé verticale- 
ment, la tête en haut, la face ventrale eu avant. Le» 
termes haut, bas, avant, arrière ont donc les signification» 
i(tj implique o-tte enenLûtion. Les termes droite et gauche 
^'appliquent toujours à l'animal décrit sans tenir compte 
de la position de l'observateur. 

b) Le Congrès international de Navigation a demandé 
l'étude d'un formulaire clair, court, mai* cependant 
suffisamment complet qui renfermerait le» renseigne- 
ment» nécessaire» pour définir le» caractéristiques de 
chaque rivière, étudiée au double point de vue de son 
régime et des besoins de la navigation. ( 1 ) 

c) Les mêmes considération» qui justifient la classifica- 
tion universelle et l'unification de» format» conduisent 
directement au principe; de la publication sous forme 
de monographie, c'est-à-dire d'éléments intellectuel» uni- 
taire», séparés, distinctement substitués aux recueil» poly- 
uiaphiques ou tout au moins prenant place à edré d'eux. 
Il est désirable dans chaque science d'en arriver par 
entente internationale a un système de caractéristique» 
minimum à exiger pour une description scientifique 
(diagnoBc), 

3. Essor, 

C'est la composition concrète, généralement en prose, 
de caractère critique ou philosophique, sur une question 
bien délimitée et sans caractère dogmatique, On possède 
les oeuvre» d'essayiste* célèbres : Montaigne, Francis 
flacon, Charles Lamb. de Guincey, Carlyle. Macautay. 
Addiun. Lnicison, Sainte Beuve, Anatole France, Jules 
Lemaitre, Paul Bourget, Emile Faguet, 

H. Spencer a défini ainsi fessai, c Au cour» des années 
employées par moi à écrire diverses oeuvres systématiques, 
de temps en temps ont surgi dans mon esprit de» idées 
qui ne se prêtaient pas à entrer dan» celles-ci. Beaucoup 



(1) Voir rapport M. V. E. Timmof. — Bulletin de 
I Association internationale permanente des Congrès de 

Navigation Janvier 1930. p. 65. 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



129 



d'entr'elle» ont trouvé place dam des article» publiés 
poui de» revue* et nom actuellement réunira dan* le» 
Uois volume» de me» ensuis. » 

A l'essai se rattache In conférence. Elle est générale- 
ment prononcée, niais sur écrit préalablement rédigé et 
• IL eut souvent publiée. Francisque Sarcey, qui n'aimait 
pu le genre, a dit : a C'etl l'art de ne rien dire avec 
intérêt *. La confétenec scientifique est une leçon, La 
conférence littéraire corniste aussi en une sorte de leçon 
familière, aetée, spirituelle, alerte et. ta plupart du temps, 
improvisée. • C'est l'art d'amuser un public en buvant 
de l'eau »uerée — c'est l'art de faire de !a causerie 
tiuelque chose qui soit à mi-chemin du discours et de la 
conversation, s 

4. Le lion. 

Le livre, de par «es divisions, pourrait être considéré 
comme l'unité normale placé entre la brochure, d'une 
part, et l'ouvrage d'ensemble, d'autre part. 

Sur chaque question, de temps en temps, de» ouvrages 

241.2 Ouvrage* d'ensemble 

d ensemble sont devenus nécessaires. L'utilité d'une 
bonne mise au point apparaît d'autant plu» évidente que 
le» travaux particuliers se sont multipiés. Il faut alors 
entreprendre te triage de» publications et dégager les 
fait» qui méritent d'être tetenu», montrer l'Importance 
respective de ceux-ci, et indiquer lea conséquences pra- 
tiques n discuter lea hypothèses auxquelles ils ont servi 
de base. 

Que ces ouvrages roient tédigés sous forme de traité 
et de cours méthodique ou sous forme d'encyclopédie et 
de dictionnaire, leur but est toujours de condenser, de 
reunir en un seul ouvrage d'étendue limitée, taules les 
connaissances actuelles relatives à leur objet. 

241.21 Traité». Manuels. 

241.211 NOTIONS. 

a) Le traité esl un ouvrage qui résume et condense, 
*™' "ne forme concise ci claire, nos connaissances le» 
Plus précises »ur une science. Par un choix judicieux de» 
maiière», il s'attache à en présenter un tableau d'en- 
semble, insistant sur I .* faits acquis, passant rapidement 
sur le a expériences doutemes et tes questions mal élu- 
cidées. 

Un traité magistral est un document fondamental; c'est 
"ne mine de renseignements bien coordonné»; c'est la 
somme des connaissance» sur un sujet. 

Le traité doit être d'abord le guide indispensable de 
ton» ceux qui veulent » 'initier a la connaissance d'une 
science, [[ est leur compagnon, leur ami de toutes le» 
heures. C'est lui qui dan» les universités fournil au» 
maître. Ir cadîe de leur enseignement et met les élèves 



en mesure de compléter par leur travail personnel des 
leçons qui ne peuvent guère porter que sur une partir 
plus ou moins restreinte d'un vaste domaine. 

b) Les traités et manuels seul» sont insuffisants dèa qu'on 
aborde des questions nouvelles ou qui n'intéresssnl pas 
les auteurs de manuels et résumés, On Ml contraint de 
chercher des éclaircissements au delà d'eux, dans les 
cruvres originales eliesmênirs. I .érudition alors n'eal m 
hors-d œuvre ni vain ornement; elle est partie Intégr a nts 
de la substance même de la recherche, (Meyarsoft. De 
l'explication dans les science», p, XIII,) 

c) Une science affirme sa constitution et son autonomie 
le jour où elle o donne lieu à un traité. Le trailr nnil 
ainsi quand tes notions nouvelles d'une science exigent 
d'avoir recours n de nombreux mémoires épar, dans les 
recueils scientifiques. Quand les matériaux innombrables 
•ont accumulés, véritable entassement de richesse*, l'esprit 
court grand risque de s'égarer au milieu d'eux s'il ne 
prend pour guide un ouvrage méthodique qui lui pet 
mette d'embrasser l'ensemble, tout en faisant connaître 
avec des détail» nécessaires les élément» principaux. 

Par exemple, une science aussi nouvelle que la crimina- 
listique compte déjà un traité à 6 volumes (le traité du 
Dr Locard). 

d) Le traité systématique, s'il peut «, décharger large- 
ment du détail sur le dictionnaire encyclopédique, n 

à un haut degré l'oeuvre synthétique. Des esprils s'y 
essaient à embrsssar l'ensemble de la matière, h l'ordon- 
nance de la manière la plus coordonnée, à l'anime i ,],. 
souffle de l'unité. Dan» le» traités «ont semée» avec largesse 
dea Idées qui ont préoccupé souvent je» savants la vie 
durant. Un traité est l'expression de l'esprit arrivé au but de 
son grand effort pour saisir et pour comprendre. Il est 
cr-mme un testament intellectuel total à l'œuvre où il 
s'Inscrit, 

e) Bien dea acienr.es, bien des problèmes scientifiques 
ont été créés ou développés, en commençant par créer 
de» chaires ou des instituts, en formant des professeurs. 
en amenant ceux-ci à écrire des manuels. En commençant 
par 1 enseignement supérieur, on y préparc les organes et 
le personnel pour l'enseignement secondaire et primaire 

f) Le traité doit embrasser les donnée» d'une vas 
systématique et synthétique; l'encyclopédie, 1rs répertoi- 
re» et catalogue* sous une Forme monographique ; le pério- 
dique sou» forme d'information courante. 

241.212 HISTOIRE DES TRAITÉS. 

Le traité est le produit d'une longue évolution triât 
que qui n a pas eu le même rythme dans tous les domai- 
ne» de» connaissance». Voici quelques faits. 

a) Tout Ce que la géométrie élémentaire avait trouvé 
pendant l'époque classique fut résumé par Euclide (l|l« 
siècle avant J. C.) dan» ses éléments « Stoikria ■ 



130 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



Peu de livres ont eu un succès aussi durable. Depuis 
son apparition nisqu à nos jours. ïl n'a cessé d'être 
utilisé. Depuis lien d'essentiel n'a été changé. Le» 
Anglais appellent encore leurs livres de géométrie élé- 
mentaire « Euciid ». 

b) Les vrais manuels de l'antiquité sont les compilation» 
du V« el du VI" sii-cle, celles de Marlianus Capella, 
d'Isidore de Séville, Je Bolie, etc. 

c) Lee Lîpariishsd soin des traités de philosophie reli- 
gieuse dont le nombre dépasse 200 et qui sont très 
ilinV-rents entre eu». Ce sont comme des appendices aux 
■ Kiahmano » ou ouvrages d'exégèse théologique. 

d) L'élahliBsemeni par Juatinien au VI^ siècle, des 
Institut»» de droit, romain, véritable traité de droit ù 
l'usage de l'enseignement a apporté un type remarqunMr 
de traité. 

e) Avant la Quiutînie, qui fut « directeur général des 
i.ihIiik fruiliers et polagers de toutes les demeure» roya- 
le»», il n'y avait pas de traités d'horticulture en France 
C'esl en observant les jardinier?, en les interrogeant, que 
la Quînlinie apprit les secret* que s'étaient transmises le* 
une» aux autre» le» générations de jardiniers. 

L'idée de consigner l'expérience de la vie pratique d« 
métiers est tard venue. L'encyclopédie au XVIII" siècle 
ayant procédé à la description de beaucoup d'arts géné- 
ralisés, après elle «ri i publié de* traités ou manuels sur 
ce» matière» «péciales. 

f} Les Pliysiocrate* n'ont pas fait de traité méthodique. 
La science (l'a d'eux en ce genre que le petit Abrégé 
àes principan rie /'Kconumic pfilïliejue, disposé en tableaux 
. i Formule», ri la manière des mbres généalogiques 
en 1772 par le morgrav.- de Bade ou peut-être par Diq»>ui 
de Nemours. 

g) Dans In période qui s'ouvre au XVII I" siècle, les 
proirasettri d'univi-r-ii. 1 créaient ±n Allemagne. ■•■ 
à GSUingen, pour le» besoins de ['enseignement, la forme 
nouvelle ou Manuel a histoire, recueil méthodique des 
fnita soigneusement justifiés, sans prétentions litir 
ni autre». 

Le traité ou manuel a pri» un grand développement en 
Allemagne au cour» du XIX" siècle. Histoire des reli 
gion», histoire de» institutions, histoire littéraire ancienne 
et moderne, histoire de l'art, droit, sciences naturelles. 
il nr? fm pour .linsi dire pas de hautes études qui n'eut 
le aien. La France longtemps en retard mm ce rapport 
regngnn le leirniti perdu el produisit d'admirables traités. 
C'e»i de l'Alli-nuisii..- que pendant longtemps les autros 
pays ont été tributaire» pour les ouvrages destiné» h 
I enseignement supérieur. 

h) La traité' de chimie organique fut réalisé pour la 
première fois pnr l'infatigable Beilslein. Actuellement, 
on ne trouverait plus de chercheur* ou d'hommes de 
science de la même envergure qui pourrait continuer sous 
le même esprit et en inspirant autant de confiance, ce 



travail qui s'est accru a l'infini. Il a donc été nécessaire 
de confier la construction des traités à toute une équipe 
dr collaborateurs. 

i ) En ces dernières années, un grand mouvement 
renouvelle tes traité* dans toute» les branche» de la 
•riencc et détermine la création de type» nouveaux. 

24 1.2 1 3 ESPECES ET TYPES DE TRAITES. 

Les traités réalisent des variétés nombreuses et li-inh-iil 
in.'-mr k se fixer en quelques types fondamentaux. Il n'v 
, pont une seienc- qu'un seul type dr.- imité; il en 
est plusieurs, certains auteurs bc plaçant à des point! de 
vue différents, et ces traités vont en se complétant, un 
appuyant même les uns sur les autres, Les données 
-Hiiv.iiitrs le montrent, 
,i ) On peut distinguer ; 
le traité complet en plusieurs volumes; 
un appoint de nouveauté (œuvre de création, opiniim, 
discussion) ; 

un compendium de vulgarisation ayant surtout pour 
ciblât de réunir en un seul, ordonné, facile à lire el ■ 

à consulter, les nombreuses publications spéciale». 
unies ou modestes el concernant chacune de» points 
de l,i science. 

b) Le» traités présentent l'exposé Innlril fi un point •!■ 
théorique, tantôt È un point de vue pratique, mulot 
lin 1 .i-i,l un, nt les deux points de vue. 

Un traité souvent comprend deux ordres cl'- données: 
I" une mise eu point de la science traitée i nniple 

<l, tous les aspects ou problème», y compris le* recher- 
ches 1rs plus récentes:; 2 ,a un exposé des idées pei.im 
uclle» de l'auteur. 

Il y a bien de grandes choses qui n'ont que de petite» 
places dan» les traités classiques, et qui dèn lors méritent 
d'être «bordées dans des ouvrages spéciaux. 

Inversement, des ouvrages portent l<- titre d'encyclo- 
pédie tout en étant systématique (ex- : Encyclopédie des 
science» mathématiques). De» ouvrage» portent le titre 
,iilé tout en étant alphabétique (<•*.- Tinité alpha- 
bétique des droits d'enregistrement, de timbra el iï>, 
theque, pu F. Maguéro). 

I !l , \istc de» manuels alphabétique» (ex. I 
alphabétique de philosophie pratique, pnr John Cari). 
Ostwald a écrit un traité de chimie en forme de ili.J. 

Certains éditeur» se sont préoccupé» de fournir des 
cour» complets Ainsi la librairie Savoy n donné un Cours 
çûtnpl i .l'Histoire naturelle: Botanique (Pli. v.m Tir- 
Bliem, 1600 p.), G'éafctgie (A. de Lappnrent. 1280 p.), 
ZoologU (Clans, traduit par Moqtiin Tandon, 1566 p.). 

Beaucoup de traités sont rédigé» conformément m 
programme des cours de tel ou tel établissement dfei 
gnement (e*. ; Traité des machines à vapeur, de Alheilig 
,-' ÎWIie, rédigé conformément au programme des cours 
de machine à vapeur de l'Ecole centrale) 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



13! 



Souvent de» «naître» ayant professé leurs cours il l'uni 
ventilé ne l'ont lias publié, mâts ils en laissent des note*. 
El d'outre paît, il se tiouve que certains de leur» élève* 
ont transcrit ces cour- à l'audition orale et que l'un 
d'eux, s'aident de notes et de transcription», en fasse 
In publication d'un livre (ex. : Histoire de l'Eglise, par 
J. D. Maeliler. publiée par le R. P. Gains). 

Le traité didactique exige des explications orales. Il 
: donc pas complet par lui-même, ce complément 
étant laissé au maître. 

On a employé parfois la forme d'un ouvrage général, 
s'adreassnt «tu grand public instruit, et celle des rapporta 
complémentaires renfermant des études techniques a'adres- 
sant aux spéciaiiitOT. (Ainsi J. Murray et J. Hjorl : 1 lie 
Depth of Ihe Océan, London 1912. relatif à la campagne 
océanographique du Miehael Sais dans l'Atlantique) 

Certains traités consacrés a une science sont accompagnés 
du sommaire d'une science auxiliaire. (Ex.: Louis Roule, 
I raité raisonné de la pisciculture et des pèches. A la 
lïtie est jointe un sommaire d'océanographie). 

Quand la matière auxiliniie est très importante pour on 
ordre d'étude, il en est Fait un traité propre. Ex. : Traité 
de zoologie médicale. 

Des ouvrages de grande étendue ont été résumés. I 
1res ont été condensé» (ex. ; Le système de politique 
positive de A. Comte u élé condensé par Ch. Cherfils, 
Paris, Girard, 1912). Le plan et dan» la mesure du pos- 
sible la lettre du texte oui élé respectés jusqu'au scrupule, 
La Philosophie po'itive n été condensée par Miss Mur- 
tineau, 

d) Traité synthétique, — Il semble aujourd'hui que les 
traités sont l' expression des grandes synthèses scientifi 
ques. Qui veut reconstruire l'architecture de l'ensemble 
d'une science compose un traité. Et les ouvrages de cette 
espèce sont essentiellement de grandes architectures 
d'idées. Il ne s'agit pas de procéder par élimination ou 
élagage, ce qui en ferait un simple schéma, mais de 
s arrêter a l'essentiel. 

Lea traités peuvent »«- contenter de résumer en un 
chapitre ce qu'ont dit les auteurs qui ont traité chacun 
Iragmcntairemeni du sujet, à un point de vue particulier; 
mais autre chose est utiliser tous ces éléments synlhéti- 
quement et substituer des notions coordonnées à des 
notions autrement décousues. Mais en réunissant en un. 
même étude de l'objet étudié ce qui n'a été souvent vu 
que séparément cheï plusieurs, parfois assez éloignés les 
nos des autres, on s'expose naturellement à étohlir de» 
connexions plus ou moins inexactes, a réunir des disposi- 
tions exclusives lune de l'autre, etc. [I faudrait avoir 
approfondi tous les groupes d'objets par des ' 
sonnettes pour évitei sûrenu-m ces écueils. C'est impos- 
sible. Force est donc d'admettre les inconvénients de la 
méthode et de chercher ultérieurement a les corriger. 
A côté ou au-dessous des travaux d'érudition, il faut 



;. toute science des exposés synthétiques, oraux ou écrit». 
Dans de.s pareils exposés, les idées générales sont néces- 
sairement au premier plan, tes faits au second, alors qu'au 
contraire, dans l'enseignement érudit. il faut, comme 
disait Juste] de Coulanges, une année d'analyse pour 
autoriser une heure de synthèse. (Salomon Reimich ) 
Ouvrages d'introduction. — 11 faut attacher le plu* 
I prix aux ouvrages considérés par leur» 
1,1 '■' ll: en quelque Borte par chaque science la 
'.mce d'elle-mèm-. Pour les mntliénintiipu-o, l'i.n. 
Bontroux « réalisé œuvre semblable dans Le» principes 
Je l'analyse mathématique, ccÊosé, historique et critiqua 

I Herman, 1914 et 1919) et dans L'idéal tetantifiqu* 
de» m a 'Ji cm cliques dans l'antiquité et dam /es temps 
rnedtrn*! (Pstti*, Alcan). L'auteur utilise l'étude appre 
tondis . r n'il a faite de l'évolution de la pensée malhéma- 
tn|iir pou) écrire un traité dont on a dit qu'il était l'ini- 

II la plus directe et la plus substantielle qu'on puisse 
souhailer toul à la fois et indivisiblcmeni à la science, à 

ire et h la philosophie des mathématique». Cet 
ouvrage soulève le problème du devenir de la scirno- 
mathématique et il en dégage la mission actuelle des 
imitlirm.nl irions. 

) Naissance de nouvelles formes, — On von s m 

■ ■in- i. imuvelles forme, il.- ii.ni'- et 
liées à la conception même que l'auteul 
de la structure même de la science. 
Ainsi, dans les sciences naturelles, on a longtemps 
I'"'' 1 '"' d*i ii.ui'- dits <îe zoologie et d'anatomie com; 
■u Ion trouve le sujet traité de la manière suivni il 

■•tire est divisé en grandes sections qui sont étudiées 

séparément. Par ex : Mollusques. Le chapitre connu. 

par des généralité* sur le groupe; c'est une anotomir 

parée de» mollusque» dans laquelle on expose la variation 

•irn fonctions et de» organes dans ce groupe, tel qu'on 

: au chapitre Mollusques dans un traité d'anal. mu' 

tel 'tu 011 !<• comprenait autrefois. Puis on 

lue le groupe se divise en tant de clas»ra et 

diatemenl on aborde leur étude, oi troine 

'•|»." ii" ni tes .u,.. jt |a suite des autres. Prenons celle 

'• . ' le», On les traite comme on fait de l'cra 

branchement des nitilhisques, puis an pa»»ç i In 

d< I ..nlre bu sous-ordre, sans se préoccuper du 
animaux qui possèdent les organes toujours de In même 
i.i.iiiii-i. fi alors on change brusquement de pian. On 
dans la zoologie pure Ou décrit les Famill li 
prtneipaex voira le» espèces, mats sans en Faii- 

.- que les caractères presque exclusivement exté 
tieui» qui le» distinguent et qui sont suffi 
la zoologie qui est de nommer et de classer. 

n'est In ni de la rooiogie ni de ! anatomie comparée, 
mais des chapitres d'anatomie comparée emboîtés les uns 
dans le» autres et dont te dernier de chaque groupe ton 
Hein un chapitre de zoologie pure. 



132 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



Le défaut e«t que ce livre, concret pour être lu et 
consulte 1 maift nan pom »p prim dre quand on ne «ait déjà. 
L étudiant ne peut irouver de notion» concrètes de des- 
i!i|jtinns analogue» assises sur un être réel sans les cher- 
<lni dans d<-« monographie» spéciales. 

Un nouveau type de traité de zoologie a été réalisé par 
Yves Déluge et Herouard (traité de loologie concrète), 

I auteur t'est proposé de présenter les choses tous la 
forme où l'étudiant If désire, oit il a besoin qu'elles 
soient pour en avoir une notion précise et pour les retenir. 
La liaison s'opère enue revue et traité. Ainsi le Recueil 
de Législation, de Doctrine et de Jurisprudence coloniale, 
publié sous le patronage de l'Union Coloniale française, 
et en liaison avec le Traité de Droit Colonial de P. Daresie. 
Ce traité donnera une base de documentation que le 
Recueil tiendra à mur. et réciproquement. Les 34 années 
antérieures du Recueil qu'A n'est plus possible k tous 
d'acquérir seront en quelque sorte résumées par le Traité. 
Les trois publication» suivantes ont été en partie coor- 
données sous la direction du prof, J, E. Conrad. 

— Grundriss zum Studium der polilischen Œtonomie. 
en un volume. 

— Handworlerbuch nVr Siontitwisscnsehaften, 3= édition 
1908 à 1911. 

— Jahrbuch (ûr Nntionalœkonovnie und Statistik, 

Ces publications forment donc un traité, une encyclo- 
pédie alphabétique et une revue. 

Certains traités ton! en liaison avec des tableaux muraux 
(ex : Manuel de l'arbre, édité par le Touring Club de 
France). 

Beaucoup de traité» sont établit en collaboration, no- 
tamment en Allemagne, où plutîeurs rédacteur» spécialistes 
Bont groupés «ou» une direction édiloriole. (Ex. Handbucb 
der Teehnischen Myltologie, de Lafar.) 

Les tempa sont venu» où les science», continuant à 
avoir besoin de grands traités systématiques, sont dans 
I impuissance de les voir produire par des individualités 
[Eoléea. La collaboration & deux ou trois est devenue 
courante ; celle d'une association d'auteur», d'un comité 
'I action comprenant des douzaines de membres y fait 
Voici que «'instaurent peu a peu de» instituts per- 
manent» dont In mission dévolue d'abord à de simples 
monographies, s'étend ernuite à des rapports et ultérieu- 
rement à de» refontes et mise* h jour de ces rapports. Les 
organismes intcriiniiorntix officiels ou privés remplissent 
ici une fonction très importante. Ce qui «e passe à la 
Société des Nation» et au Bureau International est parti- 
el! lif-rement intéressant h suivre, comme ce qui se passe 
dans le* Instituts Scientifique» du Gouvernement des 
Etats-Unis. 

t) Dan» certaine» matière», telles que l'art le mol 
systématique s été pris dan» un »en» différent. Un ouvrage 
d Art et d'Archéologie s'ouvre par une introduction 
donnant la définition et la division de l'art. Vient ensuite. 



coupée par période, l'histoire de l'art de différents peu- 
pies, c'est-à-dire celle de «un développement organique. 
La partie Hyslématiqut- prend alors l'art dans son ensem- 
ble, elle l'étudié en lui-même, dans les matériaux qu',1 
emploie, dans les procédés qu'il applique, dans les con- 
ditions qui s'imposent à lui, dans le caractère qu'il prête 
aux forme», dans les sujet» qu'il traite, dans la répartition 
de ses monument» sut toute la surface du terrain occupé 
par la civilisation. (Plan du manuel de l'archéologie de 
l'art, d'Otifned MUIIet. commenté par Perrol et 
Chïppiei. ) 

« Après une période de synthèse philosophique et de 
théories esthétique» dont les deux tentatives les plus puis- 
santes furent à ses début» les Vorlcmngcn ater die Eathc 
tik. de Hegel (1835-1838) et à son déclin la Philosophie 
de l'Art de Taine (1867). l'ambition de» historiens de 
l'an dut je faire plu» modeste. Avertis par 1" insuffisance 
des encyclopédies éphémères, dont il serait d'ailleurs 
injuste d'oublier le» service», ils se bornèrent à de» mono- 
graphies. Etudier l'œuvre d'un artiste, l'histoire d'un 
monument, l'art d'une région, dépouiller les Inventaires 
et les comptes, constituer de» séries, dresser de» catalo- 
gue», tel fut le mot d'ordre dans tous les laboratoires 
historiques, A t'hilloire de l'art comme à l'histoire sociale 
en politique, on applique la devise célèbre de Fuetel de 
Coulangea -, » Une vie d'analyse pour un jour de syn- 
thèse. « André Zînlcel, Histoire de l'art. Introduction. 

g) La philosophie a produit de glands traités depuis 
Anstoie et depuin le moyen âge. Le Cours de Philosophie 
publié par l'Institut supérieur de Philosophie de Louvain 
comporte une série de volume» consacrés aux diverses 
partie» de la philosophie par les divers professeurs. 

Les traités type, en psychologie sont ceux de Wundi, 
de Lîep», de Jame», d'Hofdening. etc. 

L'Allemagne continue è publier de grands traités. Par 
ex. celui de Joseph Frobes (Lehrbuch der experimer- 
teilen Psychologie, 2 vol. ensemble 1278 page»). Une 
«omme, un ouvrage énorme, patient, serté et admira- 
blement documenté, comme il n'en paraît guère qu'en 
Allemagne, un traité que. ^râce «'i, table*. o n peut con- 
sulter nomme une encyclopédie. 

h) Les auteur» des grands traités scientifiques sont 
placés devant une tâche énorme à raison des rapides 
transformations de la science. 

» La difficulté d'écrire un traité de physique, dit M. 
E. H. Amagat, consiste a faire place aux études nouvelles 
tout en répétant [es théorie» classique». S'il est opportun 
de modifier de* maintenant l'exposé de certaines branches 
de la physique en groupant de loin, autrement sans lien 
apparent, dont la dépendance réciproque résulte aujour- 
d'hui de Fait-i expérimentaux solidr-nimt établie, ne paraît, 
il pas dan» d'autres cas. plus convenable au contraire et 
plus prudent de conserver «ans modifications essentielles 
I exposition consacrée, en faisant entrevoir que dans 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



F 



133 



I avenu des retouche!) et des «daplntions pourront devenir 
nécessaire» ) Ne »0rait-U pas regrettable et prématuré, par 
exemple, de mutiler actuellement l'oauvre admirable de 
Frcwiel, «ou. prétexte do lu souder en un ensemble plus, 
homogène aux théorie» électro-magnétiques ) 11 n'est donc 
pas de science. & rWe présente, dont l'expose so it 
oi d'autant d'éeueil* que celui de no» connaissances 
iiie. »i l'on lient compte surtout de la difficulté <Je 
discerner les travaux qui doivent rester, dans l'avalanche 
de maléruiux trop souvent médiocres dont la science est 
de pin en plus encombrée, conséquence inévitable de 
son extrême diffusion. > 

L c Traité de Physique de ChivoUon est présenté comme 
un intermédiaire entre te* livre* classiques, rédigés sou. 
vent en vue d'un programme d'examen déterminé et les 
mémoires originaux des ouvrages spéciaux. 

Ktand traité de mécanique de Tisserand donne une 
exposition générale de. connaissance, de l'astronomie à 
I. fin du XIX' siècle. C'est une œuvre magistrale et 
durable qu, remplace le traité de Laplace; c'est un 
ouvrage qui condense tous les résultats antérieurs au point 
de vue mathématiques et physiques. 
I ■ traité de géologie de Hang est le plus récent 11 est 

' I, '" llu H diurne»). Il renverse toutes les théories 

■icure», montrant | c dynamisme dans les phénomènes. 

Le traité de géologie de Lapparat a remplacé en 1882 

les traités précédents. En 1903 avait déjà paru la 

Il » pu. grâce a son succès, être tenu à jour. Il 

"»»"■- m répertoire de connaissances d= la terre 

à notre époque. L'ouvrage de Sues», grâce â son point 

de départ tectonique. « p| u , de vie. Le livre de Haug 

donne un enseignement par les gravures, qui enlève 

'ivrment a la géologie ce qu'elle avait autrefois 

d un peu rébarbatif. 

-7»nd ouvrage d ensemble sur la paléontologie de 
l^'l ™„ Ziltel est une revision complète des connaïs- 
«inces acquise, sur le. animaux et les plantes fossile, 
; " lr ''i"'""" He chaque groupe, de son origine, de 
«on évolution et de ,„ rapports vraisemblable, avec les 
rsatamsjtDC voisins. 

Le grand ouvrage d'Yves Delage et E- Hérouard. 
IraiU de toofogie concrére, peut être considéré comme 
un traité type. 

I >■"., la cours de ïooîogie de J. Lensen, l'auteur choisit, 
c.unme type, pour chaque K mupe zoologique, un animal 
Ooni lu descripii.,,, permet de dégager les caractères du 
groupe entier. 

A i-ropo» d'un traité qui a fait époque (Les colloïde». 
I. Duclaux, chef de laboratoire a l'Institut de France. 
P»*fc, Cauthier Villars. 1920), on a fait l'observation 
suivante; que sur le nombre de travaux ayant pour 
"bir-i l'étude théorique d'une matière nouvelle, il arrive 
lui!» ne s'inspirent pas d'une doctrine unique. L'esprit se 
perd alors au milieu des contradictions et une mise au 
! s'impose. Le premier moyen est de réunir toute. 



les données certaines en un ensemble cohérent. Le second 
consiste dans l'éliminât,,,., de détails inutiles et surtout 
des doctrines périmées. Les théories se succèdent en 
révélant de. formes de plus en plu. parfaites. On peut 
feléguer clan» l'hiaton, beaucoup de bis et de règles 
reconnue» lausses ou inapplicable, qui. très connues 
auparavant, continuent à subsister pour la forme et la 
tradition. 

Il y « de» .u»,,-,,,!)!,-,,,-,,!. de donnée* connues qui sont 
éparses. p or exemple, les poissons du Japon avaient été 
décrits dans de, recueil, non seulement du Japon mais 
dan* tous le* pays ; il* exigeaient des recherche» bibliogra- 
phiques absorbante». Un répertoire dressé par MM. Jordan 
lanafca et Snyder (Journal of ihe Collège f Science, 
Impérial University of Tctloi t. XXXJ1I, I. (913) en a 
rassemblé et coordonne tous les documents dispersés. 

Le» ouvrage* raisonnes des sciences appliquées ont une 
très grande importance. Il faut dresser sur des bases 
scientifique «| ptécktH le, préceptes de l'application, il 
laut raisonner la pratique et l'emploi de, choses. Il 
■ agît d'une part de considérer ta* objet, et êtres décrits, 
tels qu'ils «e comportent duns la nature et tels qu'on doit 
les envisager par rapport à l'usage que nous faisons 
d'eux. > Il s'agit de montrer comment les problèmes 
nombreux et parfois complexes que soulève la pratique, 
trouvent leur solution dans le* études scientifiques et com- 
ment par suite ces dernières devant prendre leur rang 
.i occupai finir place qui est la premièro, il eat nécessaire 
oïl lu exposer telle* qu'elles sont, comme d'en présent rr 
tontes] le* conséquences. > (1) 

i) La médecine a une matière immense à recueillir et 

ô systématiser. ! ïom des œuvre, considérable.. 

Le nouveau traité rie médecine et de thérapeutique s. 

été publié en fascicule, sou» la direction de MM. Brouardel 

et A. Gilbert (40 fascicules 200 fr. Paris. Bailère 1906). 

H est dit dan* la préface : . Laissant aux dictionnaires 

et aux traité» du temps jadis, la (orme antique de lourds 

volumes, h onaultn encore plus à lût-, le 

- en fascicules séparé», entièrement 

distinct», ayant chacun leur tttre. leur pagination propre. 

leur talilc dm matière*. Chaque fascici lr s^ vend sépa- 

renient <-i (orme un tout complet réunissant les maladies 

qui constituent des groupes naturels. 

i l'ouï assurer à la publication une plus arnride rapidité, 
le» fascicules «ont publié, aussitôt prêts, sans tenir compte 
Cti i ordre, des numéros n 

Lc TraiU d'hygiène publié par Brouardel et Mosny, 
avec un grand nombre de collaborateurs (Parts, Baillière 
et Fils) est COTJ i M 20 hisciculea qui ont paru mensuel, 
lement. mai» sans «uivit: l'ordie d« numéros afin d'assu- 
rer une publication phiB rapide, écueils où a'étajint 



(I) Louis Rouir Traité raisonné" de fa pisciculture cl 
de* pichet. 



134 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



heurtét iust-|u ii présent las grand» liaité» de médecine 

, :, ■ ,, l'hIiuhi-i tvec de* coilaboiatewa owlflpte», 
i) Le Di.nt préwoti .elle particularité qu'il a dan» in ' 
pratique non moins 411c dans la théorie, besoin de textes 
,! d'JnterpràCatiOri de texte. De 1b l' importance des traités 
de Droit. L'ordre suivi par l'exposé des traités de Dioll 
lournit un moyen en quelque aorte mécanique de se 
retrouver dan» le déduit de* opinions et des décisions 
!>!'■ mires. 

, ouvrage de droit anglais, tel que r.-lin d,- Tavlor 
Law 0/ erîtdence as administered m Engtand amd Iretand 

dan» ses I253 page* environ lli.OOO cns. 

Ln Pandccfrs beiges (Corpus juris Belgici) 
général du droit de la Belgique, par Edmond Picard el 
■e» collègue» comprennent plus de 12(1 volumes. Son 

fondateur a rapporté dalii un écrit f) I intitulé (Aie 

«ronde ouen|urc juridique, la genèse et le déroulement 
de ce grand travail. 

I t raiic pratique de droit civil /runfois de MM. Pin- 1 
iiml el G. Riperl est entrepris avec le concours de profes- 
seur» des facultés de d'oit. Il paraîtra siu? une forme | 
condensée un exposé complet de la doctrine de U 
législation et de la jurisprudence. Il comprendra 13 
me» de 600 à 1000 page» et un 14' consacré aux 
tableaux. Il combine en un seul outrage le» avantagea 
d'un exposé 1 j 1. LÎtor! ». 1 1 s 1 de doctrine, d'un répertoire de 
jurisprudence el d'un code annoté. 

Le Traité de droit international pahlic de Pradier- 
I'odeté est en 8 volumes d'un millier de pages chacun. 
Il rsi accompagné d'une table nr.alytiquc de 198 pages. 
Un Droit Romain de George» Cornil (Aperçu historique 
sommaire ad usucum cupida: legum juventulis. Bruxelles 
1921, X-746 p.} son rapporteur a dit : c'est le fruit | 
magnifique de trente années d'enseignement et d'une 
vie toute consacrée à l'étude el a de sérieu»e« rechercha. 
Il résume de façon personnelle tous les travaux antérieurs 1 

y compris ceux de l'auteur. C'est cri 7W 
page* tout ce que la pensée humaine a, jusqu'à nos iours. 
■ nh.iité de plu» savant et de plus profond -ur ce «rand 
sujet renouvelé de siècle en siècle: le droit romain que 
uoderne» comprennent mieux que le* Romain» eux- j 
D» ont jamais pu le comprendre. C'est un chef- 
d'œuvre en son genre 

le) Sou» le litre « Les archives du manuel social ». 

\i sou» la direction des PP. A. Vcrmeersch ri A. 

Mullet S. J., paraissait périodiquement en forme de fas- j 

ckule» d'importance variable, de» étude» dont l'ensemble 

composera un Manuel doctrinal de première valeur sur 

1 es !" sociales à l'ordre du tour. Le fond 

de cet ouvrage sera constitué pai In réédition refondue, 

■ jour et considérablement augmentée du Manuel 

; du P Vermeersch. 

1) Le Manuel de littérature de Brunetlère se divise typo- 

graphiquemcni en deux partie»: en haut de» pages. 



ur la suite de lettres française* 
.iiviniii 14580; • 1. bas de* notices consacrées aux 
divers auteur». 

in) Le» Haltes d histoire sont les œuvres dite» de 
seconde iiiniti qui sur le fondement de document» origi- 
naux exposent les conclusions des auteurs sur le» faits. 
Il y a le Uailé d'histoire générale et le traité d'histoire 
:.rle. 
Le difficile est le bon MCtkmnement des série». Ex.: 
La répertoire chronologique de l'histoire universelle 
des Beaux-Arts, depuis les origine» jusqu'à la formation 
des école» eantemporainca, pat Roger Peyte. Vérification 
des dates. Concordances de l'Histoire, des Beaux-Arts 
clin tous les peuples. Pari*. H. Laurens, 534 p. 

Par année, sous chaque année par pay*. une table 
alphabétique des noms propres usité». 

Dans I Histoire spéciale fe», : Histoire de l'Art). Il 
«"agit de présenter un tableau de rhisloire, l'évolution 
afex de détails pour que l'entraînement pu'use en 
être suivi. 

La difficulté est de faire une place aux influences de* 
matières exclues des sujet» traité». 11 est impossible dan» 
le traitement d'une matière si vaste et si complexe de 
coiiscrvei pour chaque pallie des coupures rigoureuse- 
ment «ynchroniques. Moi» on s'efforcera du moins que 
le groupement et l'enchaînement logiques des œuvres et 
• I, lait» ne soient jamais rompu». 

11 J Le« grand* (jrandrisse de» Allemands sont éla 1 
.•11 collaboration d'après de» plans généraux dressés par 
les directeurs de In publication. Ex.: Le Grundriss de 
Ueberweg. 

o) Il existe de grandes collections de traité* ou manucU 
Par ex. en français la collection des manuel* Roret pot» 
les divers arts et métiers. 

La nouvelle collection de» » Mises au point » (Pari». 
I , uilùei Villers) a pour but de compléter avec un ruiul- 
niuin d'efforts l'instruction générale scientifique et de la 
mettre au courant de l'essentiel de la science moderne. 
Ce ne sont pas de» Iraités didactique*, ni des ouvrage* 
rie documentation, mais bien des livres de lecture bcirn 
lilique : nulle formule n'arrêtera le lecteur et de» figure» 
schématique» ou photographiques éclairent con«tammeut 
le texte. Un index sommaire des récente» publications 
accompagne chaque volume, Celui-ci comprend ; 

I un rappel des principes essentiels nouveaux et 
ancien» ; 

2" un tableau juste, assci complet et détaillé, très clair 
avec référence* et documentation (modérée) de 
actuel de* sciences, tant comme principe que comme 
appfJeBtteOi en insistant davantage sur les plus ré. 
peu connues du public d'âge mûr, 'uns négliger l'hi*'- 
rique de la science étudiée, l'enchaînemenl de» décou- 
vertes, l'évolution des idée, et doctrines et le perfection- 
nement des méthode»; 



241 



I 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



135 



<lcs conclusion» générales de l'extension possible de 
la science envisagée, les possibilités d'évolution des 

'i i •: A principes; enfin les principaux problàmi 

aient A résoudre r; perfectionnement* il réaliser, 
La collection dm • Manuels HcEpli « comprenait dès 
1906 pins de 90(1 vuluiii,!,. Celle collection lurme In plus 
vatle encyclopédie des science», des lettre» et des aria 
ayant paiu en Italie. Les manuel» portent sui toutes les 
branche*. Leur prix voue de fr. 1,50 à 12 fr. 

On a appelé « encyclopédie .. une collection de Unités 
sur les branches des sciences humaines ou sur toutes les 
branchés d'une science complexe. 

241.214 METHODES, DESIDERATA. 

Une méthodologie du traité se dégage progressivement 
(Je I expérience. Plusieurs auleur» dans leur introduction 

il formulé certain» principes. (I, De» observai 
recommanda lions, desiderata sont à formuler à ce sujeL 

a) Le traité doit étie concis. Dire beaucoup de cil 
• u de mots, tel est l'idéal du bon traité. Mois la 
concision ne saurait êtte ou détriment ni de la précision, 
cie In clarté, ni de la complétude. 

Il doit résumer la multiplicité des faits et les décou- 
vrîtes quotidiennes. Le but est de dégager de* milliers 
de monographies des ■ contributions « entassées sur les 
rayons des bibliothèqurs, les résultats positif* et lea vues 
aies qu'il semble permis désormais de considérer 
comme assurés. C'est utile ne fut-ce que pour manque] 
plus nettement sur la carte 1rs frontières des letrie 
incognitEc, 

Le traité résume â l'usage des débutants tous les travaux 
•meneurs de manière 1 l-ur icudre l'étude plus aisée et 
à leur fournil sur toute» les recherches qu'il leur plairait 
d entreprendre un point de départ et une méthode. 

Ils ne doivent pas être aussi complets que possible, 
1 auteur doit Is préoccuper de ne jamais laisser le 
lecteur sans aucun renseignement sur un sujet. Les détails 
sont l'affaire de» ouvrages plus spéciaux. 

h) Le traité doit être complet ; il doit être l'exposé de 
toutes les matières de la science a laquelle il est consacré. 

Il y a lieu d'envisager le traité le plus complet et en 
tiret ensuite des types moins complets, soit qu'on y 
' 1,f ' d'* parties), soit qu'on en résume d'autres. 

En principe, il y a donc des traités de type élémen- 
toffo (minimum), moyen, supérieur (maximum) 

Des procédés typographiques peuvent (aire distinguer 
les degtén de l'exposé Pur ex dans le sommaire rt dan-> 



U) Yves Pelage : , Sur la manière d'écrire dan» les 
«élances naturelles. Préface d'un mémoire sur l'Eml 
''."l| de EocJegle expérim, ■ 
« générale. 1- série, t. X, 1892. Voir aussi U préface et 
I «vis au lecteur du traité de icologie concrète du même 
auteur, 



le corps même des chapitres, les idées et les laits de 
première Importance sont imprimé» en caractères gras 
qui attirtml ['«il. [Ex,: Cours d'histoire; Ch. GuigtirU-ii 
I- turope el le moyen âge, de Dupont Perrière). 

Chaque paragraphe du texte est résumé en une pb 
liminaire composée en caractères gras. (Ex. : Ri; 
aide-mémoire d hiateUe de la littérature fronçai».- de De 
i'Unval) 

cj Le traité doit Faire Bppiicatioa des (ormes bihholo- 
giques les plus avancées. Tout ce qui a été dit des 
partiel et de la sttuclure du livre te retrouve ici. Un 
traité en fait est la réunion en une superstructure bibiio- 
bgiqtus de divers éléments structurés plus simple», (Pal 
ex.: le < httpitrage, les notes historique et mitres. 1rs 
tables. In bibliographie, les illusirations. etc.) 

Ainsi H I Idées générales qui dominent chaque science 
comme prémisses ou comme conclusion, les lois qu'elle 
établit, les grandes séries de faits et les formules qui tes 
tésumettt, sont exposées dans des paragraphes dont cha- 
cun porte un numéro d'ordre et se complète pnr une suite 
de notes imprimées en caractères plus fins. Dans ces 
notes sont indiquées les idées dune importance secon- 
daire et les applications particulières de chaque loi ; les 
assertions sommaires sont justifiées par des renvois aux 
ouvrages spéciaux d'où elles ont été liréei ; parfois même 
les plus importants des textes que l'auteur a visé sont 
transcrits M entier. Par là, le lecteur est ou dispen si 
ircouiii aux sources ou mis a même de savoir auxquelles 
il doit s" adresser aux plus riches et aux plus privés. 

d) Le traité doit être coordonné, il doit être synthé- 

I ■ -s propositions le» plus importantes sont à pré- 
' dans l'ordre optimum de leur enchaînement. 
tJeaucûiqi d'auteurs, pris de court par le temps, se bornent 
ii reproduite comme chapitre d'un livre des études parti' 
culières parues en articles dans les revues ou présentées 
dans les congrès. C'est un avantage de posséder en un 
même recueil l 'ensemble de leurs pensées, mais ce serait 
un avantage plus grand s'ils s'astreignaient — travail long, 
méticuleux cl difficile — de reformer leurs divers écrits 
sut une matière an un seul qui se présenterait dans 
l'unité de son corps d'idée et de sa forme d'expression. 

e) Le traité doit être systématique. 1-a rédaction alpha 
bétique est la plus éloignée de toutes de* principes de la 

classification naturelle. Il faul dès lois, < hercher h donnai 
a U rédaction systématique tous les avantage* de la 
recherche systématique. (Voir ce qui a été dit sous le 
n" 224. Exposés systématiques.) 

La méthode de découverte n'est pas forcément celle 
qui convient â l'exposé des résultats acquis. En fait cet 
exposé se fait de deux façons s'il s'agit de tout* 
science: sous forme de dictionnaire ou sous forme de 
traité. 

Dans le dictionnaire on expose à chaque mot ce que 
l'on sait de l'objet correspondant en utilisant imites les 



1 136 



EE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 | 






loi* qui s'y rapportent. On fait donc une «ynthèac d'ex- 
plication». Il en résulte qu'en général un tel article ne 
«Ma compris que par un j ecUsur ^ tami | iotisé -vee j M 
lob elles-mémen. Le, dictionnaire* «ont commodes pour 
chercher des renseignement», de* détail» que l'ordre 
alphabétique permet Ce trouver aisément, nui* ils ne 
donnent aucune idée de l'enchaînement de» loi) «cienrj- 
iioue., c'est-à-dire de l'essentiel de la science. 

Le traité se propose d'exposer cet ordre, un ordre 
linéaire et logique, ma.» il ne donne pas la moindre idée 
de U façon dont la science se fait, lit eont précieux pour 
les gêna de métier, «avant* ou étudiant*, Don* le* partie* 
les pi „» avancée* des «cience» où l'enchaînement déductif 
de* lois est bien conçu, il* sont d'admirable» monument* 
de logique. 

Eu somme, pour décrire l'arbre de la science, ou bien 
on le met en morceau* qu'on étiquette et qu'on range 
dans l'ordre alphabétique : c'est le dictionnaire. Ou bien 
on le décrit en allant des racines ver» les feuilles; c'est 
le trotté synthétique, mais pour de» raison* variées, on 
en éloigne toute* ou presque toutes te* feuille*. ( I ) 

f) La truite doit offrir de l'unité. U est nécessaire que 
les gro. traités soient fait» en un *eul traité, de temps et 
099 avec un rigoureux esprit d'unité, faute de quoi 
l'indécision »e produit dan* les recherches et le défaut 
de proposition dons les vue», Les science», les faits ne 
marchent point d'un pas régulier. Sur certains points, il» 
sont stalionnaite» sur d'autres ils se transforment avec rapi- 
dité ; leur variation et leur» progrès sont subordonné» aux 
variations et aux progrès des sociétés. Il faut à un moment 
donne en ttactr le tableau, ce que ne peuvent les 
jodique». 

g) La baies pourrai! ttee h lu fuis impersonnel en re 
qu'il rapporte l'état de la science oeuvre connue et per- 

W en ii -m'ii donnera un classement et une direction 
de pensée aux donnée* exposées et qu'il rattachera aux 
di verse» matière» cIbb*ce9 des données nouvelles et ori- 

h) l.p traité doit être h jour. 

Le traité classique en élimine cependant tout ce qui trop 
Il ou trop individuel encore, risque d'être éphémère. 
Il dofl atM*j ,:l,mm< , tout ce qui est tombé définit ivemenl 
en désuétude et n'est plus, pris en considération ou au 
sérieux par personne. Cependant il signalera en note 
I existence du récent et du périmé. 

i) Le traité doit présenter des concentration» classée» de 
données. Il y a des travail* possible* avec l'appareil biblio- 
graphique existant, m ,, i,,,h, lieux et provoquant le gas- 
pillage du temps. Ainii par ex., avec certains traité» de 
zoologie, l'étudiant est obligé rie prendre un animal et 
de rechercher dans le chapitre anaiomique tout ce que 



(I) E. Brucker; L'éducation de l'esprit scientifique. 
Kevue scientifique, 30 mai 1906. 



1 on dit de lui en citant son nom entre parenthèse», à 1* 
suite de quelque courte indication, de manière à le cons- 
titue, un type au moins sur lequel il puiase reposer son 
«prit. Mai» jamais il py arrive, car celui que l'on cite 
à propos de l'appareil digestif n'est plus cl té quand on 
passe au système nerveux ou aux organe* de la reproduc- 
tion. Il n'arrive jamais que le même «oit pria à propos 
de toutes les fonctions et l'étudiant se résigne, de guerre 
lasse, n prendre les choses comme il le» trouve et à rester 
dans le vague des abstraction». Ce travail qu'il na pu 
faire, c'est h l'auteur a le faire pour lui. C'est à /'auteur 
i lai présenter le, enoae* dans la forme où il le dente, 
où il * besoin qu'elle* soient pour en avoir une notion 
précise et pour les retenir. (Yves Delage.) 

j") Le traité, par son contenu et sa présentation, sera 
un stimulant au développement de la science et non une 
cristallisation. En rnontront les progrès dan» le passé, il 
doit être un rappel pour le progrès dan» l'avenir; en itidi 
quant les point» acquis, il doit signaler le* problèmes 
posés et restant à résoudre, 

Le traité ne doit pa* chercher à imposer le statu quo 
dan» l'entât et le popïei. et 1 le perpétuer sous cette 
forme. 

k) Le traité sera l'ouvrage essentiel de l'exposé fonda- 
mental de chaque science, l'ouvrage intégral. On y trou- 
vera A leur expression optimum, les divers élément» 
l'ibMogique» combinés entre eux également. 

I) Le traité fera partie intégrale de l'urganniation de 
la documentation et de I édition. 

Il en sera partie notamment ; 1» en mettant en œuvre 
toute la série coordonnée des forme* bibliographique* élé- 
mentaire*; 2" en s'établissent en corrélation avec !a série 
de» formes fondamentale* de publication (encyclopédie. 
revue, annuaire, allas, bibliographie) ; 3" en appliquant 
les règles formulées pour la publication et pour la biblio 
graphie; 4" en étant une contribution au plan de la 
Documentation universelle. 

m} Le traité sera largement en coopération. L'org.i 
lion suivante, déjà la,-. i,„ nt esquissée dan» la réalité, 
permettrait d'arriver à une documentation intégrale ; 
reposerait à la fois sur I enseignement, sur les services 
siieniihque* officiels et «ut le* sociétés scientifiques, les 
chaires des instituts supérieurs, les séminaire* simili 
de tous le» pays, qui sont presque tous membres d- 
associations internalionalc». Celles-ci pourraient assumer 
en coopération systématisée et continue, établir un Unit, 
fondamental de chaque science. Puisque le» matières ont 
à être enseignées partout, te travail de mise au courant 
de la matière est déjà effectué par les professeur». Le» 
cours partout devraient être objectivés par un traité com- 
|ilr| mis à U disposition des étudiants. Le» assistant 
des maître», aidé» d'étudiant», auiaienl la tâche de 
l'élaboration matérielle des traités ou moyen de* maté- 
riaux publié* de divers côtés. 



241 



DOCUMENTS DlBLlOGRAPi^ÔÙËs" 



241.22 Encyclopédie. Dictionnaire. 
241.221 NOTIONS. 
.) L^vd^Mj, «i tW.„e qu , ml», ou ptéteilci 

M «H. le terme donné » | a connan^e d = tout « " 

Ai K- cnkukbpaid,,,,., 

•Mte. cercle et paideia. Inttmctto science 

bj U a», en^op&Jfa . „, u cinq ^ jyfc^ 
I I wcycfapédie dit. unlt ,, 3a//t ... | ■ c , 1 „ mb|e d . unc he . ence 
UHHe, w, nouons tOtemitel a concrète, ; > |' cnc , 
Ae*U M»A».: no*»* , mn, air e» sur tOMtee ^ 

de* «en. cultiva; 3» IWcycicpéciie „ mme 8cieIlcc 
^, m „ 10 ,, e „ otamn , eIU pou , pr . paref ^ étudg 

* J ««***<*• «mme «ic.ee- comp.érrtenlm're (corn 
pleter les la cuneS d „ ël|ldea} . 5u rencyclo|) .j ie A 

Prnquc. ensemble de, BfeftJJrt, aUraitc , „ permi . 

■«-du : le, no,,,,, ou lttcmjerBpri , lcipe!! . 

le» causante». (|) 

■0 L'encyclopéd.e répr-nd de, connaisse. » U r tout „ 
■l".l ne.t P l u . peiml3 à peisonnc d . JKnorer; ^^^ 

«■*»«■. technique, hi,,,,,,,,, ..„. »«.«. Elle permet J, 
•U.vre p arlout U, mouwmr „ t ftmdUmat dc rfcoh-te| 

,""■ A no ^ «P^"- I- "UoriaS de I, pen8ëE Ml 

devenue générale „ l'encyclopédie e»t devenue l'outil de 

"* CUfi0S " é C '"« tâ *<' ™ I* "cl» matière des d)ction . 

■ « .y.lémari.e en encyclopédie» méthodique, 

«■■». dteftl «eûtes |«, œuvreii 4 rg dfl 
>«9d«Uk Elfe ajwteat: |,. p]it le mieuï ^ 

P«" celui qui „,„„„-, ie , ( | losea ma . t ce[u . Mjj 

^ trouver (»W* pas 14 une ^^ ^.^ ^ 

'«. Pr.m,„ve devi,e ^ na.titut International de Bibliogra- 

: - Qu.d ,cit ibi .d«tl« habendi est proximu, .1 
" Jut créer l'habitude de recourir . l'encyclopédie { E n . 
^lopedia brf*J. L'eneyclopéd.e e* I. pierre an S ulai,e 
'^1 d = la Bibliothèque. Elle ea t le lie,, entre 
J"' le » ''«•■■ La voilà pénértant déjà d. B . l'école e, 
«ta elle pénétrer» à la ma i„ 011( „„„„,. j e dictionnaire 
■*«* «N par l'école ouï E-aU-lW Elle », le moyen 
T™ de re P°"dre aux quenion. aan , limite,. P a , beioin 
r™ "« " Vf « d ' in <fc* PWé à U fin; tout ,uje, ,i 

*>*< ou - 9P é cia i. r, fil „ e a S3 pUj „ a)pha ^ liquc |iropre 
w . s ajoutenl ettcore: u# coonai8aancei qu . wf com 

l>omm c d „ „ nlaine , dc mil j ion4 _ on |es <ch . ie 
»u-°urd [, ui pour un pri] , vrairaont insignifi[inl 

Le. ouv, agea en U f0fme J,^,,^.,^ son[ wiJfii 

t * ce„ce ntJ ,„ de» ren9 ei B nement 6 nombre,,, „ù )' n « 

Préoccupe plu, de la préci.ion et d e | a . monographjc de 

'"■ -«jet . q ue de leur. li„,s d- riépendnnce , 

M '°"' Ce » on t P« ««llence de. ouvr.ge. que lor, 

") Cotnp. E. Pic«rd Le» con.UMe. de droit, 1921. p. |. 



—! wj 

co« u l le «u lieu de le, l„ e de la p, emiÊ re à U dernière 

Les D,ct,onn«, r „ comme , eB Encydopédiea ^ 
d« .«iruraen,. plu, SOU pl« q„ e Je8 ^fjÈlc mémoire. 
, '' ' 1 »"" en * l«» l>otnme, plu. libre., plu. 

fourni™* ri,., a lamc liettM| , uivlln| P iei 

- de I in-tant. le, renseignement,, U documentation 

I v,e. de, science,, de, métier.. Ain.i l'inhument 

,n,OI " Ul,,,ll " af •»**« e, t le di c ti onnoi re dont U 

•f« W ordr, piu, large, mai, de towultelio n plu. 

-ce que I ordre log ique ou ^^ ^ ^^^^ 

Un dtctmnuaire sc compOBe de llotkci ^ d 

«rhcle e, ant un IokH conlp , et ^ ^^^ ^ 

■W I «N «nLerieur. On peu, donc i=, comprendre 
d.recemen, et p.r là , ou , en re.Unt aoentifique. on 
obu«t un ré.ultat de vul B »n„lW. On vi« à donner 
I «qm. complet e. «ient.ftque de. f ajul connu, jwqiI 'i 
ce jour, ^ 

«Ml y a rnconvén.ent, et avantane. B | a f omier d ic- 
■hi : il M imp Q „ibl e d' v trouver , me qilejtion 
.r-rtee d ona , ofl en , cmblc et „ f „ ut j,^ fin c|ierchet 

"i- A«i d« article, et P , r f ois dan, dix volume,, 
morcellement aroiir.ire et indéfini avee 1„ double. 
emplo,, et le. répélition. mnmnbrable.. C'e.t l'ab.ence 
<— P ].,. d e méthode et dunilé ma) di, 3 imulée par la 
îeguWW apparente que contre fordre alphabétique. 
U lenteur avec laquelle pa rai..ent le, volume, c( le 
-quel, iî. ,'éîèv.M la«ent «uven, la patience 
du public. 

L n Ualté « „ n dictionn a rre ne rendent pa, le» même. 
office, y uanu on rhctc!le ^ renseiBnelni:tlt préci> , jut 

"' P0 '"' 1^*^» °n le trouve rarement dan, un 
traité dv*m*iq oe . Cfu,-ci étant d« ouvrée. cla.»ique, 
- court, et peu coûteux. insurTiwnui et détaillé» 
1 ■ ^a^nnaire fWeillla les recherches par le fait d'un voea- 
- AfaajBé. Certain, altldcs très sénénliT >(Jr ^ 
q«e«ion. fondamentale» peuvent con.titner de véritable, 
monographies rapprochant le dictionnaire du traité. 

ma pour être complète doit .orrir des bmite. 
OÙ on In tient ,ou Ve „, enchaînée e, envahir 
le., do.na.n» qu j | ui éiaienl alilrefoi , interdiu eB ,„ 
Imitant du point de vue de U science envwagée. 
Certe., sur ce, scence. connexe,, on n'utilisern que 
KO» et de» mémoire, déjà publié,, ,an, 
prétendre u« f du neuf; mai, C e sera défa une ceuvre 
importante qui de rassembler le, donnée, éparws. 
dr bWBlèn à le, p,r»enler dan, leur er>«mhle. En cuire 
I lu,toire d'une science. | a b, ()[ .„„l,j e e , i a bibliographie 
ne ,ont guère préientéc dan, le, traité,. En conclu,!™, 
I 'e rie* paa le manuel ni le lra ité. I) n'a ni l a 
Wte n.donnance ni l'enchaînement de, idées qu ' or , 
»dmj, e dan. «, ouvrage,, Lordre alphabétique ■'> 
ORPOM. Il bri.e fatalement la suite loeique. le. mt é res - 
wntes diKuasion, .u, le, point, conlroveméV En revanche 



138 



I 



LE LIVRE F.T LE DOCUMENT 



241 






■ [.■ 1er tettt .-. besoin 

• >ir. il replaça ka laite, Ir» ctiosc», les personnages 

dam Irur vrai cadre, il résume lu découvertes, le tout 

drlwrrasté de» difficultés techniques et muet à la portée 

peu cultiva* 

241.222 IHSIOHIQUE. 

L'idée de réunii ■!,■<■% un seul ouvrage toute» les con- 
l.ainsancc» humaine* ru loti ancienne. Les premier» livre» 
confondaient tout; calait des t>olygraphrea dans toute 
I* force du terme. L'œuvre du temp» a consisté à distra- 
it"" le* genres, Aussi les anciens livres sacrés, la Bible 
minent, étalant de véritable!! encyclopédies. Moïse et 
aeurs. Les exposés de la 
oaophic antique, épanouis dano l'œuvre d'Aristote, 
,i,i,, a une idée de I encyclopédie. Le» écrits des poly- 
graphea arecs, ceux de Coton, Voron et Pline, ont un 
, Ticyclopédkin,.-. Au V" siècle de notre ère, 

M mu* l'apellu réunit en un feu) livre les sept sciences 

,,,, [posaient alors tout le savoi) huotain: grammaire, 

,,,.,[. i.méirie, astrologie, arithmétique 

a ùqu '..ml tL-iuM le moyen âge, on rencontre 

,., v. lopédiea npécialement consacrée» à telle ou telle 
iciance et connue sou» le nom de ■ Summae i ou 
l Spécula I. Selomo», éveque de Constance, tenta au 

i. le un Oicliononuni L/nioeiwle. L'œuvre littéraire 

I ,,„.yi, ,.fle est l'encyclopédie d Albert Le 

Grand, 21 volume» uilolio dan» l'édition Jammy (1615) 

M 38 in-quarto dan» l'édition Ûorgnei (1890-99). Saint- 

l'aotnaa d'Aquin produisit *a Somme qui a traversé le» 

agr». Sous le régime de «oint Louis, au XIII* siècle, le 

dominicain Vincent de Beauvais composa à la demande 

du roi, ton Spéculum nrsiorta/c, noluroje, doctrinale e! 

morale, vaste compilation destinée à reproduire le» notions 

éparses don» les divers écrits. Cependant dans tous 

■uvrages l'idée d'une encyclopédie demeurait encore 

incumplèle. De» tentative» plus précises furent faites dès 

iiimericement du XVII* siècle. En tbOo. un profes- 

,1c Brème, Malhias Martin*, traça le plan d une 

encyclopédie complète; Henri Alated publia à Herliorn 

-I.ipi.-dia VU 7 omis dûrfmcfa (1620). Bacon, prit 

sa classification -lue des connaissances humaines 

(1620), sera le germe de ce qui devrait su XVIII" siècle 

produite de véritables encyclopédies. Le dictionnaire 

historique cl crifiqoe de Bayle (1696) a eiercé une 

immense influence sur In direction des idées au XV lit" 

siècle. On l'a appelé une œuvre a l'allemande, une 

ipUation informe de passages cousus à la qurui- [ai 

uns des au I ntteui ne cherchait qu'un texte, un 

prétexte pour développ ;r ses propres idées. 

La plus célèbre des encyclopédies fut celle fondée par 
Diderot sous ce titre « Encyclopédie ou Dictionnaire 
» foisonné dri sciences, des arts et métiers, par une 
» société de gens de lettre», mis en ordre par Diderot et 



■ quant a la pari athématiqui [Ml d'Ajetnberl (1751 

• 1772. 28 vol., WppL 1776 1777, i vol.; table analytique 

■ et raisonné, Z vol, 1780), s 

F.u tête de l'I ; lut donne le fameux Discoiif* 

pré/imiftai>e, supérieur, dîsaifl Volume, à la Méthode de 
Ucscartcs et égal à ce que Bacon a écrit de mieux. 

I. 'Encyclopédie ne traitait que de certain* sujets choisi* 
relatifs au* lettre», aux arts, aux sciences ou aux métiers, 
El < lie te« picsenlail don» Itur ensemble. 
Cet immense lecucil fui plusieurs fois réimprimé. Monu- 
ea humaines et de 1 esprit 
philosophique novateur, l'Encyclopédie fut no instrument 
de guerre en même trinp» qu'une œuvre de science. La 
Révolution y puisa la plupart de ses principes. Une infinité 
de publications du même genre ont paru depuis dan» 
divers pays. 

Les Encyclopédies »c sont succédées en France, aprë- 
l.t premier* ! ., philosophiques de Voltaitt. 

I. »l', méthodique» éditée par Panckouke ci 

Agonis (1782-1932) en 201 volumes; articles classé^ pal 
matières constituant le cette sorte mie série de dietioit- 
n..i>", ]in rtleulîeti de ,liverse» sciences. «Encyclopédie 
moderne* (1824- 1832), i Encyclopédie des gens du monde» 
(1831 1844) l.'ii. ii(inii,.i[t de la Conversation. Encyclo- 
pé-.,! . lli (1634), «Encyclopédie catholiques (1838). 
Le grand dictionnaire universel du XIX siècle. Je 
l'i.ir, i areusM (1863) M propose ce programme: Combi- 

■ lopédie, enregistrer dans 
l'ordre alphabétique tous les mots, quel* qu'ils soient, en 
groupant autour de chacun d'eux les faits et les idées 
qui s'y rnltnchent cl en donnant l'explication immédiate, 
iro dépouillement complet du savoir humain répon- 
dant a la formule • InM le monde sur toutes 
choses ». 

En Anulrinir, il v eut un mouvement encyclopédique 
parallèle à celui de la France et le devancent parfois. 
. |i, pedia ■ de Chamber» e»( de 1728. L'Ency- 

clopédie britannique publiée à Edimbourg (1771) a abouti 
â l'Encyclopedia Britannica de nos jours. (Voir ci-après | 
Eu nibreuse» encyclopédies furent 

aussi publnt** telle de Zedler (1751). de jablonsky 
(17*7) • . I 1779). de Hubnet. VAUgemeine Encu- 

clofiàtlic de Ersch rmitinuée par Criiber (1818), le (Con- 
versation* Lexlkon de Brockhaus. 

La Chine s'e»l montrée de bonne heure le pays des 
encyclopédlei I ■■ Pal Wan-YatorFoa est celle qui contient 
h concerne la Chine dans l'ordre 
physique et moral. Il est dû a 76 lettrés réunis à Pékin 
sou» la présidence de l'Empereur Kliarigh-hî, œuvre de 
127 volumes terminée en huit ans (1711). (1) 



( I ) Sur les encyclopédies et les die lion n aires, voir 

I , ! , . . i s ■ . • . Diette '■ Introduction et V" Die 

in, en i.HOO volumes de l'EncycIo- 

-.i»e a été donné aux Institut» du Palais mondial- 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



U'J 



241.223 ESPECES. 

a) On distingue le» encyclopédie* ijénérales et spéciale». 
iposés alphabétiques des exposés méthodique», les 

encyclopédie» réelles des dictionnaire» île la langue, les 
traité*, le» encyclopédie» de» lexle», de» collection* qui 
feprorjuisenl Ici notion» e| les donnée». 

On a distingué aus»i le» ouvrage» encyclopédiques, 
lexiragraphiques et ir< ouvrages biographique», ces deux 
dernière» catégorie» devant cependant être tenues comme 
de» contribution» importantes à l'Encyclopédie totale. 

La Terminologie e»t insuffisamment fixée. Le» termes 
encyclopédies et dictionnaire* s'emploient indifféremment 
quand l'œuvre est alphabétique, Parfois le terme enev- 
clopédique a été attribué à des traités systématique* (par 
ex. l'Encyclopédie des science» melnémoriquesj. 

b) D'une manièic générale, il y a deux grands types 
d'encyclopédies : l'encyclopédie analytique qui prend 
le type de dictionnaire, qui enregittre les détails et qui 
*'ti île ■ dock ■ aux curia»ités de l'esprit; l'encyclopédie 
synthétique qui présent* les élément» essentiel» et expose 
le savoir selon les guindés lignes de la classification, 

çj Lis grande* collections fractionnées en petits volumes 
muent en fait de véritables encyclopédie» systéma- 
tique*. Ainsi le» collection» allemandes telle» que a Cros- 
schen Saimnlunfaa i al i Au» Natur und Geisteswelt » 
{Verlng Teubner). 

241.224 TYPES D'ENCYCLOPEDIE. 

Il eiine un grand nombre de grandes encyclopédies. 
L existence des une» a facilité l'établissement des autres. 

a) L'Altema3ne j»os»cde diverse* gTande* Encyclopédies 
Le • Broekhaus » et le > Meyers Knnvensations Lexikon ". 
Celui-ci a été fondé en 1826. A chaque édition, le nombre 
de volume» augmente. ( 1 7 volume» de la 5" édition avec 
10.500 illustration» et un tirage accuaë de 250.000 exem- 
plaires). La grande encyclopédie allemande « Der grasse 
Heidcr • (Herder et C'ie, Freiburg. Maison Catholique), 
tlle ajoute aux don nie» documentaires des réflexions et 
de» conseil» pratiques. Abondamment illustrée. 

L encyclopédie «Brockhausu a iustauré ce procédé de 

«tuer de la circulation le* ancien* exemplaire*, en les 

''uni eu payement d'une paitïe du pris. Car il ne 

"«Mit pas rie inneer de* livres nouveaux, il faut empêcher 

BrXÙStcjment produit par les anciens. 

b) L Italie a mis »ur pied une encyclopédie nationale, 
lecéne — c'est In première fois que cela se produit — 

a fondé un institut poui établir cette encyclopédie. 11 v 
titra trente-deux grands volumes illustré». 

"««M part, ..h. ., I Hcklopedia dcllc cnciclopedie s 

B cqur», en 16 parties spéciales de 1,000 pages, mai» 

1 " nul* séparément, L'oeuvre sera complétée par deux 

volume* de dictionnaire synthétique. L'ai. prenant tous 

le* mou du savoir «u.vi d'une brève interprétation et de 



référence* aux volumes où la matière a été traitée, c'est 
donc une fusion de la méthode alphabétique M de la 
méthode synthétique (trattatistico). 

c) L'Liicyciopicdia liriianmcu a été fondée en 1768. 
La I4 V édition récemment parue offre des faits typiques 
du degré de développement où en sont arrivées le» grande» 
encyclopédies. L'édition a clé réalisée pat la coopération 
rie 3,500 col la borate y rs de partout. Il a été dépen*é 
1 ÛOt) avant toute impression, L'oeuvie totale a coûté 
H 500.000 (environ 62 million» de francs belge*)- Il n'y 
avait plus eu refonte de l'Encyclopaedia depuis vingt an*. 
Le* éditeur» annoncent leut ocuvte comme la premicie 
Lncyclopaedia « liurnaniscd », pratique au plu* haut 
degré, complètement « pictured ■ (illustré) et non seule- 
ment à jour, mais • à la minute ». Elle est l'oeuvre d'une 
firme; c l he Encyclop.riiia ftniannica Cy Ltd», qui a fait 
copyright tout sou contenu en 192V. L'éditeur en chef a 
été Mi, J. L Garvin. Les éditeurs ont formulé ainsi les 
buti multiples qu'ils ont eu en vue; Pour tous ceux qui 
désirent comprendre te temps extraordinaire où noirs 
vivons, les nouveaux mécanismes, les nouvelles structures 
sociales et économique». Le s digest > des informations 
universelles que 1 on peut obtenir n'importe où. sur 
ii importe quel sujet. Toutes les connaissances assimilées 
par l'Humanité et Ici informations indispensables sur 
aujourd'hui. Accea»ibi!ité immédiate à toutes les connais- 
sances, les faits et les théories, tout ce qui est arrivé 
dans le monde et tout ce qui existe aujourd'hui. La 
solution apporte h généraliser den problèmes qui se posent 
à chacun à chaque instant dans la vie, dire comment 
faire une multitude de choie», E1L répond au besoin de 
ire. Elle permet de continuer seul son instruction, la 
matière y étant exposée par le* meilleurs maître*. (1) 

L'Encyclopédie comprend approximativement le contenu 
de 500 livre» de format moyen. Au prix moyen de 
10 t. 6 d. chacun, cel.i feiail £ 262.10 c, soit approxima- 
tivement dix foi* le prix de l'Encyclopédie. Elle comprend 
500 carte*, dont 192 en couleur», et réunie* en un volume 
avec un index géographique de 100,000 noms de lieu 
(Atlas-Index). Des bibliographie* sont donnée* à la fin 
de chaque article pour diriger la lecture. L'index alpha- 
bétique comporte un volume séparé : il comprend 500 
mille lubriques. 15.000 illustrations visualisant le texte, 
plus de 1.20U planches, dont beaucoup en couleurs. 

Eu tête de chaque grand article traitant des grandes 
lion* de connaissances, il y a une introduction indi- 
quant quels uiticles sont à lire pour avoir une connaissance 
appropriée du sujet, Ccct est une caractéristique nouvelle, 



(I) Ln présentation dit : • Il lt> not only a book lu 
coiiHult, but a book to enjoy, without nny sacrifice of 
thaï érudition winch hns battit lie pccullar glury nf the 
Britannica in the pnsi. it luis \trw « hnmanised n so 
thaï the riche» of ail kuowledge ore accessible and intel- 
ligible to llie l'hiin nran. s 



140 



: 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



Le papier de l'Encyclopédie est approprié à «on objet. 
C'est le résultat d'années d'expérience». Il a été spéciale- 
ment fabriqué. Le corps est de pur sulfite et chiffon*. 
Il Ml de couler» Ct&OU claire, opaque et velouté. Les 
pages sont lacilea à tourner. 

C'est un fait remarquable qu'une œuvre de celte am- 
pleur puisse être produite nous la forme d'une entreprise 
privée. Elle marque une audacieuse tentative pour étendre 
de plus en plu-, le marché de l'Encyclopédie et par mit 
publicité commerciale appropriée pour faire comprendre 
dans les milieu» de la science, de l'éducation, de l'ad- 
ministration, des allaites, dans le milieu do» familles, 
les avantage» de posséder l'instrument d'étude et d'infor- 
mation qu'est une grande encyclopédie, Le prix complet 
est de £ 27 û avec reliure en pleine toile et meuble pour 
contenir les volumes. Le prix est de £ I à la commande 
mais II y a 25 payements mensuels consécutifs de 23/9 
chacun. L Encydcpicdia Britannica projette de reprendre 
et grouper en volumes spéciuux tout ce qui concerne 
telle branche de science et de l'activité humaine. 

à) Les Soviets ont mis en publication la grande ency- 
clopédie russe. Aux Etats-Unis l'Encyclopedia Amerïcana 
est complétée par « The Amerïcana, an Encyclopédie cl 
i_ m mit Eventin. D'autre part, la World Book Encyclopédie 
avec sa nouvelle édition en 12 volumes, ë.000 page», 
10,000 illustrations, a coûté un million de dollars d éta- 
blissement. 

l.n Espagne. l'Encu Ir.pulin 1 .«paria est fort bien docu- 
mentée et abondamment illustrée. 

L'Lncyclopedia Eapasa, de la maison » Espasa Colpe », 
comprend 70 volumes. 

L'Encyclopédie anglaise « Europa » eat sur feuilles 
mobiles. 

Pour la France, le Larousse du XX" siècle en 6 volume» 
comprend 200,000 articles, 50.000 gravurcs. 

L« « nouvelle encyclopédie française « est en prépara- 
tion. M. de Momie en a conçu le plan. Selon la préface. 
ik ne s'agit plus d'établir une compilation, ni un diction 
nnire I qui serve de dock » aux curiosités de l'esprit. Les 
manuels, les ouvrage» de dlHusion élémentaire ne man- 
quent point. 

L'originalité de l'encyclopédie, qui comptera dix à douze 
volumes, consistera dan» la substitution h la formule alpha- 
bétique, encore obscivée dans la dernière encyclopédie, 
publiée sous la direction de Marcelin Berthelot. d'un 
classement nettement méthodique. El, pour faciliter le* 
recherches, un dernier tome recensera alphabétiquement 
tout» les matières traitées. Enfin, fulvant de» règle» a 
définit, l'ouvrage sera constamment mis à jour des progrès 
scientifiques. Les biographies seront réduites au minimum : 
aucune dépense -omptuaite d'illustrations n'entravera 
t achèvement de la lâche. 

Les méthode» qui interviendront à l'origine dans la 
répartition de» sujet» seront de la rigoureuse et féconde 



loi de la division du travail. L'esprit de parti sera exclu. 
Ou lera appel à l'Université, mais il ne s'agit pa» d'une 
teuvre universitaire. 

Les ressources? Il I agit ici d'une entreprise désinté- 
ressée. Elle ne demande rien au budget. Par des dons, 
des legs, l'autonomie civil* devant lui être octroyée par 
U Conseil d'Etat, elle devra s'assurer des fonds. Ni les 
libraires, ni les édiieurs ne siégeront au comité. S'il y a 
bénéfice, il ira à 1» caisse des lettres et des sciences. 
1. 'œuvre s'inspirera de l'esprit de dévouement qui anime 
le» savants, 

241.225 ENCYOjOPEDIES et 

DICTIONNAIRES SPéCIAUSéS. 

Les encyclopédie* et dictionnaires spéciaux existent pour 
toutes le» branche» drr no* eonnnaissonces ; philosophie. 
sciences, arts. Intétature. histoire, religion. Bible, etc. 

Voici quelques exemples et quelque» particularité» ; 

a) Parmi les anciennes publication*, on peut citer : 
/ encyclopédie d» sciences philosophiques de Hegel 
(1817}, i'enctfc/opédic d uriaromie et de physioiogi, 

Tood (Londres, 1835- 1*59). (' encyclopédie de la litiérulure 
unslaise de Chamber, IIMJ). f encyclopédie de fa '"'*- 
m(0 re américaine (ISJ7>. J'encuWopéc/ie Je théologie 
protestante de Herzog ( 1953-1859,. 

b) En pédagogie; de 1963 à 1910 paraissent en 10 vo- 
lumes « lEncyclopSdische» HandbucK der PSdagogik « 1 
en 1905 le . Paedasogisett Woordenboek . hollandat»; en 

1911 le » Nouveau dictionnaire de pédagogie s SOUS la 
uon de F. Busson. Maintenant voici en Allemagne 
le . Lexikon de. PSdagogik det Gegenwa.t . <K>ua U 
direction de Piele, (1930); en Italie « Pedagogia » de 
Santamatia dan» Il Enciclopedia délie Encicloped.e .. 
M. rormiggini. 

I .<- nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction 
prhtMtfa de F. Buisaon s'est assigné ce but : Donner 
aux maître* un guide pratique et *ûr de toutes lea con- 
naissances qui leur .ont util», poïll qu'il» orientent mu 
veii.blemeiit leu. - nseignemenl, pour qu'il» connaissent 
i œuvre à laquelle ils sont voué» et pour qu'il» aient 
une idée exacte de inve-iin qui les attend, 

Le dictionnaire donne à la fin une table alphabétique 
de* articles avec renvoi aux page», pour permettre de 
s.- rendre compte de l'ensemble des sujet» traité* et, 
parcourant d'un coup d œil le» litre» des a.ticles. de voir 
quel» sont ceux où tls pounont chercher un complément 
d'information sur te] ou tel point donné. In fine la liste 
collaborateur» en faisant remarquer que le» article* 
non signés doivent être attribués à la Direction du Dic- 
tionnaire, La liste indique U qualité des auteur», mais 
non les article» dont ils «ont l'autcu. dan» le dictionnaire. 

e) Dans le domaine de la technique, les dictionnai.es 
techniques illustré» de A. Schloman sont publié» en 



| 241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



141 



.notais, rrnnçais, allemand, italien, espagnol et mue. Les 
• .litions nouvelle!) apportent constamment des extensions 
,-t perfection nements. 

Le a Pitman's technïcal dictionnry of engineering and 
iTidustrial science in seven languageas (le 7' est le portu- 
lan) cul édité par S. Slatcr avec une large collaboration. 

L'encyclopédie ti-chnique des aide-mémoires Plurnon 
(Paris, Bé ranger, Liège) e»l divisée en fascicules ttaitant 
chacun d'une partie bien déterminée de la technique. 
Cotte division permet à chaque ingénieur, grâce à un 
nouveau mode de reliure, de se composer lui-même ton 
aide-mémoire suivant ses besoins et avec le minimum 
de frai». 

d) L'Encyclopédie de» science* mathématique* de 
ce siècle est le résultat d'une collaboration de 
mathématiciens allemands et fiançais. L'auteur de choque 
Article de l'édition allemande a indiqué les modifications 
qu'il jugeait convenable d'introduire dans son article cl 

ire pnn la réduction française de chaque article a 
donné lieu à un échange de vue* auquel ont pris part 
tous les intéressés. 

I importance d'une telle collaboration, dont l'édition 
I rançaise de l'encyclopédie offre le premier exemple, 
n'échappera pas. Une édition anglaise suivant les mêmes 
principes était en préparation en 1914. 

e) Dans le Dictionnaire de Phusiofogie de Ch. Riehel, le 
'ier mémoire mention né et indiqué immédiatement 

«près le mot même, est le mémoire fondamental et l>=fl 
indications bibliographiques principales. Les indications 
nues dans ce mémoire, on ne les reproduit plus, et 
l'on se contente de rapporter, sans autre citation, les 
lé^ullats scientifiques obtenu» par les auteurs qui y sont 
Pniu tout le reste, il y a l'Indication des sources 
auxquelles iî a été puîsé- 

I) Le dictionnaire médical de Drchamlur déjà réédité 
juc-tid 100 volumes. 

M I II y a des encyclopédie» juives en français, allemand, 
anglais, russe. 

2 11.226 DICTIONNAIRE, LEXIQVE, 
VQCA RUI.AIRE, GLOSSA IRE 

■ ) Un dictionnaire est un recueil de mots d'une langue 
ou de plusieurs langues, rangés dans un ordre, tantôt 
tneiliodique, le plus souvent alphabétique. On donne 
eussi le noir* de rfictionnair* à certains recueils ou îéper- 
alphabêtîque» (dictionnaire de chimie, d'histoire 
mutuelle, cj f sciences). Le leiique est un petit diction- 
naire qui renferme un choix de mot», ceux qui ont été 
employé* à une époque ou par un auteur, ou qui appar- 
tiennent à tel genre. Le uocobuWre est un dictionnaire 
•il|>liahéiii|iie contenant lea mots d'une langue avec une 
explication succincte, ou bien les terme» particuliers à 
une science, à un art. à une époque, & une littérature, 



Enfin, le gloataire est un dictionnaire où l'on explique 
certains mots moins connus. 

Le dictionnaire, dit Camille Lemonnier, est le trésor 
inépuisable de l'éloquence et du savoir humains ; c'est 
le recueil énorme où se décante I" expérience des âges. 

La lecture des anciens dictionnaires est pleine d'intérêt 
On se rend compte immédiatement de la conception des 
hommes du temps sur les sujets étemels. 

o ] Les plus ancienne.! compilations auxquelles on puisse 
donner le nom de dictionnaire de la langue ne paraissent 
pas remonter ou delà du règne d'Auguste, On en a donné 
deux raisons, Pour songer à compiler un tel ouvrage, il 
faut que la langue sur laquelle on travaille soit déjà a 
son apogée sinon à son déclin et aussi que l'on ait sous 
les yeux In collection di.s ouvrages écrits dans cette langue. 
Avec l'établissement du centre intellectuel d'Alexandrie, 
ces condition* te réalisaient. Le premier en date est le 
Lexique noméreque d'Appollonius le sophiste, recueil 
des mots employés par Homère, qui parut à Alexandrie 
au temps d'Auguste, l] est suivi d'une série de glossaires 
et de dictionnaires, oeuvres embryonnaires d'Androma- 
ehus, de Pollux, d'Harpoeration d'Alexandrie, de Photiu» 
de Suidas, etc. 

Ce n'est qu'au XI" siècle qu'on trouve l'essai sérieux 
d'un dictionnaire . il c-i d'un certain Papia, surnommé le 
Lombard, qui lui donna le titre de E/cmentartirm. C'est 
un vocabulaire latin dans lequel l'auteur a fait entrer, 
comme exemples, des vers et de» passages grecs. Au XV" 
siècle Jean Creslone, carme de Plaisance, rédigea un dic- 
tionnaire grec-latin (M76), En 1523. Guarnio de Tavera 
publia un Lexique £rec intitulé: Magnum oc perutile Dic- 
Jionarium, En 1572, Henri EUtienne, continuant le? travaux 
de son père, mil à jour son fsimeux Thésaurus lingac 
graecae (5 vol. in-folio). Puis on vit paraître le premier 
dictionnaire où les mots français avaient été rangés par 
nrdre alphabétique, celui de Nîcot publié après In mort 
de l'auteur pat h* libraire Jacques Dupuys. Alors parut le 
Dictionnaire de l'Académie française (1694) dont la 17* 
édition a été publiée en 1844. L'Académie travaille cons- 
tamment à des révisions C'est un exemple à la fois d'une 
oeuvre collective et d'une œuvre à édition continue. 

Le dVcfiormdîre étymologique de Ménage est de 1650 ; 
le dictionnaire fronçait de Richelet, de 1680: le diction- 
naire de Trétiout de 1704, le dictfonnaire uniL'Cric) de la 
langue française, avec la prononciation figurée (1813), le 
diction noire de 'a langue française de 1 Llttré. 

Le premier dictionnaire anglais (latin-anglais) remonte 
ou X" siècle, et se trouve dans une grammaire latine. 
Le fameux dictionaair* de Johnson qu! domina tout le 
domaine de la lexicographie anglaise est de 1755. L'amé- 
ricain Noah Webster publia son dictionnaire en 1806, 
L'Engliih Dialect Dîctionary en 6 volumes fut achevé en 
1905. Ce fut Charles Richurdson {1775-1868) qui le premier 
fit attention à la signification changeante des mot*. De la 



142 



I 



LE LIVRE ET LL DOCUMENT 



241 






sortit I'* English Oxford Dictionury i commencé par la 
Philologieal Society en 1642 et achevé en 1928 grâce au 
travail de J. A. H, Murray. (!) 

c) Un diçlionnai'c e«t un catalogue de mut». C'est 'a 
matière première de ta langue enregistrée et tout nouveau 
dictionnaire incorpore les ancien». Un dictionnaire est 
ainsi un ensemble de monographies r'I.i^V'i alphabétiqne- 
ment. Ces monographies peuvent être établies suivant 
un même plan et embrasser toute» le» mêmes éléments 
présentés chaque Jais dans un même ordre. Ainsi le 
Dictionnaire de la tangue latine, de Frcund. donne les 
éléments : 1" grammaticaux : 2" étymologiques ; 3° exé- 
gétiques; 4' synonymiques ; 5" historique* spéciaux ou 
chronologiques; 6" rhétoriques; 7" statistique!. 

Dana son dictionnaire grec-français, Alexandre résume 
et classe nu nu mur ncement des grand* articles les diffé- 
rents sens d'un mol, en renvoyant peu de* chiffres aux 
exemples qui Les confirment. 

Il existe un dictionnaire parallèle des langues russe. 
française, allemande et anglaise, par Pli. Reirf (Carisruhe. 
*■ édition). 

d) Des dictionnaires de la langue ont été établis à 
divers poinlv de vue, d après divers principes et selon 
divers ordres de classement: dictionnaires d'étymologie 
(par ex. pour le français ceux de Scheler et de Stappers), 
dictionnaire du type dit analogique ou dei idées suggérées 
par les mots (par ex, ceux de Boissiète et de Rouaix), 
dictionnaire idéologique (Robcrtson). dictionnaire histo- 
rique des mots de la langue, dictionnaire logique (Le 
Blanc, EJie BUncl, dictionnaire des rimes, etc. 

241,227 Ot.SIDERATA. METHODES. 

a) De l'étude des encyclopédies, on peut dégager les 
desiderata, suivants : I" intégralité ; 2" classification métho- 
dique adaptée au but de synthèse ni même temps qtle 
d'analyse; 3" impartialité; 4° collaboration; 5" continuité 

b) Les encyclopédies ont à fournir des renseignements 
exacts, complets et détaillés sur toutes choses; embrasser 
toutes les connaissance! humaine» en létal actuel de la 
science ; toute la langue, toutes les terminologies avec 
les mots les plus nouveaux, tous les homme:*, tous les 
faits, toute l< -. idées jusqu'il aujourd'hui, 

c) La tonne la plus avancée serait pottl rhaqtie * '' 
une encyclopédie sy&têmaii que ; 2. éditée en connexion 
avec l'internationale de la science i,ui en délient le plan I 
la constitution ; 3. reliée au système de publication de cette 
science ; 4. établie en coopération internationale et inter- 
spéciale ; 5, que chaque chapitre ne soit pas seulement 
S'oeuvre d'un spécialiste mais d'un comité de spécialistes 
de divers pays se mettant d'nrcntd «ur un texte minimum 
e> indi'jiLiiu leurs variantes propres. 



il I A Kurvcy ai english diein ,n.,, ,,- Uv M. M Mathcwt«. 
Oxford Ufiiversity Press, London. 



d) La lutme dictionnaire est appropriée au premier 
stade d'une science, alors qu'il s'agit de recueillir les 
fait», Un dictionnaire spécial peut être entrepris par un 
groupe d'hommes disposé» n poursuivre des observation-» 
mu iléra et à dépouiller du point de vue de la scien- 

de ses questions les sources documentaires qui exislr.il. 
Il Ml travaillé selon un plan d'après lequel la matière 
i repartie par ordre alphabétique. Le travail eut réparti 
entre collaborateurs. On fan usait" - dp fiches d'un format 
d'avance. Chacun établit sur elle la matière dont 
il a accepté la charge. Un double des fiches est remis au 
Secrétaire qui collectionne le tout. Quand tout est centra 
lise, un Comité de rédaction met de l'ordre et tédige en 
loniir I- nu tes dictionnaire». 

e) Parlant du Dictionnaire de la Bihle, Vigoroux s'ex- 
prime ainsi i « Un factionnaire de la Bible ne saurait 

■■ i mi commentaire. Un dictionnaire doit nous dire 
iH-tl* nient, précisément. ?ans verbiage, sans i 
ce qu'on sait actuellement de certain ou de probable d'an 
tel personnage, tel lait, telle théorie, Les articles d'un 
dictionnaire doivent être Gomma des monographies détail- 
lées quoique enticrw?: il* doivent résumer et condenser 
ire usage ce qui a été écrit de plus judicieux sur 
iliaque point particulier. » 

f) Il ne faut pas si- méin le caractère et la va- 
leur du travail encyclopédique. Sainte-Beuve, bien qu'avec 
une exagération malheureuse, a écrit : o La moindre l< 

de Pascal était plus malaisée à faire que toute l'Luivii' 
pédic, » La vérité est celle-ci : le travail de création et de 
synthèse est une chose; le travail de collectionneraient, 
de réédition, de classement, de résumé et de définition 
en est une autre. Deux travaux également utiles et abso- 
ut nécessaire"*, Toute synthèse ne vaut que parce 
qu'elle repose sur des laits abondants et contrôlés; tout 
Inventaire de ces toits vaut surtout s'il peut conduire i 
des synthèses. 

g) Les auteurs, des éditeurs et des libraires se snnt 
spécialisés dans le domaine de» dictionnaires. (I) 

Edison avait une bibliothèque constituée uniquement 
de dictionnaires. Cela lui épargnait beaucoup de temps. 
i- n il y trouvait rapidement l'information dont il avait 
besoin, 

h) Sut la conception d'une encyclopédie rationm 11, . 
,-rselle, internationale, voir l'exposé dans la 4 1 ' partie 

211.31 Revues. Périodiques proprement dits. 

241.311 NOTION. 

a) Pat publications périodiques on entend au 
large les journaux politiques, littéraires, scientifiques ou 
pcofcMtonnels, ainsi que les publications de même ordre 



I h I a Maison des dictionnaires réunissait dair» ion cata- 
logue tous, le» dictionnaires connus (Paris. 6, rue Herschi-ll 



| 241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



143 | 



pstaidsaiit périodiquement (notamment les journaux de 
modes cl le» publication* publicitaires). Au sens restreint 
un périodique ou < publication en série > (sériai publi- 
cation! e*t toute publication paraissant à des intervalles 
réguliers ou iirëgulieri. uvee un numérotage consécutif 
et avec un terme non rixe d'avance. (I) Elle est sauf 
'l'ijilum duc à Une c rjll.ii"ua!jon. En général, eue 

i itisée quant au sujet et quant aux pays, régions on 
localité*. Le mot « Magazine > emprunté à Ib langue 
anglaise, désigne un périodique illustré paraissant ordi- 
nairement une fois par iiiok. La IX' Con;rèjs international 
de* Editeurs a donné du périodique cette définition (nu 
point de vue des tarif» postaux) . le» Publication*, Joui 
il.ilh n Revues. Recueil». Annales. Mémoires. Bull 
(en collection) paraissant au moins une foi» par trimestre > 
il Bibliothèque Nationale de Putis, beaucoup plu» large. 

• tend lu définition ait» publication» paraissant plu» cl tint 
Foi» par un. D'aprè-i le ko il iihhIoI fronçais, cessent d'être 
considérées comme périodiques le. publications paraissant 
moins d'une fois par mois, 

b) Ln connaissances relatives nui périodiques (sciences 
»q .irts du périodique) ont droit a des noms similaires aux 
autres connaissances et elles donnent lieu à une distribu- 
tion ou classification analogue. En conséquence: I" Pério. 
dicolugie sera le nom de la science du périodique; elle 
observera et décrira (périodicOKraphie) i elle expliquera 
iu»es et effets, par genèse et état de coexistence ; 
vitématisera dès lors en lois (périodicononùe) ; elle 
commencera donc en analyse et elle finira en synthèse. 
2 Périodicolechme seia le nom de l'art du périodique : 
li manière de le tédîger, éditer, diffuser, conserver au 
mieux et avec le maximum d'efficience. 3° La périodieo- 
écunamie sera le nom de l'ensemble des mesures tendant 
fc organiser Les efforts pour donner aux périodiques, dans 
Il société, au degré local, régional, national, international, 
tonte l'expansion que mérite leur utilité. 

Quelques chiffres donneront une idée du nombre des 
t": [indiques. En Belgique il oscille autour de 2.200 Une 
liste des périodique* du inonde parus de 1900 h 1921 et 

• r trouvant dans les Bibliothèques de Grande-Bretagne a 
relevé 24.678 titre». Le tirage des périodiques est fort 
r liffërmt de l'un à l'autre. Le tirage de « feuille» de 
' "i*n », par exemple, est considérable en Allemagne 

lu Ht'i (mer liiuslricrte /.cilunn a un tirage de 1,753, ''" 
exemplaire*!, la Miinchcncr Illustrierte Presse 7110,0(1!), 
la KtilnUche llluxtriertc. 300,000 

241.312 HISTOIRE, EVOLUTION DES PERIODI- 
QUES. 

L'histoire des périodique» est rendue difficile parc 
Ion a peine à distm irnpnenc eme nr» de et que 



(I) Voir définition di la Manchester Union List, 

1 ■ '•:!> ' ' - ■ t ■ i - 1 I ' > dyi tri ; - . i.n" ol the I ! 

I ition. 



nous appelons une Revue, Au début, U dénomination de 
Journal, qui a prévalu plus tard sur elle de Gazelle. 
fut d'abord réservée «uv recueils littéraires et scientifiques. 
On appelait alors humai un ouvrage périodique qui con- 
tenait les extraits des livre» nouvellement imprimés avec 
en détail des découvrîtes "tue l'on Fait tous le* jours dans 
le» art» et dans |< ciences (encyclopédie). Ce fut. disait- 
on, un moyen inventé pour le soulagement de ceux qui 
sont ou trop occupé» on trop paresseux pour lire le» livres 
entiers. 

t. On a distingué cinq époques dan» l'tliatolte de la 
littérature périodique : |» sa naissance au XVII" siècle; 
2. son jubilé au Xv*!!!' quand en Angleterre Addison el 
Sleele produisirent leur» brillants travaux; 3° sa rapide 
expansion dan-, lu première moitié du XIX e siècle; 4" la 
révolte des spécialiste» dans la dernière moitié du Biêcie; 
5" la vaste production d'aujourd'hui (roc comme objectif 
l'approbation du public, 

2. La France et l'Angleterre ont marché de pair pool 
L- développement de lu presse périodique, l'une ou l'autre 
étant première pour tel genre ou pour tel genre. Le 
développement a été similaire en Allemagne, mats avec 
moins d'intérêt pour le périodique qu'en Angleterre. 

3. Le commencement du périodique est marqué par la 
publication ârr. Catalogne» jj e livres, avec bientèt des 
iic.lic.es et commentaire». Pui» paraissent en France le 
humai des Sonar»» ( 1 665 ) , Nouvelles de la République 
de» Lettres de Baylc. les Mémoires de Trévoux ; en 
Grande-Bretaane le» Aclà Philosophica (1665), [es Pnifc- 
lophical 7'roruoclion» (1665) de la Royal Society; en Alle- 
magne les .Icio /. ri/tfiionrm (1682). Vinrent en»uile de» 
appréciations critiques par de» hommes compétents, puis 
des contribution» origjreles, des mémoire». Il fallut pour 
faire le journal do» Jouant:» (1665) une larse collaboration. 
Dès 1702, l'abbé Bignoo Institua une compagnie pour con- 
tinuer le « Journal de..- Savants », 

4. Le XVIII" «iècle commence l'« casai » et conçoit le 
périodique comme un type: Spccta'.ar (1711) Cendemon's 
Afoguîrne, Guardian (1712). La politique commence à 

mêlée a la littérature. On tire jusqu'à 4.000 exem- 
plaire*. Mais le Si unp Act vient apporter un frein h îa 
tranche critique Trait caractéristique nu XVIII n siècle. 

mu voit Tl Aru, riqilr chaque ville dr qurlque importunée 

désiret ■■ ipre revue exprimant I opinion de la 

ville et dirieefliil le unûl littéraire des habitants, 

5. Au débui du XIV' siècle paraissent en -■ des 
revue-, de haut style. / dinburgh Krani (1802) qui se 
continua 127 ni jusqu'en (929, Quorlerfy et Black'Hood 
qui proclama * qu'il voulait relever le goût en littérature 
et appliquer !«-■ philosophique» el le» maximes 

I |inkt!qtir. » 

6. DaOs L-. itl d 1 - ■usine 
populaire (AU (hs V«m Round. IH59I ; Comhtfl (1860), 
Mac Mitlan't Magatlna (16611). On voalati distraire te 



[ 144 



I 



LE L 



public. En France, ce qu'on appela journnu; 
et do récréation n'apparut que plus tord. L( 
revues pour les enfanta parues à Brooklyn au 
(The Yoang Misse*' Magazine) suivie» d'un m 
& punir de 1870, 

7. La fin du XIX e siècle vil se produire 
revues scientifiques sous l'empire d'une réocl 
par nécessité d'une communiealian plus 
rapide et plu* étendue entre savants, Ainsi 
Ruvieiv 11887), VAsiatic Reeicw 11875). L» 
en avance «il ces types de revue», car le 
Paloi, (Droit) date de 1672 et le* Nouvelle* 
dan* toute* le* partie* de le médecine de 167 

8. L'illustration dars les périodiques art 
années soixante. L'English lllustrated Mage 
1864. C'est l'un des ancêtres du périodique 
1871 le Strand Magazine obtient un immens 
moment même où W. T. Stead crée la Rcureu 
Très tôt en Fronce paraissait La Tour du 
Chnrlun et L'Illustration qui demeure le mnît 
illustrés. Il faut attendre le XIX" siècle p 
constituer des revues proprement dites et li 
siècle pour assister è l'effloreacfince des organ 

in [iiihques et professionnels de toute catége 

241.313 BU T. FONCTION. 

La Kevue prend ptace entre le Livre et 1 
sa lonction s'en trouve déterminée-. Le Livre 
le ment une oeuvre individuelle sur un suje 
et qui est achevé au moment de -a parution 
est dû aussi à une collaboration, mais il p 
naile tons les jours et contient des nouvel! 
espèces. La supériorité du Périodique sut le L 
de la spécialité de *rs articles émanant cl 
compétence, L auteur d'un livre n'est pa 
versé dans tous les domaines du sujei (pi'il i 
se constate en le lisant. Les revues «ont i 
inmiiieurs, les journaux de l'inforau 
domaines. Elles assurent a tous l'informatio 
toutes les nouveautés, dune le domaine des 
aria, des sciences, de l'éducation, de la phi 
l'industrie, du coramerr,;, de l'agriculture, d 
politique et sociale, a*c La Congrès lutcrnt 
Presse Technique et Professionnelle (1929) 
que c'est à la Presse technique que fevietl 
diffuser de par le mondt les derniers progrès 
revue ne peut laisser passer d'idées qi 
1er et les discuter Ne pas confondre un pér 
un ouvrage publié par livraison. Ainsi Spen 
ses premiers principe» par livraisons péril 
livraisons formaient un volume. Souvent les 
bliés dans nos revues par un auteur donnent 
cation d'un livre Maja toute la matière sci 
figure dans les périodiques est loin de pasi 



" 



-IVRE ET LE DOCUMENT 



I 



241 



t çJe lecture 
ï» première! 
x FAatS'Uni» 
ranci nombre 

les grandea 

lion et ainsi 

ample, plut» 

la ClaèMicûi 

rmaca (m 

Journal ofti 
découvertes 

9 

ive des le» 

zine est de 

illustré. En 

« sucée* au 

o/ Rr 

Monde de 
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> eel généra- 
:l particulier 
. Le Journnl 
arnit dordi- 
e» de toutes 
ivre proue ni 
't.icuu d'une 
s également 
traite et cela 
ICI Ici 
an» tous les 
h rapide de 

h lire», de» 
ilosophie, de 
e l'économie 
nionu] de U 

a proclamé 
t le roi. ,|. 
. Une bonne 
in» les signa* 
indique avec 
cer a publié 

article» pu- 
lieu à publi- 
rntifique qui 
ier en forme 



de livre. Ainsi notamment en agronomie, Les journaux 
quotidiens eux renferment abondamment In matière de 
l'Histoire au jour le jour et a c c riue j|„ doivent Stre 
conservés. Les revues devraient supposer l'existence des 
grands ouvrages imprimés auxquels leurs articles font 
naturellement suite, ouvrage de longue haleine déjà 
fortement en retard sur ce que l'on peut avoir appn 
moment de leur parution. Les revue» ont une valeur 
durable : a) parce que la science ne le renouvelle pis 
totalement tous le» trois ou quatre ans: h) parce qu'elle 
contiennent le développement historique de» question» : 
c) parce que les conditions financières de» travailleurs 
individuels ne leur permettent pat de renouveler pério- 
diquement les livres mêmes de leur bibliothèque, Cepen- 
dant les périodique» anciens n'ont pas une égaie impôt- 
tance pour toutes les sciences et cela à rai»on du caractère 
des sciences traitées. Ainsi les périodiques de Malhémali. 
que», de Philosophie, d'Hi'toire. par exemple, ont une 
valeur permanente: ceux de Médecine et de Technique, 
par contre, sont vite périmés 

241. 3U CLASSES DES PERIODIQUES. 

Les périodiques se divisent en deux classes principale» : 
I" lea périodiques publiés d'une manière indépendante; 
. publications qui apparaissent sous les auspices d'un 
corps. Les unes ont un nom individuel (ex. Annale» de 
Bretagne), lea autres ont un titre général (ex. Rapport, 
Bulletin, Journal). En principe chaque organisme tend î 
avoir fa Publication périodique, Revue ou Bulletin, • m 
laquelle sont publiées le* information» qui le concernent 
En attendant la possibilité de etéet leut propre puhlic.i 
lion, certains organismes disposent d'une partie ou rubri- 
que dan* les publications de tien. La coopération pourrait 
conduire les associations à s'entendre pour publier ensem- 
ble ou par groupes similaires an périodique collectif. Dans 
une couverture commune, rllr contiendrai! des feuilles ou 
cahier- mobiles. Il y aurait là économie d'iropreaiion et 
de transport en même rempli qtta bonne division du tra- 
vail et bien de* publication* d'étendue réduite pourraient 
se présenter ainsi avec plu» .1 M sûres d'avoir 

.irrèa dans lea bibliothèque», 

La Revue est une forme M évolution constante et à 
l.i recherche de son propre équilibre. Elle tend uni tôt 
vers le Journal, tantôt vers le Livre (quand par ex. un 
numéro entier est consacré o lin* même question, a une 
même oeuvre, à une même personnalité ei qu'il en est 
fait un tirage spécial parfois numéroté. (I, 



(I) Exemple: Le n" 7 de L'A tchitecture d'aujourd'hui. 
consacrée à l'œuvre d'Emile Perret. Un autre numéio sera 
consacrée à la Russie. 

/Voso^omefon , revue trimestrielle des hôpitaux. Stuttgart, 
Kohlhammer. Chaque numéro constitue un volume de 
plus de 300 page», édité en plusieurs langue». Les étude* 
on article» publiés en langue» étrangères sont suivis d'un 
résumé en fronçai*. Illustration» abondantes. 



241 



I 



DOCUMENTS B.B1 



Il a paru de» revue» * en volumes | comme on pourrait 
les appeler. Chaque numéro contient avec une pagination 
particulière des feuille» qu'on peut réunir pour former 
cinq ou six volumes contenant chacun un ouvrage à 
part. On a créé récemment de» journaux qui substituent 

aux revue» petu fr t et à composition compacte des 

publications de grand format comme leB quotidiens à six 
ou huit colonne», avec titres en caractère» grand», variés, 
retenant l'attention et Péril I tant la lecture parcourue, avec 
illustration abondante, d information récente. Par ex. Fax 
(Paris) pour le» ijuestmns internationales; Le Siècle Mé- 
diat (Pans) poui la médecine. Ce périodique comporte 
14 page*. Il est bi-rnciiMiel et ne coûte que 20 centimes, 
La manchette porte qu'il cet < exclusivement réservé au 
Corps médical .. îl fut créé en 1927 grâce à l'initiative 
des laboratoire» du Synthol el de leur puisante organi- 
sation. En l u J(l il s cm complété par une édition en 
langue espagnole. Les Américains et les Anglais publient 
beaucoup de collection» de brochure» (pamphlets) qui 
paraissent sans périodicité fixe mais sont numérotés. De» 
revues se créent pour faire connaître spécialement les 
peuples le» un» nux autres : la Reuae d'Allemagne en 
Français, ru anglais Tka /renc/i Quartvrly. ., une revue 
donnant une vue (»utvey) adéquate et impartiale de» 
dtfféwtsl , ; des nrtivilés intellectuelles françaises 

ii nu point de vue moderne n. 

241.315 PARTIES. 

La t.-vue comprend trois éléments fondamentaux: a) le» 
rubriques permanentes permettant de suivre la science 
ou l'objet du peflodïqae, le mouvement sous ses divers 
aspect»; b) le* étude» sur de» points particulier» (mono- 
graphie») ; c) lea études synthétique» qui exposent un 
problème dan> toute son étendue et sa complexité. Un 
bon périodique spécial se compose donc de rubrique» 
le», le» autres permanentes. Il se compose 
éventuellement. I" d'un éditorial présentant certains fait». 
en soulignant l'Importance; 2° d'article» de fond; 3" de 
mélange» et variété», documents inédits, notes, criti., 
«c; 4- de bibliographies méthodiques (de comptes ren 
du» critique») ; 5" d'une chronique donnant des préci- 
•ton» sur lea travaux entrepris ou en cour», l'état présent 
ri 'une question, des détails intéressant les personnes, etc. 
1 ■ documents). 

I- « Mtsoia » est l'écrit de dimensions régulières qui 
« insère dans le, périodiques et autres publications ana- 
logues et dan» lequel on traite de question» plus nu 
moins importantes, 

241.316 OPERATIONS. FONCTIONS. 

On ne citer» ici que pour mémoire les noms de» 
chapitres dont il y aurr.it lieu de traiter sou» cette appel- 
lation générale. Il s'agit du Cycle entier de» opération* 



_ 



" 



JOGRAPH1QUES 



145 



lelnlive, h In productio i (rédaction, impression, édition), 
à la distribution (librairie), à la conservation {bibtiotliè- 
que), A l'utilisation (lecture, consultation). 

Z41.317 l'UiiolMCO-ECONOMIE. ORGANISATION, 

La périodico-économie traite des mesure» d'organisa- 
tion I... principe celles-ci se divisent en deux groupes ; 
I" celles relative» o l'organisation intérieure de l'entile 
PWdoctrlca d'un périodique; 2» celles relatives à 1 
niruilnin générale de l'ensemble des périodiques. 

I. Organisation scicm.fiqne du travail et documentation: 
tous les principe*! et recommandations en ce qui ton. 
cerne la bonne organisation de cea institutions et admi- 
nistration» trouvent à s'appliquer îd (organisation du 
bureau, organisation scientifique du travail), (|) 

Le» périodique» «ont amenés à organiser leur propre 
documentation f)ui doit comprendre : a) ce qu'il» ont 
Imprimé, les manuscrits et lettres; b) ce qu'on leur 
envoie j, imprimer et qui ne l'est pas; c) les nouvelle» 
qu'Us apprennent de leurs correspondants; d) les nou- 
velles de» agences de presse non publiées par eu» | 
e) les autres revues et journaux ; f) les autre» sources 
de documentation. Le=> revues trouvent dans leur docu- 
mentation le moyen de publier instantanément des infar- 
iiMiiniiB étendues au sujet des faits qui leur sont annoncés 
sommairement par lettres ou télégrammes. Connaissant 
la valeur de leur correspondants, ils trouvent aussi dans 

leinr» des éléments précieux d'orientation p 
le» nouvelle» recrues rA- sources tierces. 

2. finances Le» revues indépendantes et qui 

d une rédaction et d'une administration bénévoles vivent 
de leur* abonnements ou s'il s'agit d'une association 
éditrice et de leur bulletin, des ressources qui en 

<-nt. On estime souvent à 500 Je nombre minimum 
d abonné» nécessaire pour couvrir les frais d'impression 
et de poate. En Belgique, il existe un certain nombre 
■•niiemenl. obligatoires : a) aux publications officiel- 
le» par les communes; b) au bulletin religieux (semaine 
religieuse) par les p? r Disses aux frais des fabr, 
d église En Belgique aussi, le gouvernement, reprf 
pat Ht divers ministères, souscrit souvent dei nbnnne- 
nii-ms pour encourager les périodiques. 

3. Exposition : des expositions de périodiques om 
organisée» en diverses circonstances. Elles ont été com- 

l avec t'expotltiatl du Livre en général à Leipzig 
en 1914 et avec l'exposition de la Presse en généra) 1 
Cologne en 1927 iPreBj-a). Une exposition de In Presse 
a eu lieu à Tiffiis en 1930. Une exposition de la Presse 

I iq lie bel «e a eu lieu au Palais Mondial en 1922. 
due a la coopération de l'Union de la Presse périodique. 



(!) Il est hautement désirable de donner une orga- 
nisation d ensemble aux périodique», en liaison avec 
celle de la documentation en général, (Voir ce ptn. 



- 



" 



146 



LE Ll 






de I Institut Internationa] de Bibliographie et 
de Ib Presse. 

4. Coocentration de. périodique*: devanr 
considérable de périodiques, nombre qui s accr 
i i ioui. on doit se demander «'il est nëces 
y ait tant de périodique» scientifique». II serai 
de voir résilier plu» de concentrations don» I 
ques, des fmiou», des simplification», de» 
itanafoimalioti de» périodique* dons de telles 
s'imposera nu triple point de vue scientifique, 
et financier, 

5. Le périodique dan» les bibliothèques: Le 
a conquis sa place dan* les bibliothèque», lir 
lement chez elles, il y a plusleur» décode», i 
maintenant une place grandissante, au point 
laines il o fait l'objet d'un département i 
Bibliolbèque Royale de Belgique possède 
4,lll>fl |>énodiqae-t divers dans la »alle publiqi 
1,500 dans ses réserves, en tout environ 10. 1 
collections non eoMtnvées, Le budget ann 
200.000 troncs belges. On prépare en ce mom 
veile salle qui sera affectée aux périodiques dm 
thèque Nationale de Paris. 

La John Crerar Library reeait 4.16» péiiodiqi 
et 17,000 autres suites comme de* rapport» 
des partie* de livres publiée» en série». ■ l,00< 
de périodiques scientifiques et techniques soi 
I Science Muséum » à Londrea, 

6. Association et Congre» de Presse Pél 
Dans de nombreux paya existent de» associ 
nomes et distinctes «'occupant de presse : 
en Belgique I» déjà tfè» ancienne UttirM d 
Périodique. Dons d'autres pays, la Presse p 
quotidienne sont confondue» en un seul oi 
défense et de représentation , Dan» Certain» 
la Presse périodique n'est po» dégagée de» 
d'éditeurs. Par contre, li où l'évolution difW 
plus accentuée, on liniive des asaocintion» 
périodique spécialisées, et là où l'esprit d'ci 
coopération eut insuffisamment développé, on 
des nom ■ plusieurs nasaeiatlon» en 

et rivalité. Au delà des Association* Interiu 
été constituées avec Irurs Congre» internntio 
ciation, Fédération), 11 y a le Congre», t 
de la Presse périodique et celui spécialisé i 
Périodique Technique. 



241.32 Journaux. 
241.321 NOTI<!\ 

a) La tournai a été délit Hattn 



I 



ris But soient le mode el Vtpa 



" 



,VRE ET LE DOCUMENT 



241 



241 






DOCUMENTS BIBL 



du Muȑe 

le noinlui' 
oit de jour 
«site qu'il 

ii tUdntblc 

es périodi- 
cartets). La 
i directions 
. technique 

périodique 

itrc mode'- 
1 y occupe 

qu'en cer- 
spéeial La 
maintenant 
M ; environ 
00 avec le» 
uel e»t de 
lent la «ou- 
is ta Bi Idio- 
ties coûtant» 

annuel?» et 
3 collections 

[Il IC-IIM 

indique. — 
niions «nto- 
dtque, Ainsi 
Ir In Preste 
êtiodifi'" 
Knnisnie de 
paya même 

association» 
srantitsHi ■ ■ I 

de Presse 
alente et <!■■ 

trouve soin* 

ccmcui 
rttonalea ont 

tiau* (Axso- 

.iiii iréiiêiiil, 
de la Presse 



successives qui. par leur titre, leur plan et leur esprit, 
forment uti ensemble et un tout, (I) 

Le journal rat nue publication qui paraît tous les jours 
et qui, à fanon de «in grand tirage el dea ressources 
indirecte» qu'il peut en acquérir, e«t vendu dans des 
conditions de parrieiili -r bon marché. Le journal est le 
miroil universel de la vie contemporaine; il peut en être 
I. critique. Le journalisme est devenu à la foi» une 
• et un art. Un journal est un moyen de mise en 
commun des Idées, 

s La Presse est le clairon qui sonne la diatte des peu- 
ple*. . (Victor Hugo. La légende des siècles,^ 

Le nom de gazette (goietta, petite pièce de monnaie 
de la valeur de deux liards. que l'on payait pour lire cette 
feuille) a été réservé jusqu'en ces derniers temp;. pour 
désigner les feuilles politiques. La dénomination de 
journal, qui a prévalu plus tard, fut d'abord réservée soi 
recueils littéraire» et scientifiques. 

L'élyrnologie du root gazette e»t instructive. Dès 1563, 
le* Vénitien* achetaient au prix d'une gazetta, petite pièce 
de monnaie, lea Notfxie scrilie. sorte de journal manuscrit, 
dont l'impression était prohibée. De là le nom de gazette, 
devenu synonyme de journal. Quant à la Gazette de 
France, encouragée par Richelieu, qui y faisait Insérer 
des pièce» plus ou moins officielle», elle s'appela d'abord 
le Murent) d'adresse. Ce lut au XVIII e siècle qu'elle prit 
le nom de Gazette, auquel furent ajoutés plus tard les 
mots r de France, Comme elle était soumise à de=> censures 
plus ou moins sévères, il y eut, à différentes reprises, des 
Ifazettet à la main, c'est-à-dire manuscrites, qu'on distri- 
buai! *ous ïc manteau. 

h) Il est un aspect tout grandissant du journal. C'est 
l,i, -ii lu) qui raconte la vie au jour le jour, la vie publique, 
et ce que, de la vie privée, il rend public. Or il est -!.i 
Monde un grand théâtre « Theatrum Mundi ». Une pièce 
immense, aux multiple» personnages, aux «cènes compli- 
quées, aux épisodes infinis. 1 ,e journal raconte cette grande 
pièce. Au. OÙ le draine s'intensifie, où il devient 

tragédie, comédie, épopée, la l-clun- de W feuille quoti- 
dienne devint) pu iSonntie, Il n'y a alors si palpitant feuil- 
leton que la simple huccessïon des dépêches reçues de 

| ,„ les capitale». Le* journaux dans leur ennemb e 

consument le* pièce- la plus précieuse*, le» plu» authen- 



00 I 

publication 



|l| Hatin. — Bibliograplin- historiq ' critique de la 

Presse frart(aise. Précédé d'un essai historique et Mati«v 
tique aur la naissance et le progrès de la presse pério- 
dique dans les deux mondes. Paris, Didot 1866. — La 
rVlOUTW de I i.ndres a donné cette définition : • A great 
London daily Journal is something more than a purveyor 
vit, however importanl tli.it élément of ils BCtîvities 

noir I ilie hle nnd thought of ils limej 

i ol Poliiical and Social 

.ilvocncy of reform ; an instrument hy 
means of wnJcJ» Publu Opinion ma? be inslructed. guided 
tive. « 



tiques de l'esprit de chaque nation. Ils sont parmi les 
rurnii de l'histoire d'une époque sous quelque face 
qu'on la veuille étudier Nulle part ailleurs, on ne saurait 
Imuvet de» renseignements plus nombreux. Et si or. 
applique la méthode adéquate, dans leur ensemble plus 
sûr. c'est en interrogeant ces témoins des événement» aux- 
quels ifs ont été presque toujours intimement mêlés, en 
les confrontant, en les contrôlant les uns les autres, qu'on 
peut arriver à la vérité 

Le journal est avant tout « journal «, c'est-à-dire relation 
des événements qui se produisent dans le monde au jour 
le jour, comme au temps d'une vie moins accélérée les 
• annales ■ s'écrivaient • à l'an l'an s, 

r) l.c journal offre ces trois tendance*: 1° tl s'adresse 
au public, à la grande masse de lecteur* (chercher à 
étendre leur nombre); 2" il concentre les nouvelles et 
les informations (s'effoitrr de le» multiplier) ; 3" étanl 
périodique et assumant une fonction régulière, il tend à 
être le plus fréquent possible. 

d) Le journal constitue une espèce bien caractérisée de 
document. Il constitue aussi un yenre littéraire. Non seu- 
lement l'article de journal, son esprit, son allure, sa 
composition, mais le journal tout entier. 

e) Le journal à un sou avant la guerre était même la 
sorte de livre la plus répondue aujourd'hui. La tournai 
est devenu la seule lecture de la plupart des gens. Au- 
jourd'hui un grand journal, c'est matérielleiu, m . i 

leclucllemenl un livre, bien plu», presque mu blblioifl 
qui paraît tous les jours. 

I) La Presse est devenue une puissance intellectuelle 
qui a extraordinnirement grandi, ou plutôt, c'est la com- 
munication de la pensée humaine, fait» et opinions qui 
□ trouvé en elle un instrument de concentration, d'am- 
plification et de diffusion que l'on ne pouvait soupçonner. 
Le cardinal Maffi dirait h ses prêtres : o Vous prêchez le 
dimanche; mais le journal prêche tous les jours et i 
toute heure. Vous parler à vos fidèles & l'église, I, \c 
les suit h la maison. Vous les entretenez pendant une 
8*mi-heure ; le journal ne cesse de leur parler 

s) La valeur de la Presse est bien inégale. Elle COB tltttl 
même largement une non-valeur et pour certain» de Sis 
organes une anti-valeur. 

* Les journaux, disait Jules Claretie, forment une 
usine formidable de renseignement!, d'idées, de nouve'l 
un moulin à paroles et a polémique', btoyant le 
quotidien, ) r blé, l'ivraie, les homme» et le meunier 
même. » 

La science contient encore plus de choses que le jour- 
naliste le mieux intentionné n'en saurait y mettre. (Jc.ui 
Ubadie. L'Opinion, 18 mars [922. p. 299 ) 

L exploitation d'un journal a un double caractère 
entreprise de publication (information, p litté- 

rature, fantaisie, reportage) ; entreprise de publicité (récla 
mes. annonce», abonnements, fondation d'imprimerie). 



Lel Fronçai» ne pensent plu», n'ont plu» le temps de 
penser ; tls 11- pensent plus que pat leur journal. Ils ont 
un cerveau de papier. Drumont. 

Le» défenseurs du journal moderne répondent à t'en- 
quéic de In fieme S/eue (1897) : < N'ayez que des 
choses sublimes et délicates a lue canner, je perlerai un 
outre langage. Je ne représente plus une aristocratie intel- 
lectuelle, j c représente la foule. Que la foule ait une anus, 
je netai une âme aussi. Je suis le Forum antique transporté 
à domicile; n'ayez que de» orateurs dominés par l'idée 
de lis Cité. Je soi» In Bjble éparse de l'Humanité: faites- 
runi de» tévéiation» dignes du génie de l'Homme. Réfor- 
mez-vous, je me réformerai avec vous. ■ 

24 1 .322 / ItSI OIKE DES lOVRNA UX. 

n) La journal n déjà une longue histoire dont le» étapes 
ÏÏBi .ire résumées ainsi. Origine: Abraham Verhoe- 
vrn (.iNieuwc Tijdinulirn..) à Anvers (1605) ; Theophraste 
lOiiriudm en ("tance (1631). (Bureaux d'adresses et de 
rencontres.) La Liberté de In Pres»e. Les Révolutions 
anglaise puis française donnent essor à la Presse. La 
e a vapeur. Journal à bon marché. Marinoni et le» 
presses rotatives La ■ Presse jaune « américaine. LTflus- 
trnli.jii Morci.tii ; 1rs journaux conquirent le» océans et 

UvetuM diffusée» par radio. (1) 

h) '.es Romains ont connu Im inurnaux, les quotidiens, 
sorte d'affiches qu'à l'époque de Jules César on allait lire 
aux carrefour» de la ville. «Aeta diurna populi romanin (I) 

c) Avec le» a Acta diurna », il y a les Acte* de» pre- 
mier» chrétien.*. Il y n les correspondances des savants 
du XVI" siècle qu'ont renouvelées Guy Patin, Snumaîse 
et VobsIhs, correspondances qui étaient les vrais Journaux 

.l'riliu-., 

d) On a beaucoup recherché et discuté les origines du 
journal moderne comme on l'a fait des origines de l'im- 
primerie. C'est qu'il est difficile de décider à quel moment 
il y a encore simple écrit de circonstance», pièces isolées 
ne rapportant n un seul événement (Relatio, Zeitung. 

I iiilinftli<-n, Awiso, Couru i h. n ) et i quel moment il y a 
publication ]réiii>tli']ue continue. Il semhle bien que l'ori- 
«inr doit ètrr reehereliée dans UM « Nienwe Tijdint;hen n 



(I) Eug. Hatin a er rit une « Histoire politique et litté- 
raire de la Presse en France » (1859 1861. 8 vol.). Il y a 
procédé surtout par monographie consacrée n la Fondation 
et nu développement de chaque journal. Il y a joint dr-> 
très qui résument l'historique d'une époque, envi- 
sageant à la foi» le» grands et le» petit» journaux et une 
bihlioKrnphie ^étietaJc de l'Hiruaux. s Je me suis étudié, 
.tuteur, n rassembler tous le» fait* louchant à la 
presse, o les contrôler, n le» coordonner, n montrer rem 
né et n grandi le tournai, par quelles phases 
depuis deux siècle 
■n m: mot 1 histoire de l'instrument plutôt encore 
de «ei effets que je me soi» proposé d'écrire. ■ 
(Il V. L.eclerc ; Le» journaux cfiei le» Romains. 



148 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



d Abraham Vethoeven. dont les premier» numéro» ont 
paru le 17 mai 1605. (I) 

e) Il y cul au XVI II" siècle trois sortes de journaux : 
les gazettes officiel!»! qui ne contenaient rien; les galettes 
orales que M. Fiinlc Bienra.no a étudiées dan» le» Nouvel- 
listes ; les gazette» clandestine» ou nouvelle» a la main, 
étudiées par Paul BeJe et J. Herblay dans la Nouue/le 
Ket>ne. 

(J Jusqu'à la Révolution, la lecture d'une Gazette, agent 
de renseignement, demeure le privilège de* liasses riches. 
Leur prix était Irop élevé pour la bourse de» paysans ou 
des ouvriers. La lecture et la difficulté des communica- 
tions leur fermaient lai campagnes, tout uiissi bien que 
le matériel dea imprimeries était impropre à en produire 
une quantité considérable d'exemplaire». Elle» ne recru- 
tèrent guère de fidèle» dnna les classes proche» du peuple. 
Le> petits bourgeois de Pari» se cotisaient pour le» acheter 
en commun ou payaient leur location aux cabinets de 
lecture. 

Les journaux révolutionnaires conquirent un instant la 
foule, une foule restreinte il cal vrai, formée par le peuple 
le». Ausai délaissèrent-ils le domaine aride de l'in- 
lormation pour se jeter dans la bataille politique. Aussi 
les contemporain» consacrèrent-ils la ptesse sauvegarde 
de toutes les liberté» et même éducalrice du peuple. Sous 
l'Empire la Presse a *ubi un dur erclavage. 

Pendant la Révolution, époque d'effervescence du jour- 
naltsme, on arbora toutes les dénominations pour lancer 
Un journal Ils s'appelaient des bulletin», feuilles, annales, 
chroniques, courriers, postillons, ménagers, avant-gardes, 
avant-coureurs, sentinelles, spectateurs, observateurs, indi- 
cateurs, miroir», tableaux, lanterne», etc. 

g) Lortqu'apïè» Napoléon la presse se releva, elle 
retourna a son rôle poh tique. Les homme» de la Restau- 
ration l'y convièrent, l-ft plupart de» journaux toutefois 
tient encore fi. 1.15. ce qui tenait à l'écart la masse 
de» paysans et des ouvriers. Toutefois, le journalisme 
.-tendit alors le champ de sa clientèle dans de vastes 
proportions, car il conquit définitivement le» provinces où 
le» feuilles de l'ancien régime et surtmit de la Révolution 
avaient déjà poussé d'heureuses reconnaissances. 

Vers 1800, le» • Nouvelles ■ de Paris arrivaient en 
quatre jours : celle» de Londres en dix : il fallait deux 
semaines pour recevoir te» correspondance» de Vienne i un 
moi» pour celles de Rome, 

h} Au XIX'" stèele, In révolution dan» la diffusion même 

du Journal fut faite pu M. de Girardin. Jusque la le 

iLiuinal. à raison de son prix élevé, était considéré comme 

lijet de luxe fin 1835. la presse politique comptait a 






1 1 ) A. Govaerl : Origine Jet gazette» ci nouvelle» pério- 
diques, Anvers 1880. — Van den Branden • Abraham 
Verhoeven. — Patna Magazine, avril 1933: Mer tlorm- 
achiige leeen can A brufiam Verhoeoen. de eersle Cottran- 
ticr Pan Europe, 



Pari» et en province à peine 70,009 abonné* sur une 
population d'environ 33 millions d'âme». La raison était 
dans leur tarif d'abonnement. Le Journal de Pana coûtait 
i, int la Révolution 24 livres pour Paris et 30 pour la 
province, le Mercure, bien qu'ordinairement mensuel, 24 
ei 32 livres, enfin les guettes étrangère» coûtaient, en 
1779, celle d'Amsterdam 48 livre', celle de Clèves 42. 
Girardin fixa le prix de la Presse à 40 francs par an, le» 
annonces devaient couvrir la différence. Dès 1838 la page 
d'annonce était affermée 150,000 francs. La réforme 
d Lmilc de Girardin. le journal à 5 centimes acheva la 
pénétration de la presse dans toute» les classes de la 
i , Ainsi le journal est dovonu pour loua, t comme 
le tabac, comme le café, un besoin impérieux de nette 
existence. > 

L'abolition du timbre sur le» journaux a été aussi un 
pus vers la Presse à bon marché. La publicité en est un 
autre. Un autre moyen de lancement de la presse fut le 
roman feuilleton, dont Alexandre Dumas et Eugène Sue 
furent les écrivains souvent aussi plus littéraires que 
moraux. 

Le journalisme a pris son essor aussi grâce à la facilité 
des communications, à la transmission instantanée pour 
ainsi dire de» nouvelles, au perfectionnement de l'induitic 
du papier M la machine à imprimer. 

A la fin du XIX" siècle. Pari» possède une soixantaine 
dr journaux quotidiens, qui comptent parmi leurs rédac- 
teurs et directeurs les homme» politiques les plus con»ldé 
râbles, passant de la rédaction au pouvoir et du pouvoir 
à la rédaction. La presse eu province compte 3.200 juin 
nnux, [inrmi lesquels près de 1,200 quotidiens. 

F.n 1704 parut en Amérique la première Gazette lieb 
domadaire. Un siècle plus tard, le journal américain nu 
plus fort tirage ne dépassait pas 900 exemplaires quotidiens. 
En 1871, on ne comptait pas dans toute l'Amérique plus 
de 1 1 journaux arrivant à sortir par jour 10,000 exemplaires 
En 18%. le tirage total quotidien des journaux américain» 
s'élevait à 8 millions pour atteindre en 1929 66 million» 
d'exemplaires. En mente temps le» formats se sont at>i 
et nul ne s'étonne de 60 pages quotidiennes et de 2iMJ 
page» dominicales de certains journaux. 

i) Tous les moyens offerts par la science moderne 
ont clé mis à contribution par le journal pour se pm 
de» nouvelle» (et au besoin les inventer), pour multiplier 
rapidement ses manuscrit*, pour porter instantanément 
le papier noir et blanc à ses lecteur». 

On voit succéder les inventions suivantes. Jusqu'en 1832, 
les journaux étaient imprimés h la main. Cette onnée-ll 
est introduite la presse à vapeur Puis le» presse» rotative» 
(cylindre}, La stéréatypte vient permettre de les multiplier. 
la composition en cylindre» courbés la perfectionne. Des 
machine» multiples sont construite» combinant 6 ou 8 
prestes et tirant 100.000 à l'haut*. La composition se fait 
à In linotypie et à la monotypïe. L'extension des chemin» 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



149 



de fer qui transportent len journaux. La télégraphie, Ira 
■ Mi ■ h- v-j>liones, la T. S. F. 

j) De nos jour» deux tendances : Lea grand» journaux 
de Lairs ont pour caractéristique leurs chronique» crimi- 
nelles. La chronique judiciaire. di( Tarde, à elle aeule a 
fait commettre plus de crimes par la contagion du meurtre 
ri du vol que l'école n a jsimais pu en empêcher. Le». 
loumaux de province oui pour caractéristique lei person- 
Harce que le peuple comprend plu» aisément 
uagea concrètes que In idées abstraites, il» délaissent 
la discussion des idée» et ne combattent le» opinions qu'à 
coup de personnalités offensantes «ur ceux qui le» pro- 
tient, lous ils poursuivent non pas le bien de la loule, 
mai* leur argent et ta déclaration d'éducation cl d'autres 
belles chose? ne «ont que de» mou de façade derrière 
quoi le (ait la besogne cupide. J. Pigelel, 

k) Quant à l'avenir il semble devoir être caractérisé par 
la concentration de» journaux j la transmission instantanée 
Illustration» à distance, Le» substitut» du journal: In 
radio (lournal diffusé, la presse parlante ou informations 
journalistique* à domicile) : le cinéma (actualités, la presse 
l'I e) Demain la presse télé visionnée. 

241.323 tO.\CTlON DES JOURNAUX. 
OPINION PUBLIQUE. 

») Aujourd'hui su raél aux journaux: 1 

public der. licteurs; 2" lei gouvernement»; 3° le» diffé- 
■ organisations qui veulent éduquer et diriger les 
masses, créer ou entretenir des mouvements dans l'opi- 
nion; 4" les propriétaire» des journaux; 5" les journalistes, 
vains, rédacteur»; 6 le personnel ouvrier, odmlnmtra'if 
et technique; 7» les annonciers. 

M C'est par la presse que se poursuit l'œuvre de démo 
liiiun, de défense el de recon»titution sociale. Le mot de 
•»lRr Nette! er est devenu célèbre : « si Saint Paul revenait 
■u monde, il se ferait journaliste », 

Il eus sont h distinguer; I" la propagation de laits 
|| <lr« nouvelles exacts et objectifs. Ils eonduiaeni im- 
■ii.i>i,;uahlcment à une meilleure compréhension mutuelle 
n trave:» ( e monde ; 2" la fausse nouvelle. Elle trouble le» 
esprits el les excile le» un» contre les autres: 3° l'absence 
de nouvelle;. Elle engendre l'ignorance et crée la peur 
avec se» malentendus <-i Infirment la haine. Il faut comp- 
ter nvec la conspiration du "ilenre, 11 est des pays où la 
''"-ne n'aborde pas toute» les questions. (I) 

Les journaux ont une action quotidienne continue. Il 
y • eu des campagnes de presse célèbres. Pat exemple, 
telle de Comély dan* )c Figaro, à propos de l'affaire Drey- 
fus, Chaque jour un petit article incisif, éloquent, ramassé. 
prect», du trait, de la bonne humeur et surtout de la 
persévérance, de l'unité el de la méthode. Chaque jour 

U) M, de Ttesaun Assemblée de la S> 

ne. Nations, /oumnl 1932, p, 233. 



une goutte tombait et peu à peu la trouée se faisait dans 
ia conscience publique. Ce fut un un- milieux exemple de 
ténacité et de persuasion. Qui- dire de ce qui s'est 
passé avant et après la guerre: le bourrage de crânes. 

c) C'est par la voie de la Presse, et non plu» par lea 
fw livres que les savants, les explorateurs, le» 
novateur» exposent au public leur» nouveaux concept», 
leurs découvertes, leurs théorie*. Par l'abaissement du pnx 
des journaux, c«uxci pénètrent partout, jusque dans les 
bourgades le» plu» reculées. La politique a fait place à 
1 iiili'ini I el se réfugie dans les quotidiens spéciaux. 

d) On o longtemps penné que la liberté de la presse 
à elle seule pouvait être le remède aux maux engendré» 
par Li Presse Avant la guerre encore, on pouvait *-> 

de bonne loi ; 

■ Grâce â la liberté d-. la Presse, le peuple est toujours 

aïsu,,. <j rlIl . rtlaj,^ J u pou, Bt J u collt(e 8ur toMem |„ 

■flaire*, L'information contradictoire, la discussion, le 
droit de réponse qui mènent, l'instruction des parti» 
politiques apportent à tous les intéressé» les éléments mul- 
tiple» el opposé* pamii lesquels fin peut choisit les témoi- 
gnages et tuner les déposition*. 

1 Mais pardessus tout, la liberté de la Presse favorise 
la défense de tous les intérêt* et sauvegarde la nation 
contre les entreprises de ceux qui, possesseurs du pouvoir, 
seraient tentés d'en abuser à leur profit, ou bien au 
bénéfice d'un petit nombre de privilégiés. Si les seau 
i).-ili-:. politique*, si lea mnlvcisarion* sont devenus extn"'- 
mement rares comparés à ce qu'ils étaient aous l'ancien 
léyimc, ce ii'ett point parce que la nature humaine si 
changé beaucoup, c'est surtout parce que la publicité de» 
journaux a transformé les administration» en maison de 
verre où tout se passe au grand jour. A la vérité la liberté 
de ta Presse e»l indispensable, mai» insuffisante. Le pro- 
blème ici se po»e dans les mêmes condition» que pour 
la liberté économique. Elle est précieuse, mais à soi aeule 
insuffisante, 1, Jules. I"e Bock, Le journal à tracera les âges, 
p. 131. 

241.321 CAKACTERISÏÏQUES. 



avec son 



af Spéci/icarion — Dans ta forme actuelle. 
esprit, se» tendances, son objet, le journal apparaît donc 
comme une création tout à lait spécifique, nettement dif- 
férente du livre et du périodique. Sans doute entre tes 
matière» du livre et celles du journal la ressemblance peut 
exister et rien n'empêcherait de débiter par tranche» 
beaucoup de livres (ex.: feuilletons, elc). Mais la matière 
ici est seconda rrr Le fait de présenter chaque jour \ 
des lecteurs des informations sur des questions qu'ils n'ont 
pas sollicitée, dans une forme mâchée, kaléidoscopiqur. 
panoramique, avec un Lut comme en a un l'avocat 
d'une cause, là résident le» différence» essentielle*. Et 
c'est dans leur maintien et leur accentuation peut-être 
qu'il faut voir l'avenir du journal. M n'est pas trop de 



150 



I 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



pouvoir dispose! pour detu h» diin-initcs Je J- 
lnhJiuJugiquet qui soient jj>ychalagiquement cl sociologi 
quement différentes. 

b) /Vomore. — En lt.46. d'après tUlby. il se publiait 
dan» tout l'Univers environ 3,000 journaux. En 1866. 
d'après Hatui, le nombre es aurait été de 12,000. avec 
chaque jour 3,CIU0 versant taules les vingt-quatre heures 
tKI le globe de 5 4 6 BsrUiMM de feuilles. Avant la guerre. 
le nombre de journaux el de périodiques était évalué 
ensemble à 72,000. 

e) Périodicité. — On peut diie que les presse» à nou- 
velles roulent tout le temps. On a de» journaux du matin, 
du midi, du soir et même plusieurs éditions d'un même 
journal au cours de la journée. 

d) Etendua, — Chaque numéro du 7'emps représente 
un volume d environ 100 pages. Voilà 2 million» de pages 
la i.'l action du jouni.il. Le £t<rhner Tageblatt publie 
44 pages, le Lolfat Anzetgcr 48, la (Sa^ettc de Kow 32. 
sans compter son supplément. Le journal anglais est im- 
mense, on le consulte, on ne ie lit pas. Le journal alle- 
mand est lu du commencement à la fia. Un numéro du 
; rmes. du Nieuuî* Mallerdomscnc Courant, d'un grand 
journal américain, contient pour un prix minime la matière 
d un volume in-o" de 300 pages. 

rj "liroge. — On peut le connaître par le» chiffres 
donnés de temps à autre dans les comptes et certifiés 
pat les autorités comptables. Le Daily (Vema and Leader 
publia chaque matin le chiffre de son tirage. C'est un 
appel à la publicité. En l'ranec, chaque jour. 300 journau* 
couvrent le pajr* de l8 ™»»°n» d'exemplaires. Pendant 
la guerre le tirage du Petit l'aruieii est monté a plus de 
2 millions. I .. BeWmer 1 auMait. avec se» six suppléments 
hebdomadaires, arrive à peine a IOO.UÛ0 exemplaires. 

I) Rapidité d'injoimution. — La nécessité d'eue ie 
premier à annoncer les nouvelles a fait faire des prodige». 
tri Amérique lest Brands journaux préparent d'avance 
de» notice- bibliographiques sur tons les grands hommes. 
On les remet à jour quand ils sont malodes et qu'il y a 
danger de mort. L* lutte de vH«.«e va plus loin. Dans 
les derniers jouis de la mort du P«JJo, pendant toute une 
semaine, un des journaux de loi,..,, imprima chaque 
matin 500 exemplaire, avec ce télégramme : s Rome. Le 
Pape est mort aujourd'hui. » Ces 500 exemplaire» furent 
régulièrement détruits jusqu'au joui où la mort a été 
réelle. Ainsi le JOWIUti l>"l être le premier de la Cité a 
annoncer la nouvelle. Pendant que se vendaient les pre- 
miers numéros, on imprimait les aiu- 

241.324.1 Ls/iècea le presse. 

a) On distingue les journaux : I" d'après leur pério- 
dicité ou le commencement de leur publicité ; quotidien, 
hebdomadaire ou plusieurs fois par semaine, journal du 
soir, du midi ou du matin; 2" d'après leur destination 
Ceux qui s'adressent à In masse ou à une élite; 3° d'après 



les tuati. »•>. journaux d inloim-liun, journaux politiques. 
journaux tpéciaT»»; -t" d'apn. ■ IcUl organisation linancièrc. 
Journaux constituant des entreprises commerciales; joui 
naux d'fclai, journaux de partis politiques. Parfois désireux 
de posséder un journal indépendant, les abonnés en snus- 
rnvrnt In acttena (ex.: Le Quotidien^, D'autre» fois la 
propriété du journal s'abstient systématiquement de tout 
ce qui est exploitation, iLx. Christian Science Monitor.J 

b) PreaM ttnancière. U > avait en Belgique il y a 
qui ,-jues années plui de V00 journaux hnoueicis. Leui 
uiuuhrc se Iiol.vc actuellement réduit à moins du quart 

, lu II ie. Le piocêdé de certain» de ces journaux est 
■Unple i J'ai des études circonstanciées, souvent habile- 
ment présentées, mais lou,ours tendancieuse», arriver à 
jeter la suspicion sur toutes les valeurs autre» que celles 
du patron du journal et conclure par un conseil rfacnal 
d'ailleurs intéressé en laveur de ce» demi'. 

c) /ournou da mode», — Le premier journal de mode 
ni I rrmee date de 1768 (Journal du Goût ou Courrier de 
la Mode). C'est pat dizaines que l'on compte aujourd'hui 
les journaux de ce type. 

d) Journal mondtaf. — L idée ». lait jour d'un journal 
mondial, placé sous le contrôle efficace de tous les inté- 
ressés et publiant d'une part len nouvelles, d'autre part 
les démentis et les rectifications. Lu tel journal, tout le 
monde pourrait le contultci avec conliance pour y Uouvei 
une présentation sincère et digne de foi des nouvelles 
internationales, Un tel journal serait a compléter par une 
Centrale de radiophonie diffusant journellement ce» nou- 
velles; et pur une Agence internationale de Presse répao- 
riant les nouvelles parmi les journaux existants; par 
Union de lu Presse internationale, attachée h la Société 

Nation» et à l'Union Pan-Américoine. par une sec- 
tion d'information au sein de cette organisation ou de 
l'organisation mondiale qui y serait substituée. (I) 

241.325 l WtPQSiTJON ET PARTIES DU JOURNAL 

a) Un journal est composé d'un ensemble de rubriques. 
les unes primant,!,-, ou périodiques, les autre, occasion 
n.41e S Article» de fond divers. Article» de discussion» 
politique». Nouvelles du jour et faits divers. Romanbml 
Icton, nouvelles locales, annonce», 
bj II faut rlistinguei les nouvelle» (news) el le» vues 
(views). Quelques faulMe» ii>aper»J sont de» journaux 
(new» papers) ; d autrei au contraire tendent à être des 
, eV u ç -apersl. Les journaux son ( imprimés, dit 

Steed. pour dira le, nouvelles. Le août des nouvelles est 
aussi vieux que le monde; un apport constant de 
velles intéressantes el vraies est néeesnaire a 1» vl» de tort 
journal. 



H) Volt Iw suggestions des Assoc. niions de Presse pour 
„ collaboration à l'organisation de U Paix. (tV ^officiel 
•les uublication» de la Société des Nations, Conf. U, I4M 



I, 

des publication 



241 



I 



D( K'UMENTS BJMJOGRAPH1QUES 



151 



cl Le numéro ■]» samedi M rJeceml 

},.iiiii.,I parisien donne L'ne juste iiietuie de 1b mentalité 

de certains organes dits » il irijnmiatian », £ n première 

page, trot* colonne» sur le* massacra de Palestine, une 

colonne »ur la Irombe d'eau de l'Hérault, trois colonnes 

.m le cadavre découvert dan» une malle, à Lille; deu 

xièine page: trois colonnes cl demi sur le cadavre dan» 

une malle, un conte, un feuilleton et de la publicité On 

• a souvent dénoncé ta façon dont la presse parisienne dttr 

■ ri ton rôle. 

d) La Presse française s'est distinguée à toutes les 

, i< » Dtt II- soin et la recherche des grandes et belles' 

forme* littéraires. 

On a demandé que 1 article de journal soit court, concis, 
comptât, simple et pourtant élégant; qu'il ne dépasse 
pas une colonne, un bon millier, de mots. En Angleterre 
le t>jo6e n'accepte pas d'articles dépassant 1200 mots, le 
Uoffy New», mille mots, payés I livre, le Ooiiu Graphie, 
Vlltl mois. « je lis rarement San* colère ou «uns fatigue un 
article de raisonnement, tandin que je ne nie fatigue pas 
d apprendre des fait» >, disait Zola. 

La lecture des journaux est facilitée pat des tities détail- 
la place constante des articles. 

c) l.r classement des matières prend une importance 
partout dans un journal qui atteint jusqu'à \b et 20 pages 
et qui paraît en éditions presque continues. Ce classement 
IJieruI connue base sait les catégories de nouvelles, soti 
I ordre où elles parviennent, soit les pays, soit les «forme» 
des articles (article de fond, correspondance, reportage, 
interviews, comptes tendus, etc. ) 

En général le classement des matière» dans les journaux 
nte quelque ehcwe d'ahurissant, comparé à la belle 
ordonnance du livre. C'est la confusion même et la lutte 
entre articles et information» pour capter l'attention. Le 
journal rajjpelle le spectacle désordonné de la me ou du 
voyage, avec peu d'efforts pour aider l'esptit à classer et 
■M» les faits ei n attribuer à chacun "on importance 
relative. 

Les feuilles américaines, suivies par le» feuilles contl 
neriiateB, classent le» matières en amorçant toutes les prin- 
"pnles h la première page cl en renvoyant pour la suite 
aux autres page*. 

La tVcrue Frère Prisse met ses télégramme» en ved, 
La KMniichc Zeiiung Ira éparpille dans ion texte pour 
obliger A le parcourir. Le Berftnar TcgMatt met dan» 

>iiel qu'il faut avoir lu, la 
rronlt/uner Zeilung publie des renseignement* détailla 
•U.1 de» liiits de itiililique internationale ou de commerce. 

Voici la décomposition et la mise en page d'un numéro 
du Daily ï'ctegtaph ; 

'" P Anm.i de mariages, d'établissements de 

l'ienftiisance, de sentir;» musicale», de voyage», annonces 
légales, ne. _ 2- p., Cours de la Bourse et publicité 



fimitll t r.tupl, tendu lie» diveis lu 

commerciaux anglais; départs des paquebots; un ou deux 

; i d'intérêt général, — 4' p.: Chroniques musicales 
et littéraires avec des clichés d'annonce» d'éditeur* de 
musique et de marchand» de pianos. — S" p.; Article* 
divers et problèmes d'étheci. — 6" p. ; Annonce» spor- 
tives et chroniques de sport ; information» religieuses et 
nouvelles diverse*. — 7" p. : Suite de» diverses rubrique* 
sportives et clichés d'annonce» sur deux colonnes. — 8" p. : 

Onces théâtrale* et annonces diverses de droguistes, 
parfumeurs, grand» magasins; les Informations du jour; 
une annonce pour le journal même. — ï 1 p.; Article* 
divers, nouvelles. — 10' p.; Informations étrangère»; 
Bourse des Etats Unis. - I I p. . Critique d'art, nouvelles 
du continent, — 12' p. : La mode et de» annonce» de cou- 
turières, de modistes, etc. — 13" p.; Informations militaire* 
et navales, annonces à la ligne d éditeurs, d'institution*, 
etc. — 1+', 15" et 16' pages: petites annonces diverse», 

f) La manchette est la phrase que certains journaux 
impriment en tete, prés de leur titre et qui varie chaque 
jour. f.'CEutre a Uncé ce genre qui est difficile. Une 
bonne manchette doit être courte et suggestive plutôt 
qu'explicite. Elle n'impose pas une idée toute faite; elle 
donne à réfléchir. 

it) Kii dehors de la ticiamt tapageuse qui attire l'osil, il 
y a 1 annonce proprement dite, qui est comme l'instru- 
ment a une société de services mutuels créée pour le 
journal et qui est à encourager. C'at le moyen le plu» 
rapide et le plu» direct de rapprocher l'offre et la deman- 
de. Le Vîmes public régulièrement plusieurs page» sup- 
plémentaires d'annonces, comprenant ensemble de 60 à 
8(1 colonnes de 300 lignes chacune. En Amérique, il y a 
de» jour» où. Je Herald publie 4.50O annonces répartie» in 
100 colonnes et embrassant toutes les branche» d'affaires, 
tous les besoin» de In vie contemporaine. Elles sont ... 
gées avec tant d'oidre et sous tant de rubriques diverse» 
que le lecteur trouve sans peine ce qu'il cherche dan» 
cet océan de lignes microscopiques. Le Time» fait parfois 

50. 01)0 (r. d'anm -, psi jour ; une feuille de Berlin, ru 

trois semaine*, a enregistré 400,000 fr. d'annonce». 

Mais il y a excès malmenant: l'annonce est doublée 
pat In réclame et triplée par la propagande 

! • («ornai, ,,ii, admirable machine Intellectuelle, re- 
">"iiir ,, la matiate, 11 finit pu être entièrement doté par 
Is publicité. Il en a besoin pour vivre, pour faire ses 
dividendes, alor» deux conséquences s'imposent. D'une 
part, cherchant inus cess,- n étendre mou tirage afin de 
pouvoir hausser se» tarifs de publicité, il descend le niveau 
moyen de ses lecteurs et fait appel à leurs plus bas senti 
menl», à leur regrettable ignorance. D'autre part, il «c 
lait sur les questions vitales pour ne p u déplaire aux 
puissants qui lui achètent sa publicité et menacent de la 
lui reriier dès que les article» parlent clair et franc. 



152 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



241.326 TYPES DE IOUKNAUX. 

a) Le journal à combinaison La Croix de Part*, publié 

I' ir l.i Bonne Presse de Paria. Grâce, a »ea 

14 lundi-, «Jr combinaison, il se transforme aisément en 
journal régional, à partie commune et partie spéciale, 
portant loujutii- le titre de • Crmx *. Ex. : La Liberté 
pour Ipur. éditée par In Maison de la Bonne Presse de 
l'Ouest. Le journal à 4 pages à 5 colonnes, deux payes 
forment la partie commune, deux pages la partie spéo.ih- 
reservée h La chronique locale ou régionale. 1,000 journaux 
avec une page entière de composition spéciale reviennent 

a h, 32.50. 

b( Camille Lemonnicr, vers 1900, écrivait ; « Le Soir 
de Bruxelles a été erré par un typo comme journal 

■■ gratuit, quam obligatoire. Il a trouvé le moyen d'avoir 
I écrivaini de talent qui. pour vingt Franc», écrivent 

• de» article* de trois ou quatre colonnes. Tous les jours. 

• le seul des journaux belges, il publie une chronique 
'I, t . ic: <nrr de» tuji'i- d, fu'in.-. il .ut. d'utilité publi- 

I qui . Il est une des créations tau plus remarquables du 
■nal.ame européen. • 

c) En 1907, le Durfu Mail de Londres a fait paraître 
une édition en caractères Braille à I usage de» aveugles. 

d) Letellier. gros entrepreneur du Panama, allait être 
compromis dans J'affaire. Un journaliste de beaucoup de 
talent mai» de moralité douteuse le convainquit que pour 
se défendre il devait fonder un journal. Ce fut l'origine 
du journal auquel Xau. en quelques mois, donna le plu» 
grand essor. Le moyen lut simple- la pornographie. Tous 
le» jours un demi-million de Français put s'offrir, pour 
un sou, deux articles échauffants et en dernière page, aux 
annonce», de la prostitution. Le suecè» (ut si énorme 
qu au cour, de la guerre Letellier put vendre le journal 
quelque vingt millions. 

c) Dans la catastrophe qui frappait la civilisation pen 
dont la guerre, dans les émotions élémentaires et vitales 
qu elle a soulevées et dan» l'universelle floraison (Triëroïs 
me, on a pu voir la preuve des profondes survivances, des 
force» affective* et des instincts. On a vu ainsi aux prises 
l'autorité de la raison et de l'intuition et cela *i fortement 
qu on pouvait lire, sut les murs de Paris, des affiche-. 
porltml : « L'Uiuure. propre, vivait t, n'est pas le journal 
► nie lisent Le» imbécile* ». 

I) Le Tope (création moderne) c»t un journal financier 
unique en ami genre, comme on va pouvoir en juger, 
publié à New- York. Il paraît tous les jours de Bourse et 
l imprime en cinq heures, de 10 heure» du matin à 3 heu- 
iprèa-midi. Sou format est sa moindre singularité ; 
environ 300 mètre» de long sur 2 cm. de large. 11 ne mb 
vend pas au numéro, mais compte d'innombrables abonnés 
dan» loua les Etals-Unis et au Canada. Il paraît aimultn, 
nément à San-Francisco, Montréal. Québec, etc., en 
M temps qu'à New-York. C'est l'organe officiel de 



la Bourse de. New-York. Il ne publie que la pure vérité, 
c est-n-dire les cote» successives enregistrée» de toute 
transaction effectuée, au nombre de près de 5,000 actuel- 
lement (1910). 

!■ I .t. commande à 20 reporters, sans cesse 
oeçup' Je» cours DU fur et à mesure e/U lu 

produisent et qui se divisent la besogne méthodiquement. 
sjuamnir. télégraphistes spéciaux envoyeni ces cours à 
douze collègues installé* au haut du bâtiment de La Bourse, 
qui les transmettent au bureau central du Tape. Là vingt 
autre» employé», par une «impie pression du doigt sur 
un buuton actionnant un lil électrique, impriment d'un 

Ottp chaque cote sur des appareils tellement petits 
que chacun d'eux tient dan-, un chapeau. Ces vingt mille 
cote» en même temps paraissent sou» les yeux des abon- 
nés quelques secondes après leur fixation en Bourse, 
dans un rayon de vin»t mille autour de la Bourse, Au 
delà, c'est la compagnie qui, au moyen de millier» et de 

ra d'autres petite» presses semblables, répand en 
quelque» minutes, dans luus les Etats-Unis et la Canada, 
les cotes successives de toutes Les valeurs transactionnée* 
à New- York, On en est arrivé, à appeler • tape-prices » 
(prix enrubanné») les pfix suo II cotés pendant 

une séance de Bourse et indiquant au fur et à mesure les 
fluctuations du mare hé. depuis le prix d'ouverture jusqu'au 
prix de clôture, 

241,327 INFLUENCE. PROPAGANDE. VALEUR 
ET VÉNALITÉ DE LA PHESSE. 

a) A I âge dm de la presse, on disait : La Pretse est 
l'organe informateur et directeur de l'opinion. Elle s'ho- 
nore d être 1 celui ci L'animatrice de L'opinion publique. 
La Presse qui instruit et moralise les nations, (orme l'opi- 
nion publique, elle régit le monde entier. 

Certes, la Presse est et demeure le principal moyen de 
formation et d'expression de l'opinion publique, et la 
guerre a montré que l'opinion était désormais le mysté- 
rieux et lormidulile levier du gouvernement des nations 
modernes; il convient donc d'avoir une Presse qui soit 
(onction des relations que le» pays respectifs se (imposent 
d'étnblit entre eux. La lormatiou d'un courant d'opinion 
a deux sources principales: I 11 l'infiltration lente des idées 
et des faits — et par des faits il faut entendre aussi bien 
1 énoncé ou l'appréciation d'un intétët — amenés .-ut 
une même pente f>ar de» canaux dont le plus important 
est t dodique ; 2° un événement 

qui soulève soudainement le vieux fonds d'idées de la 
masse, qui déplace en quelque sorte la ligne de partage 
des eaux, qui charge Le cour» des opinions et crée en peu 
de temps un étal d'esprit différent, c'est-à-dire en somme 
des possibilité» économique» et politiques nouvelles. 

(Henry Morcsscl. ) 
h) La Presse fui longtemps un organisme de propagation 
de nouvelle», de diffusion et de défense de» opinions. 



241 



DOCUMENTS BIBI .!< )GR,\P, IIQUES 



I 



153 



iO| développée en proportion de l'instinction publique, 
elle est devenue une affaire commerciale très coûteuse. 
doni les icvenus les plus assurés proviennent de la publi- 
cité, I .1 liaiisfutuiuliun de la presse d'opinion, à tirage 
restreint, en grande presse d'information et de publicité 
est un des chapitres les plus impartants de I histoire sociale 
contemporaine. 

Les grands journaux font la conspiraliun du silence 
contre tout ce qui ressemble à une idée (Je mol en 
d André [ai dieu lui. mime) et souvent ils sont en dernière 
analyse aux mains de quelque» personnalités. En France 
et aillent», la glande Prei.se s'abstient soigneusement de 
citer les journaux qui œuvrent en marge d'elle-r: 

Le» peuples se méprennent réciproquement sut une 
Foula do manifestation* do l'opinion. En matière de poli- 
tique extérieure, les journaux, même en temps de paix, 
sont lou> tendancieux; des discours officiels, ils ne repro- 
duisenl que ce qui répond à le m Lui. politiques piupies. 
Ceci rji soigneusement éliminé de sorte que les bonnes 
parole» lent tombées clans le vide; cela au contraire, peu 
important en soi, lait l'objet de commentaires passionnels, 
sensationnels. Les opinions isolées de quelques groupes 
sons importance réelle ou de quelques individualités sans 
mandai surit présentées comme l'expression de l'opinion 
publique ou la politique même suivie pat tes gouvetne- 
| .H aile». D'ailleurs même la Presse dans «on 
ensemble ne présente pas toujoun adéquatement L'opinion 
publique. 

e) La Presse d'information est souvent Presse de défor- 
mation. La Presse pèche par ignutance ou parti-pris. 

« Rien, dit Charles Riclitl (/.es Coupable*), n'est plus 
servilc qu'un jouniul. Il n'ose pas, pour ne pas déplaire 
à ses abonnés, résister au testimeal populaire et cepen- 
dant e est le journal qui détermine le sentiment populaire. 
Cercle vicieux redoutable ; car l'opinion publique est la 
bile ini médiate du journal. Le journal crée l'opinion et 
I opinion dirige le journal II tt'a pas le courage d'être 
P'tt» qu'un reflet. Un refiel! Mais les vacillantes lueurs 

l|u ll roplail ■ refléter a»! celles qu'il a lui-même !« 

prêtai*] projetées dans l'espace. » 

d) L analyse politique et sociale de In presse s'impose,' 
donc. Mat» qui la fera cette analyse ? II faut connaître 
le volume d'une opinion. Quand les organes attitrés du 
pangermanisme lancèrent dans le public des articles mena- 
çants, en rassurant le» populations en proclamant que ces 
SKille» étaient sans influence et presque sans lecteurs. 



I 



événement a prouvé le contraire. 



e) Presse, Opinions de presse, 

* Il nous plail de von comment un même événement 

survenu cheï nous nu au dehors, réagit dans nos divers 
i î^rroir», quelle résonance il trouve dans le» divers 

milieux de notre opinion, Et quand, npir» ce» lectures 
» variées, on s'efforce de parvenir à In synthèse qu'elles 
• commandent, on , e , ent p j uâ [ erme e , p | us rassuré sur 



• le sens des grand» événements que nous voyons a'ac- 

• coroplit «ou» dos yeux et mieux armé» aussi pour les 
•> suivre et le» diriger dans leurs évolutions successive». ■ 

(Albert Lebrun, Président de la République Française,) 
fj Apre» I athoda, les organe* nationalistes de Paris, 
I Inirentifeant, La Presse, La ('«trie, etc., adressaient à 
l'Angleterre et aux Anglais les pires invectives et lus plu* 
teati .atcasmes. Quelques année» après, ils exaltaient à 
l'unisson, l'Entente cord.ale. Us faisaient de l opinion des 
jouettes, car dans les deux cas il* ne parlaient pas seule- 
ment circonstance* mais principe». 

Au cour» des événements qui oui porté Hitler au pouvon, 

on a vu le gouvernement prussien imposer aux journaux 

la publication d'un monifeste contraire eu référendum 

organisé par ae« adversaires et répiouvé par les journaux. 

I e président Hindenburg est intervenu au dernier moment 

lire modifier la législation. 

v.'i On devra se demander aussi si la Presse ne devra 

pas être systématiquement complétée pat des mesures 

de publicité politique. Ce qui fut lait en Angleterre pour 

t., conscription volontaire, plus tard pour le grand emprunt, 

mérite d'être étudié avec la plu» grande attention. Des 

masse* énormes d'hommes ont été convaincus en tris 

d< innps à un devoir palriolique à remplir: s'enrôler 

cl apjïortcr leur souscription à la patrie. (I) 

lii i le journal contemporain, dit H. de Ursndcis, es) 
latulement obligé d'obéir à la loi de l'intérêt qui est 
vitale pour lur, qui | c transforme en un jouel. instrument 
cherchant à salisiaire le goût, quel qu'il soit, de son 
elii il. ou luc:ii il rst l'instrument de campagne politique 
ire, Chaque personne qui ouvre une feuille quo- 
tidienne est en droit de se demander si ce qu'elle y trou- 
vera a été rais là pour iL.tier sa manie ou pour influencer 
«a pensée au profit d'un tiers. L'utile, la seule chose 
importe de vulgariser n'y trouve un abri qu'excep- 
tnitincllemcnt et comme à regret, L e journal est trop 
souvent In propagation des immoralités, s 

i) II est important d'avoir des journaux répandus dan» 
tout un pays et combattant les idées particulariste». C'est 
BOven de former une opinion commune. Ainsi les 
l'.uiiiaux uni pu contribuer à former l'âme de la Chine. 
C'est une indication de ce que pourrait être de grand* 
journaux réellement mondiaux pour la préparation de la 
- République mondiale des esprits et des activités u. 

il Oa a Uni à la Presse trois pfrecbaa: \<> elle 

est méchante ; 1 vénale ; 3» elle est de contenu 

iniétteur. Beaucoup d'organes de la presse, pour vivic. 
'•ni ou les subventions du gouvernement ou celle» de 
grosses affaires qui sont intéresjée» à voir influencer de 
certaine manière l'opinion publique et les parlementaire». 
Dans une pliasc ultétieure on a vu la propriété des jour- 



II) Voir dans les journaux illustrés de l'époque, notam- 
ment Le Miroir du 4 mars 1917. 



154 



LE. 






I > passi r directement ù certaines firmei 

. ,!l, <!,■„ artiuRwtittJ On « vu misut à linvi 
nniiitc» devenir iiche- si puissant», aequén 

'■'Cl. 

Une étude anr la corruption Ji 11 Presse 

queiire» politiques serait aujourd'hui une de 

,,ifiiil celle» qui pour raient être faite* 

réel il loi coulinci de la politique il 

Airjourd liui un homme enrichi par des 

• lient loua ceux qui le connaissent < 

linrhrc Htnac, petll s'acheter un journ 

OaVfitut <, UiUun i. en s' imposant a 1'*' 

1. 400.000 lecteur». 

IVndiiiii U nu listoiiea seandaieui 

et I Ininlif il, ri'Almereydi-i, (Le Journal, Le l 
OUI m ■ des irillnencess e 

déconcertantes. 

Quelques mois avanl la guerre, La Joum 
pat Le CreUsat, Soit principal tnlhiburateur, 
son directeur, lit naturellement une campa, 
en i.iveui de l'augmentation des nimcmer 
tut aubven lionne par les rianuuéH «il 

■ntré le procès Caillinux, Ls Rhcinitcht 
/.citung, qui réclamait chaque année impêi 
armements, appartenait ) In Maifon Krupp. 

Dans toua les pavs maintenant, des grr. 

idées, les intérêts ou l'argent, influencent li 

dem par une action souvent occulte. 

. .cil dispose maintenant dn Fcnips et d 

Belgique. l'Action et Civilisation, Le XX' 

dépendance, l.'LtoiU' Weige, La (.îazette ; i 
le* divulgations sensationnelles (ailaire Kir 
connaître de quellcn subvention» iiiuissBiaiU 
tidietis importants : Deuisc/ie AUgemvuw 
nhche l/o/^izcitunfc', Kerfrner Tagehlalt, F 
luog. Dans la Cité de In Société des Natk 
de Cenève. ( I ) 

Les chances diminuent pour le lecteur 
gné complètement et exactement. Pour u 
pallie, la t'resse n'eut plus que l'instruit 
banquiers et d'mdrjsliuls, une machine a 
mon publique dans un ten* favorable à c 
privé». Le» organes indépendants de In Pi 
bit, pour vivre. 

k) Le 29 novembre 1917. (.'Œuvre pu 
chette: a Ainasie (pharaon d Egypte) fut 1' 
loi qui oblige tout Egyptien a déclarer 
au gouverneur de son nome d où il ti 
d'existence, et celui qui n'obéit pas, eeJu: 
vivre à laide de ses ressources légi 
de mort. Solon l'Athénien ayant pria celte 



lll Voit las incidents scandaleux rappon 

'/unJe, quand fut troublé u 

•fi fait à la Sot bon ne an mur» de I I' 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



i ( notamment 
:r»e, de» jout- 
r la propriété 

el ses consé- 
* plus instruc- 

»ur le méca- 
iiindiale. 
i moyens qui 
ie lui donnei 
al el dès lurs 
diniraliori de 

lellier. 
lunrief Kouge,) 
l une moralité 

10/ (ut racheté 
devenu après 
une de presse 
il». Le fintiro 
eu, comme l'a 
; Ifcsf/firi/ierie 
ieuaement des 

mpea, pal Je» 
« Presse. 11» y 
En Fiance, le 
les Débats E.11 
" Siècle, (.7m. 
en Allemagne, 
•pper) ont fait 
quelque» quo 
Zciiun#, Kol- 
ran^/urfer Zei- 
jns, le journal 

d être 1. i 
ne uè» grande 

lent ultime de. 
orienter l'opi- 
erLains Ulsfa 

esse ont fort à 

mlaît en man 
auteur de cette 
chaque minée 
rc ses moyens 
i qui ne paraît 
limes eit puni 
: loi en Egypte 

.1 Philippe 
11 exposé de la 
Iver 1933. 



I imposa à se» concitoyen» qui l'observent encore et la 
jugent irréprochable. » (Hérodote.) 

La magie du ■ nuit -ui blanc ■ ou ■ c'e»t écrit i des 
Mahoraétans, du Tabou qui représente In parole, eipre»- 
kkjii tic- l.i réalité quand elle h! moulée en caraci. 

irimeria. Les jjaurnaiiatoa |nirrèdr.-ni souvent à tort 
uatci» et sans léfiéchir au» conséquences de leurs 
inionnatïon» et de leurs article», Ile lunl penser aux 
apprentis sorciers, ils suscitent pur lois des réaction» popu- 
laire», dont par la Butte ils ne «ont plu» Les maîtres, (I) 
Lu vanité . t la lumn et la publicité dès le XVII" 1 ai 
Il grandes, « Tel, s'il a parte un paquet en cour, 
a menr- tint cotnjnagnM d'un village à l'autre eu pleine 
ou payé le quart de quelque médiocre office, le 
lâche s'il ne voit pas son nom dans la Gazette... » 

Les fausses nouvelle» au XVII s'ièdc » ... L'Hiatoire 
c»l le récit de chose» advenue»; ta Gazette seulement le 
bruit qui court. I a première est tenue de dire toujours 
l.i venu-; la faconde fnii stases si elle empruhc. de mentir. 
El >-ll>.- aa nient, pas, même quand elle [apporte quelque 
nouvelle fausse qui lui a été donnée pour véritable. » 
( l héop-hnate Renaudot, I6J1.) 

1) La grande Preise tait systématiquement dévouée à 
tous le» gouvernement» successif» et contradictoires pei 
dam qu'ils «ont au pouvoir. On a vu en France, en 1932. 
la Presse ie prononcer en masse pour le Japon après 1 aveii 
(mt pour la Chute; alïandonnont à droite, au comm.i 
ment et d'un coup la • thèse française • pour se rallie; 
avec effusion aux piupositioiis Tardieu à Genève, nloi.- 
que la veille, émue, elle le» déclarait « une utopie ciinii- 
nrlle et une itahison ». 

Certain» gouvernements font passer i I étranger, dan= 
quelque journal de troisième ordre, un article élogienx pour 
leur politique, quelque déplorable a-l -elle pu être. Leurs 
service» de Presse (ont ensuite reproduire cet article qui 
sort de leur propre officine p»r 1 un ou l'autre journal 
à leur service, comme étanl une approbation venu. I 
l'étrange s ' Minier? ctiùteuse de «bourrer le crânes du 
payst Certain» journaux ont des relations directes 
rcment connue» avec les ministres des nllairea étrangères 
de leur pays. Le Temps, Le Time».) 

En France, le Président du Conseil a disposé un moment 
de 24 million» de fond» secret» par an. Un député socia- 
liste a critiqué cette institution à la Chambre, lr 24 juin 
1916 (Journal de Genève, 9 juillet 1916). Outre les 
financière* aux journaux, il y a celle» aux journal 
Il y a de» services de Freasri parmi le» organe» de 1 »d 
inlnistratinri de tous les paya. Le service de Presse du 
ministère des affaire» étrangères de Belgique a 
environ 3(1(1,000 fr, par an. 

Beaucoup de journaux sont alimentés aux fond* arcretfl. 
qui on! quelquefois été appelés « le fonds de» reptiles ■ 



(I) apprenti» sorcier»; toute l'édition, 10 tuiri l'HÎ. 




' 









m) A côté des affaires puhliquea, il y a tes affaire» 

privées. Ici l'un» il»-- formes de l'action de la Presse est 

« le chantage ». Qutnd tin journal connaît sur quelque 

ie anecdote qu'il lui serait peu agréable 

I, public cciliuniKHe, il lui propose mi iiuuché eu lui 

vendant m.ii silence Des b«bque» ou entreprises finau- 

iinsi la publicité de» journaux ; i!» leur 1 

achètent le» numéro* ou lea subventionnent. M. Vallé a 
estimé que poui l'affaire de Panama, la Presse a reçu 
14 nul lions. (1) 

n) Par lu truatincutinn on voit se réaliser graduellement 

une n Internationale de la i fasse 1, C'est celle-ci, kélaa, 

iriste à le constater, qu'on a dénommé l'Inlematio- 

:ie el l'Internationale sanglante des arme- 

(2) Ainai «ou» r,oa yeux et par des voie» différentes 

i<'in--lii ■ stitttt une puissance «piriluelle 

énorme qui rappelle celle de* religion» autrefois, de» 
utile» qui I .i Mai» elle» avaient, elles, 

rie Grands Inspirés, 

241.328 LE WBUC. LES LECTEURS. 

a) Le lecteur mut son journal Il a confiance eu lui. U 

• iiime lui; il en reçmt le» faits avec une appré- 
ciation exprimée à leur propos. On peut constater que 
lorsque lu dàectlon d'un journal change sans que le 
I" !i-iii en soit averti, le lecteur à «on tour change 
d opinion, 

b) La public cninpr.-nd-il les journaux qu'il lit) Connail 

• era M Bouy a cherché h répondre 

■dyaant le n' du 9 luillei 1920 du journal Le Temps. 

Il y a relevé 4S,3M mois «ur IcsqueU 2. 600 nom» propres 

el une reiitaine de mot» étrangers. Il s'y trouvait donc 

environ 42.601) terme, du langage courent. Sur ce nombre 

'I y avait j.BJS mot. différents. De sorte que. rien que 

potti lire ce numéro, ,| fallait connaître près de 4,000 ter- 

La I" page contenait 1,371 muta différent»; la 2», 

■ > K 551; la 4 , 470; la 5'. 406; la 6-, 260. Encore 

» taon 11e comprenaient ni les pronom» ei adjectifs pos- 

Lt pour comprendre . actil », il faut connaître 

« acte ., et comprendre 1 barque » pour « débarquer ■. 

etc. En outre de» mol* ont plusieurs «en»; s malaise éco 

inccaïusmc du crédit international ». En 

tidw n numéro du Tempt, il taul 

environ 6.000 mon. Pour enseigner ce voca- 

"laire à un enfant, en supposant qu'il en connaltae 1,000 

=t qu d puijae en retenir 2Q p.u semai ne, il faudrait six ane. 



lui lut distribue a la Presse en France à l'occa- 

de I affaire du Panama. P„uî de Cessagnac a repro 

lilqs '" '*••«»'» Har« FJory dans LMulorrté du 30 man 

Keprodnil dans Didier: Le /oorn»/ cl la Rcune 

Ul T? " '* M! " mon du Livre - Bruxelles 1910. 

L Internationale sanglante des Armement», par 

"" ' '-l»u. 1 riu-Ku«abuldt. Bmxclles-Eglantine, Il 



^GRAPHIQUES 



155 



c) Parmi ceux Qui lisent tes journaux, peu lisent autre 
:hose et comme le remarque 'l'onncpy de Wn^a, aucune] 
lecture n est plus préjudiciable à l'habitude de l'attei 

La lecture du journal ne hi«> jata 
.'esprit »ur an sujet quelconque pendanl pluu de 3 ou -t 
Minutes à la luis et chaque sujet vicia présenter un chan- 
gement de scène complet. Il en rétulle que le nombre de 
ecteuta du livre diminue graduellement et dune mm 
loHiiuge chez toutes les nations civilisées. L'inJluenoc in) 
médiate du livie sur la politique et sur la société diminue 
russi proportionnellerneiH. Les idée» de l'auteur du ! 
ii.i „ passer par le crible du journal avant de poovoil 
:xercer leur clïet sur l'esprit populuire. 

Pour la propagande par la Presse, une idée doit pouvoir 
«tendre la (orme de quelque « nouvelle «, Alors elle 

»BBW tée par le» agences, elle est lue et les 

ou mal mes en lunt matière à article. 

d) De l'avis des criminalistcs, rien n'est pltm lavurable 
mx attentats que la reproduction s tort tirage et avec 

!' luils. des crimes et des délita tic tout genre. 

e) Le public n'a-t-il pas la Presse qu'il mérite ? Une 
te a été poursuivie sut cette question: raison po 

ant vers la lecture d'un tel journal plutôt que tel autre, 
nquêie a obtenu ces trois sortes de réponses : 
" par habitude; 2" pour les annonces; 3" pour la net m 
agîe. (I) 

4 1 ,329 ORCA MSA TION. 

Un journal exige toute une organisation, impliquiini 
■ . collaborateur», atalieri de production, services 
diumistralifs. Tous les progrès réalisés dan» l'art d'écrite 
t dr reproduise, dans la coopération intellectuelle, dans 
administration, trouvent application ici. L'organiaatirm 
opère dans deux directions: organisation interne de 
haque journal et organisation générale de l'ensemble de 
i Presse. 

, Science du journal { journalisme). 

Il s rsi constitué une science du journal. Elle porte en 
llr-rii.md le nom de Zei/un#»iDesen. (2) On pourra risqu.-i 
n (tançais le ternie d'/Jémerofojfie. coordonné avec eaux 
'Hemerothèquc, de Bibliulogie et de Périodicologie. Que 
•s matériaux de cette science sont abondants et que de 
ombreux exposés, complets ou partiels en aient été 
résentés déjrV, en témoignent les 7,000 titres de IMnin 
ationale Bibliographie de» Zeitungswesens * du Dr. Kail 
orner (Leipzig O. Harrassowilz) . 

Cycle des opérations, 

a) Communication, — Les nouvelles reçues et transmise* 
roire fabriquées) par les agence» de presse con^litn 



( 1 1 Rouge et Noir : 1932.08.03. p, 5. 

(2) Urunhuber Robert, — Das moderne Zeitungswcteit 
lystein det Zrituiigslrlire). Leipzig. G. J. Goschen 1907, 
)9 S. Geb, 0.80 M. Sammlung Gôsclien 320, 



_ 



156 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 




choque jout une masse considérable. fsUegraptùe «:l télé- 
phonie fonctionnent tout le joue durant et les informations 
eçues, «ont transcrites, multipliées et envoyée» aux 
journaux abonné». Ceux-ci ne sunt à iiicruc de pu' 
qu une partie Je ce* dépêches, communiqués et articles. 
Que devient I autre partie ) il est désirable dans I intérêt 
de 1 Histoire de la conserver en quelques exemjil 
prototype». 

Il existe des combinaisons de tarif» télégraphiques et 
téléphoniques pour les journaux. 

b) Impression. — Les grands quotidiens d'information 
possèdent à eus leur presse, leur rotative, leur raatéiicl 
,l' impression et de clichage. 

c) 1 ransports, — Question capitale pour la Presse, En 
1929 il y eut à Genève une Conférence européenne relative 
aux transports le journaux cl périodiques. Elle délibéia 
sur l'essentiel du problème devenu fort complexe, 

ci) Distribution. — Le» journaux de Paris qui n'ouï pas 
un service particulier de vente au numéro dan» les (I. 
tenients chargent tl« ce service soit les Messagerie» l la 
chette, soit tes Messageries du Pelit Journai. Les d. 

taires en province font connaître le nombre d exemplaire.» 
qu'ils écoulent de chaque journal. Le» employés de» nie» 
sagexics prennent au Imrcuu du journal la quantité totale 
demandée et adressent à chaque dépositaire un colis jui 
contient le nombre demandé par lui de tous les journaux 
qu'il débile. A Paris fonctionnent des systèmes qui divi- 
sent la capitale eti secteurs, dont le préposé assure les 
débits et reprend lei invendus. 

Il s'est formé des services de messageries de jinun.iux 
qui sont pour les journaux l'ai ninnons d édi- 

ui.ii on de commande». Ils prennent les envoi» pour les 
petit* marchands. 

En France la in.n un Hachette a 7.UIMI nujiluyé* 
son service ; elle sert 16,000 vendeurs de journaux, elle 
posB-de 279 autos; par JOB intermédiaire sont vendus 
28 millions de pièces imprimées par au ou cnviton 77.000 
par jour, demi lu périodique» édités par elle-même. 

Las messageries Stejtlde»! h m «Cl Utl accord est 

iuteiveim entre les Messageries I l.irhctie et le Poste 
Parisien qui leur réserve l'exploitation de b publicité 
littéraire de ce grand poste, ninsi nue l'organisation de 
ses conférences. 

3. Les journalistes. 

a) Dans- un (cornai tas dUtinguc ta direction <-i la rédac- 
tion et elles ont des responsabilités civiles, administratives 
et pénales très di Hercule». L'ne fonction spéciale est celle 
du secrétaire de la rédaction chargé du bon fi lirer final. 
Les collaborateurs d'un grand journal sont dispersé» n 
travers le monde entier. Le journal a des rédacteurs atti- 
trés, des rédacteurs occasionnels, des contrlbutcurs éven- 
tuels bénévoles. 



I.J ( ..nli.i.t. .meut à ce qui lie passe en FrattCÏ, un 

I ie en Angleterre n'est jamais publiciste. 

Le» i | «mplittWt un rôle tout aussi imporUn. 

L, .1.- niiiii.ut -, nuis c'est un rôle distinct. Celui 

qui i, icune responsabilité peut exposer ses idées.. 

La tacite est grande et belle pour le publiciste qui peut 

exercei une influericc sur les événements et posséder une 

autorité, 

. s'est beaucoup occupé depuis quelques années dans 

iinaitx littéraires de définir les rapports qui existent 

le journalisme et la littérature. Des journalistes font 

œuvres lilléraiies; le journal est un moyen de faire con- 

naître les œuvres au grand public, (I) 

c) Le Bureau International du 1 ravatl a publié une 
étude sur « les conditions de travail et la vie des jour- 
nalistes .. Elle passe en revue Ut situation des journa- 
listes dans les divets pays aux points de vue de l'aspect 
ial de la profession, de la formation du journaliste, 
legré d'organisation de la. profession, des conditions 
travail proprement diit-s (durée du travail, repos heb- 
domadaire, vacances, etc.», des salaires, du marché du 
travail et des institution* de prévoyance. Elle relève les 
différences frappantes qui existent d'un pays à un autre 
en ce qur concerne la situation du journaliste. 

Le* vrai» journalistes ne font pas métier de leur con- 
ion et de leur caractère. Ils ont une conscience et 
il dans le. journaux avec sincérité ce qu'ils croient 
glre juste. Il est exact qu'un journaliste est souvent un 
|„, [ull „. ,.|„, souckux de prendre la réalité immédiate 
dans ce .ui'elle a de confus et de passionnant que d'élu- 
■ji^ ,,.. ,,..,-, ik.1,,,, 1- tout l'aspect de la 

réalité, 

l lu Presse Belge (août 1921) a estimé 

,,,„ I ifessian de jjuntattate, mission de confiance. 

..ll.ibniiili.ni et d'initiation, a le caractère du mandat 
rémunérateur, il a repoussé la qualification d'employé. 

que !•• gtnttttH de anttut, de préavis et de 

, nécessaire, à l'oxeicic. de la profession. La 
I,,,,, joutoaliau et l* syndicat de la Presse en France 

,.,,1 négocia, ■. sans succès, l'établissement d'un stnt 

,1 ,.,!,. . ,1 .lr base aux conventions entre les 

imiin.iiii et leurs coUiib'italiuirs. 

O, ,,1, :, l'.u. lis loi! phjs de journalistes qm' 

n'en est besoin, Ut] i I" ut toi ta Presse ne seru 

représenté, qtl P»! ,-rnnde» feuilles d'informa- 

tion, qui tueront les autres, d'où une situation de chômage 
.-.ager pour I avenir. 

4. /l gercées, /n/ormnrron». 
,j i egraphiquei de nouvelle» ont été fon- 

IH49 II y a eu en Europe quatre 



(I) Paul Ginisty : .4ntnologie du journalisme. Pan»- 
Delaglave. 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



757 



LTatide» agences : Renier. Uolf. Stefani el Hova*, qui 
plus un moins trustée* se communiquent Irur» tflrtimmtnrs 
et qui tiennent ainsi eonvnja». dans un filet I 'opinion de 
l'univer». Le» agrnea, telle H«va», ont dnti» chaque 
capitale- un r^rTrË^spondaJil qui Lue envoie le» non 1 
télégraphique* clans ses bureaux de Pan*, Là elles nom 
imprimées et «dressée» par cyclistes au* journaux ahon- 
îui le» reproduisent. 

b) Avec le télégraphe el le téléphone le» journaux 
locaux ont 6 ou 8 heure», parfois 12 heure» d'avance «ut 
le» journaux de la capital**. Il y a doue une recrudescence 
de vie poui ce» journaux Le» agence» télégrapk 
envoyant à tous les journaux les mêmes nouvelles ont tué 
le journal international, tel que L'Indépendance Belge. 
Les représentant* de la presse allemande (réunion du 
22 août 19 lî) ont compris ce danger et demandent l'or- 
ganisation d'un service de renseignement» dan* le < «en» 
national vu qu'il est plus important encore d'envoyer des 
information» de l'Allemagne à l'étranger, que de recevoir 
de lui des noui-cllea souvent stupidex ri r|iir les faits 
contredisent. > 

Il faut assurer à l'Allemagne l'indépendance absolu 
l,i liberté de ses information». 

c) Le journal s'est diMtngué de la tevue et maintenant 
les informations se distinguent de» journaux (bureaux -I 
agences de ptesse, les communiqué», le» dépêche»). A 
l'Exposition Pressa les mot ■ Nachriclitcnwcsen t avait 
pris place a côté de celui de ZdttUiftiWtAeu. (Runltel. - - 
Oeffentlicher Nachriehtendienste, 1928.) 

d) Pendant la guerre, on a voulu supprimer le» agences, 
Elles sont revenues plus puissantes. Hava» et Reuter nvec 
l*s 18 agences nationales se sont entendues Elle» ont 
divisé le monde au point de vue des nouvelles. Rien ne 
passe qui ne soit contrôlé natlonaJemtMll ou par les pays 
qui oui !•■ raonopolt .In-/, d'outre». 

e) Les informations se vendent aux journaux. Elle» sa 
vendent aussi aux Brant!» pàrtIcttUers. Les agence» nui 
achètent un article 50 francs, en fout faire 10 exemplaires 
■i la machine et le revendent 10 francs en proviiut-, 
gagnant, ainsi 50 francs sur l'article. 

') H y a des agence» de petites nouvelles, Ain»i 
i lntnrni.,111,11-: quotidienne» de la presse associée s. 
Directeur-fondateur Jean Bernard. Envoi de 5 à 10 feuille» 
d information., médite» qu'on ne trouve nulle pari ailleurs, 
abonnement peur le» quotidien», les hebdomadaire», etc, 

5 ' rasts. ConceniraJion. 

a) Du temps de Cirnrdin, avec iiMl.OOO franc» on a 

un organe sérieux, Aujourd'hui il faut 5 millions pour 
lancer et soutenir un ioutnal dan» le goût du jour, 

b) Partout il y a tendance à Ia concentration La con- 
centration des journaux a été considérable. En Allemagne, 
Plumes, | e grand industriel a possédé a lui seul 60 grands 
journaux. De grands trusta de Journaux fonctionnel;' 



Alli-iiiàioii- sroupe Ulstein-Koniern. Moses. L'ensem'jte 
dêB publications d'Ubtein (comprenant la Voasische Zei» 
tunit el In Herliner Zeitang «m Miitag) accuse le tirage 
formidable de 4,210,920 exemplaires. L'entreprise possède 
66 rotative». I 14 autos, deux canots automobiles et trois 
avions. Elle consomme S roiî lions de tonnes de papier 
par an. 

c) Le trust de journaux de Lord Northelilïe, ce féodal du 

-liH'in-. multiinïiiionnaite, nommé lord et chargé 
d'une haute mission diplomatique aux Etats-Unis. 

d) Le fameux trust organise par Hearst aux Etatp-Lînis 
fut aucz puissant pour -darder quelque peu l'entrée en 
guerre de» Etats-Unis. L'imprimerie des journaux ou 
trust Heami tire chaque jour cinq million» d'exemplaires 
et l'on sait quelle quantité de pages ont les journaux 
américain». 

Un autre trust comprenant 521 journaux vient de se 
fonder à New-York. Ce trust possède de nombreuses 
ligne* télégraphique* dont l'ensemble donne une longueur 
.«-cire à 10.000 kiluroètres. 

e) Certaine» imprimeries recueillent les journaux qui 
cessent de vivre. Elle» continuent de les faire paraître, 
les imprimant tous avec la même matière. On ne change 
que le titre. Ainsi n'importe qui a 1» Facilité de faire 
iru|irimer un journal dont il sera propriétaire. 200 exem- 
plaires lui coûteront 10 franc*. 

L'homme qui résoudrait le problème d'acheter dans tous 
lea pays la majorité des journaux et des agences télé- 
graphique» serait automatiquement le maître du monde. 
Mai» tous les organe» de presse ne aont pas à vendre et 
de nouveaux journaux peuvent »r créer. Cependant on 
aurait sur tous les journaux une certaine domination si 
on les tenait par te papier. L'on peut acquérir l'autorité sur 
tes papeteries si l'on acheté dan» les lieux d'origine de 
vastes forêt» d'où »e tire la pâte de bois. Hugo Stinnes 
■Van commencé 1 par opérer ainsi, il était devenu maître 
de la production du papier en Allemagne. Finlande et 
Scandinavie, (tj 
6. La presse et !rx NovoeUca (craie* ou faunes). 

a) En réalité c'est par les dépêche» de tous les pays, 
envoyées par le» apences, que chacun est tenu au courant 
de ce qui se passe. 1 ou» les matins du tous les noirs, 
parfois aux deux moment» et encore à midi, le» dépêches 
nt compte de ce qui «e pn^p dans l'immense arène 
du monde où te» fait» se déroulent par suite de luttes 
ou de coopération de travail régulier nu d'innovation 
générale, 

I 'homme-journal — celui .d'Heltroland, mort en 1907 — 
•e rendait de ferme en ferme chaque jour et racontait 
à haute voix les dernières nouvelle» du monde entier. En 
arrivant a chaque ferme il rassemblait le* habitant» en 
sonnant une petite cloche. Il ne se faisait pas payer, mais 



(I) L'Ail. : lavette de Victor Cambon. 



158 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



ses auditeurs lui témoignaient une reconnaissance propor- 
rjonnelie à I intérêt û«l nouvelles qu'il BpportB.it. 

I.) In Conférence de» Experts de Presse (août 1927) a 
commença à synthétiser les éléments relatif» aux ttou 
. comment le» recueillir et assurer la transmission 
h , la protection avant et .iprèt la publication 
diffusion intensive. Une loi» entré dans cette voie féconde, 
on peut entrevoir comme développement logique le besoin 
nrcTit de documentation sûre, rapide, complète ; ta néces 
l'envisager d'autres moyens de diffusion de la Vrrip- 
dç les étendre non seulement su* nouvelles au sens jottt 
Balistique du mot (informations du jour), mais BU* article» 
'i nmuii rtuï données mêmes Itll lesquelles reposetii 
ntéressant la vie internationale, 
c) On n'a pas encore défini la fausse nouvelle. C'est là 
une matière fluide, éphémère et délicate a saisir. Parfois 
on est en présence de tiouvelles tendancieuses, déformée» 
ou inspirées, parfois telle nouvelle se voit donner une im 
■ ace disproportionnée. On connaît les interminable» 
.li~i tissions à Genève sur In définition de l'agresseur! 
étude historique de l'effet des nouvelle* de presse «m 

• on publique aux périodes critiques est reconnue 

■Me, 

La question des fausses nouvelles a été soulevée a ta 
5, D. N. Comment réduire nu éliminer ce* fausses nnu 
dont l'effet est d" irriter l'opinion publique, L'aver- 
sion un. mime des Journaliste» et des Associations de Presse 

manifestée non seulement à l'égard de l'inteiv» 
gouvernementale, mais h l'égard de toute intervention 
irure. Il faut tenir compte du prix que le public est 
dJ posé à payer pour les nouvelles. La majorité du public 
ne payerait pal Ees. nouvelles exigées au prix où celles-ci 
retiennent. 11 faut donc que la publicité payée et les autres, 
intérêt» commerciaux viennent combler la différence. D'où 
une influence poissante qui tend k faire dévier les nou- 
velles de leur caractère d'objectivité complète. Une décla- 
ration de* Association* de Presse demande, dans l'intérêt 
de la Paix, que les industries d'armement ne soient pas 
autorisées « posséder ni à diriger Indirectement des feuilles 
publique». On a fait remarquer que l'absence de nouvelles 
était «na«l préjudiciable '|"e In fausse nouvelle. Le silence 
crée In peur, ce qui mène aux malentendus et en fin de 
compte a la haine. 

d) On a proposé que In Société des Nations soit chargée 
de propager des nouvelles par elle contrôlées, par consé- 
quent que In S- D. N, contrôle rapidement les nouvelle» 

publiée* déjà lui paraissent suspectes, qu'elle dispose 
d'un organe qui serait l'auxiliaire de ceux qui existent 
f-t en qui tr monde pourrait avoir confiance. (I) 

e) Il a été créé récemment un tribunal d'honm-u. 
journaliste» chargé de trancher les litiges mettant en l'eu 
un Intérêt international. Il est compétent pour sanctionrir-r 



i I Proposition de M. Jules Raisson au Comité bai 
de ' européenne. 



d'une sorte de flétrissure morale les auteurs de renseigne- 
ment» volontairement erroné» et ceux mêmes qui nul 
mis un soin insuffisant à se documenter. 11 ne peut tou 
tri aux doctrines, ni aux idées, mais il a pour oui 
maintenir la notion d' honneur dans les relations entre 
journalistes étrangers. (I) 

f) A la Table Ronde de l'Union des Associations 1 
nationales. M. Brian le h*ninotT. l'organisateur des Con 
r'.-vchosociologiqucs a présenté un projet de C 
nationale privée desluiée à s'occuper des affaires dr ! , 
dans ses rapports avec l'opinion publique. 
7. Oocumenftll'ion. 

a) Le journal comme lu revue a trois utilité» oocul 
taire* ; I" on le lit quand il paraît; 2° on en fait de» 
collections (très peu); 3° on le* découpe (heaucoup). 

b) Il y a lieu de distinguer la documentation par la 
Presse quotidienne et Ut documentation de la !' 
quotidienne : I" la Presse quotidienne apporte les 
velles en premier lieu, les articles de revue et 

ne contenant la matière que beaucoup plu» tard; 2 
contient des éléments qui ae retrouveront plus lard dans 
les périodiques et les livres; 3" elle contient l'expri 
immédiate de la pensée et de l'opinion publique à I 
des événement» : 4° par le* cntrecoupcmenls. le» reproduc- 
tions similaires ou le» tliérations, par le» erreurs m 
constante» dan» une série d'articles publiés dans le» jour- 
naux différents, on peut se rendre compte dès I origin 
Dettaànes nouvelles, des sources qui les lancent et le» 
paient (ex. Ivor Kreuger pr.iu Ivan Kxeuger). 

Le journal comme documentation c est : f" lactuatlté; 
2" la mise sur la trace du fait; 3° un exposé court bien 
litulé; 4" des articles de vulgarisation des question»; i' 
matière abondante à bon marché. 

c) Certains journaux dressent pour eux-mêmes la l 
de» matières du contenu de* numéros. Le Time» publie 
le» tables de son contenu. 

d) Les Archives contemporaines (système Ken 
publient une documentation chronologique illustré* 
événement* mondiaux. I n publication est he.hdomn 
Elle se fait en 4 lanim ' n index alphabétique aco ■ 
pagne l'index cumulatif. L'index portant te nunr 
plus élevé est seul à conserver, il reproduit en les com 
mentant tous le» précédents qui peuvent de* lot- 
détroit*, 

e) Des journaux publient de» revue* de la Pie»»e dam 
lesquelles les articles sont cités textuellement, poui 

en aide à la presse et aussi pour leurs propre» servici 
Le Miriistèri: des Affaires étrangères de France a nrgarti» 
un service de traduction de journaux étranger» et publié 
dot Bulletins rie Presse abondamment pourvus et pri 
i l'une manière assez objective. 

f) De» journaux ont puhlié des éditions résumée» Ain 
le* numéros hebdomadaire» pour l'étranger de la (• 

111 Voir rapport P, OtnM u Congrès Psyehotociologiqtie 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



159 



Cologne, autrefois t 'Intlélwndance J'Otiirenn* la 
hôliiiacke Zeitung Wacncnsausjr'ooe. 
il) Il y » un service de découpure de presse daim i 

]<-*» administration* publique* et privée*. De* 
agences de découpures de journaux se sont constituées 
(type: Argus de la Piease), moyennant payement par 
elles envoirni nu jour le jour tout les rxtrail» 
Jr presse concernant une question ou une personne. Ces 
agences ont de noml>in>\ lecteurs qui parcourent le* 
iiaux les ciseaux à In ninin, après s'être mis en mémoire, 
d'après des listes dressées et tenues à jour, tous les sujet» 
uitrrrasent [es abonnés, Les hommes politiques, 1rs 
le», les personnes eu vue «ont désireux d- 
,u"a dit d'eux Is presse. C'est elle qui fait la notoriété 
■;. appelait autrefois In gloire). 
Les hureaux d'un grand journal constituent des rrntr.-- 
■ vumentation très importants. Ils reçoivent une grande 
poirdance, et des inconnu* lui envoient qi 
urnenta. M es! désirable que cette documentation 
ceptibie d'améliorer considérablement la valeur des non 
■ lies publiées, soient orgrmi ■,-••- .1 les méthodes générale? 
d> classement et de calnlognsie trouvent ici leur application. 
Ii) Les journaux sont précieux à conserver, La Frn: 
bibliophile Jacob, ne conserve pas les journaux 
•ont pourtant les meilleurs instruments de l'histoire d 

«te. à quelque point de vue qu'on la veuille étudier 

pauvres journaux s'en vom tristement au néant, h 

■ 'i 61 plus tard, demain peut être, on le» payera Ml 

la de l'or. Ce sont le» oracles de la Sybîtle éciiis r nr 

- de chêne; ir'est-il pan étonnant que no! 
! siècle laisse s'anéantir chez la beurrière et cher 
I épicier les pièces les plus précieuse*, les plus autlienti- 
de l'esprit national. 

Ij La conservation des journaux soulève quatre qi 

différentes : 1° sous quelle forme présenter les journaux 

ttdiena dan» les bibliothèques publiques et aussi dnns 

h-» t'i.uids rerclea J 2" comment conserver de» collection- 

de certains journaux (Hémérolhèques) : 1" ri.ru 

"" ' Bsutuet. dea archives de In presse corapreiuuii I, , 

types de tona les journaux (Musée de U 
t' comment utiliser 1rs journaux sous form d 
découpure» (Encyclopédie documentaire). 

j) Tous les journaux du paya dam la bibliothèque nnllo 

iques grands quotidien» et le» journaux locaux 

dan. le 9 autres. B u moins un journal source de (airs et 

de l'hîaioire contemporaine dans toute bibliothèque. Ou 

" '" I- l'.uniaux en lin de trimestre. Ceux de consultation 

' "''■ ""i eoHéo uur onglet» et reliés au jour le jour. 

numéros; dépareillés de plusieurs journaux que l'on 
I conserver Font l'objet de recueils f.-ictices où feu 

de plusieurs organes sonl classés par ordre de 
date. 

I .1 BibUotbÀqu* Nationale de Paris possède une colin-c- 
omplète des journaux parisien. La Library of Con 



grée» de Washington possède des collection» considérables. 

Dans certaines bibliothèques anglaises, les journaux sont 
affichés Ils s.- lisent debout devant des pupitres, Les 
journaux les plu» ■épnndus comme le Daily Mail, le 7"eie> 
grafsh. le Time* sont affiches à deux ou même trois exem- 
plaires, de façon que plusieurs lecteur* puissent les com- 
pulser à La fois. 

La Biblinilirrjur .lui! posséder ne choix judicieux de 
journaux, u IV11 I. -, lournaux, elle met chacun en ittua 

de se faiu ïm >n personnelle raisonner, basée ",ir 

une information pluriale et cnntradii lietl d'avoir 

seulement I opinion toute faite de l'unique fournit] qu'il 
lit. > 

k) On a consumé de grandes coflscliaui dr spécimens 
de journaux, A Aix-la-Chapelle. M. Oscar von For- 
kenbeek est parvenu à réunir 75,000 feuilles de journaux 
différentes dan» l< /. I longe Muséum, subventionné par 
la ville. En Belgique, on s'est vivement intéressé nux col- 
lections les plus importantes. Le Musée de In Presse au 

Pillais Munrli.,1 po-nd ni.iinn-ii.TTil les . . ,|l,-.r ions de 

Warzée. Vanden Broek et de Fonvenl en un ensemble 
corurtdérable. (I) 

8 institutions. 

Le journalisme a fsii rougir tout un ensemble d'inslrm 
lions communes pour Ici rapports professionnels et la 
déonlnlogie. pour l'aide mutuelle, pour renseignement, les 
maisons et lirai! luis de Presse. 

a) En Amérique le journalisme a pénétré dans h s 
Universités. A Coliimhia, il a élevé le journaliste au rang 
d'un professionnel bien que ce soit pmi être nue affaire, 
A Berlin, à l'I »n a créé non seulement une 

chaire de journalisme (Zeilungs-wissenschaft). mais un 
Institut, laboratoire ou bibliothèque où 800 journaux sont 
découpés ei classés. Il y n lea Ecoles de Journalisme à 
l'Université de Chicago. Philadelphie. Colombo (Ohio) 
qui ont de.» corn de journalisme. Uni». 

catholique de Lille. F.11 Allemagne, professeur Km h i 
riefdelberg Le Secrétariat du Volkaverein de MOnchen 
niadhacli s'est transformé en une école de [ournaliw 

h) La Maison de la Presse de Pari» créée pendant I,-» 
(tue François l") n'a été fermée qu'en décem 
hre 1922. Elle comprenait un service d'informations reo-- 
vanl, analysant et diffusant les contenus de In Presse 
du monde entier; un service de propagande répandant 
de» opinions. Ce dernier service avait Is naïveté di 

11 ter ouvertement comme organisme de propagande 
Irnnçftiae, afin que nul n'en ignore. 

La • Maison de la Botnie Presse » (Parix. î, rue B»y 
Fondée par les A»somptiannistes et reprise par M i 1 
Feron-Vrau, est aujourd'hui une maison d'édition consi- 
dérable. Elle comprend un personnel de près de ffl 

(1) La collection de journaux de feu le Dr Cuitmot - 
S0.0O0 spécimen» environ — a été acquise par M. le Juge 
f'.i ir.-waert de Lowreh t'était incour -i la plu* 

alita du (Bonde 



160 



LE 






personnes. Ce chiffre- n'est rien auprès du 
collaborateurs de bonne volonté qui se sont g 
d'elle et qui forment une armée de plus d 
leur", chevalière de la Croix, pages du Cl 
de ses diverses publications Par ses journa 
el!e pénètre chaque semaine dans plus d'i 
foyer»; le total de* tirages de toutes le! 
réunies dépasse deux millions. 

Elle a son imprimerie, une admiiuslialioi 
en relation constante avec tous ceux qui 
propagande, de rédaction pour ses 25 revue 

c) La Fédération internationale des: jourm 
institution permanente. Elle a constitué dar 
capitales d'Europe, sièges d'organisation i 
cielle, des commissions de travail: document 
vea, finances (Paris), étude juridique (Berlin 
et assistance (Vienne), études techniques (' 
pagande (Londres). La Commission de 1 
a mis au point un important recueil de con 
organiques, conventionnels ou légaux, véritnl 
national de la condition de Journaliste. 

Une Association Internationale de Journal! 
à la Société des Nations □ été constituée 
1927. Le problème de la collaboration de 
l'organisation de ta Paix a été discutée S 1' 
Genève (1932) (Document A. 312. 1932). I 
de Madrid a traité un aspect rie la quest 
rions télégraphiques. 

Récemment. Je Comité exécutif de la Fé. 
nationale des Journalistes a adapté une résol 
nant les persécutions de la presse en Allem 
rant la rupture momentanée avec la Fédéra 
nalisles allemand*. 

d) 11 a été formé en mai 1933 a La Hay 
tion internationale des Associations de diri 
éditeurs de journaux. 

e) Des Instituts du Journalisme ont été c 
pays. En Allemagne notamment r Deutseh 
Zchung-skunde *. Des publications spéciale: 
sacrées à ta théorie et à la pratique du jou 
en Allemagne fa ZeitungBwissenschait, 

La création d'un Institut International d 
élé décidée par le Comité de la Fée! 
de* Journaliste» (Prague, avril 1929). C'est 
vœu délibéré en 1927 par la Conférem ■•■ im< 
Associations internationale» de Presse. 

F) Des expositions internationales de la 
lieu dans maintes exposition» générales. Il ; 
dan» des exposition» plus spéciales. Celle 
Leipzig en 1924, celle de Pressa a Cologne 

S) Ln création d'une Bibliothèque ()- 
mondiale de la Pre»se doit retenir l'atlen 
appelée a devenir un Département împorlan 
i bègue Mondiale, 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



DOCUMENTS BIB 



roupes autour 
c 50.0DO léia- 
irist, porteurs 
lux et revues» 

ni million de 
i publications 

i qui se tient 
s occupent de 
g et journaux» 
slistes e-st une 
is les grandes 
la ti anale offi- 
ation et archi- 
1 . prévoyance 
Genève), pro- 
documentation 
trats et textes 
aie code inter- 

sles accrédités 
à Cieriève en 
: la presse a 
'assemblée de 
_n Conférence 
ion : le.» reîs- 

déralinn inter- 
ution condarn- 
agne et défla- 
tion des Jour- 

e uiir- Fédéro- 
ecteurs et dm 

rééa en divers 
es Institut Fiir 
» ont é'é con- 
rnalisme. Ex : 

e la Presse a 
Internationale 
â la suite du 

'rnarionnle de» 

Presse ont eu 

y en eut aussi 
: du Livre à 
en I9Z7. 

■ïémérothèque) 
il ion Elle rat 

I de la B 



9. Desiderata. Réforme. 

a) Parmi les objets de ces réformes, on peut indiquer 
les suivantes ; extension du nombre de pages des jour- 
naux, multiplication des rubriques, collaboration compé- 
tente, informations sur la vie du dehors et s l'heure qu'il 
est dans le monde », édition de suppléments spéciaux 
répondant au besoin de lecture dominicale, apportant aux 
feuilles à la fois de la distraction, des connaissances, de 
l'idéal et de la beauté. Le journal populaire constitue trop 
souvent pour le paysan sa seule revue et sa seule biblio- 
tn&qoo. Il déviait être transformé en organe distributeur 
d'une nourriture intellectuelle, saine et abondante. C'en 
là un minimum de desiderata. On peut se demander, 
d autre part, si, sans apporter aucune restriction à !a 
liberté de la presse, il ne conviendrait pas d'en voir 
combattre les mauvais côtés par des informations plus 
nombreuses et plus systématisées émanant des autorités, 
gouvernement et administrations. La conception même 
du Journal officiel est demeurée quasi invariable depuis* 
plus d un siècle. Il y a. dans le développement et l'adap- 
tation de 1 idée maîtresse à qui il doit sa naissance, de 
précises possibilités. L'Etat doit à ses membres des 
m Ici mations précises, détaillée*, continues sur ce qu'il 
veut, entreprend et propose à la conception de ses 
membres, 

li) En ce qui concerne la lecture et la documentation 
pai Ilmi[ moyen, on peut souhaiter notamment ; 1" qu'il 
■oit constitué dan» les grands centres des salles de lecture 
de journaux, comme en Angleterre et en Amérique, afin 
de combattre l'influence néfaste de la lecture d'un journal 
unique et tendancieux; ces salle» de lecture devraient £t¥C, 
autant que possible, annexées aux bibliothèques; 2" que 
ces dernières organisent des collections de journaux, les 
UUss centrales ou générales, les autres locales ou spéciales; 
les journaux sont des sources importantes de l'histoire it 
des organes de la tradition ; 3° qu'il soit publié pour nu 
moins un journal de chaque pays des tables détoil- 
[£ea comme celles que publie le 7'inTCa et dont les index, 
en rappelant la date des principaux événements, puissent 
faciliter les recherches dans les numéros contemporains 
même des autres journaux. A défaut, même simultané- 
ment, que des catalogues bibliographiques manuscrits so* 
t*ehes à plusieurs entrées soient établis au centre national 
*!< collrctionnemom «!> ;"i; i.mv. nu il -nu |mnV'dé a ans 
utilisation plus généralisée et plus systématique des décou- 
pures de journaux pour alimenter la formation des Ré|>'' T 
I de Documentation. Il y existe des possibilités d'une 
meilleure utilisnlion à cet effet des services de presse des 
administrations et des argus de la Presse. Œuvres r'e 
distribution de vieux journaux; utilisation système 
des feuilles déjà lues pour étendre la Inclure gralnii.- 
■ l.in-. Ii.nl* 1 - ,\s rlîisfces V'i-ialeH. 

c.) Remède* divers k envisager. — I" Limiter la lil 
i presse. Impossible. 2" Se montrer plus sévère pour 






f 






la répression des délits. Par le régime qu'a mis en vigueur 
In loi de 1881, la prese irresponsable est aujourd'hui 
au-de,su- de lii loi, puisque les délits qu'elle commet sont 
presque toujours impoursuivîs, puisque quand ils sont 
poursuivis, les poursuite-, lentes, tardives, coûteuses, sem- 
blent avoir pour but de sauver !e coupable, de décou- 
rager le plaignant, puisque les vrais auteurs du délit, 
soigneusement protégés, voient amener devant les tribu- 
nfiLis rlu.iiiuii' df- (jailk- de leur journal, le géVant: puisque 
les peines édictées ou prononcées sont inefficaces 
ou ridicules. L'avocat général Cioppé qui s'exprime ainsi 
demande un tribunal plus moderne composé de trois 
éléments: le magistrat de profession, le juge populaire et 
l'expert. Toute personne, association, administration prise 
en portie ou diffamée par la presse doit avoir le droit 
de répondre dans l'organe qui l'a attaqué à la iné.me 
place et pour au moins autant de lignes du même 
format. ( 1 ) 2" Former une ligue de l'élite des journalistes 
repoussant toutes accointances avec les pamphlétaires et 
les pornographes (M. Leroy Benulieu). 4° Créer des asso- 
ciations pour la protection des lecteurs de journaux, (2) 
5" Combattre I idéal bas par un idéal élevé, opposer h 
presse sérieuse à la presse frivole et corruptrice. 

241.329.1 LA PRESSE DANS DIVERS PAYS. 

I. Angleterre, — La presse anglaise n'eut pas une Jon- 
suc enfance. Dès le XVHI» siècle, elle présenta î.n 
caractère de virilité. Elle intéressa par des récits de 
voyage en feuilleton. Elle fut longtemps l'organe dr l'r.pi 
mon. son porte-voix sincère et authentique, le défenseur 
attitré des intérêts et des citoyen» anglais, l'incarnution de 
l âme anglaise. La presse est maintenant trustée, aux 
mains de quelques potentats et risque fort de dégénérer, 

Let journaux anglais à l'inverse des journaux français, 

lent avoir essentiellement pour but de renseigner vite 

et bien. Peu de théories, peu de considérations générales: 

des faits, des faits, des faits. Celte forme de journalisme 

•Ulnt à elle seule à caractériser la société britannique, 

Le journal anglais vise l'information, le lecteur n'y 
cherche point une direction de conscience. Le journal 
français est avant tout politique. Le. journal anglais dispose 
de forts capiteux, le Jautital français pas. Le jo.irnal 
anglais ne peut être vénal, il risque trop: le journal fran- 
çais est accessible aux tentations. 



(1) Lors du vote de la loi scolaire par les ralhnliqiirs 

■ '. 1fi!i4. L,_- tournai de Bruxelles créa le Bureiu des 
démentis; en moins d'un mois on parvint à purger les 
Feuilles de» adversaires de la plupart des canards dont 

■ II- h nourrissaient leurs lecteurs à l'occasion de cette loi. 

(-) Le iout où nui- pourront Faire une nouvelle légis- 
«tion sur |,, Presse *é?ater la Presse littéraire si polit 
e In Pré»**- financière, nous aurons lait une heureuse 
ment. (Franck à la Chambre Belge. 
1,1 "w rs |"22. p. 379.) 



LIOGRAPHIQUES 



I 



16! 



2. Allemagne. — Les débuta de la Presse y ont été 
secs et impersonnels. C'est Frédéric H qui, en éveillant la 
r'jmtiencc nationale, a donné le premier essor à la Presse, 
bien que sa puissance d expansion date surtout de la révo- 
lution allemande de 1848. 11 y avait en 1928. 3,293 jour- 
naux il 4.730 revues. Cette Presse n'est pas centralisée 
comme en France; il y a de grands journaux de province. 

Quand Bismarck Et voter une loi contre les socialiste» 
(1878) ils «'organisaient sous forme de sociétés sans but 
politique rn apparence, «cercle de fumeursi, cercle choral. 
Ils IransportèreM leur journal en Suisse, à Zurich, d'oi 
les exemplaires entrèrent en contrebande dans toute 
I Allemagne. Ils imprimèrent secrètement des feuilles vo- 
lantes et continuèrent leur propagande. 

A Berlin, Scfierl, qui fut un colporteur vendant livres 
et montres, a créé Ja H^ocne, puis le Localanzeiger. puis 
le / og. Le 7'o_sJ. vers 1906, a deux éditions: polilisclie qui 
donnait la reproduction réduite du Local anzsj ger ; unler- 
haltung, toutes espèces d'autres nouvelles, Tous les jours 
de la semaine le Tag a un autre supplément : agricole, 
littéraire, etc. Il tire à 100,000. Le gouvernement le subsi- 
niait cm c'était précieux pour lui que le public assez 
rulhvè pour lire le / <tg demeure dans les opinions moyen- 
nés. En tète du Loea/nnieiger, on trouve en quelques mots 
le résumé des événements saillants du monde entier. La 
lecture de ce résumé donnait l'assurance immédiate que 
l'on pouvait être tranquille, qu'aucun événement ne forçait 
è modifier le cours de ses idées ou l'orientation de son 
activité. 

En Allem agne les auteurs connus publient souvent leurs 
essais dans les quotidiens. 

A Berlin il j avait environ 10,000 vendeurs de journaux 
à la rue, don[ 6.8015 niaient leur place stable. 

Pendant la guerre. Ludendorff organisa la fameuse 
■ Ktifgspre'seanit *. Wolf mentait, mentait toujours. « Le 
mensonge est un devoir patriotique n, telle fut la. devise. 
Le pouvoir militaire étant omnipotent, le pouvoir civil 
n existait plus. La propagande du Kriegspresseamt s'ins- 
pirait de deux principes : l'espoir et la Haine. 

Il y eut tout un temps deux presses officieuses, celle 
de la Chancellerie et celle de von Tirpitz qui avait orga- 
nisé au Ministère de In Marine un bureau de presse a. 
tendances prtngermanistes. La presse n'a guère été qu'un 
informateur officiel, obligé notamment d'insérer les arti- 
cles préparés par l'autorité. Le gouvernement faist.il 
publier des articles par l'intermédiaire non seulement de 
ses organes mais de journaux indépendants. Le gouverne- 
ment a déclaré que les article» de source» officielles ont 
puur but de fournir aux petit» journaux des nouvelles 
inlri r-ssantes, 

'•" , ' '''■;..' m, . nouvelle » Tranzuccana n qui 0n-VOyS.il 

• ivelles pur télégraphie sans fil au cours de la guerre, 

les cibles sous matins étant devenus Inutilisables. Cette 



162 



LE 



steane par les industriels et 
Ides du gouvernement, 

La législation -tif la Pressa en Allemagne. 
hi I i i-ssebureau, et la censure pratiquée en U 
t L confiance du peuple allemand, 
,i Berlin da créer dan.* toute l'Allemagne 

Lu ■ ■.' ■•■.m . en avoir l'air. En rffel. 

u naliate allemand de rcmple 
ri paj m. texte accepte, Depui» l'avène 
In r*rr«»if connaît une concentration nui m 
veine mem. 

i. Etait-UnU. — Le journalisme aroéricai 

mir formidable machine. Il compte le» f 

exemple* dan* la lYellow Press» la Presse ji 

il qui est connu comme moyen de k«8 

il «Kent, (la chaîne des journaux de He 

la « Humati interest Ptess », qui I 

idenl» oui révèlent la natui 

I ut nnitfe les émotions. (Par ex. Le Star, clr 

L'AmiriqDe a de» « news paper* « et • Bew 

i.-lciic et le raniment ont dé» iaurtil 

■d'iirr, I et journaux anuSrica 

,s sacrifices pour uliliser loua les rooj 

l.i science pour la transmission rapide de 

Le journal américain, cornnae irurtr 

rji | Miaéea en avance «ur Ici autres. 

Presse américaine e»l en général une [ 

■ niiincrciale. de parfaite i moralité, ejtploi 

technique savante, rationalisée, mécanisée, 

de la réclame, de l'information, du tepoi 

trustée, 

l_a Presse des Elals-L'nis a une grande i 
-h.- i-i ea général inléresiame; • 
ruspérité, d'après Ici rapporta fouiun f> 
intérieur. ?6l,()0fl employés qui toucher 
de dollar» par an et Z8.000 homme» Iravaill 
Fl ■nulle», rien que piur lédiuer la- 20. OC 
~es dont 2,300 sont rjuoltdienne». cl oi 
h. in pretfpje incroyable de 44 mtlliriri* ri t 
moyenne par jour. (Le nombre de livre» 
en une seule année prospère, a été de 
compris les livres d'école, etc.) Ou imprîn 
pas] jour aux Etats-Uni»; 312.000 journaux i 
journaux allemands. 536,000 Journaux en 
■ lieu de remarquai que la plupart m juif- 
russe et allemande, quelqu'un grand nom 
déclarer qu'iU étaient polonais quand le» 
OBI vu naître étaient tombé» en défaveur 

Il y • mu Etats-Unis plus de 2.300 jourr 
ci 14,600 hebdomadaire». Pratiquement i 
exemplaire par 5 habitants. Ce» journaux i 
capital de 1. 1S4.7S6.000 dollar - 
occupe 2,066 personne», dont 48 lédacteurr 
l' in formation et 466 personnes au m 



_ 



- 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 




pai les sub» 

l'orgsnitstlon, 

m i- !•- paix, 
prrmtu 
t'oplnioi 

un règlcrn. ni 
,,-,-t un tï-stte 
i il ■ m I d'Hitler 
mina du kou 

in c«l dev. 
>lua complets 
■une. C'est l« 
iner heaucoup 
aisl . ) A côté 
Fait un usage 
re humaine tt 
Konsa» City.) 
rspnpennen «. 
(listes. Il y h 

lu* fruit .l'un 

«H créés pur 
l'information. 
de nouvelle», 

jute ii 

Itee sflini mu- 
lr dernier cri 

Elle B.I 

nflurnce. Elle 
:upe, en temps 
«r le Mini, tète 
tt 2,5 milliards 
lent avec 5.000 
10 publications 
nt une circula- 
■xr'cnfilaire* rn 
divers puhliés. 
227,495,000, y 
le en moyenne 
i..i,. ai, 334.1100 
hébreu. M v 
i d'origine 
bre proféraient 
i pajii qui 1rs 

mm quotidien* 
an compte un 
représentent un 
le ces journaux 
« au service de 
de la publicité. 



Une soixantaine de journaux américains ont leur bureau 
à Pari». 

IL y a quarante-quatre publications périodiques de langue 
française aux Etats-Unis, dynt 7 journaux quotirh- 
2 tri-hebdomadaires, un bi lit-btlnmadaire, 24 hcbdoin.i 
dnire», 2 revues bimensuelles, o revues mensuelles. 2 re- 
vues trimestrielles, Le tirnge total des journaux quotidiens 
de langue française est de 43,700 exemplaires. I ,c Dnily 
Mail, le Neui-York Herald et le Crtinifo Tribune ont 
édition parisienne. 

Un journal américain lattM 00 blanc »e» pages du 
milieu pour permettre ninii ou lecteur d'y emballer 
tartines, 

4. Italie. — La Presse italienne fait une gronde part & 
la politique, au théâtre, à la critique littéraire et philoso- 
phique, aux articles d'idée générale. Le goût du pittores- 
que, du lyrisme même, parait le trait ca raclé ri* tique de 
l'information italienne; devenu industriel et conquéram 
l'Italien n'en continue pas moin» à considérer le monde en 
artiste, (Gabriel Arboin ) 

5, Hollande, — La Hollande possède de très grarirU 
journaux:; la Nieutce Rotlerdamscbc Courent, \'Algemeen 
I landehblad, le Talcgraaf, la Monsbode. 

La Nieawe Rotterdarnwhe Courant (N. R. C.) fournit 
l'exemple le plus avancé de la Presse hollandaise. Le 
vendredi 19 niai 1939, <J, hiendhlad » 12 pages et le 
soir « Avondblad » 24, soit un total de 36 page». Il dount- 
en moyenne 28 ou 30 page» par jour (8 ou 10 le malin, 
et 20 ie sok). Ausnî le IV. R. C. est le journal qui donne 
la plus grande place n l'atl ni général, non seulement à 
la littérature hollandaise, mais à la littérature de tous les 
pays, française, allemande, anglaise, russe, Scandinave, 
espagnole, italienne, etc.. etc. 

6. Japon. — La presse japonaise est une de celles qui 
a le plus progressé. En 1860 le» Nippons connaissaient à 
peine les journaux. Ce *onr le* Européens qui ont fondé 
les premiers joumaut. Il y a aujourd'hui 115 grands joui 
nniix dont la molli- de II) pages par jour et 

dont deux tirent 900,000 H 1,900,000 exemplaire* ("Tofeio- 
/Vichïnichi et Osnta-.Wiiimehi J. Avec les périodiques pn 
raissant plus de 3 foi» par mois, il y a 8,445 journaux. Les 
journaux sous forme de sociétés anonymes sont devenus 
de grandes entreprî«es capitalistes nu «erviee du eapito 

llsme. H n'y a pas de gtand fourmi exprimant la culture 

et l'idéologie de la masse prolétarienne. 

241.33 Annuaires (Alinnnachs, Calendriers, 
Adresses). 

241.331 NOTION 

a) Les annuaire» sont des recueils destinés a reproduire 
chaque année une série de faits ou d'événements concer- 
nant une contrée, un département, une localité ou une 
branche quelconque de« ucoa ou des o- 



. 






_ 




l.iiinainc», Les annuaires paraissent généralement nu début 
il.- iliaque année pour servit de guide aux pei 
1 déterminée Os contiennent les données 

lM de la profession ou déterminent In suc 
lion de» travaux qu'il» nui à foire, ainsi que la m 

il.- le» eue, -m, i 

Un .iiiiiib.iri- dormi des reBseignetnenta sur In rompo- 

Ii i organisme» officiel» et privés d* toute rtstori 

OS I !. .quelle il ck réfère (adminisirniicm, 

tlruti i. recherche et d'enseignement, presse 
spéciale) ; souvent des informations sur les penontialil. •- 
elle» n m, K, elgnemetris généraux d'ordre corn 
tial, juridique, admioistraUi. Données fondnmentn). 
permanentes sut In matière. 

b) Il e«l difficile de définir l'annuaire par des carac 
bien nettes. Dans ce qu'il a d'essentiel. l'An- 
nuaire est un ensemble de données mises annuellement 
à pour. Ma i-finition conviendrait aussi au Traité 

• toute lorme d'ouvrage réédité annuellement. Pnur 
<|n il v ml annuaires, il faut une seconde condition, qu'il 
y au I -tn<. annuellement renouvelée. C'est le ta* 

Et états du personnel de» organisations, 
d< liste» il institutions existante», des adresses des p* 
des abonné» aux services publics on privés. 
Le» annuaires sont des documents difficile* n enfermer 
dans une définition simple. Us ont — ou il» devtsîcnt 
'h ifiinnuui. d'une part le lait d'éire publié» 

eUsment, d'autre pan le fait de contenir des informa- 

'" ' ■■ mettre synthétique et bibliographique. Il y en a 
lui forment revendant des publications annuelles et con». 
Il " : ' "' '"" »'ii- indépendante. (Ex.: le catalogue annuel 
il. bibliographie, le recueil annuel des bibliographies, le» 
Il annuels des administrations officielles (publiant 
documents officiels), les recueils ou rapports des 
os et les actes de certains congrès.) Les annuaire, 
bje) de mettre ou courant de la situation et de» 
progrès dans lou» les pays et en un domaine déicrrm 
Une longue élaboration améliorée d'année en année u 
innuaires actuels. Lin annuaire peut 
fUe .muée, mise h jour, sa partie gênerait 
h ses volumes alors est un tout complet par lui 
itirme. 

241.332 TYPES £>' ANNUAIRES. 

*l P'UsleiH ■ • » OKI acquis une grande réputation 

I l/in.j.iin. du bureau des longitudes, l'Annuaire du Com- 
Bottin, l'annuaire Historique fondé en IHIH 
I lnnuuirc du clergé de Fronce; l'.'l nnuuirc 
Jiplumoliout. i'.-lnnuiiire militaire, etc. 

-'•baslien Botlin (1764-1853) était en 1794 secrétaire 

général de l 'administration centrale du Bas-Rhin quand 

et .-Inminire statistique qu'on ait vu 

nsnee. De 1809 à 1853 U continua la publication 

"«miellé que d.- la Tynna avait commencé à faire pernî 



BLIOCRAPHIQUES 



I 



163 



trc en 184)1. A la mort de Botlin V Altnanacl, du commerce 
Je Paria, Jet département» et det principale» ville» du 
monda fut réuni à l'Annuaire du commerce dt Dfdol 
publié depui» 1797. Le» mots un Bottin ou un Didot B 
«ont devenus des sorte» de nom commur. igner 

Ivm d'adresses (dît aimanach de cinq cent l 
ndresses). 

L annuaire Didoi-Bottio en nt arrivé à lu 137' 

!■" Mica! ion, l.„ collection forme plus d« 21 III ooluiB 

[*hia un très précieux répertoire de doeuni bitte 

rnini-. con.ullables sur demande dam l'immeuH ■ I ■ 
l'annuaire. 

L'annuaire contient aujourd'hui des adresse* de 
paya, it comporte 20.000 pages en 5 volume» pesa,.* 
viron 30 kilo». Mi, à plat les volume» dune tsule td 
formeraient une pile neuf fois plus haute nue le Monl. 
Hlane ! 

c) La Belgique possède un • Annuaire pcanaMTH 
documentation financière et industrielle .. C'est un r. 
«ur fiches mi* constamment à jour, distribué hebdorn 

■ blié par U collaboration d'un groupe d'r>, 
comptables, d ingénieurs commerciaux, rJ' 
juristes. Sa 12' année comportai» 5 volumes cortl- 
fiivi..,., 4,1)1)0 notes, sur les société., dont lr» tjtf« I ,,,: 
l'objet de transaction. 

il) U Minante, lahrbuch der Cehkrten Wrll, „inui 

du monde savant, a été fondé en 1892, Elle est ennemi., 
ou progrès des relations du monde sci.utiii.jn,-. Apre» la 
-ni. ir,- ;, été publié Vlndex Generatis, directes! U. de 
Mante*UM de Baltore (Paris Editions Spes) donnai,' 
indications sur 1,100 universités et grande* écoles ,1 I 
servatoires, î,000 bibliothèques, 775 instituts *à, 
250 laboratoire*. 1,250 académies et sociétés savi, 
2.300 pages, 60.000 noms de notabilités intellectuelle» 
(liste alphabétique). Prix: fr. 192.50. 

e) Il y a aussi le type des « Qui êtes vous > • annuaire 
dea contemporains, sorte de biographie dociimenlnirc. le 
« ctirriculum vitas ». les fonctions et titre» actuels, 1rs 
œuvres produite», 

« Who'» who in America « : > Who 's who lit Créai 
Wie ta dat » ; « Vem Si H..| i 
imuiairea peuvent aussi être des catalogue* de per- 
sonne» ou d'institutions. Ex.: i Botanifcer Adresabur-h ... 
n Index liiologorum t., etc. 

f ) De a annuaires internationaux ont été produil». Ain 
Répertoire international de la Librairie, œuvre du Congre» 
international de^ Editeur» (liste de toutes le» maisons 
d'édition et de librairie: livies, musique, arts). 

On a établi des annuaires comme guide pratique pour 
la correspondance, le voyage et les relations au sein des 
congre» internationaux, de» conférences et des réunions. 
Ainsi ]' Annuaire du Bureau international d'Education 
(Gtnèue), l' Annuaire Je la Vie internatinnate , pu' 
par l'Union de» Associations Internationale* (BruxcL 



_ 






164 



LE L 






Les données alors sont à la lott nationales 
(ionales. 

g) Le Deuttche Schalc im Amlande prése 
numéro de décembre ] c r2B une forme pratique 
C'est un résumt; de tous les renseignements 
changers désirt-us de faire un séjour en Aile 
renseignement» cotnporîent : I" i*£nurnér4tio 
vice» s'occupant de celte question : 2" la bîblic 
• es a consulter, 

h) Le FiankJurtct Ge/ehrlcn tlandbuch du D 
«'applique exclusivement à une ville; Francfi 

i| Le nouvel Institut intcrii. de Droit pubiii 
annuaire qui contient les lois de droit publ 
dans différent* paya d'Lurape et d'Amériqi 
tir l'année 1928, 

r) Dca annuaires (JaLirbiicber) existent en 

pour les diverses branches du droit. Ils présen 

les résultats essentiels obtenus dans ce d 

que les offrent les ouvrages, les revue», la ju 

la pratique administrative. Le dernier créé 

<.-sl l<: i Jubrljucli des Treuhandreclit». 
du droit fiduciaire) de J. Hcins. 

k| Certaines publications de la Société des 
.-uvre-s magistrales dans le genre ann 
\' Annuaire Militaire 1928-1929 ■ mtfc ut en ses 
des informations abondante! sur t'oigajiicati 
dr oO pays à I exclusion des colonies. Chaque 
les monographies sont revues et corrigées 
documents les plus récents. Dans la grande 
cas, grâce aux documents périodiques parai 
intervalles rapprochés, on a pu suivi 
l'année même des informations la concernai 
1929. Sb* informations jusqu'au commenceme 
l'année 1929. Des graphique» cl tableau* 
Inni ressortit les caractéristiques principales 
sation des différentes années et donnent dei 
». -inl>le sur le» diverses marine». 

L'annuaire devient ainsi la forme de pub) 
«les donnée» essentielles recueillies par les 
sociaux par lesquels sont complétées de plu» 
grandes organisations. 

Il Luc commission spécial) d'experts réuni 
international de Coopération intellectuelle i 
plan de publication d'une série d'annuaire 
(annuaire des «avants, annuaire des littératei 
des artistes). IL ont envisagé la dfttrSbutlo 
les différent» pays, l'institution jouant 
collectent ri d'un metteur en œuvre. An-rî 
annuaires spécialisés «rail placée une pub 
uériéral.- .•[ sommaire : un « qui êies-vous loi 
bio blblfograpnique de» principale m 
monde entier, pour l'exécution de laquelle 
tante subvention privée a et. .ilu ibnéc à Lin» 



_ 



- 



IVRE ET LE DOCUMENT 



241 



241 



I 



UMENTS B1B 



ci interna- I 241.333 DhStULRAÏ A RECOMMANDATIONS. 



rite en son 
d'annuoiri' 
utilei aux 
magne. Ce» 
m de* »er 
igrnphie des 

h Rorzmann 

Mil. 

c publie un 
lie adoptées 
le bu cours 

Allemagne 
lient chaque 
nntaine. tels 
ridiclion. et 

de ces an- 
. | Annuaire 

Nations ■ont 

uaîre. Ainsi 
1,123 pages 
Ion miiii3Jrr 
année toutes 
d'après !cs 
majorité des 
issant à oVa 
inaérer dan» 
it. Ainsi en 
m même de 
récapitulatifs 
de l'orgaiii- 
H vues dVn 

icatïon mère 
observatoire» 

i en pl = : 

la à 1 " 1 1 

a dressé i n 
s spécialisé» 

US, annuaire 

n du travail 
le râle d'un 
essus de ce» 
lirriti™ plus 
temational a, 
otnbilités l 
une îinjii»! 
lilul 



a) Les annuaires sont désirable» partieuhrtement dan* 
Ici domaine* où les changements 'ont si rapides qu'il 
Importe d'avoir périodiquement des situations à jour. Ils 
devraient comprendre des renseignements présentés sou» 
unr lorme concentrée, facilement consultantes, sut les 
- suivants ; I® énumération des établissements, asso- 
ciation*, institutions « personne* relatives à la spécial 
notions =ur les personnes célèbre»; 2" chronologie (dates 
Hante*, date de l'asuvre) ; 3° calendrier général t> 
calendrier de» faits à venir relatifs à la spécialité {congrès, 
réunions corporative») ; 4" législation sur la matière (lois, 
arrêtés, etc. ) ; 5° codes des usages -, 6" tableaux des unités, 
barème», tables, formules ; 7" terminologie : vocabulaitte 
mter national (français, anglais, allemand) des termes em- 
ployés dans la spécialité; 8» tarifs; 9° brevet*; 10» atatis 
tiques; 11" bibliographie de la spécialité: a) ouvrages et 
articles de l'année, b) bibliographie fondamentale, c) liste 
des périodiques : 12" documentation : offices de documen- 
tation, grandes collections existantes, mu'ées spéciaux 
(autonomes ou sections); 13" enseignement: écoles Et 
cours ; I4 a commerce : fournisseurs de la branche ; 
15" adresses en général; 16" annonces classées relatives 
à la spécialité. 

b) En bonne terminologie il faudiaît remplacer le teime 
n annuaire > pan répertoire » quand la publication n'esl 
pas annuelle. 1! manque en français raw notion équiva- 
lente à l'anglais « directory ». (1) 

c) Toutes le» notices devraient être rédigées par 
intéressés eux-mêmes, conformément à une formule ou a 
un questionnaire. C'est le moyen d'être exact. Les meil- 
leurs annuaires conservent leur composilion typographique. 
Ils envoient chaque année aux intéressé» l'épreuve de In 
notice qui les intéresse, en demandant de In compléter 
el de la corriger. 

d) Il faudrait dans chaque pays une centrale d'adresses, 
ou tout au moins une organisation générale des adresses. 
I es élément» de cette organisation seraient : I" les registres 
et fichiers de l'état civil et de la population tenus par les 
villes ou des autres administrations; 2° les annuaire» 
généraux ri spéciaux public* (adresaîert, directorîes, livras 
de téléphone», de chèques postaux, etc) ; 3" les adre-sier* 
manuscrit» établi* par les institution* spécialisées; 4" les 
renseignement» que le» particuliers srraient invités h 
fournir. 

241.334 ALMANACH. CALENBHUH 

I. ulmnnach contient, r.utre le calendrier, de» renseigne- 
ment» astronomiques et parfois de» prédictions sur le 



(I) L' Institut nitrtn.itintml de Bibliographie ■ ■• 
. ensemble de desiderata documentaires dans son 
,'lniiiiuiFi' Je fa Belgique sctenli/i'qtie, arttsliuue ci ftttérofri 
(publication n" 71), 



temps. On y ajouta aujourd'hui certains rirnwiipiTmrnhi 
iaux (alinanach du laboureur, des missions, du pèle- 
nn) i'.n général, raJnuuuscii est art owïtrgc populaire. 
M pénètre jusqu'au fond des campagnes. Il s'ariogt 
venj la spécialité de In prédiction du temps, (I) 

L'origine des nlmanachs est très ancienne. Les Grecs 
donnaient le nom d'almanach aux calendriers égyptiens. 
Registre ou catalogue rui comprend tous les jours de 
l'année distribués par moi» avec les données astronomi- 
ques, des notices et dales relatives aux actes religieux 
i ivils piincipnlement le» saints et le» fêtes. 

La succes'ion des phénomènes annuel» el les divisions 
de I année se rencontraient sur le» monuments publics 
bien avant l'emploi des tablettes mobiles. 

Un almonach est imprimé chaque année k Pékin eut 
n'ri presses Impériales el lire à huit millions d'exemplaires 
qui Mini aussitôt expédiés dans toutes les provinces du 
Céleste tinpirr. Et l'intéiêi qu'y prenaient les Chinois, 
la confiance qu'ils accordent à ses renseignements et a 
ses ptêdictions étaient tels que chaque année ces huit mil 
l i d'exemplaires étaient tous vendus jusqu'au dernier. 

Le calendrier astronomique publié comme contenu dans 
les almaiiachs et dans beaucoup d'annuaires, indique 
l'ordre des jours, des semaines, des mois, avec les nom* 
de si intt, les fête», etc. 

On a souvent donné le nom d'nliminncli aux publica- 
lions officielles ou officieuses, annuelles (almanach royal, 
almanach de Gotha) relatives aux administrations des 
Etats, celui d'annuatie» aux recueils de statistiques des 
Etal» Mal» ces dernier» annuaires se sont considéroble- 
uu-nt amplifiés, (2) 

241.335 ANNEES. 

a) I.e» . armées I (Jahrbûcher, Yearbooks) (telles 
I année philosophique, l'année psychologique, l'année so- 
ciologique (J), l'année électrique) sont des publications 
qui fendent compte plu» ou moins complètement de» 
travaux faits dans laïinée sur une science déterminée 



il) 1-e céièhrc Sarragoïnoo, almanach espagnol, t < b ■ 
rappatte-t-on, 50.001) exemplaire* annonçant pont tels 
jours | r |,i.in temps, SlI.Oiltj mitres annonçant le mau 

La moyenne des appréciation» de.n lecieur* se 
uLuniicndrait favorable au latent de divination de l'éditeur. 

f2) Eiemple: I'« Annuaire du Canadas 1927-28, publié 
par le Bureau fédéral de la Statistique, -tel ion de la Sta- 
iimi jii- ,'ér(érale (un volume de 1,122 pages) porte ce 
sous-titre „ Répertoire statistique officiel dei ressource», 
d* I histoire, des institutions et de la situation économique 
et sociologique dé la puissance ■. H provient pat trans- 
formalion stirressives, de l'Annuaire el Almanach paru» 
depuis 1867 

(3) L'année soctolojjirroe. fondée par Duekhcun (1 
Alcali), a repris n publication avec la collaborât!..: 
I Institut français de sociologie. Avec 150 pages d.- 
moire '-Ile en comprend au moin» 400 de bibliographie 
analytique où non seulement sont analyses les livre», mais 
encore où les faits sont répartis et organisé». 



" 



LIOCRAPHIQUES 



i 



165 



et publiés dans de» langue» difléretiie», ueinieUaul h cha- 
cun de connaître rapidement les itavaux de ceux qui élu- 
dieiu In sujets qui l'occupent et de te servit d. 
travaux. 

Ij) I fj Années canttitaanx ainsi des parties de la Biblio- 
graphie générale. Il en esl surtout ainsi poui Ica Jahr- 
biichri allemands. Man certaines Année» comportent dej 
table» de chronologie, de (ails, de contact*, etc. qui les 
font déborder du cadre bibliographique. D'autre pan 
existe souvent chez In lédaclenr* le désir d'extraire des 
couvres recensée» 1rs idéal générale» de marquer la direc- 
tion el le mouvement «cientirjque en rapprochant plusieurs 
ouvrage», 

c) On peut se demander pourquoi n'y aurait-il pu? 
régulièrement des rapports périodiques »ur l'état de no' 
connaissances comme lotîtes les autres branches d'activité 
privée nu publique en ont (industries, administrationii, 
etc.) ? la British A'socialion a confié a des comité» spé- 
cial» le soin d'élaborer des rapport» sur le» progrès scien- 
tifiques réalisé» dans une matière déterminée. C'est per- 
tnotîre n chacun (ii- suivre le mouvement de! idée» et des 
Je la science sans avoir à lin- la masse entière de 
la littérature du sujet. Pour diviser le travail, celle lAOtDTfl 
litc par quelques-uns pour tous. 

La Cbeniit-al Society publie annuellement de» rapport* 
mii te» progrès réalisés dans les différents département* 
de la chimie durant l'ai. née. (I) 

241.4 Collections, Recueils de textes. Com- 
mentaires. 

Les Recueil», le? Collections et les Commentaire» figu- 
tpin parmi les plu» grande» oeuvres bibliographiques. Lear 
établissement a donné lieu à de 1 - nommes de labeur 
énorme. 

Diverse» questions sont à examiner; la publication de 
colIrcliOM d'ouvrage* constituant chacune une individua- 
lité; 1rs recueils de texte qui ne coniilihiciit pas des ouvra- 
ges entier" ; l'examen des texte» et les principes à suivre 
pour leur publication ; la reproduction des manuscrits, 
notamment par le» procédés photographique»; le» com- 
mentaires de» oeuvres, 

241.41 Notion. 
al le liicueit as) le nom génériqiu donnée un assem- 
à une réunion d'acte», de pièces, d'écrits, d'ou- 
vrages cri prose ou en vers et aiwsi de morceaux -le 
musique, d estampta, etc Les récusai» comprennent donc 
plusieurs ouvrages de même forma ou qui traitent Ifi 
même question. Ainsi Recueil de» lois. Recueil de dis- 
cours. Recueil de pièces de théâtre. Le» grande» collec- 
tions des ordres religieux (Bénédictin* et Jésuites : les 
ttulUiidisics), celles des Lequaies. celles des tmtorio- 



II) Exempte de rapport: L'étal tictuel de la science. 
Kapporl de M. E. Picard. Article de Adhémar dans la 
Reoue de fhiloKtphit,, 1901 ou 1903. 



~ 



166 



LE L 









graphes. Ainai; Colieciion de» Père» de t'Eg 
lion des Concise», Collection tien Bottùndittm 
des mémoires de l'Histoire de Irance, Recueil 

b) Le but des Recueils et de* collections es 
et publier, sans omission ni cneur, tuvia les 
ayant «apport â une queMion. l.'impoMibiliti 
de rassembler certains document* existants 
ouvrages qui reproduisent cl analysent le corn 
riaux. Certaines réédition* ont pour bul d'évil 
blc» recheiches dans les publications Dfigia 

tableaux de statistiques rétrctpective* pub 
Statistique Internationale du mouvement de la 

c) Le recueil correspond à une opéintion bib! 
[■indtiiii'-nlftle, elle-même en çorrélatirjn avec 

intellectuelle fondamentale I ■ ■ i>. . 
Ot ne réunissent d'atiord dans l'esprit et M 
sans une forme non matérielle. C'est dans i 
I KUin a cent » I histoire est un recueil d 
Cttns lesquelles on peut étudier la loi de la 
Le groupement, la réunion de* doct 
sidérés comme des unité», de* entités de 
distinctes peut se faire de mamëie bien ditf 
le but désiré, les principes du choix, la base du 

d) Les générations ont fait succéder leurs 
nous donner les grande* collections de texte» 
ini nous les possédons maloti rutnt. Les édllt 
i&Xll cesse en se perfectionnant, comme texti 
iuriiir de présentation, 

241. 42 Espèces, type* de recueil* et coite 

Il y a un grand nombre d'espèces de 
■ ■ !lr . lions. 

aj Hisfoire. — Pour étudier les dacumenrs 
historique, cm a senti le besoin d'en faire 
critiques établies en comparant méthodiquemi! 
rtmrj manuscrits. On a compris l'avantage di 
en grandes collections (nut.-im nient les coll< 
mandes pour le moyen âge). On a de mén 
inscriptions en corpus. On a dressé le cataloe 
rtuscrit* dea auteurs antiques, on a commence 
[ocument* inédits des archives, 

En histoire on a réimprime des pièces set 
Formé dea COTPlc* ou recueils df pièce* qui se 
Clpao* instruments et les principales BDireptli 
dltlon historique ancienne et moderne. 

I a plupart des documenta liiMtorique» ont 
clans dei collections qui les ont rendu* d'i 
les exemples: sous le nom de Morturnen 
on a tecueiUi des collection» de document 
l' histoire de l'Allemagne Le • Recueil de» 
de» roi* de France « est une vaste collection if 
■mus Louis XIV et continuée depui*. 

Au commencement du XVI 11' siècle le »avi 
toute* les plus remarquable* source* 



-IVRE ET LE DOCUMENT 



241 



241 



I 



DOCUMENTS lîIBL 



imc, Çollcc- 
i, Collection 
1 i/e traités. 
il de classer 
i documents 
é matérielle 

justifie les 
.cnu d'origi- 
ér les péni- 
ales. El. 
liés pat la 

population. 
Uogiaphique 

une organi- 
se groupent 
1 pressaient 
:e sens que 
'expériences 

pensée h u- 
Limenïs con- 
icumen laites 
éienle selon 

classement. 

eâorts pour 
> dans l'état 
otis ont éié 
e el comme 



ctton». 
recueils et 

d'une façon 
des éditions 
•m les diffë- 
e les réunir 
ecl ions al le- 
ir- réuni les 
;uc des ma- 

l'inven taire 

îles et on a 
>nt les prin- 
ies de l'éru- 

été réunis 
iceès Facile, 
ta germantes 
> relatifs à 
DtdoTunnee* 
■ folio entre- 

int Muratori 
de j'm'sioire 



miéiévatè )taU*nna G'oB pmir son temps un merveilleux. 
effort de savoir et de critique el le corpus, le plus eâmplel 
de testes historique» du VI* nu XVI' iliclr pont l'Italie. 
la somme indispensable de icclierçhes. Le commandeur 
.pi a conçu el mené à bonne fin l'éduiori nouvelle 
dite Rerum lialicarutn serrprores, qui après sa mort fui 
achevée par Carducci et Fionni. I .a découvcrle de m.i 
cru» que Miiralorî ne connut point et qu'il crut perdu.-, 
la nouvelle direction donnée à la critique historique en 
ce qui concerne l'étude des sources el la préparation de 
leurs texte», les moyens plus amples et plu» exacts de 
recherche» et de reprodjrtion dont nous pouvons disposer 
dans ce nul, ont permis de renouveler l'oeuvre de Muratori. 

« Mon édition, dit Lapi. suivra dans chacune de h« 
partie» l'ordre donné par Muratori 4 son recueil et i Ile 
'il " produira - ',iui -luelques exceptions justifiée» — 
tous te» texte» et leur» préfaces. Ckaque page porteni 1 In 
.lirai h .h de l.i page correspondante dan» l'édition de 
Muratori De riches tables analytiques, fondues en une 
table générale à la fin de l'ouvrage, accompagneront 
chacun des écrits, Cliau.nr tome conservera La numération 
qu'il a reçue dan» l'édtnon originale; mata toutes les 
fois que cela sera nécessaire, il sera divisé en pnrlu-- 
dont chacune formera un ou plusieurs volumes h 
avec une numération particulière de façon que, bien que 
ces lornr» «oient publiés par intervalle >s et par livraisons, 
ii MM. facile de leur tendre leur place dans le Inhleau 
dr l'entière collection. Une numération, en continuation de 
celle de» volumes qui composent le recueil de Muratori. 
sera (tonnée nux volumes des Aggiunte (additions) publiés 
par Tortinl et par Mittarelli. Cette numération s'éli 
aux autres volume* que j'espère y ajouter moi-méi. 
comprenant de» textes que Muratori ne put insérer dans 
la collection, «oit que ces textes aient été déjà édités, soit 
inédit*, en partie ou en entier, s 

La collection des chroniques belges inédites, pan 
sur ordre du gouvernement par !a Commission Royale 
d'Histoire, comprend déjà 125 vdI. in-4". De toutes part», 
on continue n publier dei pièces d'archives el de manus- 
crits, sauvant ainsi de la destruction et de l'inulilistilimi 
relative quantité de pièces qui sont les vestiges du passé. 
Ce travail s'aceôtnpagne d'une révision comparée des 
textes pour arriver h des versions plus exactes. Le 11 
des Index et de» Tables de ces documents se poursuit 
parallèlement 

b) Littérature. — On n réuni en collections le» truvre* 
littéraires de l'antiquité rt du moyen âge: on b commencé 
à le faire même pour certaines œuvres modernes, 

Des éditions excellentes d'ouvrages particuliers ou d'un 
vres complètes des auteurs anciens facilitent a tous 
l'accès de* trésor» d'autrefois. Par ex. les Concionet lalinœ 
(Harangue» latines), le livre classique des rhéloriciens 
dans lequel Henri Eitlcnne, il y a trois siècles, a réuni 
le» meilleu» diKOUrs, extraits de Tite Live, Sol 



I m il. el Quinte Curce ; les A'arraiione». recueil de laits 
kialorique* nctrrtlta des même» auteurs, à l'usage de» 
■i de seconde. 

c) Cornrction» relïgieirse», — Patrologie. Canon. Il existe 
de vaste» collections de documents religieux. La Patrologie 

S ligne, ouvrage qui concentre toute la littérature de 
l'bgliïc de» douze premiers siècles. —Les collection» cano- 
nique» de l'époque dr t.régoire VIL ces collections furent 
composées au moyen de matériaux fournis par de vastes 
■ ijtinpiJ jiion» cnirepii=.es à I irisligatïon, ou tout au moins 
'i du Pape. Les recherches qui fuient poursuivies 
dans les archivas du Saint-Siège et dons les bibliothèques 
des églises et des monastères ne contribuèrent pas peu à 

M iveler le droit nui. inique. — Dei ftejgcjio Ponti/icum 

Homanamm de Pli. Joffé, continuée par Puttlie.il. env 
hrofiM m l't pontificat* et résument plus de 26,000 lettre». 
! Implrsjjmu coILclia Conciii'orum (Mansi) |Concilm 
■mi, omnium catholicss Ecclesiae collectio ampli>sima|. 
hlle scia complète en ■ I > volumes tiré» a 3X1 exemplaires. 
Il y a 279 -tiuscripleurs. Pour les années jusqu'à I72U. 

ont de» irpmductiuns et fac-sâxailé* de l'ancien Mansi, 
de Coleti, du supplément à Coleti par Mansi, A partir 
de 1720 on a établi de* continuations typographiques par 
Martin ei Petit, l'ouvrage a pour but de centraliser en 
'i"< 'iliiiii tous les documents relatif» mix 

concile». 

Les Anccdoia Maredsotana publiés par il.nu Cjermaln 

Mot m, m bénédictin de l'abbaye de Moredioua, sont 

00 lecueil» de pièces relatives à l'ancienne littérature 
'enne. Ce» textes, pour lu plupart inédits, sont publiés 
avec des notes critiques. 

d) Recueil* jurïditfaet. — Les recueils juridiques figu 
renl paru: I.-, plu* grandes collections. Us comprennent 
la législation el la jurisprudence ou décisions des cour» 

iHunaux. Il en sera traité avec la Documentation el 
le Droit est h ranger dan» ce groupe. 

le » Kecu.-il îles 1 mués ■ publié par la S. D, N. en 
s-itit .1. I „.i lo du Pacte, comprenait, fin 1932. 125 vo- 
lumes, avec 4 index généraux ayant publié plus de 3,000 
traite» ou engagements internationaux. Les recueils pu 
l'heui le, renseignements utiles sur lo prolongation dei 
cn K"- ur les modifications qu'ils peuvent avoir 

subis, s U , (é, adhésion», les rectification», les dénoncm: 
''"" ll il» WM été l'objet. Ces annexes donnent donc la 
situation exacte des relation» entre Etal». 

e) Liure» mp/omafiques. — On a donné de» noms de 
couleur aux livres diplomatiques. Ainsi le Livre muge 
lfc-»|.ngne), vert (Italie), blanc (Angleterre, affaires étran 
gères), bleu (Angleterre, affaires intérieures. Blue Boolt). 

Lo/fecliona de document» menii/rque». — En toute 
sriciHe il existe des documents ayant fait époque el 
devenu classiques. On en a fait l'objet des collections 
Publiée». Ex. : Classical document» of the theory of Kvr. 



luiion. Le, Maître» Je /„ l'entée «crenir/ique, collection de 
mémoire»; et ouvrage» publié» pnr les soins de Maurice 
Solovtnc et devant tamptttttke le» mémoires les plus 
importants de ton» 1> I de tou* les paya. 

La Bibliothèque igyptolugïttuc (Pari». Leroux 1879-98). 
fondée par M. Maepero, [.'auteur annonçai! un intention 
de rééditer dans une collection d'un format et d'un prix 
abordable, le* œuvres de- Cgyptologuai français dispersés 
dans divers recueil;. .1 .mi n'ont pu être réunies h ce 
Les en entrain giouper e ' constituer un 

instrument de travail, un monument 

l.e Mervice des antiquités égyptiennes, établi par la 
Fiance eu Egypic. élabora ut) catalogue général des anti- 
quité» égyptii-ini roal réuni» tous les docu- 
ment* ri -l,:i.K : , l'Egypte Le iervice a (ail diplomatique- 
ment, p ar | ÈJ vuu ,J U Ministère des affaires étrangères 
d'fcgypte. appel ,iui r-ti.ingers. 

CVrcctrons générale: — Son* le nom de Bibliothèque 
ou noms analogues, de* ouvrages aotil publiés en série. 
Pans certaines collections choque volume cal indépendant 
mais l'ensemble lorme une unité. Ex,: L'évolution de 
1 Humanité : toutes les Histoire» fondues en une seule. 
l'an». La Renaissance du Livre Bibliothèque utile 

lAlcnn) : Bibliothèque populaire; Bibliothèque des actua- 
lité» industrielle»; Bibliothèque de philosophie scîentifiqui ; 
BibUotheJt der adgetnejnen uud ptaktiaehen WisienachaJ 
ten ; vVebera illustriein- t iileclusmus. 

Les k'o^sbiicncr de Meyer (orrai -m une collection 
d'ouvraçes populaires r. Il) pfennig». Ul en «ont nu nombre 
de plus de 2,000 numéros. L'Utliversol Bibltolhejt de 
Keklam à 20 pfennigs. Nelson 't six-petice classics. Ail 
unabndged. ()) 

h) Ne pas confondre les œuvre» éditée» avec l'intention 
d en consumer des collection» cl le» recueils factices consti- 
tués ad libitum dans les liiblioll iliqnes et privée* 
par ta reliure de plusieurs ouvrages en un seul. (Voir 
reliure. } 

i) On donne souvent le nom de recueil aux publications 
diques et celles-ci sraii de périodicité fixe ou peuvent 
être simplement continuées, paraissant quand il y h lieu 
sous des numéros de suite, Ex.; Le» publications en fas- 
cicules de certains bureau* de Statistique*. Autre ex. : 
,-lnnd/e, J u Musée du Congo. Divisée en séries compre- 
nant chacune un nombre indéterminé de tomes, chaque 
tome comprenant un certain nombre de fascicules, 

On a créé des séries de monographies sou» des titres 
généraux. Ex. : Historischc Sludîen (E. Ebering). Lile- 
rarische Forschungen (E. Felber). 



[I) Pellisson M 1906, Collections de livres à l'usage 

du peuple. Bulletin de Bibln.ll . im * populaires, avril 1906. 
Bref historique des collection» q i île publiées. 

Un vœu a été émis |inr le Congre» International des 
.irs de Berne 1905. nui le» Bibliothèques professinn 
nelles (juristes, médecin», architectes ). 



168 



LE LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



241 



j) Parmi les recueils un peajui uirigL-i les Œuvre» oom* 
plètes d'un auteur. 

241,43 Publications de texte*, 
241.431 NO 1 1 

Un de» plus wniiids travaux consiste ù remonter jusqu'à 
la source, jusqu aux documents originaux, Les notions 
de» ancien» '«vanta sont éparsea dans les Œuvres des 
cdalcma. licauf ou\t di- «uvania du moyen âge ont une 
partie de leur» Œuvres éparscs dons les ouvrage» de 
commentaires. Ainsi quantité de livres anciens ne sont 
connus que par des fragments, de» traductions ou des 
citation*. 

Les fondateur» de grandes doctrines (par ex. Zenon et 
i hrysipe) ne nou i sont connus que pat des textes de 
plusieurs siècles postérieurs qui ne représentent pas leur 
pensée dans son intégrité. De lionne heure les disciples 
ou les commentateurs ont détruit l'unité du système; ils 
rn ont retranché 'elon leurs principes rt les hr*oins de 
I' m époque, les partit» qui leur semblaient les plus 
arides et encore dans celles-ci ont-ils fait des choix. 

Les textes sont invoqué j pour une justification rapide et 

sûre eh- faits, poui u UusUBtisn commode ou lr«i> 

- pan te dea idées. 

Il "B lu ut pat confondre la matière première avec le 
produit fabriqué, c'est-à-dire les sources historiques avec 
les narrations faites <"U moyen de ces sources: entre les 

i'ignagea et In transformation de ces témoignages, c'est 

à-dire les source» et les facilité- il. les déchiffrer. Il faut 
donc des textes el des textes exacts. Point de textes muti- 
lés, tronqués ou inexactement reproduit». 

La correction des textes est affaire d'importance. Com- 
ment attribuer a tel auteur tel texte si l'attribution com- 
porte des paroles qui ne sont pas de lui, ou en supprime 
qui sont de lui. Gui Palrn { 1602 1672) dit avoir compté 
d'abord plus de 6,000 fautes, puis plus de 8,000 dans le 
Plutarque d'Amyot. 

Le texte désigne les propres paroles de l'auteur par 

opposition aux notes, gloses, commentaire». La restitution 
des textes altéré» appartient spécialement à la philologie 
et à la critique, sciences cultivées dis l'antiquité, mais qui 
ont prit de nos icims de grands développements, grâce 
surtout aux progrès de in linguistique et de l'histoire. On 
ne saurait trop recommander de recourir à l'étude intelli- 
grnle des textes ; . C'est, a dit In Bruyère, le chemin 
le plus court, le plus sur et le plus agréable pam (oui 
Itenre d'érudition, s 

241.432 REGLES POUR LA PUBLICATION 
DES TEXTES. 

La publication des textes a donné lieu à des règles 
cl recommanda lions diverses dont voici les principales. 



■illcu 



ts usages cl 



Llli'a unt été dégagées peu o peu des 
codifiées. (I) 

a) Publier les graux, ce qui est différent d'un 
choix de morceaux ou d'une collection dite de i chefs 
d œuvres » ou « de glands classiques ». 

b) Publier toutes les oeuvres de la littérature dune 
due langue on d'un certain pays et d'une certaine 

époque. 

e) : : textes d'aptes la méthode qui préside 

aux travaux philologiques et avec un appareil 
appfoprséei 

d) Présenter les eruvres telles qu'elles se «ont preten- 
qu' elle» sont apparues à leur contemporains et 
conformément à la dernière volonté de l'auteur. Repro- 
dulft [> texte de ta rjettkaars édition a| dam l'orlhogi u [,. 
du temps. 

e| Accompagner l'ouvrage: I" d'une préface d'ouver- 
ture large et vivant*; 2" d'un appareil critique; 3" de 
note»; 4" d'un glossaire de termes; S" de variantes; 6" de 
cernent) bibliographiques. 

f J Les enfilions critiques doivent être établies en Fotic 
trou directe de la tradition manuscrite el non sur la base 
d'une édition antérieure. Le texte ilnu reposer sur l'en- 
semble de» manuscrits qui peuvent avoir une autorité, 
el non sur un manuscrit arbitrairement isolé des «unes, 
ce manuscrit fût-il le meilh-ur. 

On publie les texte» des éditions critiques, présentant 

les variantes de différente» impressions et s'il y a lieu les 

lions de manuscrit». Souvent les édilions 

«ont accompagnées de l'indication des sources et d'un 

commentaire historique et philologique. 

g) L'apportrt ciifique signale tous les endroits où r.n 
peut soupçonner soit une faute de composition, soi! 
faut» d'auteui nu négligence d'auteur, il relève toute 
contradiction, toute invraisemblance de fait, tout anachro- 
nisme, toute obscurité ou ambiguïté, toute incorrection 
grammaticale, toutr anomalie métrique nu prosodique. 
tout* i pluiipartitios s orientée, tout manque de pfo 
portion, de symétrie. 

h) Nurnirotagc, tenvoh numériqwn, casinulrort, linêa- 
tlon. — Dan» les éditions critiques des œuvres en vers. 
on numérote les ver» de 5 ui 5, de 4 en 4, de 3 en î, 
ou d'nprèa l'analyse ries sttophea et outres grandes unités. 
Pour la prose, à l'intérieur d'une division préexistante, 
livre, chapitre ou paragraphe, on a proposé de diviseï en 
phrases el en incises. Les phrases formant un sens 
001 numérotées par des exposants préposés 
5 sed.... 6 tamett, A l'intérieur de ce» phrases, des Ixk 

(Il I i d'édition de la collection des Univn 

tance. Principes de la Société des textes français 

très, - bliivet Louis: Règles pour édilions critique!*. 

a et recommandations générales par l'élnblias^nuui 

de» éditions Guillaume Budé. Etabli» à l'usage des colla- 

borsteura de l'association Guillaume Budé. 



241 



DOCUMENTS BIBLIOGRAPHIQUES 



I 



169 



,;, un complet peuvent .ire distingué» par deji lettrine» 
SB eïposatn : . Sed... "Hune antam... l>non modo ne. 
. f cd ttiam.. i Semblable division dispense du numérotage 
qui augmente les Emit de composiiit>,i. Elle 
in .l'nilleuf» de meute don. l'apparat des renvoi» 
rùrif., ce qui diminue le travail, les chances d'erreur 
El l.s h..i de correction. Un tel système rendrai! possible 
poui l'aven, r les renvoi» précis, indépendant de toute 
i nation et li neutron. 
I) La déposition, - ! oraqu.'ujje traduction accompagne 
;e»te pour en Udiitm I intelligence et en constitue 
sorte de commentaire »uiv,, chaque page de la tra- 
in non leeevra le même numéro que la page rie texte 
innte. Le» alinéa, de la Iraduct.on seront le 
même» que le» alinéa, du texte. Les numéros de» cha- 
j. iiits et nu-res révisions importantes du texte seront 
répété» dans la traduction. 

() Ml '"-■ '» alinéa» (aller à U ligne} à chaque 

1 '•< trajmpne, à chaque grande unité 

lellc, à de, intervalle» de III h 211 vers, À cl.aque 

içon de texte tUlissanl ... ,,,„ phrase au sens com- 

■le du tronçon constituant une sorte d unité 

me. Cela facilite la consultation et évite pendant 

I impression, de trop nombreux remaniements de lignes. 

lorsque de» erreur» sont à corriger, 

k) Entre deux renvois numériques, l'apparat critique 

«I an mutés cniiuue. séparée» par de doubla. 

trait» verticaux | ,\ . U,,,,,. jniU -. ejttthitie correspondrH 

troujon de texte nettement délini. tel que se» limites- 

'i<i'-ni dont toute, le» source» visées. Ex : 

| erar alius Prise: eral B. Non, aliii, erat DE jj 
I Fitrea cornant*. — Les livres, chants, elmpit.es. para 
■lies, actes, «»», contenus clan» choque page seront 
ncé» par un litre courant. 

Rimait et index. ~ Rien n'est plu. fatigant: à 

«ltel qu'une mie de renvois du type usuel. J. tl I 

"I. *. 5 i II. V. 13; XIV. Vil. 22; 25. Cela tient à ce 

"' "M divers .-mois n'y sont pas de même forme, et 

qu'il faut faire attention s L nature dc> .ignés 

lr P " 1171 leprésentent des abréviations, On aura 

tage, tout .01 moins don» les Index, a employer de. 

^'rTresarahra .éparé, par des virgules collées, en libellant 

chaque renvoi sans souci des autres et tous forint 

û V«^. : L 3 ' 4: ] ' X S; 2 - 5 - "■■ «■ I «i 

• Malgré l« répétition de, chiffre» de divisions 
«eeneure*. ce système économise un peu de place et. 
même temps qu'il repose l'ceil et l'esprit. 

rlj Parfois d arl8 ] a pll b[ iai , Jon J n le%la Bpfhs ^^ £| 
"■'I-......0,, de, «,urce, t I" on conserve certaines imper- 

»«t« .u, lieu de les maintenir k l'intérieur d'un 

•■ qui doit servir au. études, on peut le. rejeter en 

-?' on conserve les titres traditionnel, des articles 

'"dispensables au» lecteur», mais qui ne »e trouvent pas 

"•n« le manuscrit reproduit; 3» pour rendre le texte 



Plu, utihsable on le „„„„„ d'ap,*, mMhogrrqtbc mode,,,,, 
(latin ou langues vivantes); +■ „ n r*-tol.lir te, références 
■**• dan. le texte lor«, ue celles-ci ne le «ml 

Z4 1.433 TYPES DE PUBLICATION DE RECVEJLS. 

a) Pour explique, Arialota, Albert le Grand se livre 
i une paniphraw exlen.ïve, qui suit le plan général de, 
auvrnge,- et où l c ,e xlc de, version, latine» est ab 
=n entier. Paraphrase bourrée d'interpolation», entaillée 
d observation, personnelles. incorpora,,» une foule de ma- 
tériaux emprunte, aux commentateur» arabe» et juii 
qui «'inspire du souri d'imtie, des profanes à un im„. 

" D'interminable, digression» , ur dive.» 
sujet, vienne», entrecouper la marche des idée,: pre-fer 
*""■■ *âW««toriM /aoi/mui est >„,e formule favorite. : 
dorment Impression que l'auteur a voulu y ,™, 
une érudition inépuisable. I 1 I 

M Une récente édition de [a Somma Théorique de 
St I bornas par A. D. iertillange. O, P. (Tourna,. De.cléc 
l92 ■ I ' , ic ■"•"■' = u < Une même p BBe , divisée en 

deux . on trouve l'un «us l'autre, en bas le texte I 
en haut la traduction fi^çau*. L'article comme dans le 
texte est encadré de se» objections et d e ses réponse». 
Au bas des poge, ses note» très brève» et peu nombreuses 
pour ne pas alourdir le texte s'y ajournai chaque foi» 
qu'il y a lieu d'élucider un point obscur on une difficulté 
textuelle. Chaque volume est suivi: |- d'un appendice 
donnant de» note, explicatives concernant le texte même 
du Imité et le„ idées générale» de St Thomas et concor- 
dant avec le» note» exposée, ailleurs ; 2" d'un appendice 
contenant dr, ren.eignement. technique, d'ordre plu» 

"'"''■'''' ,l '-' •"■'<" '" doetriai contenue dan» le traite : 

m le.quel» cette doctrine peut être . 
sagée; 3" table analytique de, matière». 

e) Une nouvelle collection dénommée « Documentai!. m 
irvernntionafe , vient de paraître. Le I rat consa 

ai 1 Conateniinople et les détroit». , Non sommairement, 

dit M. de Lnpradelle. non paa quelques aperçus. m «i, 
m etlenso l'intégralité des pièce, que le gouverne,, , 

=s de» archive, ru.ses. Il M pour,,,,, 
s'agir ici, suivant le* stricte, règles de la méthode docu- 
mentaire, que d'une Irèduction intégrale, sans bu. 
nmi^ion ; tonte coupure semble en effet toujoura plu. ou 
moin, subjective. La seule méthode mime» scientifique, 
qui porte en elle-même jusque dan, l'apparence, le ca 

tère et la preuve de ion objectivité, , 'est la public, , 

intégrale... > 

Le Dr Mardrus. confrontant et colligeant de» variante* 
innombrahles de l'Histoire de la Reine de 3.O., ère., , „ 
texte arabe dont il publia la traduction. (2) 



(1) Maurice Dew.,11 I 1 , N |„ 11 ^lellertu,.! d'Albert le 

»Tr ',, n*" de " ' air * et d « ™*». W33.III V 

(2) hasquelle. Pari» 1917, 




170 



241.44 Commentaire» de» textes. 



LE 



La publication de textes ne- va pu;, iui. 
h|ui dépassent souvent le? --imi'lr tei,<!ilii<î«-ij 

pIUTlITlf JJOlll ]Jrllrltt'T |1|S.fll,'i 1,1 |l,']|,l',' ,|, 

commentaires tant Immenses de U Bible. 
I .ilmud. des Sentence» du Lombard et de 
récctiunei niés .nli-i Ji.-j] juiinri» 

Le» commentaîciii* donnent de*. 

!'i!M'i.t tes versions d'auleur» en ît 1 
source*. II y a de» cas [pu ri di 
Doute ), ou l'on n'n limité le» note» que pi 
île donner encore du texte atlfRtftfll ftui rli 
l'endant des siècle* lu culture a COB 
■ au lieu d étudiei pat l'observation <• 
lea réalités I 




241.5 Catalogues. 

I. Nutiont. 

n) Lu colatoRuc constitue lui' I 
caractérisée. 

Le ratalojiue rat nussi une lui !li i 

qu'elle soi; appliquée "i I échelle d'un ouv 
qu'elle prenne place parmi le* éléments 
complexe. 

b) Le catalogue a été défini : I .in 
ju-ssi; inte . int rie rhoiies tl Mi (m 

I - catalogue dunne le« ctu iucs de* 

qu'elles résultent de leur examen et analyse 
est le «document» dan» lequel iruit . 

in le-» inventaire» (relevé), I 
clef» de. collection», 

ri il y a des terme» synonyme» ou équival 
avec des Ken» que l'usage a distingué, a rai 
bul proposé. 1-e catalogue e<t une liste rais 

loin, avec méthode, dans un 
connaître l'importance de I ensemble et »oii 
détails parrculiers Mir climiue nbjet. 

Le tie.iombremenl tend surtout à 
c-lnivri^ an de-ï perrtonni'f. I. efat l--nd a I 
l'r-tarie situation des chose* afin i|tte la li 

t OIllHr ■.'. i Ilfil i '-'il y a Hou 

lii.iuiir. à lei comparer avec d'nulre l il" 
nature. I 'iMJcnloire eHt la liste rJei objet», 
pour rfct luis iuiidiques mi économique» 
après la mort d'une personne, dans m ui.i 

dann un musée), il a potll but de 
li valeur lai.ilr de li-s objets DU d'en penne 
tentent», La /isfe est purement et «implemei 
noires propi i ner chacun de* objet» i 

iinuitre, accompagner éventuellement 
indications utiles. Le répertoire »iwnnle le* t 
ordre propre n taire retrouvai rl.iirun il'ci 
ce n'est point, comme l'inventaire, la liste di 



" 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



vêes, c'est pLutâi i-rli. j, , . ,,,.., . 1 trouver, il chercher, 
(Kcperirc = retrouver,) 

d) Le ca&uogtte est parmi I.-. plus utiles ,l<-- ouvxii 

mi iiiKLiunir-iii in, !i ipi n „,li| |,(.in 1rs rherclieiiis. 
pour les étudiants, C'est aussi !.. I,., ! . icquifitlatu 
scientifiques, ht forme fondamentale qui prend l'Inventaire 
de la nature des rennaissancai luiiuuincs, i.m.\* u-mn 
des richesses créées. 

e) Parmi le» diverse* espèces de catalogues, ceux qui 
concernent le» livre* occupent une place considérai)! 
sont le» catalogue» d'éditeurs, de libraire*, de blbli, 
ques et surtout le* Bibliographie*. Il en fiera traité 

les divisions ultérieur.?», 

i) En dehors de la documentation proprement dite rt 
des catalogues auxquels elle donne lieu, il y a les catalu 
gués des ohjeu, des êtres, des phénomènes ci des pet 
sonnes. 

i>) Lu immense travail (cotnlograplue) se poursuit, avec 
plus ou moins déclic de division dan» le travail, de 
continuité dans l'effort, mm* il se poursuit inlassablement 
à travers les âges. On doit ])ar la pensée entrevoit li 

moment où inus ces éléments pourra tri concentrée et 

constituer un seul ensemble homogène et organique, on 
Catalogue Universel oortl le Répertoire lîiblioftmphjque 
Universel nu serait que la partie consacrée aux Livres ,-L 

aux Documents. Ce sérail d'i Inestimable vnleui Intel 

lectuelle pour I» scicnn. I, ■ ■ ■ 1 1 ■ I ■ ■ - , i les applications 
techniques et sociales. 



commentaires 

n, -M ,1,- I et ni 

i. strteurs, Les 
du Coran, du 
nos jours des 
i. 

ns a eus ou 
idiquant leurs, 
n mental rr« de 
sr la nécessité 
aque page, 
ii discute) des 
n l'exitélirnce 



l'ouvrage bien 

:oire d'exposé, 
rage entier ou 

rl'un onviiim- 

luméralinn ,',■ 
certain ordre. 
i chose» i elles 
Le catalogue 
ées les choses. 
es suides dans 

lents employés 
son surtout du 
année, dressée 
propre à faire 

ivenl avec des 

connaître des 

faire connaître 
Sflexion puisse 

à les perfec- 
ises de rmrme 
principalement 
(liste d'objets 
iLNinn. ou une 
faire connaître 
Itrr le • recol- 
ute des 
■ besoin 

de qui 
ihjets dans un 
iix eu besoin; 
es choses trou- 



2, Caroctérisliijue». 

al Coopération <_-l , ,,r,i i, im ,|. — Les catalogues sont pal 
excellence des oeuvres collective» et commues et tendant 
à la totalité 11* vont en se complétant, se supplémenlanl 
.améliorant sans resse, d'eruvre en oeuvre, d'édition 
en édition ; le travail de» devancier» est incorporé à celui 
des suivants. Les objets n cataloguer s' accroissant ou leur 
position, situation se modifiant, il y a continuité nécessaire 
dans le travail. 

h) Pio^rês réalisés, — A raison de ces caractéristiques, 
l'œuvre catolagraphiqje s'est perfectionnée dans diverse* 
directions : I' rJ-ul.-s précisa ,i coBventionneHes pour la 
rédaction de notice» : 2" organisation du travail, réparti 

(ion des lâches et cei tl ,1, n du travail accompli 

recours à la photographie comme observateur, témoin 
objectif; +■ système 'I'-' ficher facilitant les Intercalatîorut 

er par suitfl la coopération >■ lit • ruiiiiiuilé. 

c) Les catalogues d'objets de collections sont «ornent 
de oontril utlons de premier ordres l'étude de In matière, 
Il bu est ainsi si 1rs autrui* l'attachent a analyser minu 
entent le» objets catalogué*, n rn donner des descrip- 
tions qui correspondent n de véritables * diagiioses », si 
en outre après l'analyse de résumer les vue* 

de «3 M Introduction ou Conclusion, 

enfin s'ils adjoignent une bibliographie et de* référence?! 
oui collections similaires. (Ex. Le catalogue monumental 















- 



241 



DOCUMENTS BIBI 



ries m-i! uiiu'ht . , lU Musée instrumental 

de Bruxelles, par Victor Mnhillon.) 

d) l,s ,|.m, n, „„ cataloguées permettent d'établn 

les catalogue ■ l , collections déterminées de spécimens ou 

duplicata ,i, de simples inventai»» renvoyant pour 

> lions Faites une fois 

pont loue, 

I ipeecs de coto/oKiic» 
Les catalogues sont de diverse» espèces ; 

I" Quant h 1 objet auquel ils se léiêrent; a) catalogues 
matières, ètir» naturels, phénomènes, faits et 
événement!; h) Catalogni des documents auxquels ont 
donné lieu le* d 

î° Quant à retendue ou champ couvert: a) catalogue 
ii existence (l'universalité de* choses ou de* documents 
similaires) , b) catalogne d'un ensemble, d un dépôt, d'une 
collection détr i initiée. 

3" Qiniiii ,i l.i l.nnic matérielle; a) catalogue en forme 
,l, registre; b) catalogua en forme de fiches. 

4" Quant eu classement les diverses bases de la clas- 

ili.'.iiiuh. iii.iiui, , i, , i. nl pit, iortne, langue, etc., expri- 

iiii'-i-m pat len divers types d« notation, mots rangés dans 

I ,,,•!,. alphabétique, numéros, symboles, numériques ou 

littéraux. 

4 7 gp*n de cataloguait, 

1 itaioguc* d'étoiles. - hes catalogues d'étoiles sont 
de» tables contenant, POUt un lieu et une époque détci 

minés, l.i liste ,1 toiles lises visibles, avec indication, en 

irgurd de chacune, de ses éléments astronomiques, savoir: 
longitude et latitude crlrsles ou ascension droite er déclt 
naisan < Kl a !.. longue tradition des catalogues d'étoiles 
.1 Hipparqirc (1022 étoile»), Ptulemée, Albategnl, Ouloug 
Ucy. ['yebo Brulié, Kepler. Hevclius (1654 étoiles), Flam- 
steod (29(0 .r.ules), LsjcaiHe Vers 1870. grâce aux 
travaux de LcRiwmiei. Moyer, Bradley, Maskelmé, de 
^arh, Delnnihrc, Piazzl, Be*sel et d'autres, les obsnva 

poasédaienl des catalogues contenant plus de I00.IHHI 

étoiles des deux Kémisphères, jutetu'a la 12" grandeur, et 
ensuite I, i stslogues des nébuleuses dressé par W. 
Herschell, Mesilet, etc. (4000), La connaissance des 
temps donne chaque année un catalogue des positions 
•' "' Certain nombre <l étoiles (remarquables avec les 

Variai • des ascensions droites et de longitude pour 

tous tes duc jour». 

V in. II. m, -ni lea Catalogues visuels des étoile» donnent 

equatoriales de 300,000 àr ers astres. Le 

catalogue photographiquei emljrasse à peu près deux mil- 

Hofla il étoiles Œuvre colossale, dont l'initiative prise par 

,i,i. à 1684. Immense inventaire eél 
qui triiitsiiirttiii au» .intsunomes ie l'avenir l'étal du ciel à 
notre époque, 



- 



. IOGRAPHIO 



! 



m | 



b) Flore et faune. — Le» flores, les faunes. I.'i prattlO 
mes sont en un certain sens des catalogues ou leur pro- 
longement, lli donnent une description complii 

n I . t des niiiiiitm», tous ou certaines espèces, d'un pays, 
il une région, d'une localité, de leurs propriétés utiles. 
lia sont ■ouvenl accompagnés de cartes botanique» ou 
ïoologiquea, d'étymologie des noms, de tableaux „n.ilv 
tiques pour arrivei au* noms dea familles et des Kenrei, 
ii un tableau synoptique des Familles, d'un.- table alpha 
bélique des familles, de» genre», des espèi 
synonyme». Ils «ont accompagnés de figures. 

Une société d'Allemagne est en voie de publiai 
Piodiointi* du règne ei.itnal, 

■ l)as Tieneich • est le litre d'un grand oui 
de résumé ïnolottiqur entrepris par la Société zuuiogique 
d'Allemagne. 

c) Catalogues commerciaux. 

Le catalogue est une liste et une description de pioduiti, 
uns I ' D au public des qualités commerciales de 

ces produits, C est un commis voyageur silencieux. I r 
cataloKUe est une publication destinée à amené; 
affaires. Dans son catalogué le fabricant décrit les ... m 
et l< détails de ses marchandise», les facilites dont 
il diipoee pour fabriquer dei produits nttlformi ■ El di 
bonne qualité. Il y MAW en revue les procédi ■ b i.,.l.n 

■ ttten et I m d> li-nr fini. Il - | , h ■ p«i tuus 

le» moyens en son pouvoir de convaincre le lecteui que 

nardhaiMUM» qu'il fabrique ou qu'il vend sont i 
Usent celles o-ul Km. conviennent le mieux, à l'exclusion 
lUtra, 

Lm catalogue* commerciaux ont acquis une grande 
"tance. Les notices donnent des caractéristiques. Le» 
objet» sont nemérolég : ils portent parfois aussi les mots 
d un code conventionnel. Des soins considérables sont 
apportés ; présentation esthétique, illustration abondante. 
rédaction technique, précision et information scientifique 
Les prix, variables, s.iiu souvent indiqués dan* une 
distincte du catalogue lui-même. 

d) Catalogues-guides. 

t ni forme nouvelle cle catalogues se multiplie. Quand 
le Iravail d'inventorier ou de puhlier toutes les collection 
dépasse les forces d'argent ou du travail, on établit un 
guida à tinveis les collection*, guide donnant des Indice 
lions à In toll lu! rinitilution, son organisation, «es fonds 
divers. «en ouvrages itnporninta. 






241.6 Tables et Tableaux, 

I, Votions générale*. 

m) Il est en voie de 8? constituer NHXte une technique 
des tables et du tableau (tabulatinn t , Le texte en ! 
DDBll ."«graphes se dêduuble d'unir labulation, 

texte en colonnes et en caaes. Le résulta; du tableau. 



172 



LE L 




t'est de mieux classer les donnée» pat affin. 
donner un ordre de suite, directement vinbli 
en lumière, d'éliminer le» lacune» et les ré 
faciliter là compaiai^on, d'ajouter aux cotre 
1rs diverses donnée*. 

La table consiste donc en une rctl>. 
présentées mi'-tfiodiquetnent de laçon qu'on p 
l'ensemble d'un seul coup d'œil. (I) Elle* 
de simples léauméfi et s atlar.hint BUS point» | 

h) Quand il s'agit de données formant de 
des collections de faits, il y a avantage: 1° à 
diser la réduction ; 2" a disposer Les données 
avec colonnes affectées è chacun des élém 
gistter. On peut ainsi le* consulter selon 
■is et on obtient "m- uniformité -im 
facilité de consultation. 

e) Dans l'imprimerie, un comprend sou» I 

i générique d>- iTaWeaaju»! tous les ouvreg* 

à Mets et à accolades, tria que statistiques, re 
tarifs, prix courants, factures, ete l 1 tabli II 
encndrëe et divisée eli camper liment* néparés 

d) Dans un sens figuré un tableau est un < 
ramique de I état d'une chose ou d'une que» 
rsl, avec ce sens, donné à certain» documet 
estime désirable de voir établi] par intervaili 
dei progrès des sciences nt toute matière 
Science*. ) 

e) Il y a un ntuitd nombre de catégorie 
distinctes de tables. Il n'eut traité cî-npres i| 
ci paies. 

1 I ableaux synoptiques. 

Le» tableaux synoptique» ont pour but i 

d'embrasser du même coup d'œil le» diverses 

ensemble, d'en offrir une sorte de vue d'er 

tableaux autres) soit à faire rewwrlh claireiu 

■ Il .ition, soit à facilite! les comparaison 

s, de» temps et des pays di If été nia. 

Il existe donc deux espèces de tableaux 
I" ceux qui ont pour but de mr-tlre «ou» 
enchaînement scientifique (ex. tableaux de» 
Jussieu en Botanique) : 2" ceux qui ont pour I 
Ici les lait» comparés. 

Le tableau synoptique placé n In lui 'I 
d'un chapitre, d'une leçon 1" fixe la < 
2" facilite la récapitulation. 

Les tableaux facilitent nimpiéhenstoii et 
parlent aux veux. Ainsi pat ex. dans la gra 
le loblcau des déclinaisons, le IiiI.1k.iii de! 
-■•r a établi d'importants tableaux «yi 



(I) Table vient du latin Tabula, pis 
plat de métal ou de pierre servant à écrit 
d'où écrit, liste, registre et enfin peinture sur 
de boi», tablexu. 



_ 






.IVRE ET LE DOCUMENT 



T 



241 



ilés, de leur 
B» de mettra 
pétition?*, de 
Lations entre 

des maliëies 
uisse en voir 

luvcnt 
urlnetpatnt. 

a ensembles. 
en stondar- 
en tableaux 

ents à i-nrc 
des entrées 
ajoute à la 

la dénornina- 
:» à œil 
'gistres, états, 
i est là page 
par des filets. 

-xposé pnno- 
lion. Ce nom 
its. Ainsi on 
- un tableau 

(Bilan de» 

s ou espèces 
,ue de» prin- 



de poMM 
i parties d'un 
îsemble, Ce» 
ent une clas- 

s elltr 

synoptiques : 
le» yeux un 
ttu-iliode» d» 
but de rappe 

'un on 
:onnaissance : 

poénoiti îla 

mmairr on a 

v.u !►,■*, etc. 

loptiques de 



aïs, morceau 

e ou i|tȕtr, 

un panneau 



_ 



.Lu' u m eut» de In «ociologl» avant d'écrire »e» principe». (I ) 

Condorcet pariait rie tableaux synoptiques par lesquels 
les élève» pouvaient parcourir une véritable encyclopédie. 
I '.'s siuJiilique». 

Il c*t tout an ort. le tnob .m -tatistique. Cet art 

^•ppé parallèlement à la rue. et «ou* 

l'empire de* urunds Iriivaus BCcompiis pur l'Institut Intel 
national de Statistique en vue de préciser, rendre compa- 
rable et étendre le» donnée* nsunérl , 

Un tableau statistique est un grouprmeui de dm 
selon un certain ordre Lrëj parlant, oii le» rapports re 

te» donnée.» sorii , upèe ti n il 

autant que imi la mention insciite : tableau dp» prim - 
pale» valeur* de 1 encaisse de» banque», etc. 
4. TTtfrfcs crirouiî/egrq/ucs, 

Ce genre de table» dispose les matières en ocdi< 
date. L.n histoire elles sont nombreuse*. Par ex. Table 
chronologique des chattes et cllploraea Imprimes eoncej 
naut IliisLoire de la Belttique (Bruxelles 1866 1892. r> v.l 
m 4 ) pan A. v7autenj, soin In aitspicea de I i 
de Bruxelles. 
S 1 noJej génénlogrgue». 

Ce» Lablêî ont pour objet de montrer clairement II - 
lien* de parenté, descendance et alliance existant 
membre» d'une même famille humaine. Elles ont «ne 
grande importance dans le* dynastie», les famille-, prifl 
cières, les familles nobles (voii armoiries, blasons) et, à 
cause de» héritage», dans toute» les famille» en général. 
6. Tables dmerses dans le» sciences rnal/iémalnpi - 
p/i</sî<jues et naturelles. 

In science, on nomme table un cadre renfermant les 
résultats numériques soit dé calcul» effectué» directe! , 
«oit d'expéiienscii. Ce sont donc de» série» de non 
ou d'observations que Ton inscrit dans un ordre mélhu 
diqur pour faciliter le» leeherches, 

I" Lu mathématique» le* table» ont pour objet d'éviter 
à l'opérateur des cbIcuIh louas ei pi .ul-l.-- ni ni donnant 
le» résultat» calculé» dans les hypothèse* aussi voisine? 
possible lea une» de» autre». Tel est l'objet des tables 
de multiplication, de logarithme, de sinus et de taiu 
de ronctioii elliptique et la table de Pythogore ou tabli 



II) Spencet. Heil" ptJT* Socrolegy or fsrnups 

o( Sociologica! fact». (En français |>ai James Collier. Paris 

AI,, .m, I vol. in-folio. | 

H. Spencer a entrepris avec- l'aide de i collaborât 

■ .'■«cnii-i l' inventaire classé des (mis sur lesquels doit 

r toute sociologie. Ce» fait» ont donné lieu à des 

tablai historique» synoptiques iliversr» en colonnes d après 

ill», et eu extraits textuel* d'ouvrages tda 
d'apte» le sujet social traité. L'œuvre devait s'êi 
BU , ,1 civilisée:*, aux sociétés civilisée» tombées 

.,, décadence et aux nociété* civilisées encore florissantes. 
Un premier volume seul a pu ètTC publié d? inut le travail 
\é, car Spencer dépensa 4,425 livres ri ne recouvrit 
par ta Vente que 1,054 livre» 



241 



! H M UMENTS BIB 



«t. multiplication donnant loui le» produits de dix par 
nombre* simples tmiitipliéj deui paj Lux, C'est le type 
os ancien, le type classique de» tables numériques. 
2* En istinumnie. les tables ont pour origine des calcul» 
: ,'is empirique* fournies par l'observa- 
tion, sait ui des lois mathématiques de la mécanique 
: blés roumj ... ,'i de» s^rificatrons journait-tes 
iciuj (par ex. le» navigateurs). 
i En physique et en chimie, les tables n'ont plus d'au 
"■ origine qtm l'expérience. Le» lois de phénomènes 

!eau des val 
-liquidantes, des causes agissante» el des effets 
produira, (I) 

•1 (juelle que -oit l.i nature du phénomène réduit rti 
able est à simple ou a double entrée, suivant 
■ iill.-il nu IViii'l dépend d'une seule Cause BU 
donnée nu de deux causes ou donnée». 

al Une table à simple entrée tir contient que deux colonnes 

renferme la voleur de la cause et l'autre celle 

• flrt. Les cases de lune et l'autre colonne se cours. 

uivanl une règle convenue qui i 

l 'il'.-ini ■ s 1 1 « pour base ordinaire la juxtaposition. Le» 

tables de logarithmes, da sinus, de tangentes, un grand 

iiKiuLire île tables astronomiques, les tables de dilatation 

par la chaleur, etc.. sont des table» 

ri simple entrée. 

l'I t es table» à double entrée sont formées de h 

OU rnoini prolongées et en nombre plus ou moins 
itiand, »rlon que l'on a donné plus ou moins de valeur 
i chu l.n,' de* cnuses considérées. Eu général on les 
dispose de façon à former un cadre rectungulaire en in» 
crivanl sur mu i.ititale différentes valeurs d 

auae, sur une ligne verticale II valeur de la 
•econdr cauiir, et en suivant le résultat dan» la case 
placée h l'intersection de b colonne qui correspond i 

i valent de lu première cause cl de la ligne qui coq 
pond à celle de la seconde. Telle» sont : la table de P\ 
gore où les deux don leox iaeteurs du pm 

dur': là ublea des Fonction* Uipiiqu. . OÙ ti 
■ont I ;>mplitude et l'exeenlrieiié. 

r) Une tablr ,v triple entrée, c'est-à-dire une table ou |i 

:tal dépendrait de tioie données poui être cotistiuite 

■ - le même principe, exigerait le» trois dimensions; 

ttlie r,. etau .!■ ilisabla sur une feuille de papier 

h moins qu'on n'eut racour* su* procédé» de la géci 



(I) C Bïtîourrlaii -- Le clifnai de la France. 1916. 
I^cs tableaux résument un nombre immense d'ons 

'.lemeiit et lahorieuaement poursuivies pni 
pléiade 'I abaervateurs. munis ( 1' il; . mailleurs Instrumi 
^ervi n construite les rradl 
iRunédintement d'une manière claire II» offreat le moyen 
de tiiiir.iiii . | . ;. | | ■. .pin i que l'on vaut, Un val 

• nne« mensuelles de la tempérai , d" I" pn 

le comme s'il y avait eu lîi une stain. 

lue. 






_ 



■LIOCRAP. -IIQUES 



173 



descriptive. Habituellement on y supplée, ce qui est loin 
d être avan(oj;etix, en formant plusieurs table» s. double 
entrée, dont chacune a pour argument tu valeur de la 
troisième cause. 

7 / ailles tle confiantes numériques. 

Iji compilation dp» données numérique» extraite» de 
un-moires divers (coefficients) donne lieu à Un type 
rage sur' gcnerr's, 

Le» Fables uwneUes internationales de constante» cl 
donnée», numérique» relèvent les donnée* les plus impor- 
tantes de chimie, de physique cl de technologie. — Le 
vol. IV comprend environ 1300 pages de tableaux, On, 
rn a éliminé le» données qui dépendaient de» conditions 
expérimentales ou ne rapportant à de» systèmes mal défi- 
Les titres de;- mémoires correspondant et une certaine 
•graphie accompagnent chaque tableau, C'est là ce 
qu'on a appelé la « documentation numérique >, 

Dr» Tables critiques in n-i nationale» de» données numé- 
rique* de physique, chimie et technologie sont publiée» 
aussi par l'L'. 5 Bureau al Standard*. Le Conseil national 
de» recherches américain a créé un comité chargé de Iq 
publication des table» critiques. 

Il serait désirable de voir s'étendre à toute» les sciences 
la publication de tables de caractéristique» ou constantes 
Ces donnée» essentielle» dans la constitution de» sciences 
ROUI éparse» dans un grand nombre d'ouvrages et de 
périodique». La documentation nécessite sans cesse le 
groupement et le regroupement des données acquises, 
leur systématisation, letti critique, leur publication limitée 
à telle ou telle classe de données. 

8, /<iWcs des loti de la science. 

Il est désirable de posséder pour chaque science un 
toirc méthodique et concis de» grand» fait» établi». 
itn recueil des lois qui nerait pour les idées générales de 
celle science ce que «ont. par ex., pour les faits les 
reçu.. -imite* numérique». Parmi les prétendue- 

lois el .> :int règles universelles, il y a lieu de Faire 

un tdi données pour chacun de» principe* 

■■ré», des sources bihlioamphiques permettant de 
retttottttl ;hix origines, de Ici appuyer de quelques exem- 
ple» types et d'indiquer le» exceptions, de distinguer avec 
soin ce qui est vraiment «énéral de ce qui est seulement 
i ! li dans quelques ras, ce qui est prouvé de ce qui 
que préalable. Léo Errer» Rcfue de f'L/rrioersifé de 
Braxeflet, juillet 1898, p. 34. Le ■ Recueil des lois de 
la biologie générale » de M. Herrt-ra, 1897, Mexico 147 | 
XII p., est un essai de codification de la biologie en lois 
et sous- lois. 

9. .4 o très Table*. 

Les tables M Index des malières placés in fine des 
ouvrages: 1rs Inhli-s de classification, scientifique ou biblio- 
graphique et les tableau» 'yrlércmtiques des sciences, les 



_ 



" 



,74 



LE I 






bibliographie) at les catalogue» qui énumèrent 
les ouvrait» ft divan points tic vue, ne « 
espèces particulières de la famille des t.ililci 
H en est traité 1 ailleurs* 

10. Toli/eaui (,'i-ilphi'ques. j4|fn». 

a) Les tflbWux uraphique» combinent à la f( 
tttrés rt disposés synoptiquement. des 
■OUI lyp« obéissant aus. idées de la Mailla 
hension 11 réalise l"e*posé rapide, rompit 
agréable. Facile à mémoriser C'est réennom 
qui intervient. 

Visualiser de pins en plus les données s'iiti 
une lai nécessaire. Le* efforts de notre temps 
de tfui du célèbre pédagogue tchèque J. / 
(Komenski) qui, pout réaliser le principe 
qu'il avait énoncé en ces terme* lapidaire», 
avec les choses, le» choses avec les mots I 
Wl I" siècle le premier livre d'instruction n\ 
I tairons : Orbi» senatialwm pi'cluj (1648}. I! 
connaissances prinHÛrea, le» énonçant en pbi 
en diverse» langues, et en regard présentait 
leptésenlativeri de» choses et des idées que te: 
m. lient. C'est la première tentative d'enseigne 
l.llr eut nu succès prodigieux. 

Quand l'Abbé de l'Epée. «'aidant des i 
Prreira. puhliii son » Instruction des aourds-i 
voie des signes méthodique» « (1774) et Ko 
Balte généra] de™ .«ignés employés dans la 
lourds et muets s, il était pnrti de cette 
« Faire entirr put les yeux dans ï'«pril des i 
est entré dans le notre par le» oreilles. » 

La supérloiité de la visualisation est ri 
parole et sur l'écrit qui présente le» ah. 
-mi texte. 

On est arrivé a faire un tableau ïdéologîqi 
rail un i.ihlenti peint: le peintre choisît w 
«lélirnitc et le réalise en peinture. Par li il 
centre*, et achever, par la répétition accumu 
œuvra. Qui écrit, produit, enseigne n*a qui 
bfodnue nu lr livre. Il est conditionné par 
.1 impression Avec le tableau idéologique il 
le travail de toutes parts et achever des es. 
■ ensuite établit OU compléter la série, 

b) 11 v ii 'mil un ensemble, coordonné de 
lu"tintinii On peut prendre un sujet (par i 
humain) et l'envisager à t'aide de photogra| 
et de photographie» en couleur, par la repro 
riens dessins, par les schémas, par le» r 
photographia au microscope, le diagramme, 
répartition, etc. 

c) Formes des atlas. — Le terme atlas s*e 
Il s'est appliqué tout d'abord à une collecl 

* Il s'applique maintenant également I 



" 



-IVRE ET LE DOCUMENT 



i 



241 



241 



I 



DOCUMENTS BI3IJ 



et décrivent 

Mil que des 

en général. 



lin des textes 
images de 
ute compté- 
•t. frappant, 
ie du temps 

ipose comme 
se réclament 
\. Comenius 
pédagogique 

h les mots 
*, publia ail 
>ec des illus 
I c lassait ]-■« 
■use» courtes. 

des images 
« mois expri- 
ment intuitif 

tîitistîvet de 

muets par (a 
■n • Diction- 
langue des 
proposition 
lèves, ce qui 

'ande sur la 
siractions de 



ie comme on 
n sujet bien 
peut se cou- 
ler toute une 
s l'article, la 
tes difficultés 
peul attaquer 
posé* dont il 

moyens d"iî J 
es. : le corps 
phtrs en noir 
duction d'an- 
ayons X. la 

1m cartes de 

»t généralisé 
ion de cartes 
i dea recueils 



de planche» ou lahleaux se rapportant a uns question 
spéciale Le terme nttax tetul ainsi à exprime] une forme 
générale, Lx. . Atlas photographique du Rhône de A 
Challey. Atlas of Phyaiological Chcmislry de Funke. Atlas 
lit microbiologie. Un atlas de la lune de Levy cl 
seux construit à l'échelle de t millimètre pour l.Htlil ma 
Atlas an atomique. 

241.7 Autre» espèces de Documents. 

Il Faudrait traiter ici des diverse» autres espèce» de livres 
ri aussi de documents qttti PM letti mulliplicutiiiii et les 
principes de leur établissement, constituent I. ■ farnilli 
de l'espèce bibliologiquc toute entière (le genus bibliu- 
logicum). On s* est borné à traiter sommairement de quel 
ques espèces, à en énumérer d'autres et à renvoyer à 
d'autre parties du traité et aux tabler* alphabétique*, 
placées à la lin de î'ouvrage. 

.i) CarécJifime. 

Le catéchisme r-st une rruvie qui contient l'expose 1 
iM.iin.-i de quelque science on ail et qui est lédi- > 
forme de. question et de réponse. 

La question est mieux précisée. Tous tes mots portent 
car on a soin de tenir la pensée en éveil par une question 
n laquelle l'esprit n'a pas »u répondre et dont on fournit 
la réponse. C'est aussi un moyen de diviser un expoié. 
Dr emplir, inliiii fucs sc.nl trop concises, ne peuvent p;-s 
exprimer les différence? d'urir rubrique à l'amie 

b) Code. 

Le code est un corps de lois disposées selon un pl.ui 
méthodique .( systématique, nu une compilation de loi 
et statuts d'un pny$. Un code comprend mil., ni de livres 
qu'il y n de matières juridiques. Il y a les codifications 
officielles et les codifications privées. Ainsi Pasquale Fi"re 
a présenté tout un ensemble de règles juridiques tendant 
à l'organisation juridique de la société internationale, 
sous le titre de n Droit international codifié «-. (1) Il ne 
s'agit nullement, dit-il. d'un ensembte de renie* juridique» 
ayant In même autorité que celtes réunie* dans un code 
de lois positives II n"a pas Intitulé son ouvrage s Code dr 
droit international». Il s'est proposé, «rivant l'exemple de 
Pnroldo, ensuite de Petiuahevees, de Bltmlaehli et Field. 
d'exposer sous In forme d'un code les règles de droit 
international, droit historique, droit scientifique et droîl 
rationnel, ce qui existe déjà et ce qui devrait devenir du 
droit positif — dans le but avant tout de présenter .ni 
public un système, autant qu'il est possible, méthodique 
et complet. Dans le même sens n été rédigé le projet 
de constitution mondiale de la Société de» Nation». (2) 



(1) Nouvelle édition. Parts A Pedone, 1<M|. 

(2) Paul Otlet, Constrluffon monoWe de fa Sodêii des 
Nattons, Pari*. Cres. 1917, 



Les codes sont les instrumenta documentaires de la 
matisarJon des principes, des lui» et des règles. Il 
peut y avoir de» codes d'idées et des code» de pratique 

Codes des règles d'une profession. Codes des ri 
bibliographique», Code? des vœux des Associations inter- 
na le». 

, | I /lèses. 

Les thèses sont les travaux produits pat le» étudiant* 
pOUI obtenir certains, grades rrcsdirrùque*. Leur importance 
est grande. Il y a, par ex. dans la Biblio- 
thèque de rUtlivrrsité de I y on, 1 35,000 volumes et 115,001) 
ibèse», Les thèses Fwtl avança la science sur des points 
de détail ; leur *ujct est le plus souvent donné par les 
maîtres qui aident les étudiants h le» établir Les thèse» 
citées aux universités sont pleines de matériaux 
recueillis avec soin -:t méthode. 

Au sens génér»! les thèses sont des positions a l'égard 
rtaines questions controversée» ou exposées pour la 
première foi» Llles sont explicites (formulées en termes 
mêmes pat le* auteurs) ou implicites (mises en forme pat 
il mures d'après les écrits originaux) Ex.: Les thèses de 
IVn-iorol, les propositions dont lu condamnation, cal de- 
mandé,- i Rome 

Une thèse de quelque ampleur ne peut être condensée 
, es sans perdre la plus grande partie de sa 
KxnvsJrtcrate, 

■ Il '.'uides, 

(juide e-t te titre donné à un grand nombre d'ouvrages 
nliennenl soit des renn, ijiirtnenls, soîl de* préceptes 
et des conseils de diverses natures. Ex. s le* 

eei i, Guide Jo^mic, Bu-di-kei. Guides bleus, les 

belles publications du Touring Club italien, « le guide 

mères », 

Les Guides de voyage (guide Birdeltet, guide Joannr. 

guide bleu, etc.) occupent une place particulière parmi 

1*1 livres' I , m préparation Intellectuelle exige de» voya. 

i I des icchcichej documentaires consirîénililrs, des 

enquêtes ri A* - collaborations diverses, Matériellement, il» 

'■ufois de 500 à 600 page*. avec une impression fine 

ei compacte, nu papier mince, contenant facilement bous 

• me volume la matière de quatre ou cinq romans. 

' soi typographie est compliquée, avec plusieurs corps 

olffi tenta, coupés n chaque instant de mot» en gras, rn 

italique ou en capitales : de» caitcs et plans dessinés. 

- et imprimé» spécialement, la plupart en plusieurs 

couleurs et dont chacun a du être plié et collé è In même 

le tout assemblé cet revêtu rj nue solide 

reliure souple. 

Il entrp dan» les guides un,- énorme quantité d érudi- 
tion Ils sont piépnrés par de» recherches, des notes, de» 
pondantes, des dossiers. Le guide présente un réseau 
lierait es méthodiques: le problème consiste à décrire 
lurfsce pat ans série de lignes entrecroisées: à la 



tOGRAPHIQl 



I 



175 | 



façon do» Fouille» d'un film, chaque ni.iill. h.ihi > 
étroite pour ne laisser échapper aucune ioculite un.- 
fessante; chaque croisement étant muni dtr renvois qui 
permettent commodément tous les itiiirimn--. personnels 
lia plus variés n travers les maille*, Pas de redltas, pan d'- 
il daubloni) i>. pas rie trous surtout. El erttrqua ectoae a su 
plaça logique. { I | 

e) Index de* espèces. 

Tous le» travaux descriptifs (espèces minerait 

taies; lieux géographiques; personnage» historique*) de- 
vraient être accompagnés d'index alplialiéti. t ii.-s. relevant 
tous le» noms cité» de manière à constituer une contri- 
bution directe n l'étude systématique collective du sujet 
cl entrer dans le cadre uiiiveisel arrêté pour l'organisation 
des résultats de lu science. 

I ) Kajbports. 

Le rapport cal le compte que Ton rend du- ■ 
qu'on avait icçitr, d'une eitOM ilonl on était chargé d'un 
mtamen c,u ori Bva]t à rsîie. C'est aussi l'exposé de con 

rhisions proposées au sujet d'un projet de loi, de règle 
tiients, d'un projet de résolution à prendre par de» 
assemblées d'otdre scientifique ou social. 

On fait des ouvrages intitulés • rapport lui l'état 
connaissances relatives à un sujet •. (Ex. A. T. Mssterman 
Report on [nvestiisatiori upon tlie Saltnon, 191?. ) L'auteur 
résume et met au point les éludes de ses di-vmii i>is, en 
t critique, expose ses recherches personnelle'- 

La création des grands organismes internationaux 
cialisés, tant officiels que privés, a permis de confier à 
des corps responsables et bien qualifiés II présentation 
des rapports annuels fui la situation dans divers domai- 
nes. Ainsi, par cm., tous tes ans l'Institut Interna;. 
d'Agriculture présente une vue d'ensemble sur la situa- 
tion agricole du monde. 

Des Universités, faculté par Inculte, puMu-ni .!. ■■, > 1( 
porta annuels sur l'activité scientifique originale 0( ieutl 
mattrea et étudiants. (2) 

L'administration moderne oc (ail s l'intermédiaiTe de 
rapports écrits. Qu'on se représente les cabinets des Direc- 
tions de Politique étrangère. C'est à trav. ppoxtl 
qtl'j, arrive In connaissance de» faits de ton» les pays 
nft des fiomnirs luttent pour des objectif-, précis et 
Uent à conserver entre leurs mains les gouverne- 
ments des aifairc» La nécessité pour eux dr parcourir 
-i i haqne seconde l'Europe cl le monde enliet, rie voit un 
univers de penser- et d action auquel le» «en» d<- tant 
d'hommes testent aveugles. 



( I ) Marcel Boumarché — Comment on fait un uuide 
bleu. Toute l'édition. 9 mai 1935. 

(2) Exemple: Faculté de Pharmacie. Rapport annuel 
du duven. Annales de FUnitienliê de Pari», mai 1931. 
p. 193. 



176 



" 



LE 



g) Hêpertoire». 

«ont de» recueils de ccttoti 

" ées ' " : li ■' mitai* I . 

<!<•> .ilfu.itc, llvec certain» annuaires et 
catalogues. 

On £tablt( maintenant des réperluire* 
doivl l.i car,!, i.-ns w eal d'envisager d\ 

tneni « 
•dus toute» |. , Forme* tev» tcsquellea il pu 
""'' -i la Hibli,. ... Biog,, 

tent» le Rénertoiri 

) 

La Conférence Lconomique Internationa 
d, N .> tecnnimnmlé (XI) qu'il soir dtens 
de* ports ouverte nu (rnfic inirmatioital, 
pènodlqueinem à iuur. 

M Document» et ouvrage» di'oers. 

Un Kraud uoml.r,- de documenta ci d'oi 
des noms sin-ciaux. Ainsi ; 

Nobiliaire, livre qui iri.it,- de I., noblesse 
d« familles. 

Missel.- livre liturgique qui comporte I 
■ iffice» divin» et particulièrement de In me* 

tirèoiaire : livre liturgique, manuel qui co 
le» de 1 office ecclésiastique. 

^ntiphonairc ; livre liturgique qui contient 
Il ■■ hymne» et dans lequel la musique 
.uirintée. 

tnc-yc/ique : lettre ju nxnrive que le Soi 
adresuc à tons monde call 

désigne comme les bulles pai les premiers 
quel* ils commencent. Elu les Encycliques h 
Rerttm itowmim, Quodmfesîmo anno 

Mcnagc: communication officielle entre li 
latif cl l'executif ou entre les deui assembli 

Minute : extrait d'un écrit. 

Album; c'est un livra en blanc cotnmunét 

m moin> de luxe -| destiné a contenir i 

■ns littéraire», ,l- s, des maxir 

de musique, des signatures, des port) 

albums en blanc av, , OUVCThma réduit 

lie* doubles el destinées à placer des' pi 

Lettres. Epttrci. — Chez les Grecs et le» 
écrits destinés à la correspondance étaient 
expédiés sou» forme de rouleau. On les ci 



(I) Répertoire des Peinture* datées, par 
(Unrselles, Van Oest. 2 vr,l. 2Jx3î de 45 
livre eif de répertorier les pei ntur e* ri, 
les écoles depuis 1085 jusqu'en 1875. c*« 

toi , iiviron I a il, il, , , ■■ ul'i . 
même, si elle y est inscrite, soïl de documi 
wit de référence* contrôlées à I',,, 
auteur» le* plu, réputé», de catalogue» t 
muséet, etc. 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



v certaines don 
noires ont 
avec eerti 

document 

m sujet qu' 

I de If traiter 
ii«*e êlro rendu 
aphie. 1» cons- 
s des Peint I 

U de 1927 
é un râpertniir- 
répertoîre mit 



i portent 

et de Ixi géni'.. 

■ 'ièrrs de» 
■e. 

nli- li! Il -, |.JU 

te* aritiphonrs, 
toujours 

iverain Pontife 
hotiqiic. On le 
mots uvec le», 
'umono Gertui. 

s pouvoir légis 
se* légj liati ■ 

m m relié avec 

de brèves coin 

nés, de* pièce* 

etc I) v a des 

dans le* 

inlograi 

Rnriirtjn^, In» 

nrdinniremein 

iécuta rTabi 



Isabelle Err-t.i 
(1 p.). I e bû-1 
«tée* de tr.ui. 
t A-dire 40,7dC 
l'ceuvrr elle 
rnts probante, 
travaux de» 
]c ventes, de 



241 



'" ' ! ' Feuîllas. de papyrus de petite» dimension*, 
à partir du IV- siècle „, r de» feuilles de parc!.. 
I- 'usage du papiei du .Lui,.,, commença à la lu, ,l„ 
M!' --uède pa cnmrn-iiremenl du XIII'. La „„„, 
«éparer le corps de la lettre de son enveloppe remoi 
environ un «iècle. Au début le* enveloppe» S e faisaie,,. 
t, la i,n„„, pfe. tard | la machine On donne le non 
d'épïtrc aux lettre* missives des anciens qui non* *on1 
parvenues et. en particulier, aux lettres de Saint Paul ,-, 
de quelque» autres npôtre* (v. Bible) Lt 

loiiné naissance à tout un genre de Une- 
étendu et tto* varié, le genre éptetolaire. Il comprend »nil 
les lettres écrites réellement à de» correspondant 
les ouvrages écrite «nus f.irme de letlre», comme ]e« Li 
provinciale, de Pascal, I; r, Leo>e» nerjones de Montesquieu 
le* roman» par lettre*. 

Hillct. TickH. Brffetui - En usage dan» l'admii, 
tion. Petit document «yanl pour but de rertifiei qui II 
porteur a acquitté le prix du voyage Le bulletin de bsga 
«e est le reçu du bagage enregistré qui doit accompai 

nyagcal pu le même train. Il c^ l'équivalent de U 
lettre de voiture ou du cr miaiasement pour le transport 
marchandise* par terre ou par eau. 

Communiqués. — La guerre a érigé les commun m; 
en genre spécial. C'est, par des organes ou des pers.-i 
autorisés, la relation cfTicielie d'un (ail. Admira 
roent ont été le» expressions trouvées pour minimiser tel 
défai'es et maximaliser les victoires; pour mentir toi 
™»n« ladite. (Volt notamment: uPlui. 
a menti» de Pierrefeu ) Le communiqué rat en vîgi 
dans les chancelleries, dans le» conseil* des ministr, 
dans les informations données à la presse par les 
marne» de tout ordre. IJ s'agit de présenter les fait~ en 
peu de mot», de les rendre Internants et de l 
pour sa cause. 

/Iclf* notariés. — Il y a de» actes que l'un authen 

■I Faire cette opération e«t la fonction des notaires depuis 
le« Ruinai n s (notae). 

Acte» de congrU. - M est des congre* qn- 
réunis sur de* question» spéciales «t dont le* rapporta m 
constitué de véritable* encyclopédies de la que 
nouvelle. 

Recette», — En toute matière il y a les recettes prali<t 
Elles se transmettent ordinairement de bouche en bat) 
ou pat la pratiqua Elle» finissent maintenant par «'écrite 
Ainsi se technieise, se srlentise tout ce qui a été 
data lu vi,-, dan* le» tnriirrs. dans l'éducation de- 
dans l'art de conduire le» hommes et le* affaiti 

journal Je borj - | ,1 de bord 

que le pilote d'un navire est obligé de tenir. »ur lequel 
il marque régulièremeiil chaque Jour les vents qui onl 
régné*, le chemin qu'a fait le navire, la latitude ol»e 
nu estimée, le» profondeur*, etc., en un mot toute» lr> 
remarque» qui peuv.ml intéresser la navigation Par 






241 



I 



DOCUMENTS B1B 









l'ordonnance de la marine de l(>fl u , le capitaine comman- 
dant un vaisseau du roi est obligé de tenir un journal 
i de sa route. Ces journaux au retour de chaque 
lanipagne sont réunis au dépôt des cartes et plans de la 

m. e, les observations i remarques qui s'y imiivriii 

tervenl A perfectionner l'hydrographie et la construction 
s marines. 

Livre des ariginri (Slwl Boolil — Le livre où sont enre- 
jlsiré» des Strei (rfvante. en vue de connaître leur hérédité 
et leur ascendance Ainsi le Stud Book des chevau*. La 
Stud Hook des cînens établi m Belgique pai [a Société 
ail ilt Si Hubert. On a établi un Stud Book interna- 
tional de certaine» plantes. 

fc-iueîgne*. — Le terme « calicot » prévaut pour dé.i- 

i les enseigni m panearti temporarn ■ portant de» 

- liions .u çraudes lettre». On appose le» calicot- 

lilice», maisons, exposition», On s'en sert atuaj (unir 

Indieattoni in* ou des demandes 

ilnn* Ici cortèges et manifestation*. 

■ fions. — Le» prtiiinrns politiques rniin,!ci-|!,-nt de» 

par de* colporteurs, parvenaient dan* le» m 

il 5 W.W7 signature* demandant la 
prohibition d exportation d'objet* pouvant donner la mort. 
lt,rI "' I !..i'(-Uni-. Ri-p induite en film ciné- 

raphique (mai l r M6l. Une pétition monstre a été 
""'" : ■ ■ 'In Conférence du détnirinemenl 

en IVÎ2. organisée par la Ligue internationale des femmes-, 
e " e '" " ii ' ' '-■--.■■■uLlëe et portait environ six mil.' 

de signature». 

il toféporu'a t/iterses. 

De» catégorie* de document» et ,1 -nl.rnçsent 

de diverse nature, d. d ujdt, mai» 

caractériatique» communes. Par ex. : 
I ' I inres populaire!. — Le grand in.-„, ,,,, ,,, ,l c dafu- 
la science auquel nous assistoni de nos jours e*l 
ive--.ii dans l'histoire. Aux plu* giando» - 

intellectueJle» d'autrefois U science ne sortait pas de 
Peut» cercles et seules les publication» populaire», diffu- 
colporteurs. parvenaient dans le» masses 
'«taire». Ainsi les bestiaire, du moyen ige pria a 

iweudo-savani aujourcThnl encure. les 

■toenach*. les images dite* d'Epinal. 

'•iOre. pro/e»»ionnc.«. Liurc* Je métier _ 

■ de la s r é,i„h satl0 „ de la com- 
Pent- ,. t des uiceasant» changement, d,- il keckniqw 
'ais d'autre part, l'introduciion de* machine, enlève leur 
-naissances irdividuel'es. Les livre» profi 
•■onnrls évoluent veis de» livres d'induslrie. 

ditt rie nulRormi/ion. — H y a toute une 
torie de livre» qui ne «présentent aucune notion 

i-l .1- plan, 
a Portée r!„ wilimire | r , indications qui «•eiptiment en 



LIOGRAPHIQll S 



177 



Icrmr» scientifiques et dan» leur appareil compliqua. Ex 
Livre» de médecine usuelle. Troués usuel* de droit. 

4° Documents de propagent!*. - Il se poursuit dan 
no» société». & l'intervention du livre, une immense pro- 

P»g«I»de, ", :.mde de tous ceux qui veulent con- 

persuader, obtenir, dons un bui quelo 
I adhéaion des esprits. Ce sont lou* les partis polir 

l'iivernoinejils et te* autorités aux divers degrés, les 
t. Ici» nctea philosophiques. Ici religions. On n'est 
mi» n étudier psychologiquenirni , r , , illogiquement ce» 
divers type» rie propagande, en particulier la propagande 
de» Missions, celle des révolutionnaires, celle des gouvrr 
nemenU en temps de guerre. A la plus intense de ce» 
propagande-, on a donné irrévérencieusement le nom rji 
. Bourrage de crânes ». 
1 1 t lasses d'oiiDroircs aprè\j ieur forme. 

De» classe* de livre* ont été établies à raison de la 
CireoiWtaOM toute objective et matérielle *nit du „.,. 
de pages (livre, brochure ou feuille volante). «„it de !.. 
forme des feuillets: enroulée (voIuiiuîii). reliée 00 Dm* h.4 
(code»), mobiîe (fiche* ou cartes postales). [V 

dit de la Forme «ou» le n» 221,2.) 
k) Modalités des "Ui'ra#c*. 

Ou peut distingua les livres d'npr, s certaines roots! 
da style. Ainsi le* livres en n p(1 , r ronlinu et ,..-„* qui 
HOU] établis par question et réponse (dits catéchisme); le* 
livres qui s' expriment en style direct, soii .,,„■ l'auteur 
emploie le je, .oit pue «'adressant à de* interlocuteur. 
déterminés il dise tous OU ta ( I ) ; «u conduire le» livre* 
qui sr.nt impersonnels. (Voir ce qui a été dit de l'F.sposé 
aoua le n.» 224.) 

241.8 Modalités d'une même œuvre. Edition. 
Traduction. Extraits. Arrangements. 

Une même œuvre prend de* forme» variées : ses éditions 
<ucces,i vc ,, l'état de se* divers exemplaire*, ac* traduc- 
le-B extraits. arrangement», transformations, les em 
prurit», copie*, citation*, plagiat* qui en sont fait»; con 

inseriion dan* la coll.. [ton des œuvres compl ; 

1 Mttaui ou dnn» d'autres colin- lion* n ba*e* diverses; *n 

continuation en d'outre* oeuvre», par l'auteur ou dVutres 

auteurs. 



241,81 Edition. 

a) L'édition e*t l'indication concen.,,iit I. numéro d'or- 
dre de chacune de» réimpressions d'une neuvrr II ne 
faut pas confondre Se* termes tirage, réimpression et 
m», Le» uns et le» autres sigiulieni le résultat de 
I action d imprimer une Œuvre. Mail In réimpression »c 
distingue de l'édition M„„ve!le, II y „ réimpression h» 
|u "il se borne à reproduire sans modification... «j. 
m rHranchemcntit l'édition antérieure. On tire sur COm 



(I) Ex.: Crade! Cours d'aichitecuire. 



.78 



LE 



po mi .h conservée ou sur composition reco 
reproduit aussi en f«c-simile. par certains ]: 
ciaus. En principe l'édition nouvelle implique 

1>) La édition» «ont ordinairement miuiéiuti 
souvent la mention • édition nouvelle on 
i. Mie .1 augmentés i Par ex : i Nouvelle i 
ii un m refondue et complétée eu tenant corn 
, de La Haye de 1899 el de 1907 .. 

. | I 'édition '■-[ clandestine ou |iul)lirjue, 
uinvinuirc, approximative ou en Fac-similé. 
originale ou princeps, réalisée du vî 
leur nu posthume. Toutes les œuvre» produ 
d'être éditées. D'où, pour le» auteurs do 
,i été inconnue plus tard, des éditions posth 

<l| Certaines éditions sont dites « défraltivi 
Mon malheureuse. Qu'esi-ce rjui est définiti 
de 1917 des • Fleurs du Mal - de Baudelaire 
encore un certain nombre de poèmes à ! 
définitive. 

. ) Souvent les éditions successives ne se d 
re que par une meilleure 
idées et une documentation plus complète. 1 ii 
demeurant inchangée. Les diverses éditions 
instituent en quelque sorte l'évolution, 
une certaine mesure se cenjuçme avec l'év< 
science contemporaine. Les éditions suces* 
donc compléter l'eeuvre et la couiner par! 
s incessant des découverte* L'œuvre 
donne a travers des éditions suc 
, parti île quelques paire» finit par f<> 
1..1HMI.- L'édition successive d'une ceuvn 
développant et en a 'améliorant. F.lle lappi 
qui grandit, l,i planta qui meurt cti< 
,m printemps suivant, toute renouvelée dan 
se» verdures, toute agrandie après le repu 
! 

I) Des ouvrages ont cent ans d'enislenci 
édition »*» aoui constamment rajeu 

I innée». Ainsi le » Stieïei Atlas » édii 

\ " (I" édition en 1823). !>. ml tm ■ I 

LabUtcl inttanuaenl tenu h jour, s' 

complétant, 11 éM de» livres qui »e publier 
lies. Es.: I ai LeJtfaaen fiir den L 

i.ijilile ■'. 

il. uit d'Être publié en livre 
.1 Lin dans une revue nu en feuilleton ôani 

II en est parfois de même des mémoires, dci 

• ■, voire d'études scientifiques. 

241.82 Exemplaires. 

a) L'exemplaire est une œuvre complète, fe 

in nombre de pages et aussi des voîui 



_ 



" 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



I 



241 



241 



I 



LX Kl. 'M EN ES RI BEI 



llll]H «<''(.' 



On 



- spé- 
modification. 

•ea tl portent 

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Édition cnliè- 
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iles sont loin 
lit la valeur 
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asj ». Expres- 

if ) L'édition 

i jouter 
l'édition dite 

lslllU.;iielll tic 

nlisntion des 

r:l^-<- maîtresse 

d'un ouvrage 
Cetli ci dans 
rluiion de la 
«ives doivent 

rit au 
■ l'un auteur 
eessives. Un 
rmer un gros 
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renaît 
a »h sève et 
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otl a travers 

j...t fulius 
"Ail..-. Vidal 
améliorant et 
il en éd 
'ntcrrichl der 

parait aujour- 

I km luuinal 
s relations de 



lisant abstrac 
bip» et tome» 



_ 



illicite comprend. C'est I unité Faisant p.ulir- du tiragt 
multipliée d'une oeuvre, d'une grande ceuvte. Une biblio. 
thèque, par cxetiiulc. peut posséder trois exemplain 
d'une même œuvre, l'un en un volume, l'outre en deux 
le troisième en quatre, 

b) Les exemplaires d'une œuvre, surtout d'une eauvtl 
ancienne, peuvent différer entr'eux par leur état <l. 

létude et de conservation, les notes manuscrit r 
annexes. Ces modalité* ajoutent À la valeur de t ouvrage 
et jouent un grand rôle en Bibliophilie D'autre pari. !<■ 
exemplaires sont dans des liens de propriété ,r.'t 1,-m 
poasesserira et en portent souvent la marque loua l™m. 
d'Inscription, d'ex libris ou d'armoiries sur ta reliure. 

241.83 Traductions. 

I. Notions. 

La traduction est In reproduction d'une o 
en scs idées et ses mol», mais en une longue dirlé 
rente. Il esl malheureusement déjà malnisé de bien «mu 
an Langue et absolument impossible de savoir toutes les 
longues. D'autTC part l'activité littéraire se manifr-1. 
presque dans loua les paya. On doit donc renoncer à lu. 
l.i plupart de» auteurs dans leur texie original. U lôlc 
de* traducteurs sera donc de plus en plus considérable 
.1 06 plus en pïtM nécesn.iin- Ils sl-tuui U-s agents Bi 
liaison de reapttl humain, Puissent \U se montret exact 
• l t igîlanl*. On «aura par la tiaduclion passer d'un p< 
à L'autre tes trésors de la sagesse el des littératures hu 
Riairjes>, Les traductions ont assoupli, enrichi chaque Lu 
-m- de mot» nouveaux, elles ont grossi le trésor commun 
des idées philosophiques el morales, iconomiqoe» el 
> s traductions ont aussi fait connaître au 
monde des Oeuvres qui. si elles étaient restées confinées 
dans !c cercle du même [wlrr. y aurai" pu être tues m.u- 
iii.ii comprises, Que de livres ont ■• 
la traduction, 

Les tendances nationaliste» actuelles qui pnitent h- au 
leurs à écrire dans la langue de leur 

ci ne comprend cfue peu d'habitant», lait de la traduction 
une nécessité. Lx. ; les ouvrages écrits en hollai 
l l,iir,aTHl. I inl. unirais, norvégien, islandais, bulgare, este 

lîeaucoup d'auteurs puisent leurs informations, li <•• 

idées et même leur composition dans des ouvrages étran 

connus d*ru\ seuls D'où nue : inédite du! 

i l'imniiinM-r de* iiijii-uiiii.'--. à fi langue dei autres paye 
Les traduction» ont aidé ?i enrichir le vocabu'aire des 

langues V ortoul les langues nationales ont été 

amenées à se compléter. 

Dtepuis longtemps tes étudiants tchécoslovaques, au 

centra de leurs études, rivaient coutume de s'altac.ltri .i 
: ,]uc ouvrage étranger, fi le méditer, à le Iraduirr pal 

une langue de plus en plus complète, et a enrichir ainsi la 

culture nationale tchèque. 






Par la transmission, pat la reproduction des •■" 

iili, le--, de chaque peuple chez les nuire:, |.i-ii|,l< , 

une véritable < luiimimimi spirituelle pourra s'établir entre 
Inutes les parties de 1 Hurn.o: H-.- 

1 MiMiuique. 

On a traduit de tous temps, surtout .un époques pu 
olois que l'élude des l.iiuiucs était moins poussée PtoléV- 
mée Philndelphe fit traduire en grec pour le» propos de 
l,i Bibliothèque alexandrin? un nombre apparemment 
Immense d ouvrages apportés, dit-on, de tous les pays 

,lu. monda, Il faul faire une nientinn spéciale aux ts. 
icnii juifs, qui ont ioué un rôle impartant, mais obscur, 
comme inteimédiaires intellectuels pendant tout le moyen 
&{**. Certains ont traduit en arabe des ouvrages grecs, 
ou en hébreu des ouvrages arabes el syriaques qui CUi 
mimes reproduUaïenl souvenj lca originaux grecs, loi 
mii, FiéhraXquea ont élé ensuite traduites à leur tour 
en Ltin, et c est par cette voie qu'une partie des ouvra, 
ges d'Ariatote, d'Avicnme, d'Aveiroès, plusieurs H 
techniques de l'antiquité paraissent fera parvenus à la 
conn&uuancr de l'Europe occidentale. Sous In dynastie 
des Han, en Chine, les livres boudhiques apportée rh 
I Inde sont officiellement traduits. Avec les dernières 
éditions. In Bible est traduite maïnleiiiiiil en 860 langues 
nu dialecte», 

h I induction* ttiJucfciis/rque*. 

Il esi de» traduction ea ou caractériati 

l ersion clv» .Seplanfe (la Bible traduite eu 
1 Bigote (l.i liilili- baduili i lalin), In traduction d'An, 
ftge. La trndnclioii pat Detille des Gtorgi 
«rues de Virgile, le l'nmilis (Berdu de Mllton tiaduli par 

- .lubiiand, la Drernc Comédie de Dante Iraduii 
lameunais: L'tliaAc d'Homère par l.ecnnte le Liai*, In 
traduction de Shakespeare, par François Victor Hu-go 

1,1 Editions MontaigriB (Haris) publiattl la coHectioo 
Les «.11,-!» H'nr-uvre de la littérature nllemande <. 1 
de I œuvre et traduction en regard, chaque ouvrase con- 
tenant une élude approfondie sur laDteur, ainsi qui 

u genèse et les sources de l'ceuvie. A te (in du troll 

Oea 1,., 

■• Uisposrljons lijpoKinpfi«|ues de la tiaduction. 

On .1 donne divers dispositifs aux Iraduelions. Tradui 
Uoo juxlalinénire, évenliiellemeni en deux couli 
IradiKimii en non-, au pied des pau.pH, Publicaliun en 
double texle placé en regard. (I) Traduction en publica- 
tion séparée (partie du maître, partie des étèves, ou -, 
des devoirs corrigés). 



p r^o' pl " " e ™Pl p " Formation de la Houille 
■ r"rof Poiomé, traduit par le R. P. Caapa rSehmili S.J. 



I 



lOCRAPlUQUES 



179 



j. Difficultés de lu traduction. 

La (induction offre quatre espaces de difficulté* 

I" La connaissance des langues, de la part d» Iraduc- 
tevt. 

I .'absence de mots, de tour* de phrases pour rendre 
! " i-i j ii 1 vji U-tiL d'une langue dans une autre siui* rien 
.«Jiml-lir ni mudiiiii de* ' (Ici*, de» couleurs, des nunr 

I ellort pour liscr ce quelque chose de presque 
insaisissable et pourtant essentiel, ce souffle dont l'esprit 
il*- L stlteui pénètre I oeuvre entière c|ui [ni dnnnt- In vie. 
le mouvement, l'individualité et th.- li I être r.iim|jmi- nu 
principe «tel dUns Le» corps OfganUoï. 

4" L'obstacle oju oppose aux équivalences les dirtêi. 
de sentiments, de niorut» el d'idée» qui produisent les 
diflérences de siècle», de races, de climats. 

Que de difficulté-, pou] bien traduire : les contre) 
traductions tneiprcsslvcs, incomplètes. Les faux amis 
ou les trahison* du vocabulaire anglais, de Knesslei ri 
Derocquigiiy en disent long à ce sujet, el le compte rendu 
qu'on a donné F. Bollloî y ajoute . (Frencli Quaterly Vol. 
X, N" 4, p. 21. Cttaqtte mol ■* une histoire-. Les mots se 
présentent enveloppe! d'une atmosphère due aux Mtocift* 
lions d'idée» qui d'habitude les accompagnent et qu'une 
(ardllclinn littérale, pourtant la Renie bonne, est impuis- 
sante à tendre. Les mots n'ont pas le même leun dans 
le* diverses professions. Les aubcfftiwr-s sont redoutables, 

i et mots apport n ni aussi à des classas sociales, 

comme les individus, ci la confusion des classe» est fort 

déplacée dans le lnii|(«ge. Il se produit fouvenl 

de décalages entre lescruels évoluent !c s mut'. de même 

me en ftançaii el en ami»». Ce décal iffccte 

leur valeur intellectuelle, morale ou socini iiteiit 

Gare aux métamorphoses. Elle» ont un rjegn 
a-din uni puissance il rv tient difficile ,'i i. 

n.iilir pou» un lU.iiii'i i l 1 » . ...ivi .ni'.t- tliidllil u pi. -.iil, 
toujours une somme d'erreurs, crnmbi^uîlprf r' d'hic*- 

Traduttote, tmditurc, dit le proverbe italien. Montesquieu 

b 'lu Les traductions «ont comme ces monnaies de 

cuivn ipii ont bien In même v.ilnn im'uii.- piéi > d'or 
et méiur soin d un plus ^rand usngr pour le peuple; mais 
elles «uni toujourit Faibles et de mauvais aloi >. Mme de 

né a comparé les traducteurs h de* domestique» qui 
\iini ralfa un luosaaare de la part de leur matin et qui 
il; , ni li contraire de ce qu'on leur n ordonné. 

Les bévues de* traducteurs ont été énormes. iCrocodiln*» 
lézard, a clé traduit par Crocodile, la ville de Cotfijruuni 

• venue un capitaine Corliiiîuni ; « Otnnii bonus 
liber », L homme de bien est libre, a été transcrit: tout 
livre pat rpielqu si toujours lion. I! est, a-t-on 

i pins facile à un chameau de passer par le trou 
d une aiguille qu'A un riche d'entrer dans le royaume 



_ 



178 



LE 




position conservée nu au. ion reco 

reproduit ausai en fac-similé, par cru lin 
riwiix. Et) principe l'édition nouvelle implique 

li) Lea édition* sont ordinairement numéroté 

[s mention - édition nouvelle au t 

et augmentée n. Pat ex.: « Nouvelle ( 

i refondue el complétée m tenant comi 

, de La Haye de 1899 et de 1907 .. 

I I L'édition est clan publique, 

provisoire, .ippioximative ou en Foc-*imi]e, 

privée, originale su princeps, réaliser du vft 

iu posthume Toute» les œuvres ptndui 

d être éditées, D'où, pour les auteurs doi 

«connue plus tard, des éditions posthi 

d) Certaines éditions sont dites « déuuitivt 

malheureuse. Qu'est-ce qui eal définit! 

de 1917 des • Fleurs du Mnl . de Baudrl.iirr 

encore un certain nombre de poème* n 1 

• I. Iniitive, 

. ) Souvent les éditions successives B< 
i.i pirmière que par une meilleure «valénu 
idées et une documentation plus complète, I k 
demeurant inchangée. Le» divers 
,u i .instituent en quelque sotte l'évolution. i 
une certaine mesure Su conjugue av. i 

■ ■ contemporaine. Les éditions success 
dont compléter l'œuvre et la corriger para 
I des découverte*. L'eeuvie 
perfectionne ,i travers des édition» suci 

., parti de quelques pages finit pat foi 
volume L'édition successive d'une oeuvre 

ippanl el en ■ améliorant. Elle rappel 
. I il i Lirnndit. la plante qui meurt ch.iqur nnr 
.m priotompa suivant, toute ranouvel 
*r> vezd -i. agrandie après ra repa 

l'hiver. 

() Des oayragea ont cent nns d'existence. 

. .Iilii.n-' i ■ - .ni • niisl.iimnrnl i SJI m 

le, années. Ainsi le « Stieler Atlas » édlt 
tlon en 1Ô23) Dr menu- i I 
.".t constamment tenu à joui, |"l 
. i lit II est des livre» qui se publies 
annuelles, Es : Les ™ I.eitfnden fur den U 
i,ipliie *. 
! n roman avant d'elle publié en livre t 
cTbal dama une revue ..u ru feuillet 
Il en est parfois de marne dea mémoiret. des 
.. v.iin- d'études aetenrifàques. 

24 1 .82 Exemplaires. 

a) L'exemplaire est une oeuvre complète, fn 
tion du nombre de pages rt aussi des volun 






LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



241 



DOCUMENTS IUHI. 



mposée. On 
.rocédés spé- 

les et portent 

efniidue, CM 

Édition etjlift- 
ote des Con- 

officîellt' «m 
/ant de l'au* 
tes sont loin 

1t la vatrui 

ime». 

.s *. Lxprca- 
f ? L'édition 
a vu ajout fi 
"édition dite 

istingueiu de 
itwaiÎQn de» 
lée mai' 
d'un ouvrage 

■hition OC I I 
ives doivent 
llèlernciit au 
d'un auteur 
cessives. Un 
mer m 
- va en se 
.1.- le 
rée et 

l sa sève et 
* fécond de 

Bl Bat 

us à Ii.iv.i . 
é pai |i.ln. 
'Allas Vidal 
îméliorant et 
t en éditions 
ntemulii dri 

1111 iroiio.ll 

relations de 



nés et tomen 






qu elle comprend t'r^l I unité luisant p.utir du lirai:*' 
multiplier d'une œuvre, dune grande œuvre, Une bibliu 
théque. par exemisle, peut posséder trois exemplaires 
d'une même oeuvre, l'un en un volume, l'autre en deux, 
le troisième en quatre. 

b) Les exemplaires d'une œuvre, surtout d'une œuvre 
ancienne, peuvent différer entr'eux par leur État do 

complétude et de conservation, lee notes: nuscTÎtee OU 

annexer. Ces modalités ajoutent a la valeur de I ouvrage 
et jouent un grand rôle en Bibliopliili.- D'autre pari, le» 
exemplaire* sont dans des liens de propriété avec ietra 

possesseurs et en portent SOUVetll In marque mou' l'.noi 

d'inscription, d'ex-librig ou d'armoiries sur la reliure. 
241.83 Traductions. 

I, JVoHon». 

La traduction est la reproduction d'un, cetivn 
M idées et ses mots, mats en une langue diffé- 
rente. Il est malheureusement déjà malaisé de I 
:■ i langue et absolument impossililr de savais toutes let 
languro. D'autre part l'activité littéraire M manifeste 
presque dans tous les pays. On doit donc renoncer à lirt- 
la plupart des auteurs dans leur texte original. Le rolr 
des traducteurs sera donc de plus en plus cnusidéralii, 
et de plus en plus nécessaire. Ils seront les agent» de 
;■ de l'esprit humain. Puissent-ils se montrrr exacts 
et vigilants. On saura par la traduction passer d'un peuple 
à I autre les trésors de la sagesse et des tHteratttfes DU 
mairies. Les traductions ont assoupli, enrichi chaque Un 
gue de mots nouveaux, elles onl grossi le Irésnt commun 
des idées philosophiques et morales, économiques ri 
scientifiques. Les traductions ont aussi fait connaître au 
monde des œuvres qui, si elles étaient restées confinée! 
le cercle du même parler, y aurait pu être lins mais 
non comprises. Que de livres ont «'lé connus seuletneai 
par ta traduction. 

I .s tendances nationalistes actuelle» qui portent 1.- 
ire dam le langue eh lew r>n>"*. «lors que 
ci ne comprend que peu d'habitants, fait die II traduction 
une nécessité, Flx. les ouvrage* écrits etl lirillandois, 
flamand, finlandais, norvégien, islandais, bulgare, etc. 

Heaucoup d'auteurs puisent leurs informations, 
ni', et même leur composition dans des ouvrages pir.in 
connus d'eux seuls, D'oô une pseudo-originalité due 
à I Ignorance des non initiés à In langue des. autres pays. 

les traductions ont aidé h enrichir le vncahu'.iirc des 
■•». Par elle» surtout tes langue* nationales uni 
amenées à se compléter. 

Depuis longtemps Tchécoslovaques, au 

cours de leurs études, avaient coutume de s'attacher h 
quelque ouvrage étranger, à le méditer, à le traduire par 
une langue, de plus en plus complète, er & enrichir ainsi la 
i "I i.ilionale tchèque. 






Pat la tianaiiiissitïu. pal la reproduction Os 
particulières de chaque peuple chez le* nutns peuples, 

uni' veiil.il:lr I I ni imiMlinn spinhu-lli pourra s'établir entre 
toutes les parties de l'Humanité. 

.' Ilistvriquc 

On a traduit de tous temps, surtout au* époqui ■■ pas 

que l'élude des langues était moins poussée, IV .li- 
mée Phtlttddphe fit traduire en grec pour les propos de 
la Bibliothèque alexandrine un nombre apparemment 
immense il DttviagtM apportes, dit-on. de tous les pays 

du monde. Il faut faite m»- iilfîlliiin ,|,i'ii,ilr iîux tratluc- 

juif», ipii ont loué un rôle important, mais obscur, 
comme intermédiaires intellectuels pendant tout le u 
âge. Certains ont traduit en arabe des ouvrages grecs, 
ou en hébreu des ouvrages arabes et syriaques qui eux- 
inémes reproduisaient souvent les originaux grecs, les 
ions hébraïques oui été ensuite traduites à leur tour 
ru latin, et c'est par celle voie qu'une partie des ouvra- 
ges d'Aristole. d'Avicenne, d'Averroès, plusieurs oulem- 
techniques ne l'antiquité paraissent. Être parvenus à la 
connaissance rie l'Europe occidentale. Sous la dyn.i-.iir 
de- H.m. ni Chine, loi livres boudhiques apportée de 
I Inde «ont officiellrinriil traduits. Avec le» dernières 
■ Bible <-ai Li.nliKt. iiiduiicnaJit en 886 langues 
ou dialectes. 

I frudiu lions caractéristiques 

Il est srn traductions célèbres ou caractéristiques. La 

I ersion tU'a Sepjoo/e (la Bihle trjicliriti- on ciri), U 
I uigote (la Bible ItEiduile ™ latinl. la traduction d'An 

■u moyen âge. I a traduction par Delille il, 
•mes de Virgile, le Parodia perdu de Milton traduit par 
Chateaubriand, la Ditune Comédie de Dante It.iduit par 
I omennai»; l.'Hiade d'Homère par l.eeonte de Liai* ht 
traduction de Shakespeare, par François Victor Hugo, 

Ln Editions Montaigne (Paris) publient la collection 

■ chef» d'oeuvre de la littérature allemande >, texte 
de I oeuvre el traduction en regard, chaque owrnxjns cou 

truant une étude apptolundie soi l'auteur, ainsi que sur 
nt les sources de l'œuvre A la fin • >■ 

•< Ditpotttfont typofjtnphiifuei de la traduction 

On a donné divers dispositifs eux traductions. Trnduc- 
luellemenl en deux cou] 
I induction en note, au pied des pages. Publication en 
double teste placé en regard (1) Traduction en publia 
«On séparée (partie du maître, partie des élèves, ou partie 
dc„ devoirs corrigés). 



(M Voir par exemple « Formation de ta Houillr ., par 
le Prof. Pt.tonié. traduit par le R, P. Gaipa rSchmil* S.J, 






OGRAI'IIIQI'I-N 



/79 



5. Difficulté» de lu Traduction. 

La traduction ulirr quatre espèces de dillitultés ; 

I" La connaitin<i[:i.r fies ! le [a part du ttinlm 

leur. 

2'" L'absence de mois, de tours de phrases pour rendre 
l'équivalent d'une langue dans une nuire sans 
.ill.nUii m inriclilii'i des effet», des couleurs, de* nuances 
I* I rtfori |Kjui iixet et i|m[ink- chosS) de presque 
usabie et pourtant essentiel, ce .«oulfle dont \ esprit 
de l'auteur pénétre l'œuvre entière qui lui donne l.i vir, 
le mouvement, l'rndmduolité ci [>mt être comparé .m 
principe v î t;ï l dam les corps organisés. 

A" L'obstacle qu'oppose au* équivalences le» diiféi- 
de sentiments, de mœurs et d'idées qui produisent la 
nces de siècles, de race», de climats, 
Que de dilfit iih/'s | k>vj i lu* h traduire : les canlresen». 
les traductions inexpressives, incomplètes, Léo faux amit, 
ou le» trahison-, du vocabulaire anglais, rie Koessler et 
Deroiquigny en disent long à ce sujet, et le compte tendu 
qu'en n donné F. Boîllot y ajoute ; [Frencft Quaterly Vol. 
X, N" 4, p. 2). Chaque met » uni- histoire, Le» mou se 

nosprtère duc nos associa- 

iir.ii-, d'idées qui d'habitude les accompagnent et qu'un,- 

tarduction littérale, pourtant la seule bonne, e*t impuis- 

h rendre. Les mots n'ont pas le même sens d,iu . 

I IverseB professions. I.es aubergistes sont redoutables. 

Les mots .ipp.-trti^onpni aunsi n des eiaasnt sucla 

tic les individus, et la eonlusion des classe» est fort 

■ te dans le langage. Il »e produit souvent une -on» 

ai décalages entre lesquels évoluent les mots de mfimi 

tut* en français n en anglais. Ce décfl!;n:i affecte 

leui valent intellectuelle, murale nu m-icmIc séparément 

.me .mtuil alternent. 

Gare aux métamorphoses Elles ont un degré du 
c'est-à-dire unr puissancr d'évocation difficile ii rectftl 
pont un étranger, Un ouvrage tradull teprésenit 
toujours une somme d'erreurs, d'ambiguïtés et d'inei 
primés. 

/riirrutiore, fiiidïiore, dit le proverbe ilalien Monlesq 

-. .in ■■ l i. traductions sont corn monnaies h 

.■mi, qui diii bien la même valeur qu'une pièce rl'ot 
me sont d un plus grand usage pour le peuple; mai* 
,11e, sont toujours faibles et de mauvais «lui i. Mm. ,1, 
né n compare les traducteurs r, de» dnme^iique» tpu 
vont faire un message de- la part de leur maître et qui 
disent I-- contraire de ce qu'on leur a ordonné 

Lea bévues des traducteurs tint été énormes. «Ciocodilos» 
lé/itrd. a été traduit par Crocodile, la ville de Goififrlîuffl 
est devenue un capitaine Corfiuium; « Otnnis "bonus 
liber », L'homme de bien est libre, a été transcrit: t,,nt 
livre par quelque endroit est toujours ton. Il est, a-t-on 
I induit, plus facile à un chameau de passer par le trou 
d'une aiguille iju'à un riche d'enn-er dans le royaume 






M, 



" 



I.K 



des rien*. I r Inducteur a confondu • rV 
iivur » Kafllilo* ■ (câble) III 

. /u, f ion 

Li traduction est rayaïl mplet 

relier, peu) à |„ rigtieoi consister aniqru 
siilimitulion ri'un mal A un autre ayant 
tandis cpie lu i 
roua les changements nécessiter, pal la difft 
exister entre le génie dr& deux langues. I 
I .rnmeM version les exereic 
dans l'étude déd langues, ou traduit In l,m 
des textes écrit» en d'autre; langues- I 
ik, c'est l'équivalente en une aulr 
langui- maternelle. Certaine* ti 
Isa, mot à mot. ri outre» ron- 
lationt d 'allure libre et dégagée. 
Drs Ccola doptrii longtemps « partci 

caractère à donner a !« traduction (2) P 
Idiit être littéral (photographier l'original), 
i] [ni. i-uvre di- résurrection dan 

patrie d'une littérature endormie nu tombe 
nouvelle d'un verbe passé dan» un verbe 
temple. Homère, Moïse, 
niant et parlant français. M 
traduire ainsi c'esl le plu» wnv: 
méconnaissable* Il y a imitation, non plu» 
i a traduction allemande de Slinkespcat 
i 1,-ck est eribiée de fautes et. malgré 
traduction incorrecte. Shakespeare est 
en Alleniaiîtte que don» leg pays any.ln a 
devenu quasi pin- 'me propriété allem: 
■ ni 
Un Code dfi i- '--".iiiu.HMlatiouFi ,\ suivre c 
• Fort utile (31 
llorl à faire pour le rapprochemen 
Irui interci -l abord, demeUTi 

m- i. ,, ii m i la m irm lati u de Idée), il 
trnrlurlion* non point mot à mot, mais se 
livre., ont paru dans 
Mystertouj. Kundalîn, I ht Phvsicnl Bnsi» a 

|Hnthn) Yoga in teruv« ,>f Wcalern Annie 

. le — Bombas I 

■ 



(Il Le* anciennes Irsduelion» latines d'i 

I ,■ 'it'oup de 1 

publiai un Corpus rnedicortini 

qu'il fsut tenir rompre des trod 

répondu en Occident ta médecine arabe 

différences entre [es Uaducttons et lea tex 

(21 I 'n b disait défi 

logue ■[• son opuscule contre Ici erreur» c 
•oui en i T f:rdnnt le sens des vérités qu'il 
non dans laque 

(31 nol M on 

I i nv Association 1« 
Thomas D Assistant. 



_ 



" 



LIVRE ET LE DOCUMENT 



241 



«melon > (chs- 



ijiir la version, 
ement dnim In 
le même sens 
radurtion exige 
'lenre qui peut 
'ans le* écoles, 
:es par lesquels 

gue maternelle 

e thème, c'est 

e langue d'un 
aductions sont 
l des 

i<ent quant an 
'our Les uns. il 
Pour les outres. 
i» une nouvelle 
au; c'est ta vie 
présent • _ 
Virgile, Dante, 
laits on constate 
idre les auteurs 
traduction. 
e par Schlegel 
cela, «rïce à 
m je ut compris 
axons, il v eSM 
an de qu'uriglo- 

3ans 1rs traduc 

I des races et 
- immense. On 

.m! établit de» 
•ns a frtiM. Des 

Inde» : ■ The 
f the Kuîidnltni 
jgy and Physio- 
). B. Tarnpore- 



ouvrages arabes 

âmes. Dans le 
arùhicOTUm. on 
uclîonn oui oui 
lignaler les 
tei originaux, 
i Thomas (pro- 

doïl 

traduit, adapter 
Ile il s'exprime, 
translations Fot 
ingtiage lest by 
may 1933. p. 94. 



_ 



Parfois l'auteur apporte des éliminations des passages 
trop spécûiu-, ,ui pays d'origine ou il lient compta de; 
inclues faites h son livre en donnant à sa pensé, 
exprermon plus cortectr. (Ex. Socialisme théoriqv- 
Beri traduit pat A, Cohen,) 

On peut faire acîu de grande initiative en traduisant de» 
ouvrages d'avaiu-gnrde d'une science dans une autre; en 

■ bornant pa ' "i ticrvilr ■: 

langue dans «me autre main en v ajoutant préface, corn 
men taire et notes. Es,: La "induction tic i Origine des 
espèce*, faites en franrau. de lfio2, par t'ir-ine'- 

' marne de la traduction. 

Dan» l'ensemble quelle est la proportion de la pei 

écrite, irnd dans lt dl i ■ ■■ langues Des coefficient! 

pour rrt }Uger aéraient intéressant* a établir 
formule An ' - V ^ Ad ... -fc Ai, 

Le nombre rie h , >.n en augmentant, mais 

augmente ainsi le nombre des œuvres originales. En 
réalité, on constate : ('■ Que tout n'est pas traduit. On 

ne traduit pan toutes les œuvra ni tous les acteurs, Pout 

être traduit un ouvrage doit avoir une grande nutoriétc 
2° On traduit avec ictard i' On traduit incomplètement 
|En général «eulemem L'ouvrage principal de l'autein | 
4" On traduit plus ou moins exactement, 5° Les bradai 
lions en restent généralement rV une ou deux edîti 
rapidement rendues sumtinécs pal la partition surr> 
de trou ou quatre éditions refondues de l'original. 

8. .4 pplieation* de la traduction. 

Des progrès ne estu ni diins l'extension du s poly 

gtnttisme dans les puhli, atinns s, notamment dans les 
périodique* I* Nombre de périodiques pul 

des sommaire» et des résumés i plusieurs langues. Par 
ex. I .v Bulletin de fa Fédération dtiniahe internationale 
donne article par article la traduction en français, en 
anglais et en allemand. 2" Dans les congrès imurruttiffl 
les résolutions tes en plusieurs langues et 

fois les comptes rendu». 3° La Société pour les Rel. ■ 
Culturelles .-in i,- l'Li lî, S. S. et l'étranger, sent 
direction du Prof. R. N. Prtrof. a. fait paraître une revue 
illustrée en trois langues - français, aa{$la] 
Son radio-journal est transmis en anglais, allemand, Iran 
espagnol et hollandais. Il est audiU. 'I. i.mie 
l'Europe et même de l'Amérique. 

■*. Oi-ffimîsalfon de îa traduction. 

L'œuvre de îrndtici. mdonnée à ■ 

même et n l'inilialive individuelle ou convient-il de l'en- 
eoiiNgcr, de la diriger, de l'aider ? La seconde hypt I 
parait la vraie et déjà hien que limideni.' 

I" le Congre» des P. E. N. Clubs de 1928 a préc. 

clearing bout* des Traductions el dta 

Tradurteur» (bibliographie dei traduction-, et Ifap 
traducteurs, et. 









241 



DOCUMENTS BIBL1 



I. 'Inde» tnu ■ i- international des 

luttions est publié pai rirn.hiul I rite] national ,1e Coo 

donne trirneiltiellcmenl la liste 

des traductions paraissant dans les principaux pays et 

des IiiI'iIhj..'i kphies rtattonale* Pour commencer, il 

traductions- paraissant en Allemagne, Es- 

e, Elals-Unia, Fiance. Grande-Bretagne et Italie, (le 

n l iuillei 1931 pat ex., comprend 915 titres.) 

port de M Ciarlantini concernant les tra- 
ductions, le Bureau permanent du Congé iiional 
.1. Editeurs est charge 1 d une étude tendant à constituer 

d . lieu |,-M '.>, lel.itlfs ail\ 

Traductions, aux Editeurs de h quj en publient, 

à i.i bîbllO , la clientèle de 

leurs lecteurs 

A L'Association des Traducteur* de Moscou s'es! 

iriser h-* le.cu-urs de l'U. R, S, S. avec 
les " ' les de U litj irarigcTe et vice verso 

le h i.;er avec la littérature soviétique; d'assu- 

mer In défense des Intérêts syndicaux des traducteurs, 
d améliore) h I conditions dons leur travail en perfection- 
nant par de-, garanties collectives la qualité de* traduc 
(Bulletin ,t«- V. O. X. n" 36, p l<>.) 
1 ertaj ouvernements. certajea i>ioupement« ee 

liréoccupés de donner tin caractère inoins aléatoire 
a la traduction. Il y a un haut devoir intellectuel à faire 
'•"■" ■ ■ .-uvrt-H util -n li'uutres langues. 

Ainsi des traduction* ont été faites par ordre Ex. 
Pa^cfio/ogic d e /'Education, de Lebon , traduction faite 

1 ordre du grand-ilur Constantin, jiii--.sdi.-nf de i 
rteuiie des Sciences de Russie. 

rappeler un décret proposé par 

falleyrand .m Comité de l' Instruction publique en 1791. 

' f POU Oireetinns dea Bibliothèques prendront 

» des mesure* pour que tous le« ouvrages publiés dan* 

lane toutes , soient achetés 

m des fond» spéciaux. Ces livres, après avoir été inscrits 

seront examinés par les elasses respec- 

tivei rie l'Institut et reux qui auront été distingués par 

elles "ercuit traduits an tout ou en paitir par des i 

,t cet elfei en nombre suffisant au* biblio 
cScuté, 

2 11. Si Extraits. Anthologie. 

U une n-. ,,i des extrait*, lu irlertiuus, r!,- loti- 

"i multiplet ' notion»: on publie des morceaux, des 

v des fragment». D'un ensemble d'oeuvres, on fait 

• Ifigieis, iea unes générales |jinii i.iir..- connaître 

les autre* spéciales pour faire 

■ilre une m les meilleurs écrivains qui ont 

in sujet. Es. Las florilige», collection de I 

l'ceuvicB de poète» ou de prosateurs. 

1 eur ou ses éditeurs, de son vivant ou poslhumemem. 



_ 






Oi.KAPHIQUES 



181 



i i Ims dnlih LUI util" li^viujr r.t rnr>|duTIJr« 

léterxttinea i 
La Vie future, page du R I' Monnbré, pat J. Cha 
(M 

241.S5 Ârrangcuicnl, Transcription. 

■ '] li a'âgM "I non <!•• copii (reproduction), mai* de 

trr.nslormation apporter nu tOtte Grigiîl.il nour quelque 
lin utile. l'eui fini en pautteuiiera : I Adapter un texte 
a une catégorie de lecteun. La trmdoctioa en une autre 
U en eit le cas typique I à l'usage de » 

en «ont un autre. On y remplace lut mots difficile* peu 
d murs plus simples, ou Ton multiplie U'-* nolr.-s expli- 
cative! Ainsi poai tel, éditions scolaires (ex. I Epilomséc. 
a sainte en latin niée de la Bible, pai Lhomondl. 
aussi peau lea couvres de vulgatinniiou (es. les BUT) 
de Nlcolaa Kimliaknif). 2" Ditppo*« 1rs éléiiu-iit» d'un 
teste dans un ordre différent plis directement utilisable 
Ce ri tue du résumé .•• de L'extrait, auquel géné- 

m il |...in,-i[i. | .,. ,.. , u ordre Interverti, 

Pur n. poui la mécanisation îles opérations aduiiin- 
tive* et comptables de» données d'une entreprise, le* don 
nées de» documents originaux (conveiitiuito, lettre, procès 
verbaux) loat tetrmueritCB, La paraphrase d'une lettr. 
convention, par ex., est la reproduction de I origui.i) avec 
ii nt modifient, n m "ii iinciveiïion de certaine mots, 
b) Version ! >■» éditions de l'ceuvte d'un atileui 

préparée» à «on intervention constituent largement une 

■ rin»Hr ficrît., pensée ou des conilii' 

nouvelle! daim lc-<n,uelles a pu n'eitercet ton travail. 2 Un 
auteur peut à ce point avoir transformé sa propre oeuvre. 
qu'il n'agit moles d'édition que de »er»lon nouvelle, 
IVInnlIicrlant n réclamé If droit pour un Ulteui